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vendredi, 11 octobre 2019

AUSTERLITZ

Le 6 septembre 1979, pendant un séjour en République Tchèque, à BRNO, j'ai visité SLAVKOV U BRNA, historiquement connue sous le nom allemand d'AUSTERLITZ, ville du district de VYSKOV, dans le sud de la Moravie. Elle se trouve à 20 kms de BRNO et à 204 kms au sud est de PRAGUE.

NAPOLEON y vainquit la coalition russo-autrichienne lors de la bataille des Trois empereurs (dite d'AUSTERLITZ) le 2 décembre 1805.

Le Monument de la Paix à AUSTERLITZ est une pyramide quadrangulaire de 26 m de haut, construit à l'initiative du prêtre Aloïs SLOVAK. Les travaux commencent en 1910 et l'inauguration a eu lieu en 1923. Quatre statues aux 4 coins symbolisent les héros des armées française, autrichienne, russe et du peuple morave.

http://www.napoleonprisonnier.com/lieux/austerlitz_paix.h...

 

J'ai trouvé ce lieu très émouvant, plus que ma visite à WATERLOO (Belgique), en mars 2016. (photos personnelles).

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Le château du 18ème siècle est de style baroque. Le tsar Alexandre 1er et François 1er d'Autriche y installèrent leur quartier général à la veille de la bataille. Après celle-ci Napoléon occupa les lieux du 3 au 6 décembre 1805.

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mardi, 08 octobre 2019

MI-FIGUE, MI-RAISIN

Lorsqu'une personne a un avis mitigé sur un sujet, elle peut le définir comme mi-figue, mi-raisin, c'est à dire aussi bon que mauvais. Cette expression apparue au début du Moyen Age est issue de la popularité des deux aliments qui faisaient partie des fruits secs le plus souvent consommés par les chrétiens lors du carême. Toutefois, le raisin était considéré comme un mets raffiné, et donc très apprécié, tandis que la figue était beaucoup moins courante et bon marché, sa forme était souvent comparée à celle d'un excrément d'animal. Il arrivait même que les marchands ajoutent des morceaux de figues, lourds et peu chers, dans les raisins secs qu'ils vendaient pour duper les clients. On disait donc qu'une situation était "moitié-figue, moitié-raisin". Puis le terme "moitié" a été simplifié en "mi" au 18ème siècle.

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samedi, 05 octobre 2019

LA CIGALE (Paul-Jean TOULET)

Quand nous fûmes hors des chemins
Où la poussière est rose,
Aline, qui riait sans cause
En me touchant les mains ; -

L’Écho du bois riait. La terre
Sonna creux au talon.
Aline se tut : le vallon
Etait plein de mystère…

Mais toi, sans lymphe ni sommeil,
Cigale en haut posée,
Tu jetais, ivre de rosée,
Ton cri triste et vermeil.

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mercredi, 02 octobre 2019

AU JARDIN CETTE SEMAINE: fleurs de topinambours

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samedi, 28 septembre 2019

ELLE AIME LE SILENCE

Elle aime le silence

Y puise la vraie vie

Et les souvenirs heureux

Elle veut vivre comme un chat

Et poussière du monde

Bruyant qui se transforme

Alors elle ouvre un livre

Et plus rien ne la distrait.

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lundi, 23 septembre 2019

QUELQUES TRAVAUX Chez moi les 5 et 6 septembre, ainsi que le 20 septembre

Petit à petit, je réalise mes projets, ou bien je fais faire, comme ici...

Les jeudi et vendredi 5 et 6 septembre, le crépi en bas de la terrasse et sur le mur de séparation avec le voisin.

Le vendredi 20 septembre, le crépi du mur derrière la piscine et qui va jusqu'au barbecue et l'abri de jardin.

J'ai dû déplacer le tas de bois et les tuiles pour préparer ces travaux. Je remettrai tout en place quand le mur sera sec. Alain a posé le crépi, le travail est parfait. Pendant ces 3 jours, je lui ai offert le café, quelques bières et de l'eau car il faisait encore très chaud, surtout les 5 et 6.

