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mardi, 21 novembre 2017

TRISTESSE

En raison du décès de mon mari ce dimanche 19 novembre, je serai indisponible pendant une durée indéterminée. Je vous remercie à l'avance de vos messages de sympathie et de soutien.

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vendredi, 20 octobre 2017

Quelques citations en relation avec mon livre qui vient de paraître chez TheBookEdition

Tous les souvenirs de nos parents, de nos ancêtres, sont inclus dans nous (François DOLTO).

Nous étions là, nous ne sommes plus, nos enfants continuent notre histoire.

On ne change pas en un jour un mode de vie hérité de ses ancêtres (Richard COWPER).

Ces papiers, ces parchemins laissés là depuis longtemps ne demandaient pas mieux que de revenir au jour. Ces papiers n'étaient pas des papiers mais des vies d'hommes (Jules MICHELET).

Les vivants ne peuvent rien apprendre aux morts, les morts, au contraire, instruisent les vivants (F. R. de CHATEAUBRIAND).

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis. Ils sont dans l'ombre qui s'éclaire. Et dans l'ombre qui s'épaissit. Les morts ne sont pas sous la terre. Ils sont dans l'arbre qui frémit. Ils sont dans le bois qui gémit. Ils sont dans l'eau qui coule. Ils sont dans l'eau qui dort (Birago DIOP).

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mardi, 10 octobre 2017

GABRIELLE

A l'âge de 29 ans, ma mère accouchait de son 5ème enfant.

Pour l'aider à la sortie de la maternité, Gabrielle, une aide-ménagère, fut recrutée. J'ai de très très vagues souvenirs de cette dame... je n'avais que 4 ans et demi quand ma petite soeur est née. On m'a donc un peu raconté cette période. Ce serait la mère de mon père qui aurait fait la démarche pour obtenir son aide.

Patiente, courageuse, douce et efficace, elle s'occupait en priorité des lessives de notre grande famille. Le seul souvenir vague que j'ai est celui-là : je la vois dans la cuisine s'occupant du linge qui bouillait dans une lessiveuse. Elle n'était pas bavarde il me semble.

Elle aidait au ménage également. Elle ne venait pas tous les jours mais elle soulageait grandement ma mère.

5 enfants âgés de 1 an et 9 mois, 4 ans et 4 mois, 6 ans et 3 mois, 7 ans et 9 mois, plus un bébé, c'est beau mais cela fait du bruit, bouge dans tous les sens, et le linge sale de chacun s'accumule à une vitesse folle... sans parler du ravitaillement à faire chaque jour et ensuite des repas à préparer.

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jeudi, 01 septembre 2016

LES DIMANCHES

Chaque samedi après midi, maman préparait le dessert du dimanche. Ses tartes aux fruits embaumaient la maison. Je voyais le jus faire de gros bouillons au milieu de la pâte. Quand maman sortait la tarte du four, je courais vers elle et je me régalais déjà. Je respirais très fort en fermant les yeux et regrettais de devoir attendre jusqu'au lendemain.

Quelquefois je l'aidais à faire sa crème Moka. Je mélangeais le beurre et le café avec une fourchette. Je malaxais bien le tout pour que le beurre boive le café. Maman mettait cette crème dans une génoise qu'elle roulait pour faire une bûche. Les babas au rhum ressemblaient à des éponges. Je prenais une grosse cuillère, je raclais le fond du plat et versait le rhum au-dessus du baba. C'était un jeu sans fin car le rhum retombait au fond du plat.

Les dimanches de fêtes, maman sortait sa belle vaisselle de l'armoire et une grande nappe blanche. Oncle Emile et Tante Jeanne venaient de Paris pour la communion de mon grand frère. Emile était le plus âgé des frères de mon Pépé. Son fils unique était mort à la guerre. Il venait rendre visite à tous ses frères, la seule famille qui lui restait. Nous le recevions pour ce grand jour, il avait préparé un cadeau pour mon frère. La salle à manger n'était pas très grande mais, comme il faisait beau, nous nous retrouvions au jardin pour discuter avant de nous mettre à table. Nous étions heureux de revoir Emile en ce beau jour ensoleillé. J'avais mis ma plus belle robe, mes soeurs également. Oncle Emile nous faisait des clins d'oeil complices. Il nous racontait des histoires drôles. Puis nous passions à table. Sur la nappe blanche, nous avions disposé des petits paniers de dragées.

En entrée, maman avait préparé des bouquets d'asperges. Elle réussissait toujours sa mayonnaise faite maison. Elle craignait de la manquer mais, au final, la mayonnaise restait ferme.

