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samedi, 19 février 2022

FERS A REPASSER

Dans les années 50, ma mère repassait avec un fer non électrique comme celui en photo.

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Je me souviens très bien qu'elle le tenait par le manche avec un linge épais pour ne pas se brûler.

Elle le faisait d'abord chauffer sur le poêle à charbon de la salle à manger. Elle en avait d'ailleurs deux, un qui chauffait pendant qu'elle se servait de l'autre sur sa table à repasser.

 

 

Ensuite, dans les années 60, elle a reçu comme cadeau de fête des mères un fer électrique. Et les anciens ont été remisés définitivement à la cave.

vendredi, 21 janvier 2022

DANS LES ANNEES 60

Dans les années 60, quand il n'était pas encore question de stériliser les chats, ma mère prenait soin de ses animaux (lapin, chats, ma mère avait un lapin domestique quand j'étais bébé, elle le mettait dans mon parc quand j'avais 8 mois) et veillait à leur confort.

Quand une de nos deux chattes était sur le point d'avoir des petits, ma mère posait un carton ou un cageot sous la table de la cuisine. Elle le garnissait de chiffons propres. La chatte y mettait au monde ses chatons tranquillement et en toute sécurité. Puis ma mère s'occupait de se débarrasser des petits... je ne vous raconterai pas comment... Nous ne pouvions pas les garder.

A partir des années 70, ma mère demandait au vétérinaire de stériliser les chats qui se sont succédés chez nous (à peu près un quinzaine) et ainsi elle était plus tranquille.

(en photo, Emilie en 1983, près du tricot de ma maman).

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dimanche, 17 octobre 2021

LES FROMAGES DE MON ENFANCE

Dans les années 60, ma mère faisait les courses tous les matins. C'est elle qui décidait, suivant les goûts de ses 5 enfants et de son mari, ce qu'elle achetait.

Tous les jours, nous avions un plateau de fromages composé de : camembert, gruyère, Port Salut, Babybel et Vache qui rit.

De temps en temps, nous avions du Hollande, un peu de Roquefort et du Maroilles.

Vers 1964, le Boursin ail et fines herbes est venu compléter la liste des fromages " de temps en temps" avec le Bleu de Bresse, le Munster et le Brie.

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De nos jours, nous avons un très vaste choix et nous pouvons changer souvent. Il faut cependant aimer en manger.

 

jeudi, 30 septembre 2021

LA DROGUERIE (Extrait de mon livre ELISA RACONTE paru en 2010)

J'entre dans la droguerie avec maman.

La lourde porte en bois annonce notre arrivée car la petite cloche accrochée tout en haut est bousculée.

Ce qui frappe en entrant, c'est l'odeur de vernis, de peintures, de cires, le mélange de tout ce qui s'y vend.

Le droguiste nous accueille en lançant un bonjour un peu traînant. Il nous dévisage en abaissant ses petites lunettes.

Il porte une blouse grise et nous demande ce que nous désirons.

Maman a fait sa liste qu'elle débite aussitôt. Le droguiste la conseille pendant que je regarde les étagères qui grimpent jusqu'au plafond et la profondeur du magasin.

Il disparaît derrière une porte au fond de sa boutique tout en parlant. Il en revient avec un pot. C'est de la cire d'abeille que maman appliquera sur le bois de ses armoires.

Elle cherche également des pinceaux pour repeindre la grille du jardin. Elle ne sait quelle taille prendre. Là encore, le droguiste lui montre un choix en la conseillant.

Elle demande combien elle doit avec tous ses achats. En payant, ils parlent tous les deux du beau temps qui va nous permettre de refaire les peintures extérieures. Nous aiderons papa et maman pendant les grandes vacances. Ainsi, nous ne nous ennuierons pas. Nous gagnerons notre argent de poche qui permettra de nous acheter quelques disques ou livres.

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dimanche, 29 août 2021

RENTREE DES CLASSES

Dans ma petite ville du Nord de la France, il n'y avait que 2 écoles dans les années 50 et 60 : l'école des filles et l'école des garçons. La maison de mes parents était séparée de l'école des garçons par un chemin. L'école des filles était après trois maisons sur la gauche.

