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mercredi, 18 octobre 2017

MON NOUVEAU LIVRE VIENT DE SORTIR

OUBLIER SES ANCETRES, C'EST ETRE UN RUISSEAU SANS SOURCE, UN ARBRE SANS RACINES (Proverbe chinois).

Il y a 4 ans, j'ai commencé l'écriture de mon livre QUELQUE PART UN HERITAGE.

Je viens de le terminer et de le publier. Si cela vous intéresse, rendez-vous sur le site de publication où vous pourrez lire un extrait : 

https://www.thebookedition.com/fr/quelque-part-un-heritag...

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mercredi, 13 septembre 2017

AMIS (citations)

Un ami ressemble à un habit. Il faut le quitter avant qu'il ne soit usé. Sans cela, c'est lui qui nous quitte (Jules Renard, Journal).

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Je mets en fait que si tous les hommes savaient ce qu'ils disent les uns des autres, il n'y aurait pas quatre amis dans le monde (Blaise Pascal, Pensées).

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Parmi beaucoup de bêtes dangereuses, la Providence a placé les amis autour de nous (Paul-Jean Toulet, Les Trois Impostures).

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vendredi, 08 septembre 2017

EMILE LE PAPILLON

Emile s’étira sur son lit de paille. Sentant la chaleur monter autour de lui, il se leva et se dirigea vers la fenêtre. Un ciel bleu azur le réveilla tout à fait.

Il resta un moment à contempler la nature qui s’offrait devant lui, puis marcha vers la porte et l’ouvrit. Dehors, il n’entendit aucun bruit, seulement les abeilles qui passaient devant lui en bourdonnant.

La chaleur pesante le décida à s’envoler à la recherche de quelques fleurs dont il raffole. Sur son chemin, il rencontra le gros hanneton qui faillit le couper en deux.

 

  • - Oh là !!! lui cria-t-il.

 

Mais le gros hanneton poursuivit son vol sans s’occuper de lui et disparut à l’horizon. Emile reprit ses esprits sur le sol caillouteux où il était tombé, déséquilibré, mais heureusement sans se faire mal.

Un jeune lézard le guettait de loin. Emile s’envola aussitôt sans avoir eu conscience du danger auquel il venait d’échapper.

Il aperçu un bouquet d’œillets rouges qui fleurissaient devant une maison jaune.

A peine avait-il posé ses pattes frêles sur une des fleurs qu’un nuage d’abeilles se jeta sur lui. Il fut une nouvelle fois déséquilibré et retomba sur le sol, les pattes en l’air avec une aile cassée. Il prit peur.

Une ombre se pencha vers lui. C’était la petite fille de la maison. Elle s’agenouilla pour le regarder de plus près.

 

  • - qu’est-il arrivé ?
  • - bonjour mademoiselle… j’ai été attaqué par un nuage d’abeilles et me voilà bien mal en point.
  • - Oh ! mon pauvre papillon. Je vois… Reste ici, je vais revenir, surtout ne bouge pas...
  • - Je crois que c’est perdu d’avance…
  • - Tu crois ? Je vais chercher de quoi te soigner. L’été n’est pas terminé, je vais te sauver, tu verras…
  • - Laisse-moi, tu perds ton temps, fillette.
  • - Je reviens, ne bouge pas.
  • - Ah, elle est têtue…

 

En voyant la petite fille s’éloigner, il se mit à trembler. Regardant autour de lui, il pensa :

 

  • - c’est bien dommage pour moi… l’été commençait à peine, je n’en ai pas profité.

La petite fille revint avec un pot de fleurs dans les mains qu’elle posa près d’Emile. Elle lui dit :

 

  • - ces fleurs vont te guérir, l’une d’elles sera ton lit. Et quand elle fanera, une autre plus belle encore la remplacera.

 

Etonné, il la laissa faire puis la remercia.

C’est ainsi qu’Emile passa le reste de sa vie dans la maison jaune.

