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dimanche, 29 août 2021

RENTREE DES CLASSES

Dans ma petite ville du Nord de la France, il n'y avait que 2 écoles dans les années 50 et 60 : l'école des filles et l'école des garçons. La maison de mes parents était séparée de l'école des garçons par un chemin. L'école des filles était après trois maisons sur la gauche.

Je n'ai jamais pleuré pour aller en classe, aussi bien pendant les 2 années de maternelle que pendant les années de primaire. J'étais la 3ème enfant d'une famille de 5. Bien sûr mon frère allait à l'école des garçons, il n'avait pas loin pour s'y rendre. Ma soeur aînée qui avait 2 ans de plus que moi me prenait par la main pour le peu de chemin qu'il y avait à faire. Nous n'avions qu'à rester sur le même trottoir, pas de rue à traverser. Ma mère avait confiance, il y avait peu de voitures à l'époque. 

A l'école maternelle, les garçons et les filles étaient dans la même classe. J'avais un petit fiancé, blond, il s'appelait Pascal M..., je le trouvais très mignon. Un jour je suis rentrée de l'école en disant à ma maman : "je veux un petit frère qui s'appelle Pascal M...".

Ma mère s'est mise à rire ! Je ne lui en ai pas voulu, je riais aussi. L'année d'après, j'avais déjà oublié ce petit fiancé, il avait changé de classe.. J'ai su quelques années après qu'il avait déménagé, ses parents avaient quitté la ville.

(en photo, la cour de mon école primaire, en 2008).

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vendredi, 13 août 2021

IL Y A 60 ANS LES BELLES VACANCES DE MON ENFANCE

Par le Syndicat d'Initiative de Vannes à qui ma mère avait écrit en début d'année 1961, pour avoir quelques adresses de locations de vacances, nous avions trouvé un logement dans le Morbihan, près de la Trinité sur Mer.

Ce logement venait d'être aménagé sous les combles par le propriétaire, ancien marin et menuisier. Il logeait au rez-de-chaussée de sa longue maison qui comprenait déjà trois appartements. Il avait eu l'idée de créer un nouvel appartement (deux chambres et une cuisine) dans le grenier afin de le louer à des vacanciers.

Nous sommes partis dans la 203 conduite par mon père, un beau matin d'été, pour un mois de vacances. Dans la voiture nous étions 9 : 4 adultes et 5 petits enfants. Mon père avait proposé à ses parents de venir avec nous. Mon frère avait 12 ans et était monté devant avec mon grand père. Ma grande soeur, 10 ans et demi, moi-même je n'avais pas encore 9 ans, mes deux autres soeurs, 6 ans et 4 ans, étions derrière avec ma mère et ma grand mère.

Nous sommes arrivés dans l'après midi après 10 heures de route sans incident. Mon père avait marqué sur un bout de papier les différentes villes à traverser pour atteindre notre but. L'appartement sentait bon le bois neuf, nous étions certainement les premiers vacanciers à l'étrenner. 

Mes grands parents et mon frère dormaient dans une chambre donnant sur la cuisine. Avec mes parents, nous partagions l'autre chambre. Comme il n'y avait pas assez de lits, ma mère avait acheté des matelas pneumatiques.

Le confort était sommaire, il n'y avait pas de douche ni de baignoire, juste un lavabo dans le couloir, entouré par un grand rideau que l'on pouvait fermer quand nous faisions notre toilette. Dans ce couloir, le propriétaire avait fabriqué un très grand placard.

Pour aller aux WC, il fallait descendre l'escalier, sortir dans la cour à gauche et ouvrir une petite porte près de la niche du chien et de l'atelier de menuiserie.

Le matin était réservé aux courses et aux repas, l'après midi nous partions à la plage. Nous avons passé de si merveilleuses vacances que ma mère s'est promis de revenir. 

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samedi, 31 juillet 2021

LE PERMIS DE CONDUIRE

Je me suis inscrite dans une auto-école à l'âge de 25 ans, pas loin de mon lieu de travail, dans le centre ville. Ma fille avait un an et ce n'était pas facile pour moi d'avoir des cours le soir, après mes heures de bureau.

Le directeur de cette auto-école était en prison depuis 2 ans pour avoir assassiné sa femme et avoir déguisé le crime en accident. Il est sorti au bout de 10 ans grâce à un juge.

