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dimanche, 24 août 2008

ETRE GRAND PERE OU GRAND MERE

Etre grand père ou grand mère est certainement une joie dans beaucoup de familles.

Un de mes voisins, qui est à la retraite depuis bientôt 10 ans, attendait ce moment avec impatience. Sa fille, âgée de 38 ans, ne se décidait pas à lui offrir un petit fils ou une petite fille jusqu'à ce 30 juillet !!!

Samedi soir, nous étions invités chez lui avec d'autres voisins à un apéritif où il nous présentait son petit Lucas. Sa femme avait préparé un buffet avec sa fille, son gendre, son fils et sa belle-fille. Dans le lotissement où je vis depuis 1982, nous sommes 7 familles. Nous étions heureux de nous retrouver sous la terrasse couverte à parler de tout et de rien pendant que la jeune maman déballait les paquets cadeaux offerts par les invités.

Nous nous sommes quittés après que Lucas ait pris son dernier repas dans les bras de sa maman....

jeudi, 21 août 2008

LES RHUMATISMES

Grand'mère avait des rhumatismes, elle s'en plaignait. A chaque fois que je passais la voir, les après-midi, je lui disais : "je ne sais pas ce que c'est ?". Elle me répondait :"tu verras quand tu auras mon âge". Cela ne l'empêchait pas de marcher, de faire des promenades avec nous. Aussi, je ne sais toujours pas ce que veut dire "avoir des rhumatismes".

vendredi, 15 août 2008

LA TORNADE d'HAUTMONT et sa région

Je n'ai pas parlé jusqu'à maintenant de la catastrophe d'Hautmont et ses environs. Pourtant, je connais bien la région. J'ai eu pendant mon adolescence des copains et copines de cette commune et des autres communes touchées par la tornade. Je suis d'ailleurs passée là au mois d'avril. Je vais certainement y retourner l'année prochaine et découvrir des changements dans le paysage.

samedi, 24 mai 2008

FETES DES MERES

La fête des mères avait une résonnance particulière quand j'étais enfant. Ce jour là sentait bon les fleurs !!! C'était un dimanche, forcément .... et Maman était très belle ! Papa avait préparé un cadeau qu'il dévoilait en rentrant de la messe.

Aujourd'hui, je souhaite à toutes les mamans qui passent par ici UNE JOYEUSE FETE !

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vendredi, 23 mai 2008

SURNOM

A cause de sa coupe et de la couleur de ses cheveux, également à cause de notre nom de famille, ma soeur aînée avait été surnommée POLLUX, en raison de l'émission qui passait à l'époque à la télévision et qui avait beaucoup de succès.

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lundi, 12 mai 2008

PUCCI, CHIEN DE COMPAGNIE

Quand je suis née, mon grand père possédait un Berger Allemand qu'il aimait beaucoup. Il l'avait recueilli et je savais que cette pauvre bête n'avait plus de maître à l'époque où il avait été trouvé. C'était l'après guerre et sans aucun doute le propriétaire était soit décédé, soit reparti dans son pays. Je ne me souviens plus de ce chien car j'étais encore un bébé. J'ai vu quelques photos de lui et je peux dire qu'il était très beau. On m'a raconté également qu'il me léchait les pieds quand ma mère me langeait sur la table.

Quand mon grand père est parti à la retraite, ce Berger Allemand était décédé depuis plusieurs années. Un jour d'été, une voisine de mes grands parents leur proposa un chiot. Ma grand mère, connaissant bien cette voisine, ne refusa pas, appréciant d'ailleurs l'idée d'avoir une nouvelle compagnie.

Leur nouveau chien était petit, il avait le poil ras et il était de couleur marron clair. Quand j'arrivais chez mon grand père le jeudi, j'ouvrais le petit portail près de sa niche et je cherchais partout après lui. Je savais que Pucci était un brave toutou...

Quelquefois, mon grand père partait avec son solex l'après midi en laissant ma grand mère seule avec nous, ses petits enfants.

Nous passions la voir pour lui raconter notre semaine à l'école et nous promener avec elle. Puis nous rentrions goûter. Il arrivait que Pucci tout à coup dressait ses oreilles et courait à la fenêtre qui donnait sur la rue. Il avait entendu le solex de grand père avant nous. Il aboyait alors en courant vers la porte d'entrée. Ma grand mère avait l'habitude. Elle savait que Pucci ne se trompait jamais. Et c'était la fête !

mardi, 06 mai 2008

MON MAI 68 - suite -

Ce mois de mai 68, l'usine dans laquelle travaillait mon père depuis 20 ans commençait à rencontrer des difficultés. Mon père, sentant le vent tourner, décida alors de se reconvertir. Il travailla d'abord avec un ami. Puis il se mit à son compte. Ma mère répondait toute la journée aux clients qui appelaient au téléphone. Elle qui aimait faire de la couture ou du tricot, dû ralentir ses occupations. A cette époque, les téléphones étaient fixes, les portables n'existaient pas encore. Quand elle se trouvait à l'étage, elle descendait en vitesse pour ne pas manquer l'appel. Quant à la comptabilité, mon père la tenait seul mais il n'était pas facile de jongler avec les différentes tâches que son nouveau travail entraînait.

