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mardi, 18 avril 2017

LES RHUMATISMES DE GRAND-MERE

Ma grand-mère souffrait de rhumatismes, elle ne s'en plaignait pas tous les jours où nous passions l'après midi avec elle et grand-père. Elle disait simplement : "Aie, aie, mes os, c'est dur de vieillir....". Quand elle me parlait de ses rhumatismes, je lui disais : je ne sais pas ce que c'est... Elle me répondait : tu verras quand tu auras mon âge...

Cela ne l'empêchait pas de marcher, de faire des promenades avec nous. Je pense que c'était bénéfique pour elle de marcher. Elle aimait nous emmener près de la forêt ou sur un chemin parallèle au canal. Elle gardait toujours avec elle sa canne quand elle quittait la maison pour aller faire ses courses, ou le dimanche quand elle venait chez nous. Elle marchait lentement mais nous aimions ce rythme car il nous permettait de sauter à droite ou à gauche, de regarder notre ami le cheval brun, les vaches ou admirer les jardins de quelques maisons.

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Maintenant, je sais ce que veut dire "avoir des rhumatismes" ou plutôt "avoir des douleurs dans les os".

jeudi, 06 avril 2017

SE SOUVENIR

On se souvient de ce que l'on a porté comme vêtements au cours de sa vie, dans son enfance, son adolescence ou dans sa vie d'adulte. Peut être moins de ses chaussures. 

Pour ma part, je me souviens des petites sandalettes que maman avait achetées (à ma grande soeur et à moi) pour l'été 1955 :

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De mes bottes en caoutchouc, pour les jours de pluie d'automne 1955 :

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De mes chaussures vernies pour les dimanches et jours de fêtes, c'était en 1956 :

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De mes baskets (converses) pour l'été 1955 (j'ai eu aussi des tennis bleu marine, j'aimais l'odeur) :

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D'autres bottes en caoutchouc en 1957 (mon pied avait grandi et j'ai pu mettre celles de ma soeur aînée) :

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De mes mocassins pour le printemps et l'été 1960 :

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De mes ballerines pour l'automne 1960 :

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De mes chaussures d'été en 1966 (je me souviens du magasin qui se trouvait près de l'église). Je les avais repérées, je les voulais absolument :

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De mes tongs bleu ciel, en 1968, que maman achetait en arrivant sur notre lieu de vacances en Bretagne. A la fin du mois, ils étaient tellement usés qu'on les jetait sans regrets :

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De mes chaussures d'été roses achetées en 1969 pour la communion de ma petite soeur (je les adorais) :

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De mes nu-pieds blancs, en 1971, pour les vacances d'été :souvenirs,écriture,enfance,nouvelles et textes brefs,chaussures,histoires

 

 

 

 

 

 

 

 

Et de mes souliers noirs à liseré rouge que j'avais achetés avec ma paye de secrétaire, en 1972, (j'avais du mal à marcher avec mais je les trouvais tellement à la mode...) :

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mardi, 07 mars 2017

Mémé

Pour aller rendre visite à Mémé, on poussait la vieille porte donnant sur la rue et on grimpait l'escalier jusqu'au premier étage. L'escalier étroit en bois craquait sous nos pas. Nous arrivions devant la porte vitrée de l'appartement. On sonnait et elle venait nous ouvrir après avoir dit du fond de sa cuisine : j'arrive !

On entrait dans un trou noir, le couloir, où elle pendait son manteau, son chapeau et ses foulards et où elle rangeait aussi ses chaussures. 

Ah ! c'est vous les enfants, essuyez vos pieds avant d'entrer.

Elle nous embrassait en riant, heureuse de notre visite. On tournait à droite vers la cuisine, la pièce où elle vivait la plupart du temps. Derrière une porte, sa chambre. Ces deux pièces donnaient sur la rue où la boulangerie-pâtisserie, le bureau de tabac-presse, le photographe et le pressing devenaient un spectacle pour Mémé, l'après midi, quand elle s'asseyait à sa table recouverte d'une toile cirée orange. Elle regardait par une des deux fenêtres les gens entrer et sortir des magasins. Elle connaissait tout le monde.

L'appartement ne possédait pas de WC, ni de salle de bains. Mémé mettait un seau dans une minuscule pièce fermée par un rideau, un débarras, et, pour faire sa toilette, l'évier suffisait.