J'ai appris à conduire sur une Renault Cinq, petite voiture bien agréable. Les moniteurs étaient très compétents et de bons conseils.

Les cours de Code me paraissaient faciles puisque je m'intéressais depuis une bonne dizaine d'années aux panneaux au bord des routes quand nous partions en vacances en Bretagne. J'étais très attentive à la conduite de mon père quand je m'asseyais près de lui pendant tout le trajet.

J'ai passé le Code une 1ère fois et l'ai obtenu de suite.

Pour la conduite que j'ai passée 2 fois, l'inspecteur m'a dit à ma 1ère présentation à l'examen : "c'est dommage, vous avez bien roulé, mais vous avez fait quelques petites fautes".

J'ai donc repris quelques cours et j'ai dit ouf quand j'ai vu le 2ème inspecteur me tendre le papier provisoire me permettant d'aller retirer le permis dans les délais prévus.

Quand au directeur de l'auto-école, quand il est sorti de prison, il est venu au bureau où je travaillais, remercier le président de l'association pour l'avoir aidé à sa libération. Le président n'étant pas là, je l'ai donc reçu et j'ai fait sa connaissance. Le président de l'association, contacté par le juge, avait accepté les tableaux de fleurs séchées que le directeur confectionnait pendant sa détention. Les tableaux de fleurs séchées ont été gagnés à la loterie annuelle organisée par le président de l'association, par quelques adhérents.

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mardi, 20 juillet 2021

VACANCES

Pour pouvoir partir en vacances, et payer la location que nous avions découverte en 1961, ma mère, tombée amoureuse de la Bretagne depuis cette année là, mettait chaque jour une pièce de 1 franc dans une boite métallique rangée dans le buffet de la cuisine.

Ma mère ayant eu 5 enfants ne travaillait pas. Mon père lui donnait chaque semaine de l'argent en espèces pour aller faire les courses à la ville, chaque matin. Elle ne manquait pas de réserver 1 franc pour les vacances et retenait un an à l'avance le logement du 1er étage, auprès du propriétaire qui louait 4 appartements, dont un à l'année, à une vingtaine de kms de la mer. C'est ainsi que nous avons passé de 1961 à 1973 de belles vacances près de la Trinité sur Mer. Ensuite, ma soeur aînée s'étant mariée avec un Breton de là-bas, mes parents logeaient chez ma soeur mais ne manquaient pas d'aller dire bonjour à notre ancien propriétaire de vacances.

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vendredi, 16 juillet 2021

AOUT 1914 (extrait du Journal de guerre de mon grand père Arthur)