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Nous nous régalions ensuite d'une langue servie avec une sauce onctueuse aux câpres. Mémé était à la cuisine pour aider maman à faire la vaisselle et servir les plats. Avant le fromage, nous allions faire quelques photos et courir dans le jardin, pendant que les adultes fumaient le cigare ou la pipe.

L'après midi se terminait avec le dessert qui apparaissait d'abord à la cuisine avant d'arriver au milieu de la table de fête. Maman sortait alors ses flûtes à champagne avant de servir ses invités. Cette belle journée passait trop vite. Nous nous quittions en nous donnant rendez-vous l'année d'après pour la communion de ma grande soeur.

mercredi, 17 février 2016

LA COIFFEUSE

Lucie, jeune cousine de ma grand-mère maternelle, tenait un salon de coiffure, au rez de chaussée de sa maison. Maman prenait rendez-vous pour ses 4 filles en même temps. Nous y allions à pied, le salon se trouvant au bout de notre boulevard, sur une petite place près d'un calvaire. Après avoir poussé le petit portail de la cour, on suivait sur la gauche l'allée. En contournant le coin de la maison, nous entrions par une porte sur le côté. 

En attendant que Lucie ait terminé de s'occuper de sa dernière cliente, nous regardions les tubes de crèmes pour peaux grasses et sèches, les tubes de fonds de teint de différentes couleurs, les bâtons de rouges à lèvres et les vernis sur les présentoirs.

Puis Lucie nous invitait à nous asseoir dans les grands fauteuils noirs en attendant que la dame paye et dise au revoir. Lucie prenait alors son petit balai et ramassait les cheveux tombés sur le sol.

Puis elle nous disait : "à qui le tour ?". La première qui répondait était la première servie. Lucie coupait nos cheveux, les unes après les autres. Elle nous demandait comment se passaient nos journées à l'école, ou si nous profitions bien de nos vacances. Nous étions bavardes et elle s'amusait de nos histoires. Quand elle avait terminé de nous coiffer, elle nous offrait des échantillons de crèmes qu'elle sortait d'un de ses grands tiroirs. Puis ma soeur aînée ouvrait le porte-monnaie de maman pour payer Lucie qui comptait les francs déposés sur le comptoir. Nous nous regardions encore une fois dans les miroirs accrochés au mur en souriant et nous lui disions au revoir en la remerciant.

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vendredi, 27 novembre 2015

AU DEBUT DE LA VIE... PUIS LA VIE CONTINUE

Au début de ma vie, j'ai une maman Thérèse et un papa Georges, ainsi qu'un frère André, et une grande soeur Madeleine. Nous vivons dans le nord de la France. J'ai aussi mes deux grands-pères, Arthur et Valère, ainsi que mes deux grands-mères, Madeleine et Marguerite. Ma tante Nicole se marie avec Jean qui devient mon oncle. A deux ans et demi, j'ai une nouvelle soeur, Bernadette, et deux ans plus tard Geneviève vient agrandir la famille. Je vais à l'école maternelle puis j'entre en primaire. Je me fais des copines que je retrouve 50 ans plus tard grâce à Internet : Janine, Béatrice, Francine, Marie France, Raymonde, Marie Martine... Je découvre mes cousins et cousines lors de visites ou repas familiaux. Les dimanches ou pendant les vacances, je passe de bons moments avec mes grands-oncles et mes grandes-tantes... Je vais au collège puis au lycée et j'ai de nouvelles copines et copains : Edwige, Marie Claire, Annie, Liliane, Aliette, Didier, Pascal... Je quitte le lycée pour une formation professionnelle dans une grande ville. Je ne connais personne mais je me fais vite de nouvelles copines : Jasmine, Erica, Sigrid... Je trouve un travail puis un autre. L'ambiance est très bonne et chaleureuse dans ce nouveau travail. Je me marie et je pars avec mon époux dans le sud de la France. Nous gardons contact avec ses copains restés dans le Nord. Je travaille quatre semaines, puis je pointe au chômage pendant quatre mois. J'entre dans une société de crédit où l'ambiance est très amicale. Je garde contact avec une de mes collègues, Michèle, quand je quitte mon poste pour élever mon deuxième enfant. Elle me donne régulièrement des nouvelles d'elle et, au mariage de son fils, je retrouve une collègue commune, Jocelyne. Je reprends le travail dès que mon fils a 2 ans. Je m'occupe de personnes handicapées pendant près de 16 années. Je garde contact avec deux mes collègues, Edwige et Joëlle, et je rencontre quelquefois Véronique dans la grande ville voisine. Véronique n'est restée que six mois notre collègue mais je ne l'oublie pas. Puis je reprends des études pendant 4 années à l'issue desquelles je trouve divers emplois précaires. Je garde quelques contacts avec mes copines de fac : Delphine, Dominique, Lucie, Carine, Eve...