De l'autre côté du couloir se trouvait la salle à manger, pièce sombre éclairée par une petite lucarne. Nous n'y sommes entrés qu'une fois. Je me souviens vaguement de son buffet ancien, de sa grande table et de ses chaises assorties. Elle ne recevait jamais personne et cette pièce me semblait triste et silencieuse.

Nous ne restions chez Mémé que quelques minutes. Elle sortait alors sa bondonnière pour nous offrir des carambars au caramel avant de nous dire au revoir en nous embrassant sur le sommet de la tête.

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jeudi, 22 décembre 2016

QUELQUES LETTRES AU PERE NOEL

Voici quelques lettres écrites au Père Noël par des garçons et des filles de 2 à 10 ans (on croit encore au Père Noël à l'âge de 10 ans ?)

"Cher Père Noël, je voudrais cette année un habit de fée, bleu pâle, pour aller avec mes cheveux blonds, un costume de majorette avec des bottes blanches et de la fourrure au col, un coffret de maquillage où il y aura des tas de couleurs à mettre sur les yeux comme maman, une mallette de bijoux avec au moins 10 colliers différents, une coffret de coiffure contenant une perruque et un peigne soufflant.

Papa me photographiera quand j'aurai le maquillage et les costumes et on t'enverra la photo. Je te remercie bien cher Père Noël".

"Cher Père Noël,

Je veux un gros nounours pour dormir avec lui quand maman n'est pas là et puis un petit Zoo avec des tas de bêtes.

Je t'embrasse".

"Mon ami Père Noël,

Apporte-moi un gros garage rempli de voitures, un cheval à bascule avec aussi des roulettes et une poupée en tissu qui ouvrira son ventre pour ranger mon pyjama. Je t'envoie des tas de gros baisers."

"Cher Père Noël,

Surtout n'oublie pas de mettre ton écharpe car il risque de faire froid et puis n'emporte pas tous les cadeaux à la fois pour tout le quartier, ce serait trop lourd et tu risquerais de te faire une sciatique. Fais plutôt plusieurs voyages.

Je voudrais un balai et aspirateur. Pour ma poupée, un petit réfrigérateur, une machine à laver le linge. Pour aider ma maman, un fer et une table à repasser et aussi une cafetière et un mixeur. Bien sûr, cela fait beaucoup de choses, emporte ce que tu peux, mais gâte-moi tout de même. Merci de tout mon coeur. Je t'embrasse bien fort".

"Cher Père Noël,

Tu serais très gentil si tu pouvais m'apporter deux poupées. D'abord un poupon qui pleure quand on lui retire sa tétine, qui boit et mange en remuant les lèvres et salit ses couches. Il faut qu'il ait une peau toute douce pour que je puisse l'embrasser souvent. Et aussi une grande poupée qui marche et parle toute seule. Comme je ne les promènerai pas en même temps, il faudra aussi un landau pour le poupon et une poussette pliante pour sa grande soeur. Si tu as encore un peu de place, j'aimerais aussi une malette d'infirmière pour soigner mes enfants quand ils seront malades. Comme je ne fais pas assez de sport, maman m'a demandé de commander aussi des patins à roulettes mais cela c'est seulement si tu penses comme maman. Merci beaucoup de me gâter Cher Père Noël et gros baisers."

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jeudi, 01 septembre 2016

LES DIMANCHES

Chaque samedi après midi, maman préparait le dessert du dimanche. Ses tartes aux fruits embaumaient la maison. Je voyais le jus faire de gros bouillons au milieu de la pâte. Quand maman sortait la tarte du four, je courais vers elle et je me régalais déjà. Je respirais très fort en fermant les yeux et regrettais de devoir attendre jusqu'au lendemain.

Quelquefois je l'aidais à faire sa crème Moka. Je mélangeais le beurre et le café avec une fourchette. Je malaxais bien le tout pour que le beurre boive le café. Maman mettait cette crème dans une génoise qu'elle roulait pour faire une bûche. Les babas au rhum ressemblaient à des éponges. Je prenais une grosse cuillère, je raclais le fond du plat et versait le rhum au-dessus du baba. C'était un jeu sans fin car le rhum retombait au fond du plat.