Le 21 août, on reçoit des ordres. On doit
partir à Loison et on se met en route vers 6
heures du matin. Aussitôt sortis du village,
on prend les positions du combat en ordre
déployé, mais il n’y a rien. On prend la route
vers Longuyon-Louvrois et on doit aller
cantonner à Musson (Belgique). 
Au début, on nous distribue des trousses de
cartouches. J’en ai pour ma part 264
représentant ainsi 10 kilos. La route est
sinueuse, le terrain est accidenté. La brume
tombe. On encadre un groupe d’artillerie et
tout le corps d’armée suit. On commence à
fatiguer. Le long de la route avant
Longuyon, on voit l’éclipse de soleil (21 août
1914). On fait la grande halte mais on n’a
que 40 minutes pour faire le café. Les
Allemands sont passés avant nous et ont
tout pillé. Ils ont pris les chevaux des
cultivateurs, empêchant ainsi la fauchaison
des récoltes. On arrive à Longuyon vers
midi. La ville est coquette, gentille. Elle a
subi l’invasion allemande quelques jours.
Aussi les habitants sont-ils heureux de nous
voir. La ville est dans un bas fond et la
colonne remonte la côte de l’autre côté. Elle
est bien dure et on a chaud. Au bas passe la
voie ferrée, la Meuse. La ville se trouve
entre les deux hauteurs et le paysage est
beau. Les habitants nous font un accueil
enthousiaste. Ils nous offrent de la bière, du
café, du pain, du chocolat, des allumettes,
des cigares, du tabac, du sucre. Des jeunes
filles nous donnent des fleurs. On se dirige
vers Longwy. La côte est bien dure et
longue. On la monte péniblement. Depuis le
matin la canonnade se rapproche. Les
Allemands assiègent Longwy et réduisent la
ville depuis plusieurs jours mais elle tient et
ne se rendra que vers le 26 août. On
commence à rencontrer les premiers
immigrants. Avec cela la fatigue croît, on n’a
pas mangé et voilà 12 heures que l’on
marche sans repos. L’orage se déchaîne. La
pluie tombe. On arrive vers 7 heures à
Cosnes (Meurthe et Moselle). On signale les
boches. On passe dans un ravin où la
colonne se masse. Le 46ème est parti avant le
combat déjà et on voit les tirailleurs
repousser les Allemands à travers les
champs où la récolte est coupée. Tout à
coup on demande 2 Compagnies pour aider
le 46ème. On traverse le village et on y va.
On se déploie en tirailleurs dans les champs
bourbeux. La nuit tombe. En face de nous la
fusillade crépite vers un bois noir. Derrière
ce bois, le 46ème se bat à la baïonnette dans
le village. Sur notre droite, on perçoit le
bruit de leurs marmites se dirigeant sur
Longwy. La ville est en feu et à chaque
détonation du brasier immense, partout des
étincelles qui montent jusqu’au ciel. Les
flammes montent jusqu’aux nuages qui
passent vite et au bas c’est sinistre.
Tout à coup arrive un ordre : aider le 46ème à
prendre le village d’assaut. Terrible
angoisse. Mais au bout d’une demi-heure on
nous dit : « demi-tour ». On rentre. De
partout c’est un immense soulagement. On
part hâtivement malgré la nuit, la fatigue,
les guérets, la pluie. Nuit noire où on n’y
voit rien. 9 heures et demi : l’incendie est
sinistre. Halte, on se couche, on attend 10
heures, vagues cris insolites… dans les
champs d’avoine. Baïonnette au canon, des
patrouilles circulent. Tout à coup « Halt, wer
da ? ». C’est une sentinelle allemande qui
nous a entendus et qui nous lâche 3 balles.
On se couche complètement. On attend.
A 11 heures enfin on repart sur Cosne. On
rentre dans la nuit. On se couche exténués
après avoir fait 45 kms sans manger, levés
depuis 3 heures. On loge dans une grange.
Pendant ce temps la fermière nous fait une
soupe à l’oignon que l’on mange avec
avidité. Il pleut… on se met dans le foin et
l’on s’endort, la fatigue aidant, malgré nos
vêtements mouillés, pendant que les balles
tirées par des patrouilles sifflent et crépitent
sur les tuiles et les murs. Nous dormons
exténués. La fatigue a vaincu l’angoisse que
nous inspire le lendemain.
Ainsi le 5ème corps se heurtait à l’armée qui
envahissait le Luxembourg et qui occupait
Arlon et Virton depuis le 9 août. Cette
armée était composée de 4 corps d’armée et
était bien plus nombreuse que notre armée
composée des 4ème, 5ème et 6ème corps vers le
24 août.
Le général commandant le 5ème corps ainsi
que celui commandant la Division étaient
mis en disponibilité le 23 août, lendemain du
jour du 1er combat, pour avoir donné
l’offensive trop tôt ce qui a amené le
déclenchement de ce côté de cette lutte
terrible qui se poursuit encore actuellement.
Le 22 août : à 2 heures debout. Les balles
tombent toujours. L’émotion est très grande
dans la nuit. On part sur les hauteurs vers la
droite que nous occupions la veille. Longwy
brûle toujours. Des nuages rapides
emmenés par le vent déjà violent filent au
ciel vers le sud. Enfin l’aube vient, le ciel est
rouge. Dans les avoines, on n’observe rien.
Au loin quelques coups de fusil. Le petit jour
vient. Le 46ème aux avants-postes donne le
refrain. Les bois se dessinent toujours parmi
les champs d’avoine. La brume se lève,
