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mercredi, 13 juillet 2016

Août 1963

Aujourd'hui, maman nous permet d'aller nous baigner à la piscine municipale. Il fait très beau mais la chaleur lourde nous incommode. Maman nous donne notre sac de plage, celui que nous prenons quand nous allons à la mer en Bretagne. Nous voulons encore profiter de l'été, le mois d'août entame sa deuxième semaine, ce qui veut dire que la belle saison se termine. A la piscine, nous nous déshabillons dans les petites cabines individuelles, en bois, peintes en bleu. Je les trouve jolies.

En sortant, je vois les garçons se chamailler dans l'eau. Je n'aime pas leurs jeux violents. Mes soeurs, prêtes à plonger, les regardent. Nous hésitons quand nous entendons au loin le tonnerre gronder. Les garçons arrêtent leurs jeux en voyant les nuages noirs arriver à l'horizon. Ils montent sur le bord de la piscine et courent se rhabiller dans les cabines. Je me décide à plonger dans l'eau avec mes soeurs. Je veux nager un peu, je ne suis pas venue pour rien. Nous rions et crions en nous jetant de l'eau sur le visage. Les nuages arrivent au-dessus de nos têtes. Nous nous décidons à sortir de la piscine et rentrons à contrecoeur dans les cabines pour nous essuyer et nous rhabiller pendant que le tonnerre gronde au loin. Le soleil s'en est allé et il commence à faire frais. Nous quittons l'endroit et courons vers la maison avec nos sacs sur le dos. Nous trouvons Maman très inquiète. Elle nous gronde en nous demandant pourquoi nous ne sommes pas rentrés plus tôt. Elle nous rappelle qu'il est dangereux de rester dans l'eau quand il fait de l'orage. Je sais, je sais ... Je monte dans ma chambre pour me recoiffer et me sécher les cheveux après avoir pendu mon drap de bain et mon maillot sur la corde à linge.

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lundi, 04 juillet 2016

L'ETE

L'été douceur

L'été couleurs

Revoilà l'été

On danse l'été

On chante les fleurs

De toutes les couleurs

Voici la chaleur

Et la bonne humeur

Les salades composées

Les plats froids

Et les desserts glacés

Sont faits pour moi.

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mercredi, 08 juin 2016

ENFANTS EN VACANCES

Quand nous ne partions pas en vacances, nous passions quelquefois notre temps avec nos petits voisins, Sylvère et David, qui habitaient la maison près de l'école des garçons. Leur père était instituteur et avait trois fils. Nous aimions jouer sur le terrain de sport du collège qui se trouvait près de leur maison. Un jour de beau temps, ils s'amusaient sous le portique où pendaient les cordes à noeuds que les collégiens devaient monter en cours d'éducation physique.

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Nous les regardions jouer à tourner autour en riant. David, le plus jeune, alors âgé de 6 ans, décida de monter en haut par l'échelle et de marcher tout le long pour redescendre de l'autre côté par l'autre échelle. Le sable en-dessous servait à amortir les chutes des élèves. Mais de là-haut, David glissa et fit une chute lourde sur son petit camion métallique qu'il avait fait rouler sur le sable tout à l'heure. Surpris par son arrivée brusque en bas, il resta un moment sans parler. Sa lèvre s'était ouverte et du sang coulait le long de son menton. Voyant la gravité de son état, nous sommes restés silencieux, sans oser bouger, la main sur la bouche. Il fallait le reconduire chez ses parents qui n'avaient pas vu l'accident. Nous n'avions pas le choix. Sa maman et sa grand-mère qui étaient dans la cuisine se sont mises à crier à la vue du sang. Elles étaient furieuses ! Les jeux terminés, nous nous sommes éclipsées. Nous avons su le lendemain que David avait eu plusieurs points de suture à la lèvre. Quand il fut remis, nous l'avons accueilli avec son frère à la maison pour reprendre nos jeux de cartes, nain jaune et mille bornes, ou jeux de l'oie, de dames et de petits chevaux.

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jeudi, 24 mars 2016

A VOIR SUR MON AUTRE BLOG, mes VACANCES culturelles dans le NORD de la France, à BAVAY

http://nordetsud.hautetfort.com/archive/2016/03/24/le-mus...

http://nordetsud.hautetfort.com/archive/2016/03/24/le-for...

 

(Voir aussi ce site : http://museesdelavesnois.perso.sfr.fr/museebavay/museearc...

 

 

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samedi, 19 mars 2016

QUELQUES PHOTOS DE MES VACANCES

P1050194 -COLLINE LE LION  Copie.JPGP1050189 - NAPOLEON Copie.JPGP1050195 -PANNEAU WATERLOO Copie.JPGP1050191 - ROUTE WATERLOO Copie.JPG

lundi, 28 décembre 2015

LES PETITS CARNETS BLEUS (Extrait n° 3 de mon livre)

Les vacances de Noël viennent de commencer mais déjà Juliette s'ennuie de ses camarades de classe. Elle se rend chez une copine accompagnée de sa soeur aînée. Elles bavardent toutes les trois en écoutant un disque des Beatles et en buvant une tasse de café, le tout dans la bonne humeur. Juliette se demande si elle se mariera un jour, quel métier elle aura, elle a peur de son avenir mais n'en parle à personne. Elle compte les derniers jours de l'année qui va s'achever.

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Le jour de Noël, après la messe de minuit, la famille se retrouve autour d'un chocolat au lait bien chaud et d'une brioche tiède. On ouvre les cadeaux rassemblés au pied du sapin, dans un coin du salon. La crèche a été installée sur la commode, près du sapin décoré de guirlandes et de boules scintillantes. Celui-ci sera replanté dans le jardin en début d'année.