La vie est faite de rencontres diverses. Plus le temps passe, plus les souvenirs s'entassent.

Je n'oublie pas ceux qui sont partis pour toujours, des membres de ma famille, des copains, des copines d'école, de collège, de lycée, une collègue de travail ....

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mercredi, 10 juin 2015

PROMENADES DU JEUDI

Les promenades du jeudi après midi avec notre grand-mère se ressemblaient : une seule destination, la forêt. Il fallait savoir marcher pendant une bonne heure, en prenant son temps. Aidée de sa canne, elle aimait se promener avec nous, ses petits-enfants. C'était le seul jour avec le dimanche où elle pouvait profiter un peu de nous. 

A force de prendre toujours le même chemin, nous avions des repères et nous nous faisions des amis. Tel ce cheval, derrière la haie, dont je ne me souviens plus du nom, et que nous aimions appeler. Il nous regardait le regarder. Ce n'était pas tous les jours que l'on pouvait voir un cheval dans une prairie ou un enclos dans ce pays de vaches.

Une grande maison, un petit manoir, attirait également nos regards curieux. Le vaste jardin, bien entretenu pas ses propriétaires, était garni d'objets : nains, lapins, champignons et petits sujets en céramique. Combien de fois sommes-nous passés devant et avoir eu envie de rester un moment à regarder ces objets ? Pour nous, enfants, une telle vision ne pouvait que faire rêver. Et au retour de la promenade, nous nous arrêtions pour regarder encore.

Mon frère qui était l'aîné, farceur, aimait jouer au chef. Un jour il nous montre un petit chemin sur la gauche et nous dit : "par là on va à Paris". Nous regardions aussi loin que nos yeux nous portaient pour essayer de voir le bout du chemin. Nous ne connaissions rien de la géographie. Nous attendions la suite de son histoire. Mais il se mettait à rire en disant : "tous les chemins mènent à Paris, bien sûr"... Ma grand-mère répondait : "oui, si on veut, mais c'est un peu loin ; on n'ira pas aujourd'hui".

Au retour, elle nous payait un petit verre de limonade dans un café, à la sortie de la forêt. Elle discutait un peu avec la propriétaire. Elle était fière de montrer ses cinq petits-enfants. Nous repartions ensuite heureux de cette belle promenade. Nous retrouvions grand-père qui avait passé l'après midi au bord de la rivière. Il avait déjà rangé sa canne à pêche dans le garage et nous rejoignait dans la maison pour boire un bon café.

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dimanche, 05 octobre 2014

BONNE SEMAINE

Actuellement en vacances et en famille pour le mariage de mon neveu, je vous souhaite une bonne semaine. A bientôt.

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lundi, 12 mai 2008

PUCCI, CHIEN DE COMPAGNIE

Quand je suis née, mon grand père possédait un Berger Allemand qu'il aimait beaucoup. Il l'avait recueilli et je savais que cette pauvre bête n'avait plus de maître à l'époque où il avait été trouvé. C'était l'après guerre et sans aucun doute le propriétaire était soit décédé, soit reparti dans son pays. Je ne me souviens plus de ce chien car j'étais encore un bébé. J'ai vu quelques photos de lui et je peux dire qu'il était très beau. On m'a raconté également qu'il me léchait les pieds quand ma mère me langeait sur la table.

Quand mon grand père est parti à la retraite, ce Berger Allemand était décédé depuis plusieurs années. Un jour d'été, une voisine de mes grands parents leur proposa un chiot. Ma grand mère, connaissant bien cette voisine, ne refusa pas, appréciant d'ailleurs l'idée d'avoir une nouvelle compagnie.

Leur nouveau chien était petit, il avait le poil ras et il était de couleur marron clair. Quand j'arrivais chez mon grand père le jeudi, j'ouvrais le petit portail près de sa niche et je cherchais partout après lui. Je savais que Pucci était un brave toutou...

Quelquefois, mon grand père partait avec son solex l'après midi en laissant ma grand mère seule avec nous, ses petits enfants.

Nous passions la voir pour lui raconter notre semaine à l'école et nous promener avec elle. Puis nous rentrions goûter. Il arrivait que Pucci tout à coup dressait ses oreilles et courait à la fenêtre qui donnait sur la rue. Il avait entendu le solex de grand père avant nous. Il aboyait alors en courant vers la porte d'entrée. Ma grand mère avait l'habitude. Elle savait que Pucci ne se trompait jamais. Et c'était la fête !