Je n'ai jamais pleuré pour aller en classe, aussi bien pendant les 2 années de maternelle que pendant les années de primaire. J'étais la 3ème enfant d'une famille de 5. Bien sûr mon frère allait à l'école des garçons, il n'avait pas loin pour s'y rendre. Ma soeur aînée qui avait 2 ans de plus que moi me prenait par la main pour le peu de chemin qu'il y avait à faire. Nous n'avions qu'à rester sur le même trottoir, pas de rue à traverser. Ma mère avait confiance, il y avait peu de voitures à l'époque. 

A l'école maternelle, les garçons et les filles étaient dans la même classe. J'avais un petit fiancé, blond, il s'appelait Pascal M..., je le trouvais très mignon. Un jour je suis rentrée de l'école en disant à ma maman : "je veux un petit frère qui s'appelle Pascal M...".

Ma mère s'est mise à rire ! Je ne lui en ai pas voulu, je riais aussi. L'année d'après, j'avais déjà oublié ce petit fiancé, il avait changé de classe.. J'ai su quelques années après qu'il avait déménagé, ses parents avaient quitté la ville.

(en photo, la cour de mon école primaire, en 2008).

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vendredi, 27 août 2021

EN LECTURE

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Temps_des_amours


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mercredi, 14 juillet 2021

JOUER AU BADMINTON

Quand j'étais adolescente, j'aimais jouer au badminton avec mes soeurs. Je ne me souviens plus qui nous avait offert les raquettes et le volant, peut être ma grand mère paternelle. Comme nous avions une clôture en grillage pour séparer le jardin de la ruelle qui menait à l'école des garçons, nous nous en servions comme filet. Je suis gauchère pour certaines activités et pour le badminton, je tenais ma raquette de la main gauche, alors que mes soeurs étaient droitières.

Nous avons passés de bons moments à jouer à ce jeu simple, pendant les vacances. Ce sont de bons souvenirs que je n'oublie pas. 

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dimanche, 20 juin 2021

Mes arrières grands mères

Je n'ai connu qu'une seule arrière grand mère, Ismérie, mère de mon grand père maternel.

Les trois autres, Julie, Marie et Hermance sont décédées respectivement 26 ans, 22 ans et 18 ans avant ma naissance. Julie avait 65 ans quand elle est décédée, Marie 66 ans, et Hermance 65 ans.

Je me souviens être allé avec ma mère dans une maison ancienne, durant l'été 1954. J'entrais, en tenant la main de ma mère, dans une chambre sombre. Une dame âgée était couchée dans un grand lit. Je ne voyais pas son visage et je n'osais pas approcher. Je disais à ma mère : "fait dodo Mémé"... Tout était silencieux,, c'est le seul souvenir que je garde d'elle.

Où était cette maison ? Je pense que mon arrière grand mère se trouvait chez sa fille Aline, dans ma ville de naissance, car nous n'avions pas de voiture à l'époque et les deux frères d'Aline vivaient dans une autre ville.

J'avais 1 an et 10 mois. Ismérie est décédée le 30 08 1954 à Landrecies, ma ville de naissance. Elle avait 83 ans et était née le 2 juillet 1871 à Maresches, ville de l'Avesnois, dans le nord de la France.

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dimanche, 21 mars 2021

HOMMAGE

Par cette note, je rends hommage à mon oncle Jean, dit Jeannot, (mon seul oncle car mon père était fils unique et ma mère n'avait qu'une soeur), décédé le 10 mars dernier, l'avant veille de ses 92 ans.

Nicole, soeur de ma mère, s'était mariée avec Jean en 1953 ou 1954, il faudra que je lui demande la date exacte la prochaine fois que je l'aurai au téléphone.

Avant de connaître Jean, Nicole était fiancée à André.

André est décédé en 1950 à l'armée, écrasé par un char. Je n'étais pas née, je n'ai connu les circonstances de son décès qu'il y a quelques années, par son neveu, David, l'interrogeant sur quelques photos de 1949 où son oncle apparaissait à côté de ma tante Nicole. Je savais son nom et son prénom par ma mère mais je ne connaissais pas l'histoire que le père de David lui a raconté.

