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dimanche, 21 mars 2021

HOMMAGE

Par cette note, je rends hommage à mon oncle Jean, dit Jeannot, (mon seul oncle car mon père était fils unique et ma mère n'avait qu'une soeur), décédé le 10 mars dernier, l'avant veille de ses 92 ans.

Nicole, soeur de ma mère, s'était mariée avec Jean en 1953 ou 1954, il faudra que je lui demande la date exacte la prochaine fois que je l'aurai au téléphone.

Avant de connaître Jean, Nicole était fiancée à André.

André est décédé en 1950 à l'armée, écrasé par un char. Je n'étais pas née, je n'ai connu les circonstances de son décès qu'il y a quelques années, par son neveu, David, l'interrogeant sur quelques photos de 1949 où son oncle apparaissait à côté de ma tante Nicole. Je savais son nom et son prénom par ma mère mais je ne connaissais pas l'histoire que le père de David lui a raconté.

En 1956, ma tante et mon oncle ont eu leur 1er enfant, Michel. Ils habitaient dans une maison près de l'église et nous leur rendions visite le dimanche après la messe. Mon oncle avait acheté la voiture de mon grand père maternel et la garait dans notre cour pour plus de sûreté, car il ne pouvait pas la stationner en centre ville.

7 ans après Michel vint une fille, Dominique, en 1963.

En 1961, mon oncle Jean acheta une maison ancienne pour la retaper, dans une petite ville à quelques kilomètres.

A la naissance de son 3ème enfant, Pascal, en 1965, des examens ont révélé que ma tante Nicole avait la tuberculose. Elle est donc partie en sanatorium pendant un an. Mon cousin Michel fut envoyé chez sa grand mère paternelle, Dominique chez ma grand mère maternelle, et Pascal, nouveau né, fut élevé chez nous. J'aidais ma mère autant que je pouvais dans son travail de maman de substitution.  Je n'avais que 12 ans mais je savais donner les repas à Pascal dont j'étais devenue la marraine.

Mon oncle Jean acheta une maison neuve après avoir revendu celle qu'il avait commencé à retaper, pensant que la santé de Nicole ne permettrait plus de vivre dans une maison en chantier permanent.

En 1989, on a détecté un cancer du sein chez Nicole qui a été opérée avec succès. Malheureusement, sa fille Dominique n'a pas eu cette chance, elle est décédée en 2002 d'une rechute de son cancer du sein, à l'âge de 39 ans.

Mon oncle Jeannot est parti rejoindre sa fille ce mercredi 10 mars, dans la soirée, à l'hôpital où il avait passé plus de 3 semaines, suite à une infection pulmonaire et les reins bloqués. Il était insuffisant cardiaque depuis une dizaine d'années mais gardait toujours le sourire, malgré les malheurs de la vie. Sa mère (que j'ai connue aux communions et parce qu'elle était très bonne couturière et avait coupé et cousu la robe de mariée de ma soeur aînée) avait une soeur jumelle, toutes deux pupilles de la nation. Je me souviens des paroles de ma mère quand elle en parlait  : des enfants trouvées, espagnoles. Pour ça, elle était bavarde et en plus d'être bonne couturière elle était très bonne cuisinière. 

(En photo, mon oncle Jean en 1976)

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mardi, 02 février 2021

DES MOTS QUI CHANGENT SUIVANT LES REGIONS

A 19 ans, quand je suis partie faire une formation à Lille, à 84 kms de chez mes parents, puis quand je suis partie vivre dans le Midi, 4 ans plus tard, j'ai dû abandonner quelques mots de vocabulaire appris dans le cercle familial pendant mon enfance.

LES RATONS : quand ma mère préparait des "ratons", elle s'y prenait tôt, car le souper débutait à 18 h 15. Nous étions 6 à table et il en fallait beaucoup. La pile de ratons ressemblait à une tour bien droite. On y ajoutait de la cassonade ou vergeoise. Les ratons sont plus épais que les crêpes.

Les ratons dans le langage de ma ville de naissance, ce sont les crêpes. 