Les dimanches de fêtes, maman sortait sa belle vaisselle de l'armoire et une grande nappe blanche. Oncle Emile et Tante Jeanne venaient de Paris pour la communion de mon grand frère. Emile était le plus âgé des frères de mon Pépé. Son fils unique était mort à la guerre. Il venait rendre visite à tous ses frères, la seule famille qui lui restait. Nous le recevions pour ce grand jour, il avait préparé un cadeau pour mon frère. La salle à manger n'était pas très grande mais, comme il faisait beau, nous nous retrouvions au jardin pour discuter avant de nous mettre à table. Nous étions heureux de revoir Emile en ce beau jour ensoleillé. J'avais mis ma plus belle robe, mes soeurs également. Oncle Emile nous faisait des clins d'oeil complices. Il nous racontait des histoires drôles. Puis nous passions à table. Sur la nappe blanche, nous avions disposé des petits paniers de dragées.

En entrée, maman avait préparé des bouquets d'asperges. Elle réussissait toujours sa mayonnaise faite maison. Elle craignait de la manquer mais, au final, la mayonnaise restait ferme.

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Nous nous régalions ensuite d'une langue servie avec une sauce onctueuse aux câpres. Mémé était à la cuisine pour aider maman à faire la vaisselle et servir les plats. Avant le fromage, nous allions faire quelques photos et courir dans le jardin, pendant que les adultes fumaient le cigare ou la pipe.

L'après midi se terminait avec le dessert qui apparaissait d'abord à la cuisine avant d'arriver au milieu de la table de fête. Maman sortait alors ses flûtes à champagne avant de servir ses invités. Cette belle journée passait trop vite. Nous nous quittions en nous donnant rendez-vous l'année d'après pour la communion de ma grande soeur.

vendredi, 29 juillet 2016

LES CHIENS DE MON GRAND PERE

Sur les photos de mes grands-parents paternels, trois chiens, à différentes époques, posent devant le photographe.  Je n'en ai connu que deux mais je me souviens surtout du dernier.

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FURAX dans les années 30 et 40 pose en famille ou seul avec mon père, devant la maison ou dans la cour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TOM, un magnifique Berger Allemand, que l'on appelait aussi TOTOM, avait été recueilli par mon grand-père juste après la seconde guerre. On racontait dans la famille qu'il errait dans les rues mais on n'a jamais su vraiment à qui il appartenait. Mes parents et grands-parents l'aimaient beaucoup. Après ma naissance, maman aimait raconter que TOM me léchait les pieds quand je posais sur la table de la salle à manger, sûrement quand maman me langeait. Je ne sais pas quand TOM est décédé, j'étais trop petite et certainement que sa disparition avait laissé un grand vide.

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PUCCI, que j'ai bien connu dans les années 60 et 70, avait été donné par une voisine de mes grands-parents. Je me souviens qu'il courait à la fenêtre de la cuisine de mes grands-parents, celle qui donnait sur la rue, quand il entendait au loin le solex de grand-père arriver. Il courait ensuite comme un fou à la porte de la maison en aboyant sans arrêt. Quand PUCCI est décédé, le grand vide laissé n'a jamais été comblé, mes grands-parents pensaient qu'il était plus sage, vu leur grand âge, 80 ans et plus, de ne pas adopter un autre animal.

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samedi, 23 juillet 2016

HOMMAGE A ANDREE

En hommage à Andrée B. (cousine de ma maman) qui est décédée mardi dernier, je mets ici le lien vers une note que j'avais écrite il y a quelques années. Je raconte les jeudis où nous allions, ma mère et moi, lui rendre visite pour acheter du beurre de sa ferme. Je n'étais encore qu'une petite fille.   

http://boulevarddesresistants.hautetfort.com/archive/2014...

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17:33 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (12)

mercredi, 13 juillet 2016

Août 1963

Aujourd'hui, maman nous permet d'aller nous baigner à la piscine municipale. Il fait très beau mais la chaleur lourde nous incommode. Maman nous donne notre sac de plage, celui que nous prenons quand nous allons à la mer en Bretagne. Nous voulons encore profiter de l'été, le mois d'août entame sa deuxième semaine, ce qui veut dire que la belle saison se termine. A la piscine, nous nous déshabillons dans les petites cabines individuelles, en bois, peintes en bleu. Je les trouve jolies.