matinale. Plus rien. On attend environ une
heure. Enfin l’ordre de partir en Belgique.
On part à travers les champs de trèfle et
d’avoine. La rosée tombe et pénètre dans
les souliers. On est arrivés à Romain. On
marche en colonne de Compagnies à travers
les champs. On arrête à 100 mètres du
pays. Halte. On se repose. On attend. Tout à
coup, les balles pleuvent. On se couche sur
le chemin. J’en profite pour me glisser
derrière un tas de cailloux. Plusieurs balles
tapent derrière moi sur le chemin et passent
en sifflant dans les orties dont est bordé le
chemin. Je bondis jusqu’à la 1ère maison et
je me mets à l’abri avec tous ceux qui y sont
déjà.
Les chefs ne savent plus, perdent la tête.
Pour comble on n’a pas d’éclaireurs.
Certains disent que c’est le 2ème bataillon qui
tire sur nous, d’autres le 46ème. On joue les
refrains des 2 régiments. Nouvelle grêle de
balles. Les gens se cachent dans les
avoines. La fusillade n’arrête pas. On se rue
dans les maisons et quand tout le monde est
rentré, là horreur ! Terrible méprise ! Le
46ème tirait sur nous. Cela nous a coûté 2
morts et 5 blessés restés sur le terrain. On
rassemble. Tout le monde est consterné.
Barnier et Arcault sont là pour toujours
enveloppés dans la mort. Nous avons reçu le
vrai baptême du feu par nos propres balles. 
Tout à coup en face : Ploc ! Ploc ! Ploc !
D’autres balles sifflent et ce sont des
boches ! Poubeau monte à la crête à environ
200 mètres du village et nous rapporte son
renseignement. On occupe les 1ères
maisons et les murs de jardins et du
cimetière, et on fait face à l’ennemi.
Plusieurs montent dans les greniers. Je les
suis, mais au moment de tirer par la
lucarne, une balle passe projetant le plâtre
du mur sur la figure, je sens qu’il ne faut
pas insister. Je redescends, je me mets au
mur avec d’autres et, de là, on tire sur les
boches qui paraissent à la crête. Mais
aussitôt ils sont nettoyés. Tous tombent.
C’est un enfer. Les balles sifflent de partout.
Un instant, ils sont descendus à mi-côte tout
près d’un noyer et d’une meule de paille et
on les oblige à remonter la côte sous notre
feu. Ils ne peuvent avancer. Une batterie se
met de la partie et on entend passer nos
obus qui fauchent derrière la crête les
tirailleurs venus des bois voisins. L’ennemi
hésite. Quelques Compagnies du 46ème
passent derrière nous et battent en retraite,
venant de la droite. Tout le monde part et il
ne reste plus au mur que le Lieutenant Kern
avec une dizaine d’hommes. Il nous supplie
de partir mais on n’entend rien. Le bruit est
épouvantable. Je tire sur ceux que je vois
mais je m’arrête bientôt car les cartouches
s’épuisent et je ne peux plus tenir mon fusil
qui me brûle les mains.
La Compagnie est partie par petits paquets.
Tous les officiers sont partis. Seuls au mur,
je reste avec Broquet, Desrosiers, Evrat et
quelques uns de ma section et, quand on
juge la situation intenable, on part chacun
de son côté. Je passe le jardin, saute le mur
et je gagne les champs. Je cours et à
chaque pas les balles me sifflent autour. Ils
me voient bien partir, mais chaque minute
m’éloigne d’eux. Je m’arrête à mi-chemin de
la route de Longuyon-Longwy derrière un
mur et, me croyant sans doute touché, ils
arrêtent leur tir.
Pendant ce temps, un tout petit groupe met
le feu à la première maison mais il est obligé
d’évacuer le pays balayé par les obus. Après
un instant de repos, je reprends la marche
vers une ferme où je retrouve Morlat avec le
cheval du Capitaine. Le 164ème est là aussi et
je reprends la marche vers Cosnes. Ainsi on
a tenu derrière ce petit mur, derrière lequel
j’étais presque sauvé et je ne pouvais m’en
aller. On y est resté de 4 à 12 heures avec
peu de pertes : 5 tués, 10 blessés et 10
disparus causant des pertes sérieuses au
régiment qui nous avait attaqués.
Le corps d’armée débordé bat en retraite
vers Longuyon.
Nous restons arrière-garde sur le terrain de
Cosnes que nous quittons vers 6 heures.
Pendant ce temps, les marmites tombent
sur le plateau et le ravin où s’est produit le
rassemblement du corps d’armée parti
depuis un moment et ils n’en sont pas
avares. La prairie est pleine de trous de ces
percutants et on dirait une immense
passoire. Nous quittons le terrain sans que
les boches semblent nous poursuivre. Le
Bataillon se rassemble avant Longuyon et on
bivouaque. Je ramasse quelques bottes de
paille et je m’étends harassé de fatigue. Je
mange une boite de singe avec des biscuits.
Malgré cela on dort quand même. Dans la
nuit on reçoit des obus de réserve et on
repart sur Longuyon. En route on rencontre
les premiers émigrants fuyant devant
l’invasion et le corps d’armée revient sur ses
pas à Bramont ou abandonne la route à
Longwy pour jeter sur la droite. Là,
l’artillerie se masse et son devoir va être
d’arrêter l’élan de l’Allemand. Nous battons
en retraite du côté de Saint Laurent (sur
Othain). Au fur et à mesure que les masses
allemandes arrivent, elles sont fauchées et
doivent rester sur place sans bouger.

