mercredi, 15 octobre 2025
SCHEVENINGUE, MORTE SAISON (Valéry Larbaud - 1881 - 1957)
Dans le clair petit bar aux meubles bien cirés,
Nous avons longuement bu des boissons anglaises ;
C’était intime et chaud sous les rideaux tirés.
Dehors le vent de mer faisait trembler les chaises.
On eût dit un fumoir de navire ou de train :
J’avais le cœur serré comme quand on voyage ;
J’étais tout attendri, j’étais doux et lointain ;
J’étais comme un enfant plein d’angoisse et très sage.
Cependant, tout était si calme autour de nous !
Des gens, près du comptoir, faisaient des confidences.
Oh, comme on est petit, comme on est à genoux,
Certains soirs, vous sentant si près, ô flots immenses !
https://fr.wikipedia.org/wiki/Valery_Larbaud

15:10 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : poésie, poème, poète, vers, culture, valéry larbaud










Commentaires
On sent tout de suite l’atmosphère que ce poète a voulu exprimer, c’est-à-dire la condition humaine face aux éléments déchainés !
Écrit par : Dan | mercredi, 15 octobre 2025
Dan : j'ai vécu à peu près ça en Irlande, un soir, près de la mer. Il pleuvait, il faisait du vent et avec mon mari on s'était garé près d'un restaurant. Il faisait un temps épouvantable. Quand on est entré, c'était bien, on était à l'abri. Bonne soirée.
Écrit par : elisabeth | mercredi, 15 octobre 2025
Beau poème... je me demande si faire un poème fait plaisir à celui qui l'écrit ou à celui qui le lit? Les deux sans doute! Gisèle
Écrit par : autobiographie | mercredi, 15 octobre 2025
Le poème, très réussi, repose sur le contraste entre l'intérieur apaisant de ce bar : clair, calme, accueillant,confortable, et l'extérieur angoissant : vent tumultueux, et flots déchaînés.
Écrit par : antoine delmonti | mercredi, 15 octobre 2025
Un contraste entre intérieur et extérieur, on le suppose, merci, bises jill
Écrit par : jill bill | jeudi, 16 octobre 2025
Bien d'accord avec les commentaires précédents...
Etre bien à l'abri... et oublier l'extérieur qui peut être tourmenté et angoissant...
Bisous Elisabeth et bon jeudi
Écrit par : Béa Kimcat | jeudi, 16 octobre 2025
De prime abor après lecture , il en ressort une certaine solitude comme un vide, comme s'il était fatigué du monde comme je le suis parfois d'ailleurs
C'est la morte saison comme le reflet de son état d'âme comme beaucoup peuvent l'être tributaires des saisons
Ce lieu est étrange, je ressens son déracinement et si j'ose dire le progrès matériel ne comble pas son vide spirituel du moment , par contre de ses mots il nous a tissé une toile de bord de mer en hiver avec une petit touche d'ironie que je ressens en ce lieu
Je te souhaite une bonne soirée
Rose
Écrit par : Golondrina63Auv | samedi, 18 octobre 2025
Golondrina : merci de ton étude et de ta vision sur ce poème. Bon dimanche, bises.
Béa : l'intérieur de son logement est un abri contre les tempêtes, le froid et les grosses chaleurs. Bisous.
Jill : on se sent bien à l'intérieur que ce soit chez soi ou les premiers humains dans des grottes. Bon dimanche. Bises.
Antoine : je l'ai choisi car il me parle. Bon dimanche.
Gisèle : le poète a envie de dire quelque chose, c'est ce qui le pousse à écrire.
Écrit par : elisabeth | dimanche, 19 octobre 2025
Bonsoir Elisabeth. Un veau contraste entre l'intérieur plein de quiétude, et l'extérieur où le vent souffle et les vagues défelent
Écrit par : écureuil bleu | mardi, 21 octobre 2025
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