En sortant, je vois les garçons se chamailler dans l'eau. Je n'aime pas leurs jeux violents. Mes soeurs, prêtes à plonger, les regardent. Nous hésitons quand nous entendons au loin le tonnerre gronder. Les garçons arrêtent leurs jeux en voyant les nuages noirs arriver à l'horizon. Ils montent sur le bord de la piscine et courent se rhabiller dans les cabines. Je me décide à plonger dans l'eau avec mes soeurs. Je veux nager un peu, je ne suis pas venue pour rien. Nous rions et crions en nous jetant de l'eau sur le visage. Les nuages arrivent au-dessus de nos têtes. Nous nous décidons à sortir de la piscine et rentrons à contrecoeur dans les cabines pour nous essuyer et nous rhabiller pendant que le tonnerre gronde au loin. Le soleil s'en est allé et il commence à faire frais. Nous quittons l'endroit et courons vers la maison avec nos sacs sur le dos. Nous trouvons Maman très inquiète. Elle nous gronde en nous demandant pourquoi nous ne sommes pas rentrés plus tôt. Elle nous rappelle qu'il est dangereux de rester dans l'eau quand il fait de l'orage. Je sais, je sais ... Je monte dans ma chambre pour me recoiffer et me sécher les cheveux après avoir pendu mon drap de bain et mon maillot sur la corde à linge.

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mercredi, 08 juin 2016

ENFANTS EN VACANCES

Quand nous ne partions pas en vacances, nous passions quelquefois notre temps avec nos petits voisins, Sylvère et David, qui habitaient la maison près de l'école des garçons. Leur père était instituteur et avait trois fils. Nous aimions jouer sur le terrain de sport du collège qui se trouvait près de leur maison. Un jour de beau temps, ils s'amusaient sous le portique où pendaient les cordes à noeuds que les collégiens devaient monter en cours d'éducation physique.

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Nous les regardions jouer à tourner autour en riant. David, le plus jeune, alors âgé de 6 ans, décida de monter en haut par l'échelle et de marcher tout le long pour redescendre de l'autre côté par l'autre échelle. Le sable en-dessous servait à amortir les chutes des élèves. Mais de là-haut, David glissa et fit une chute lourde sur son petit camion métallique qu'il avait fait rouler sur le sable tout à l'heure. Surpris par son arrivée brusque en bas, il resta un moment sans parler. Sa lèvre s'était ouverte et du sang coulait le long de son menton. Voyant la gravité de son état, nous sommes restés silencieux, sans oser bouger, la main sur la bouche. Il fallait le reconduire chez ses parents qui n'avaient pas vu l'accident. Nous n'avions pas le choix. Sa maman et sa grand-mère qui étaient dans la cuisine se sont mises à crier à la vue du sang. Elles étaient furieuses ! Les jeux terminés, nous nous sommes éclipsées. Nous avons su le lendemain que David avait eu plusieurs points de suture à la lèvre. Quand il fut remis, nous l'avons accueilli avec son frère à la maison pour reprendre nos jeux de cartes, nain jaune et mille bornes, ou jeux de l'oie, de dames et de petits chevaux.

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samedi, 28 mai 2016

DANS LA FORET (souvenir d'enfance)

Nous passions de bons moments dans la forêt, les dimanches, dès que le printemps arrivait. Les feuilles de l'automne dernier, tombées sur le sol, formaient un tapis qui sentait bon.

Pendant que nos parents discutaient avec grand-père et grand-mère autour d'une petite table de pique nique, nous partions à la découverte du coin. Maman nous surveillait de temps en temps et nous demandait de ne pas nous éloigner. Comme Robinson sur son île, nous construisions une cabane avec les plus belles branches. Nous choisissions les plus solides pour qu'elles résistent au poids des branchages et feuilles que nous posions au-dessus. Cette cabane nous semblait très confortable avec son tapis de mousse et de feuilles.

Papa nous racontait que des sangliers passaient ici la nuit comme le jour. Nous cherchions alors des traces de leurs passages sur les sentiers encore humides. De temps en temps des craquements se faisaient entendre au loin. Nous nous cachions derrière un arbre, silencieux, espérant voir ces bêtes noires que nous avions découvertes dans la bande dessinée offerte à Noël par grand-mère. Je veux parler des aventures de Sylvain et Sylvette. Mais jamais nous n'avons vu de sangliers.

 

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