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mercredi, 14 juillet 2021

JOUER AU BADMINTON

Quand j'étais adolescente, j'aimais jouer au badminton avec mes soeurs. Je ne me souviens plus qui nous avait offert les raquettes et le volant, peut être ma grand mère paternelle. Comme nous avions une clôture en grillage pour séparer le jardin de la ruelle qui menait à l'école des garçons, nous nous en servions comme filet. Je suis gauchère pour certaines activités et pour le badminton, je tenais ma raquette de la main gauche, alors que mes soeurs étaient droitières.

Nous avons passés de bons moments à jouer à ce jeu simple, pendant les vacances. Ce sont de bons souvenirs que je n'oublie pas. 

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dimanche, 20 juin 2021

Mes arrières grands mères

Je n'ai connu qu'une seule arrière grand mère, Ismérie, mère de mon grand père maternel.

Les trois autres, Julie, Marie et Hermance sont décédées respectivement 26 ans, 22 ans et 18 ans avant ma naissance. Julie avait 65 ans quand elle est décédée, Marie 66 ans, et Hermance 65 ans.

Je me souviens être allé avec ma mère dans une maison ancienne, durant l'été 1954. J'entrais, en tenant la main de ma mère, dans une chambre sombre. Une dame âgée était couchée dans un grand lit. Je ne voyais pas son visage et je n'osais pas approcher. Je disais à ma mère : "fait dodo Mémé"... Tout était silencieux,, c'est le seul souvenir que je garde d'elle.

Où était cette maison ? Je pense que mon arrière grand mère se trouvait chez sa fille Aline, dans ma ville de naissance, car nous n'avions pas de voiture à l'époque et les deux frères d'Aline vivaient dans une autre ville.

J'avais 1 an et 10 mois. Ismérie est décédée le 30 08 1954 à Landrecies, ma ville de naissance. Elle avait 83 ans et était née le 2 juillet 1871 à Maresches, ville de l'Avesnois, dans le nord de la France.

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dimanche, 21 mars 2021

HOMMAGE

Par cette note, je rends hommage à mon oncle Jean, dit Jeannot, (mon seul oncle car mon père était fils unique et ma mère n'avait qu'une soeur), décédé le 10 mars dernier, l'avant veille de ses 92 ans.

Nicole, soeur de ma mère, s'était mariée avec Jean en 1953 ou 1954, il faudra que je lui demande la date exacte la prochaine fois que je l'aurai au téléphone.

Avant de connaître Jean, Nicole était fiancée à André.

André est décédé en 1950 à l'armée, écrasé par un char. Je n'étais pas née, je n'ai connu les circonstances de son décès qu'il y a quelques années, par son neveu, David, l'interrogeant sur quelques photos de 1949 où son oncle apparaissait à côté de ma tante Nicole. Je savais son nom et son prénom par ma mère mais je ne connaissais pas l'histoire que le père de David lui a raconté.

En 1956, ma tante et mon oncle ont eu leur 1er enfant, Michel. Ils habitaient dans une maison près de l'église et nous leur rendions visite le dimanche après la messe. Mon oncle avait acheté la voiture de mon grand père maternel et la garait dans notre cour pour plus de sûreté, car il ne pouvait pas la stationner en centre ville.

7 ans après Michel vint une fille, Dominique, en 1963.

