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mercredi, 28 octobre 2020

EN VOYAGE

Je suis partie en voyage

Au fond de mon jardin

Sans la permission vu mon âge

D'un diablotin, d'un assassin

Dès un rayon de soleil

Pour y voir des merveilles

En chasseresse

Avec allégresse

Voir le banquet de la nature

Et entendre ses murmures.

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mercredi, 30 septembre 2020

PENDANT QUE (Gilles VIGNEAULT)

Pendant que les bateaux
Font l’amour et la guerre
Avec l’eau qui les broie
Pendant que les ruisseaux
Dans le secret des bois
Deviennent des rivières

Moi, moi, je t’aime
Moi, moi, je t’aime

Pendant que le soleil
Plus haut que les nuages
Fait ses nuits et ses jours
Pendant que ses pareils
Continuent des voyages
Chargés d’autant d’amours

Moi, moi, je t’aime
Moi, moi, je t’aime

Pendant que les grands vents
Imaginent des ailes
Aux coins secrets de l’air
Pendant qu’un soleil blanc
Au sable des déserts
Dessine des margelles

Moi, moi, je t’aime
Moi, moi, je t’aime

Pendant que les châteaux
En toutes nos Espagnes
Se font et ne sont plus
Pendant que des chevaux
Aux cavaliers perdus
Traversent des montagnes

Moi, moi, je t’aime
Moi, moi, je t’aime

Pendant qu’un peu de temps
Habite un peu d’espace
En forme de deux coeurs
Pendant que sous l’étang
La mémoire des fleurs
Dort sous son toit de glace

Moi, moi, je t’aime
Moi, moi, je t’aime

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles_Vigneault


samedi, 29 août 2020

SEPTEMBRE

L'odeur chaude de l'été fume

Sur les murs de la maison

Quand la pluie tombe le soir

En rideau de gouttelettes

J'ouvre les fenêtres blanches

Prudemment et j'entends

Au loin le tonnerre gronder

Cette fois septembre

Frappe à ma porte.

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samedi, 08 août 2020

LE SOIR (un de mes poèmes écrit en 2008)

J'aimais m'asseoir sur la terrasse

Quand le soleil courait derrière

Les arbres et les maisons, le soir.

Avant que la nuit ne m'enlace,

Les chats sortaient de leur tanière

Pour goûter la fraîcheur dans le noir

Le monde semblait si tendre.

Le calme ne se faisait pas attendre

Le soir tout entier me promettait

De garder pour lui tous mes secrets.

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jeudi, 30 juillet 2020

Poème écrit en 2008 "TON ETE"

Sous ton chapeau

Tes yeux rieurs

La couleur de l'été

T'allait si bien

Tu n'en savais rien

Sous la chaleur

Le paysage baignait

Devant toi les bateaux

Voguaient à volonté

Le vendeur de beignets

Criait et repassait

Tes cheveux tressés

Résistaient au vent

Les vagues ondulaient

Tu attendais le moment

De t'y enrouler

Comme une sirène

La peau couleur ébène.

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mardi, 31 mars 2020

FRANCOIS COPPEE : LA MORT DES OISEAUX

Le soir, au coin du feu, j'ai pensé bien des fois

A la mort d'un oiseau, quelque part, dans les bois,

Pendant les tristes jours de l'hiver monotone,

Les pauvres nids déserts, les nids qu'on abandonne,

Se balancent au vent sur le ciel gris de fer.

Oh ! comme les oiseaux doivent mourir l'hiver !

Pourtant, lorsque viendra le temps des violettes,

Nous ne trouverons pas leurs délicats squelettes

Dans le gazon d'avril, où nous irons courir.

Est-ce que les oiseaux se cachent pour mourir ?

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Copp%C3%A9e

 

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samedi, 14 mars 2020

NICOLAS BOILEAU : A mon jardinier, Epître

Antoine, de nous deux, tu crois donc, je le voi,

Que le plus occupé dans ce jardin, c'est toi.