LES CHICONS : ma mère cuisinait des chicons enroulés dans une tranche de jambon et recouverts de gruyère râpé.. Elle faisait gratiner le tout au gril. C'est la recette des endives au jambon.

LES WATER : chez mes parents, on allait aux water ! ce sont les toilettes ou les WC dans le langage courant.

LES BOHEMIENS : ce sont les gitans du sud de la France.

LA WASSINGUE : emprunté au Flamand, wassching, action de laver, ce mot désigne une serpillière.

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lundi, 25 janvier 2021

IL Y A 40 ANS

Il y a 40 ans débutait la construction de notre maison. Mon mari l'a construite en majorité seul en un an et demi, pendant les week end et vacances. Il ne s'est fait aider que par des copains de chantier pour couler la dalle du plancher, par un plâtrier, un carreleur, un copain pour le crépi et un électricien.

Tout avait commencé au printemps 1978 par la visite d'un terrain en friches. La création du lotissement de 7 parcelles s'est faite le 18 septembre 1978. Nous avons acquis une parcelle le 28 décembre 1979.

Mon mari s'est occupé seul de la demande de permis de construire le 18 mars 1980, accordé le 29 mai 1980, en dessinant lui-même les plans de la maison. Ensuite il travaillait en Tunisie sur un grand chantier jusqu'en novembre 1980. En parallèle il s'est occupé des demandes de prêts divers, du suivi des acomptes, des commandes des matériaux et du contact avec la société de terrassement pour les fondations, de toutes les démarches découlant de la construction (eau, Edf, banques, menuiseries, plomberie etc...)..

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jeudi, 03 septembre 2020

ST MAURICE BONNEVAL près de CHARTRES

Le frère de mon grand père paternel, Fernand, né en 1889 (100 ans après la Révolution, comme il aimait le dire), possédait une maison de vacances à St Maurice sur Loir, près de Bonneval, dans la région de Chartres. C'était une maison en T, avec deux cours séparées l'une de l'autre par le bâtiment qui servait de salon-salle à manger. Dans les années 40, il invitait ses frères et belles soeurs. à passer de bons moments ensemble dans la campagne. Ils pouvaient pêcher le poisson ou naviguer sur le Loir avec la barque qu'il possédait.

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En juillet 1959 nous avons passé une semaine dans sa maison de vacances. Nous avons traversé en voiture les routes à travers champs, passant près d'un établissement psychiatrique isolé dans la campagne de Bonneval.

Je suis montée dans la barque à Tonton Fernand avec mon frère et mes soeurs pour une promenade au fil de l'eau sur le Loir. Nous avons marché sur les routes entre les champs de blé en tenant la main de grand père et de son frère et joué avec ma cousine Sophie, elle aussi en vacances chez son grand père. On accédait aux chambres par les fenêtres ouvertes, en montant les escaliers de briques sur le côté droit de la maison, car le jardin derrière était à hauteur du 1er étage.

J'ai découvert à cette époque le plaisir de manger dehors, sous les arbres. Egalement qu'une porte pouvait s'ouvrir en deux parties, la moitié en bas pouvait rester fermée, et la moitié en haut ouverte, comme une fenêtre.

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Depuis, je suis retournée en famille en août 1966, j'avais 13 ans et 10 mois. Nous étions de passage après un voyage dans l'Indre pour aller voir mes deux plus jeunes soeurs en colonie de vacances au Château de la Vernusse.

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Je voulais revoir la maison de Fernand qui avait été vendue par ses deux filles, après son décès dans les années 80.

En mai 2013, je suis donc revenue à St Maurice, me rappelant avec émotion les beaux souvenirs de ces huit jours de vacances merveilleuses.

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mercredi, 26 août 2020

SUR LA ROUTE DES VACANCES

Dans mon enfance (années 60) pour aller en Bretagne, dans le Morbihan, en partant du Nord où j'habitais avec mes parents, nous passions souvent en voiture aux Andelys. 

En traversant le pont au-dessus de la Seine, nous avions juste devant nous le Château Gaillard. C'était impressionnant et beau.