Voici les photos avant et après : photos de 2016, 2018 et du début de l'année, avec résultat final. Il reste encore le mur derrière le grand palmier jusqu'à la boite aux lettres. Alain viendra dans 15 jours ou 3 semaines, suivant le temps qu'il fait. Je dois couper quelques branches aux arbustes pour préparer cette suite de travaux.

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jeudi, 19 septembre 2019

LES AMIS INCONNUS (Jules Supervielle)

Il vous naît un poisson qui se met à tourner
Tout de suite au plus noir d'une lame profonde,
Il vous naît une étoile au-dessus de la tête,
Elle voudrait chanter mais ne peut faire mieux
Que ses sœurs de la nuit, les étoiles muettes.


Il vous naît un oiseau dans la force de l'âge
En plein vol, et cachant votre histoire en son cœur
Puisqu'il n'a que son cri d'oiseau pour la montrer,
Il vole sur les bois, se choisit une branche
Et s'y pose ; on dirait qu'elle est comme les autres.


Où courent-ils ainsi ces lièvres, ces belettes,
Il n'est pas de chasseur encore dans la contrée
Et quelle peur les hante et les fait se hâter,
L'écureuil qui devient feuille et bois dans sa fuite,
La biche et le chevreuil soudain déconcertés ?


Il vous naît un ami et voilà qu'il vous cherche,
Il ne connaîtra pas votre nom ni vos yeux,
Mais il faudra qu'il soit touché comme les autres
Et loge dans son cœur d'étranges battements
Qui lui viennent des jours qu'il n'aura pas vécus.


Et vous que faites-vous, ô visage troublé,
Par ces brusques passants, ces bêtes, ces oiseaux,
Vous qui vous demandez, vous, toujours sans nouvelles :
Si je croise jamais un des amis lointains
Au mal que je lui fis, vais-je le reconnaître ?


Pardon pour vous, pardon pour eux, pour le silence
Et les mots inconsidérés,
Pour les phrases venant de lèvres inconnues
Qui vous touchent de loin comme balles perdues,
Et pardon pour les fronts qui semblent oublieux.

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Jules Supervielle (1884-1960), Les amis inconnus, 1934

dimanche, 15 septembre 2019

Pascal, Jean Louis, Didier, Lionel, Serge et les autres.

Mon premier amoureux s'appelait Pascal. J'étais dans sa classe, à l'école maternelle qui était mixte. Il était blond et avait un visage d'ange, c'était mon avis. Un jour, en rentrant de l'école, pour exprimer mon amour pour ce petit garçon, je dis à ma mère : "je voudrais un petit frère qui s'appelle Pascal M....". Ma mère m'a écoutée sans comprendre vraiment, elle a souri et n'a pas relevé.

Mon deuxième amoureux s'appelait Jean Louis, fils de fermier. Je ne le voyais qu'à la sortie de la messe le dimanche, j'avais 11 ans et lui aussi, l'école des garçons était séparée de l'école des filles à l'époque. Il n'était pas amoureux de moi, il n'avait aucun regard pour moi, je le trouvais juste très beau. 

Mon troisième amoureux s'appelait Didier, nous étions ensemble dans la même classe au lycée. J'avais tellement peur de lui avouer que je n'ai jamais pu lui en parler. Nous avions tous les deux 16 ans. Il a attendu le dernier jour de classe, au mois de juin, pour m'écrire (au dos de la photo de classe) qu'il pensait à moi toutes les nuits, mais je ne l'ai pas cru puisqu'il sortait avec Claudine depuis 8 mois.

Mon quatrième amoureux s'appelait Lionel, il habitait Paris et louait avec ses parents, sa soeur et leur petite bonne (ses parents étaient boulangers) une maison de vacances dans la même petite ville que celle où j'avais l'habitude de passer mes vacances. D'habitude ils partaient au Pays Basque. C'était au mois de juillet 1970, j'avais 18 ans et lui 20. Ses parents étaient amis avec un autre couple de vacanciers parisiens qui logeaient dans le même immeuble de vacances que le nôtre. Ils avaient décidé de changer de lieu de vacances, oubliant le Pays Basque pour une année. Nous avons dansé plusieurs slows ensemble, lors d'une soirée dans une salle du village mise à disposition pour les jeunes, avec disques et tourne disques, tables et chaises. Après les vacances, comme ses parents avaient donné leur adresse à ma mère avec laquelle ils avaient sympathisé, je lui ai écrit que je désirais le revoir. Il devait d'abord aller faire son service militaire. Nous nous sommes revus deux ans après, dans son studio. Après cette dernière rencontre, il a arrêté de m'écrire.