 

Après sa mort, la petite fille s’affaiblit de jour en jour. Les médecins qui se succédèrent à son chevet essayèrent, en vain, de la sauver.

Dans tout le pays on parla de la maladie étrange de la petite fille qui vivait dans une maison jaune.

 

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lundi, 04 septembre 2017

MA PREMIERE RENTREE

De mes années passées à l'école maternelle, il me reste peu de souvenirs.

Ce dont je me souviens c'est que je n'ai pas pleuré le premier jour.

Les maîtresses étaient sympathiques et très gentilles.

J'ai très peu de souvenirs de la première année de maternelle. Je me revois, avec mes petites camarades, essayer de dessiner, de recopier ce que la maîtresse avait écrit. Nous faisions des collages de papiers de couleurs, nous chantions et la maîtresse nous initiait à la musique avec des tambourins que nous frappions du poing. Nous faisions aussi de la charpie avec des carrés de tissus.

J'ai plus de souvenirs de la dernière année car la maîtresse avait décoré la salle de classe avec des filets de pêche, des étoiles de mer, des photos de bateaux, de mer, de coquillages, de sable et d'algues.

Et surtout, elle nous avait appris à chanter une chanson de Charles TRENET : LA MER !

Elle nous faisait écouter la chanson puis nous apprenait les paroles.

Je ne sais plus si c'était le disque de TRENET qui passait sur son électrophone (chaine HIFI de l'époque). Comme j'aimais chanter, ces moments là étaient les plus marquants pour moi.

A la fin de l'année scolaire, nous avons chanté devant nos papa et maman et avons été chaleureusement applaudis.

Je me souviens également de l'odeur de la peinture. Chaque enfant avait une poterie à décorer. La maîtresse nous avait donné un pot à peindre sur lequel elle avait fait des dessins. A nous de peindre le pot et le laisser sécher toute une journée. Le lendemain ou le jour suivant, nous devions y ajouter les motifs avec une peinture d'une autre couleur.

J'ai gardé ce pot comme souvenir. Bien sûr, il est abimé mais c'est merveilleux de savoir que je l'ai peint quand j'avais 5 ans. Il est rose et les dessins représentent des bateaux verts à voiles blanches.

Je me souviens du cadeau que j'ai reçu au moment du Noël de l'école : une dinette en métal ! J'ai ramené ce cadeau à la maison toute fière... toute heureuse !

Comme l'école était mixte, les filles avaient des petits amoureux, ou fiancés, et les garçons aussi.

Je me souviens être rentrée un soir de l'école en disant à ma mère :"je veux un petit frère qui s'appelle Pascal M...."

Ma mère s'est mise à rire et a compris que j'étais amoureuse de ce petit garçon que je trouvais très beau. Il avait les cheveux blonds et les yeux bleus... Je ne sais pas ce qu'il est devenu ensuite car l'école primaire, à partir de 6 ans, n'était plus mixte. Je crois savoir qu'il avait quitté la ville quelques années après avec ses parents. Mais je ne m'intéressais déjà plus à lui.

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vendredi, 01 septembre 2017

SEPTEMBRE

Septembre se nomme

Le mai de l'automne.

Septembre humide

Pas de tonneau vide.

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Le 1er septembre : pluie de Saint Gilles ruine les glands.

Le 11 : tu peux semer sans crainte

            Quand arrive la Saint Hyacinthe

Le 15 : la rosée de Saint Albin

            Est, dit-on, rosée de vin.

Le 19 : qui sème à la Saint Janvier

            De l'an récolte le premier.

Le 21 : si Saint Matthieu pleure au lieu de rire,

            Le vin de vinaigre vire.

Le 22 : semis de Saint Maurice,

            Récolte à ton caprice.

Le 25 : à la Saint Firmin

            L'hiver est en chemin.

Le 29 : pluie de Saint Michel sans orage,

            D'un hiver doux est le présage.