En 1956, ma tante et mon oncle ont eu leur 1er enfant, Michel. Ils habitaient dans une maison près de l'église et nous leur rendions visite le dimanche après la messe. Mon oncle avait acheté la voiture de mon grand père maternel et la garait dans notre cour pour plus de sûreté, car il ne pouvait pas la stationner en centre ville.

7 ans après Michel vint une fille, Dominique, en 1963.

En 1961, mon oncle Jean acheta une maison ancienne pour la retaper, dans une petite ville à quelques kilomètres.

A la naissance de son 3ème enfant, Pascal, en 1965, des examens ont révélé que ma tante Nicole avait la tuberculose. Elle est donc partie en sanatorium pendant un an. Mon cousin Michel fut envoyé chez sa grand mère paternelle, Dominique chez ma grand mère maternelle, et Pascal, nouveau né, fut élevé chez nous. J'aidais ma mère autant que je pouvais dans son travail de maman de substitution.  Je n'avais que 12 ans mais je savais donner les repas à Pascal dont j'étais devenue la marraine.

Mon oncle Jean acheta une maison neuve après avoir revendu celle qu'il avait commencé à retaper, pensant que la santé de Nicole ne permettrait plus de vivre dans une maison en chantier permanent.

En 1989, on a détecté un cancer du sein chez Nicole qui a été opérée avec succès. Malheureusement, sa fille Dominique n'a pas eu cette chance, elle est décédée en 2002 d'une rechute de son cancer du sein, à l'âge de 39 ans.

Mon oncle Jeannot est parti rejoindre sa fille ce mercredi 10 mars, dans la soirée, à l'hôpital où il avait passé plus de 3 semaines, suite à une infection pulmonaire et les reins bloqués. Il était insuffisant cardiaque depuis une dizaine d'années mais gardait toujours le sourire, malgré les malheurs de la vie. Sa mère (que j'ai connue aux communions et parce qu'elle était très bonne couturière et avait coupé et cousu la robe de mariée de ma soeur aînée) avait une soeur jumelle, toutes deux pupilles de la nation. Je me souviens des paroles de ma mère quand elle en parlait  : des enfants trouvées, espagnoles. Pour ça, elle était bavarde et en plus d'être bonne couturière elle était très bonne cuisinière. 

(En photo, mon oncle Jean en 1976)

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jeudi, 03 septembre 2020

ST MAURICE BONNEVAL près de CHARTRES

Le frère de mon grand père paternel, Fernand, né en 1889 (100 ans après la Révolution, comme il aimait le dire), possédait une maison de vacances à St Maurice sur Loir, près de Bonneval, dans la région de Chartres. C'était une maison en T, avec deux cours séparées l'une de l'autre par le bâtiment qui servait de salon-salle à manger. Dans les années 40, il invitait ses frères et belles soeurs. à passer de bons moments ensemble dans la campagne. Ils pouvaient pêcher le poisson ou naviguer sur le Loir avec la barque qu'il possédait.

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En juillet 1959 nous avons passé une semaine dans sa maison de vacances. Nous avons traversé en voiture les routes à travers champs, passant près d'un établissement psychiatrique isolé dans la campagne de Bonneval.

Je suis montée dans la barque à Tonton Fernand avec mon frère et mes soeurs pour une promenade au fil de l'eau sur le Loir. Nous avons marché sur les routes entre les champs de blé en tenant la main de grand père et de son frère et joué avec ma cousine Sophie, elle aussi en vacances chez son grand père. On accédait aux chambres par les fenêtres ouvertes, en montant les escaliers de briques sur le côté droit de la maison, car le jardin derrière était à hauteur du 1er étage.

J'ai découvert à cette époque le plaisir de manger dehors, sous les arbres. Egalement qu'une porte pouvait s'ouvrir en deux parties, la moitié en bas pouvait rester fermée, et la moitié en haut ouverte, comme une fenêtre.

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Depuis, je suis retournée en famille en août 1966, j'avais 13 ans et 10 mois. Nous étions de passage après un voyage dans l'Indre pour aller voir mes deux plus jeunes soeurs en colonie de vacances au Château de la Vernusse.

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Je voulais revoir la maison de Fernand qui avait été vendue par ses deux filles, après son décès dans les années 80.

En mai 2013, je suis donc revenue à St Maurice, me rappelant avec émotion les beaux souvenirs de ces huit jours de vacances merveilleuses.

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