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Mon cinquième amoureux s'appelait Serge, il était marin sur le Porte-avions Clémenceau à Toulon et voyageait beaucoup. Ses parents habitait la petite ville où je passais mes vacances d'été avec mes parents depuis une dizaine d'années. On s'était rencontré avec ma soeur et ses copains au bar devant l'église du village, pendant le mois de juillet. On se retrouvait tous à la plage les après midi. Ils y allaient en mobylette et nous en voiture avec mon père. Nous nous sommes envoyé régulièrement des lettres amicales pendant presque deux ans. Puis, ce fut le silence complet. Je sais maintenant qu'il avait rencontré une fille de sa petite ville et qu'il s'était marié avec elle deux ans après avoir cessé toute correspondance avec moi.

Et puis il y a eu mon mari. Je travaillais depuis 3 mois dans un syndicat quand deux employés sont partis à la retraite. Il fallait donc les remplacer. Mon futur mari s'est présenté pour un entretien d'embauche et il a été choisi.

samedi, 14 septembre 2019

BELLA (Jean Giraudoux)

BELLA est l'histoire de deux familles sous la 3ème République. Deux familles ennemies et puissantes que la politique oppose. Au milieu de ces familles, Bella et Philippe qui s'aiment et désirent se marier. Ce livre a été publié en 1926.

Extrait : La seule table vide était près de la nôtre. Bella eut une hésitation dans sa marche ; je sentais qu'elle se demandait si elle aurait le courage de se placer face à moi, pour m'éviter la vue de son beau-père. Mais Rebendart déjà s'installait, et je la voyais de dos. Elle était ployée, elle m'offrait le fermoir de son collier, le laçage de sa robe, le noeud de ses cheveux, les boutons de sa tunique, car elle aimait être boutonnée par-derrière, jamais par-devant ou par côté. Elle sentait mes regards sur elle, elle sentait que tous ses sentiments, toute sa résistance avaient leur fermoir derrière elle, j'avais sous les yeux tout ce qui pouvait la rendre nue et défaillante. Rien de plus lourd que le chagrin sur des épaules de femme ; cet affaissement de champion qui lève cent vingt kilos, l'idée de ma présence le provoquait sur Bella. Ah ! comme le record en poids de la mélancolie était battu ! Ah ! que les épinards renommés furent les bienvenus ! Elle se laissa aller dès qu'ils furent servis, elle se courba sur eux comme sur une prairie. Par-devant elle bavardait, elle riait, mais ses épaules et ses reins succombaient. Parfois d'une main qui semblait venir d'une amie elle tâtait le fermoir du collier, le premier bouton de la blouse, le peigne. Puis la main, sentant mon regard, disparaissait. On eût dit une main de voleuse, mais elle partait toujours vide. Que la peine est belle sur un être beau ! Bella était plus forte, plus épanouie que lorsqu'elle m'avait quitté. Notre rupture lui avait valu ce que cause aux autres femmes un enfant. Le souci avait arrondi ses épaules, donné à son dos ce beau volume, gonflé un peu ses bras, chassé les muscles de son cou, la renfermant toute dans une gaine. Jamais plus je n'étreindrais ce corps léger et remuant, il était cousu dans une peau plus charnue et veloutée. Je ne pourrais plus que le sentir se débattre au sein de cette autre femme, qui le retenait par une couture sans marque, que la main surgissant à nouveau semblait chercher. Elle était à peu près immobile. Elle savait que si elle s'inclinait d'un côté ou de l'autre, elle me dévoilait la tête de Rebendart...

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Giraudoux

 

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mercredi, 11 septembre 2019

VIEILLIR (un texte de Bernard Pivot)

J'aurais pu dire:

Vieillir, c'est désolant, c'est insupportable,

C'est douloureux, c'est horrible,

C'est déprimant, c'est mortel.