Oh ! que tu changerais d'avis et de langage,

Si, deux jours seulement, libre du jardinage,

Tout à coup devenu poète et bel esprit,

Tu t'allais engager à polir un écrit

Qui dît, sans s'avilir, les plus petites choses,

Fît des plus secs chardons des œillets et des roses,

Et sût même aux discours de la rusticité

Donner de l'élégance et de la dignité...

... Bientôt, de ce travail devenu sec et pâle,

Et le teint plus jauni que de vingt ans de hâle,

Tu dirais, reprenant ta pelle et ton râteau :

"J'aime mieux mettre encor cent arpents au niveau,

Que d'aller follement, égaré dans les nues,

Me lasser à chercher des visions cornues,

Et, pour lier des mots si mal s'entr'accordants,

Prendre dans ce jardin la lune avec les dents. »

Approche donc, et viens; qu'un paresseux t'apprenne,

Antoine, ce que c'est que fatigue et que peine.

L'homme ici-bas, toujours inquiet et gêné,

Est, dans le repos même, au travail condamné.

La fatigue l'y suit. C'est en vain qu'aux poètes

Les neuf trompeuses Sœurs, dans leurs douces retraites,

Promettent du repos sous leurs ombrages frais :

Dans ces tranquilles bois, pour eux plantés exprès,

La cadence aussitôt, la rime, la césure,

La riche expression, la nombreuse mesure,

Sorcières, dont l'amour sait d'abord les charmer,

De fatigues sans fin viennent les consumer.

Sans cesse, poursuivant ces fugitives fées,

On voit sous les lauriers haleter les Orphées.

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samedi, 11 janvier 2020

POEME DE FRANCOIS 1ER (1494 - 1547)

         Les belles amourettes

Où êtes-vous allées mes belles amourettes ?

Changerez-vous de lieu tous les jours ?

A qui dirai-je mon tourment,

Mon tourment et ma peine ?

Rien ne répond à ma voix,

Les arbres sont secrets, muets et sourds

Où êtes -vous allées, mes belles amourettes ?

Changerez-vous de lieu tous les jours ?

Ah ! puisque le ciel le veut ainsi

Que mon mal je regrette,

Je m’en irai dedans les bois

Conter mes amoureux discours,

Où êtes-vous allées , mes belles amourettes ?

Changerez-vous de lieu tous les jours ?

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vendredi, 06 décembre 2019

SAINT NICOLAS

Saint Nicolas

Souvenirs 

Enfance

Cadeaux

Joies

Images

Coloriages

Papier froissé

Pain d'épices

Miel

Clémentines....

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Dans mon enfance, j'habitais le nord de la France et, forcément, cette fête était marquée par le pain d'épices en forme de St NICOLAS que nous recevions, mes soeurs, mon frère et moi, de nos parents et grands parents.

Son portrait était imprimé sur le papier qui recouvrait le pain d'épices. Il pouvait changer de visage, d'habit ou de coiffe. Mais c'était toujours St NICOLAS à la barbe blanche, le visage doux. Je gardais longtemps son image après avoir avalé le pain. Mais il me fallait bien, un jour, jeter le papier où restaient collées quelques miettes. Dommage, car j'aurais aimé collectionner d'années en années ses différents portraits...

samedi, 23 novembre 2019

IDEES (Raymond QUENEAU)

Les oiseaux bleus dans l'air sont verts dans la prairie

Qui les entend les voit qui les voit les entend

Leur aile déployée élargit leur patrie

Mais à travers leur plume un feu toujours s'étend.

Caméléons du ciel agiles que l'œil transperce nuages qui vivants assument tour à tour la forme d'une idée et puis l'idée adverse protéens dont l'azur ne limite aucun tour.

Ils volent à travers la sublime excellence des principes divins scellés sur l'horizon les étoiles parfois dénotent leur présence et les jeux de la lune au cours d'une saison.

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