De mon côté, je savais que je travaillerai toute ma vie. Je ne désirais pas rester à la maison comme ma mère, ne pas dépendre financièrement de quelqu'un était un gage de liberté. C'était cela notre avenir à nous tous.

Cette année là, mon professeur de maths manqua beaucoup, il était en instance de divorce et nous n'avions pas souvent un remplaçant.

Et puis les grèves dans les lycées et collèges se sont succédées. Dans ma petite ville de province, je suivais ce qui se passait dans la capitale par le biais de la radio et de la télévision. Mais rien de comparable dans mon lycée.

Ma soeur a été reçue à son examen de baccalauréat, elle a alors choisi de devenir institutrice. Moi je devais continuer mes études à la rentrée de septembre car ma route était tracée. Je suivais le mouvement qui avait commencé depuis plus de deux mois dans la capitale en attendant de partir en vacances d'été comme chaque année.

lundi, 05 mai 2008

MON MAI 68

En mai 68, ma soeur aînée préparait son Bac. Pour moi, cette échéance était encore loin. Elle sortait le week end avec une bande de copains et copines, toujours les mêmes. Je ne l'accompagnais jamais, ce n'était pas ma bande.

J'avais demandé à ma mère de m'acheter un pantalon en coton, genre Jean, de couleur rouge brique. Je le portais avec un tee-shirt blanc. Je l'aimais beaucoup. Pour moi, plus question d'aller me faire couper les cheveux chez sa cousine qui tenait un salon de coiffure. J'avais déjà décidé de me laisser pousser les cheveux très longs, jusqu'à la taille. Quand j'en parlais à ma mère, elle me répondait que ce n'était pas bon, qu'il fallait les couper de temps en temps pour leur donner de la vigueur.

Mon grand père paternel venait d'avoir 75 ans. Il lui restait encore 13 ans à vivre, personne ne le savait.

Mon grand père maternel avait 68 ans. Il devait décéder 8 ans après.

mardi, 08 avril 2008

LUNDI : JOUR DE LESSIVE

Le lundi était le jour de la lessive pour maman. Elle avait choisi ce jour pour je ne sais quelle raison. Peut être héritée de sa propre mère ? Peut être par commodité quand les machines à laver n'existaient pas encore ?

Quand j'étais toute petite, il est vrai que maman ne possédait pas de machine à laver électrique comme nous en avons à notre époque.

Je me souviens d'une grande bassine contenant de l'eau bouillante, qu'elle posait sur la cuisinière. Elle y mettait les draps, les torchons .... Elle possédait également une "lessiveuse" qui battait le linge et une essoreuse indépendante qui faisait un bruit de moteur en tournant.

Le jour où elle a pu s'acheter une vraie machine à laver, selon le modèle que nous connaissons actuellement, ce fut un grand soulagement. Quand mes parents se sont installés dans la maison où ils vivent encore aujourd'hui, mon père avait planté des grands piquets dans le fond du jardin. Ces piquets longeaient l'allée principale. Il avait tendu entre chacun d'eux des fils solides en plastique afin que maman puisse y mettre ses draps à sécher. Cependant, les jours de pluie, elle les mettaient à l'intérieur, c'est à dire dans la cuisine et la salle à manger.... ce qui n'était pas très pratique ni très esthétique. Plus tard, elle s'est acheté un grand séchoir et faisait la lessive plusieurs fois par semaine. Elle a abandonné alors l'habitude du lundi, seul jour réservé à la lessive.

mardi, 01 avril 2008

DANS LA FORET (souvenirs sur un thème proposé par AMBROISE)

Les journées tièdes et ensoleillées nous passions de bons moments dans la forêt.

Les feuilles tombées sur le sol, sous les grands arbres, sentaient bon la nature.

Pendant que Papa et Maman discutaient avec Mamie et Pépé autour d'une table de pique nique, nous partions à la découverte du coin.

Souvent Maman nous appelait en disant de ne pas nous éloigner. Comme Robinson sur son Ile, nous construisions une cabane avec les plus belles branches.

Nous choisissions les plus solides afin qu'elles résistent au poids des feuilles que nous posions au-dessus. Cette cabane ne nous permettait pas de nous tenir debout à l'intérieur mais elle nous semblait bien confortable.

Papa nous racontait que des sangliers passaient ici la nuit comme le jour.

Nous cherchions des traces de leurs passages sur les chemins encore humides. De temps en temps, des craquements de branches au loin se faisaient entendre. Et nous pensions inévitablement à ces bêtes noires que nous avions découvertes dans la bande dessinée offerte à Noël par Mamie, je veux parler de l'histoire de Sylvain et Sylvette, vivant dans une pauvre chaumière dans une forêt, victimes du loup et de ses compères.