Mais j'ai préféré «chiant»

Parce que c'est un adjectif vigoureux

Qui ne fait pas triste.

Vieillir, c'est chiant parce qu'on ne sait pas quand ça a commencé et l'on sait encore moins quand ça finira.

Non, ce n'est pas vrai qu'on vieillit dès notre naissance.

On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant.

On était bien dans sa peau.

On se sentait conquérant. Invulnérable.

La vie devant soi. Même à cinquante ans, c'était encore très bien….Même à soixante.

Si, si, je vous assure, j'étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme.

Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps j'ai vu le regard des jeunes…

Des hommes et des femmes dans la force de l'âge qui ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge.

J'ai lu dans leurs yeux qu'ils n'auraient plus jamais d'indulgence à mon égard.

Qu'ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables.

Sans m'en rendre compte, j'étais entré dans l'apartheid de l'âge.

Le plus terrible est venu des dédicaces des écrivains, surtout des débutants.

"Avec respect", "En hommage respectueux", "Avec mes sentiments très respectueux".

Les salauds! Ils croyaient probablement me faire plaisir en décapuchonnant leur stylo plein de respect? Les cons!

Et du « cher Monsieur Pivot » long et solennel comme une citation à l'ordre des Arts et Lettres qui vous fiche dix ans de plus !

Un jour, dans le métro, c'était la première fois, une jeune fille s'est levée pour me donner sa place…..

J'ai failli la gifler. Puis la priant de se rasseoir, je lui ai demandé si je faisais vraiment vieux, si je lui étais apparu fatigué. !!!... ?

 

-- "Non, non, pas du tout, a-t-elle répondu, embarrassée. J'ai pensé que…".

-- Moi aussitôt : «Vous pensiez que?

-- "Je pensais, je ne sais pas, je ne sais plus, que ça vous ferait plaisir de vous asseoir".

- "Parce que j'ai les cheveux blancs"?

- "Non, c'est pas ça, je vous ai vu debout et comme vous êtes plus âgé que moi, çà été un réflexe, je me suis levée".

-- "Je parais beaucoup…beaucoup plus âgé que vous"?

-"Non, oui, enfin un peu, mais ce n'est pas une question d'âge".

-- "Une question de quoi, alors?"

- "Je ne sais pas, une question de politesse, enfin je crois".»

J'ai arrêté de la taquiner, je l'ai remerciée de son geste généreux et l'ai accompagnée à la station où elle descendait pour lui offrir un verre.

Lutter contre le vieillissement c'est, dans la mesure du possible, ne renoncer à rien.

Ni au travail, ni aux voyages, ni aux spectacles, ni aux livres, ni à la gourmandise, ni à l'amour, ni au rêve.

Rêver, c'est se souvenir tant qu'à faire, des heures exquises.

C'est penser aux jolis rendez-vous qui nous attendent.

C'est laisser son esprit vagabonder entre le désir et l'utopie.

La musique est un puissant excitant du rêve. La musique est une drogue douce.

J'aimerais mourir, rêveur, dans un fauteuil en écoutant soit l'adagio du Concerto no 23 en la majeur de Mozart,

soit, du même, l'andante de son Concerto no 21 en ut majeur,

musiques au bout desquelles se révéleront à mes yeux pas même étonnés les paysages sublimes de l'au-delà.

Mais Mozart et moi ne sommes pas pressés.

Nous allons prendre notre temps.

Avec l'âge le temps passe, soit trop vite, soit trop lentement.

Nous ignorons à combien se monte encore notre capital. En années? En mois? En jours?

Non, il ne faut pas considérer le temps qui nous reste comme un capital.

Mais comme un usufruit dont, tant que nous en sommes capables, il faut jouir sans modération.

Après nous, le déluge?....Non, Mozart.

Voilà, ceci est bien écrit, mais cela est le lot de tous, nous vieillissons !...

Bien ou mal, mais le poids des ans donne de son joug au quotidien

 

Bernard Pivot

Extrait de son livre paru en avril 2011 : Les mots de ma vie.

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