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lundi, 03 août 2020

COLLIER TAHITIEN

Souvenir d'un cadeau offert par une copine Tahitienne, Diana, à l'automne 1973. Elle faisait des études de kinésithérapie à Lille. Ses parents avaient acheté un studio dans notre immeuble, au 4ème étage, en prévision des études de leurs enfants.

Elle avait invité ses copains et copines, mon mari et moi, un soir, pour pendre la crémaillère, une soirée crêpes très sympathique.

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lundi, 20 juillet 2020

LE PORTE REVUES

Au début des années 60, ma mère avait acheté un porte revues, il se trouvait dans un coin de notre salle à manger. Il était en fer forgé noir. Il était placé près du fauteuil. Très pratique, on y mettait le journal, les magazines et revues féminines récents (mon père gardait ses revues et magazines personnels et techniques dans son atelier). On les gardait ainsi sous la main avant de s'en débarrasser quelques mois plus tard. On pouvait aussi y mettre quelques disques 45 ou 33 tours.

De nos jours, on vend encore ces portes revues mais ont-ils encore leur place dans les appartements ou maisons ?

J'ai regardé sur internet : il y en a de différentes formes, certains vintages, d'occasion, encore en bon état.

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lundi, 13 juillet 2020

QUAND MAMAN FAISAIT SA BIERE

Dans les années 60, ma mère faisait de la bière maison. Je n'ai pas la recette, j'étais enfant, je ne lui ai jamais demandé. Je sais qu'il faut de l'orge à germer (le malt), du houblon, de la levure et de l'eau. Elle suivait scrupuleusement sa recette, il ne fallait pas manquer une seule étape. Qui lui avait appris ? Peut être sa mère ou son père nés autour de l'année 1900.

Je me souviens des marmites qu'elle laissait à la cave pendant plusieurs jours avant qu'on ne puisse déguster sa bière qu'elle mettait elle-même en bouteilles. Elle faisait attention de ne pas remuer le fond quand elle la servait à table. J'aimais sa bière, nous étions 4 enfants et nous avions le droit de boire un verre par repas. Chaque année, elle faisait sa bière malgré tout le travail qu'elle avait dans la maison et au jardin, plus ses travaux de couture et de tricot. Elle la réussissait très bien.

Une idée du travail pour obtenir une bière maison, dans cette vidéo.

https://www.youtube.com/watch?v=omD978LLJbE

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mardi, 07 juillet 2020

MES PREMIERS PAS DANS LE MIDI DE LA FRANCE

J'ai découvert le midi et ses fortes chaleurs quand j'avais 22 ans. Avant je vivais dans le Nord de la France, ce qui fait une très grande différence. Nous étions partis, mon mari et moi, quelques jours, chez les parents d'un copain (de Lambersart près de Lille) qui avaient une maison secondaire à La Panne en Belgique et une autre près d'Uzès, dans le Gard. C'était donc en été, dans le sud de la France. Dans l'après midi, laissant les parents du copain en train de lire à l'ombre, dans la cour de leur maison de style provençal, datant du 17-18 ème siècle, nous sommes partis en voiture faire un tour dans la campagne d'Uzès. Il faisait plus de 30 °, les voitures à l'époque n'avaient pas la clim. En roulant, on faisait courant d'air avec les vitres de devant ouvertes. Je découvrais les champs de vignes, la garrigue mais aussi la canicule avec le soleil implacable et de plomb qui brûle tout.

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mercredi, 01 juillet 2020

LE SAVON de MAMAN

Dans mon enfance, maman achetait de grands savons cubes qui duraient longtemps. Je ne saurais dire la marque. Mon père bricolait, nous nous salissions les mains, dans nos jeux d'enfants, au jardin ou dans la cour ou en rentrant de l'école. Il nous fallait un bon savon efficace car nous étions 6 à la maison. Elle le mettait dans la salle d'eau qui menait à l'atelier de mon père.

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Pour notre toilette de tous les jours, le soir avant d'aller dormir, elle nous donnait d'autres savons plus doux, ceux que l'on voyait en publicité dans les magazines féminins qu'elle lisait. Elle aimait changer de marque (Cadum, Palmolive, ou Lux, peu importe). Nous n'utilisions pas les "bains moussants", ou "gel de douche", pas encore.