En 1961, mon oncle Jean acheta une maison ancienne pour la retaper, dans une petite ville à quelques kilomètres.

A la naissance de son 3ème enfant, Pascal, en 1965, des examens ont révélé que ma tante Nicole avait la tuberculose. Elle est donc partie en sanatorium pendant un an. Mon cousin Michel fut envoyé chez sa grand mère paternelle, Dominique chez ma grand mère maternelle, et Pascal, nouveau né, fut élevé chez nous. J'aidais ma mère autant que je pouvais dans son travail de maman de substitution.  Je n'avais que 12 ans mais je savais donner les repas à Pascal dont j'étais devenue la marraine.

Mon oncle Jean acheta une maison neuve après avoir revendu celle qu'il avait commencé à retaper, pensant que la santé de Nicole ne permettrait plus de vivre dans une maison en chantier permanent.

En 1989, on a détecté un cancer du sein chez Nicole qui a été opérée avec succès. Malheureusement, sa fille Dominique n'a pas eu cette chance, elle est décédée en 2002 d'une rechute de son cancer du sein, à l'âge de 39 ans.

Mon oncle Jeannot est parti rejoindre sa fille ce mercredi 10 mars, dans la soirée, à l'hôpital où il avait passé plus de 3 semaines, suite à une infection pulmonaire et les reins bloqués. Il était insuffisant cardiaque depuis une dizaine d'années mais gardait toujours le sourire, malgré les malheurs de la vie. Sa mère (que j'ai connue aux communions et parce qu'elle était très bonne couturière et avait coupé et cousu la robe de mariée de ma soeur aînée) avait une soeur jumelle, toutes deux pupilles de la nation. Je me souviens des paroles de ma mère quand elle en parlait  : des enfants trouvées, espagnoles. Pour ça, elle était bavarde et en plus d'être bonne couturière elle était très bonne cuisinière. 

(En photo, mon oncle Jean en 1976)

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mardi, 02 février 2021

DES MOTS QUI CHANGENT SUIVANT LES REGIONS

A 19 ans, quand je suis partie faire une formation à Lille, à 84 kms de chez mes parents, puis quand je suis partie vivre dans le Midi, 4 ans plus tard, j'ai dû abandonner quelques mots de vocabulaire appris dans le cercle familial pendant mon enfance.

LES RATONS : quand ma mère préparait des "ratons", elle s'y prenait tôt, car le souper débutait à 18 h 15. Nous étions 6 à table et il en fallait beaucoup. La pile de ratons ressemblait à une tour bien droite. On y ajoutait de la cassonade ou vergeoise. Les ratons sont plus épais que les crêpes.

Les ratons dans le langage de ma ville de naissance, ce sont les crêpes. 

LES CHICONS : ma mère cuisinait des chicons enroulés dans une tranche de jambon et recouverts de gruyère râpé.. Elle faisait gratiner le tout au gril. C'est la recette des endives au jambon.

LES WATER : chez mes parents, on allait aux water ! ce sont les toilettes ou les WC dans le langage courant.

LES BOHEMIENS : ce sont les gitans du sud de la France.

LA WASSINGUE : emprunté au Flamand, wassching, action de laver, ce mot désigne une serpillière.

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lundi, 25 janvier 2021

IL Y A 40 ANS

Il y a 40 ans débutait la construction de notre maison. Mon mari l'a construite en majorité seul en un an et demi, pendant les week end et vacances. Il ne s'est fait aider que par des copains de chantier pour couler la dalle du plancher, par un plâtrier, un carreleur, un copain pour le crépi et un électricien.

Tout avait commencé au printemps 1978 par la visite d'un terrain en friches. La création du lotissement de 7 parcelles s'est faite le 18 septembre 1978. Nous avons acquis une parcelle le 28 décembre 1979.

Mon mari s'est occupé seul de la demande de permis de construire le 18 mars 1980, accordé le 29 mai 1980, en dessinant lui-même les plans de la maison. Ensuite il travaillait en Tunisie sur un grand chantier jusqu'en novembre 1980. En parallèle il s'est occupé des demandes de prêts divers, du suivi des acomptes, des commandes des matériaux et du contact avec la société de terrassement pour les fondations, de toutes les démarches découlant de la construction (eau, Edf, banques, menuiseries, plomberie etc...)..

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