Le 5 janvier, Juliette reprend le chemin du lycée et le rythme des cours. Entre copains et copines, on se souhaite la bonne année en s'embrassant. Marie Claire est malade et Juliette lui rend visite en lui apportant les devoirs à effectuer pour la semaine prochaine.

En cours, Alain se met souvent derrière Juliette et, de temps en temps, il l'appelle discrètement pour lui demander, soit un livre, soit des copies doubles, ou même des bonbons ou des cigarettes pour la récréation. Certains jours, il mendie quelques francs. Juliette ne comprend pas pourquoi il ne lui parle pas plus. Elle essaie de décortiquer toutes les facettes de sa personnalité. Ou du moins ce qu'elle peut apprendre à son sujet...

lundi, 05 octobre 2015

Deux nouvelles notes sur mon blog NORD SUD

http://nordetsud.hautetfort.com/archive/2015/10/04/la-roc...

 

http://nordetsud.hautetfort.com/archive/2015/10/04/la-roc...

 

vendredi, 14 août 2015

CAMPING

Août 1964, nous partons en famille camper au bord de la mer, en Bretagne.

Le coffre de la voiture est plein ainsi que la galerie sur le toit. Un ami de mon père nous a prêté deux tentes : une grande avec un auvent et une canadienne. C'est la première fois que nous campons. Il faut prévoir d'emmener la vaisselle et les ustensiles de cuisine, un réchaud à gaz ainsi qu'une table et des chaises pliantes, des sacs de couchage et des matelas.

Le voyage de 750 kms ne nous semble pas plus long que d'habitude. En arrivant sur le lieu de notre campement, il faut s'atteler au montage des tentes. Pas facile, c'est la première fois. La fatigue du voyage se fait sentir. Malgré tout, nous arrivons à monter la plus grande tente, la canadienne ne donnant pas trop de soucis.

Nous vidons le coffre et la galerie de tout ce qui peut nous servir pour la soirée et la nuit. Le reste se fera demain.

Nous passons une bonne nuit et le lendemain matin, maman prépare le petit déjeuner avec bonne humeur. Je m'habille d'un short et d'un tee shirt. Je traverse la route encore déserte à cette heure pour me rendre sur la plage toute proche. Quel plaisir de tremper ses pieds dans la mer le matin et l'après midi et de marcher pieds nus sur le sable tiède, dans les dunes et les herbes sèches ! Chaque jour, nous voyons le soleil se lever à l'horizon à la surface de l'eau. Et nous le regardons se coucher de l'autre côté, vers les dunes.

J'ai emmené quelques livres pour l'heure de la sieste que maman veut absolument nous imposer, et le soir nous organisons des jeux de boules. Nous vivons comme des Robinsons. Maman se débrouille comme elle peut pour cuisiner et cela lui va bien. Papa est très content de voir ses enfants heureux. Il nous prend en photo, il aime ça !

Le soir, il ne faut absolument pas oublier de passer l'insecticide à l'intérieur des tentes, avant de se coucher. Les moustiques font la fête depuis que nous sommes arrivés !

L'expérience ne s'est pas renouvelée, nous avons rendu les tentes à l'ami et avons repris, l'année suivante, une location dans une petite ville proche de cette plage.

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lundi, 20 juillet 2015

JE DESSINE

Mon 12ème dessin réalisé en quelques heures. Il illustrera un de mes prochains livres.

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mardi, 07 juillet 2015

LE GRAND-PERE DE NORBERT (ma participation au DEFI n° 148 proposé tout l'été par Enriqueta sur le thème de l'Océan)

Sur le palier de l'escalier étroit de notre maison de vacances, une porte sans serrure et sans poignée, une porte fermée résiste à mes poussées. Qui a-t-il derrière ? J'aimerais savoir....

Les vacances passent lentement rythmées, l'après midi, par les bains au bord de la mer, le matin, par quelques courses et la préparation des repas. Maman est occupée en haut dans l'appartement. Je joue avec mes soeurs dans la cour, nous montons et descendons plusieurs fois par jour l'escalier raide qui mène au 1er étage où nous logeons. Nous passons chaque fois devant cette porte fermée en nous interrogeant.

Un jour, en s'aidant des épaules et poussant plus fort, elle s'entrouve.

Nous nous glissons sans faire de bruit, les unes après les autres, dans le grenier découvert. Une lucarne laisse passer un peu de lumière et l'on distingue les quelques cartons, sacs et valises posés en désordre sur le plancher en bois. J'ouvre une valise : des lettres pliées ou dans des enveloppes, des photos, des chansons griffonnées sur du papier et des partitions de musique. Dans un coin, un accordéon se tient droit. Avec les deux mains, je le saisis lentement. L'accordéon joue. Nous nous regardons en souriant. Il faut faire silence. Le grand-père de Norbert travaille dans son atelier de menuiserie, en-dessous, il va s'inquiéter et nous gronder s'il monte ici.

Les lettres parlent d'amour, de voyages dans des mers lointaines, d'escales et de retours. 

Les photos montrent de joyeux marins posant en groupe devant un port ou des bateaux. Nous découvrons la jeunesse du grand-père, ses voyages, ses copains, les bals au son de l'accordéon et ses amourettes.

Nous entendons des bruits sourds, nous rangeons et fermons la valise. Nous ne dirons rien à maman, n'est-ce pas ? Nous tirons sur la porte et regardons de chaque côté de l'escalier : personne. Nous pouvons sortir sans crainte et repartir jouer tranquillement dans la cour avec, dans la tête, de nouveaux secrets à garder.

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