            A la Saint Michel

            Départ d'hirondelles.

Le 30 : à la Saint Jérôme

            Hoche les pommes.

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vendredi, 21 juillet 2017

CITATIONS SUR le mot ABUS

Presque tout ce que nous appelons un abus fut un remède dans les institutions politiques (Joseph JOUBERT).

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Les abus nourrissent à la fois ceux qui les exercent et ceux qui les attaquent et se font une profession de ces attaques (Alphonse KARR).

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L'époque la plus favorable pour la répression d'un abus c'est le jour où on le découvre (Aurélien SCHOLL).

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samedi, 15 juillet 2017

LE TEMPS ET LES SAISONS

J'ai rêvé d'hier

Des années passées

Des choses abandonnées

Maman était si fière

De sa petite maison

Le temps et les saisons

Changent les horizons

Pourquoi vivre longtemps

Ma petite maman ?

(hommage à ma maman qui est décédée le 31 juillet 2016)

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jeudi, 11 mai 2017

NATACHA

(Un poème que j'ai écrit il y a plusieurs années et qui est de circonstance, vu qu'il pleut beaucoup aujourd'hui. Natacha était une jeune femme handicapée que j'aidais dans ses démarches administratives car elle avait des difficultés à lire, suite à un traumatisme crânien. Son chien, un husky, s'appelait OSTAR).

 

Natacha aime les jours de pluie

Aujourd'hui elle attend son enfant

Qu'elle a eu à plus de trente ans

Aujourd'hui elle file

S'agite sous son parapluie

Sur les trottoirs de la ville

Natacha aujourd'hui perd la raison

Un fils pour seul horizon

Un chien pour seule compagnie

Natacha aime les jours de pluie

Elle s'agite sous son parapluie

Quelquefois je lui tiens compagnie.

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vendredi, 29 juillet 2016

LES CHIENS DE MON GRAND PERE

Sur les photos de mes grands-parents paternels, trois chiens, à différentes époques, posent devant le photographe.  Je n'en ai connu que deux mais je me souviens surtout du dernier.

Furax - Copie.jpg

FURAX dans les années 30 et 40 pose en famille ou seul avec mon père, devant la maison ou dans la cour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TOM, un magnifique Berger Allemand, que l'on appelait aussi TOTOM, avait été recueilli par mon grand-père juste après la seconde guerre. On racontait dans la famille qu'il errait dans les rues mais on n'a jamais su vraiment à qui il appartenait. Mes parents et grands-parents l'aimaient beaucoup. Après ma naissance, maman aimait raconter que TOM me léchait les pieds quand je posais sur la table de la salle à manger, sûrement quand maman me langeait. Je ne sais pas quand TOM est décédé, j'étais trop petite et certainement que sa disparition avait laissé un grand vide.

TOM Copie.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PUCCI, que j'ai bien connu dans les années 60 et 70, avait été donné par une voisine de mes grands-parents. Je me souviens qu'il courait à la fenêtre de la cuisine de mes grands-parents, celle qui donnait sur la rue, quand il entendait au loin le solex de grand-père arriver. Il courait ensuite comme un fou à la porte de la maison en aboyant sans arrêt. Quand PUCCI est décédé, le grand vide laissé n'a jamais été comblé, mes grands-parents pensaient qu'il était plus sage, vu leur grand âge, 80 ans et plus, de ne pas adopter un autre animal.

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samedi, 18 juin 2016

JUSTE ELLE

On la disait

Un peu sauvage

Dans son jeune âge

Elle aimait l'anglais

Douce, mais aussi

Mal dégrossie

Un peu têtue

Disait sa mère

De sa voix pointue

Comme une vipère

Rarement jalouse

Elle avait le blues

Quand son Portugais

Un grand dadais

La négligeait 

Et allait draguer

Elle vacillait 

Et s'ennuyait

Toute sa jeunesse

Elle le confesse

La rendait cafardeuse

Comme l'eau de la Meuse.

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