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vendredi, 09 novembre 2018

UNE HISTOIRE VRAIE

Marguerite était née le 31 décembre 1898 à HON HERGIES dans le Nord, son père était meunier.

Pendant la Grande Guerre la région était occupée par les Allemands.

Voici le courrier qui lui a été envoyé d'Essen le 1er septembre 1919 :

"Chère Mademoiselle Marguerite !

J'ai reçu avec beaucoup de plaisir votre lettre. C'était une joie, que je ne peux pas décrire. Je vous suis bien obligé. En vous quittant en 1917, j'ai toujours pensé comment va la agréable Mademoiselle Marguerite et sa famille ? J'ai aussi toujours pensé tu peux peut être visiter encore une fois la famille T., mais malheureusement nous ne sommes jamais revenus au Moulin d'Hergies. C'était le mois d'octobre 1918 pendant notre retraite, nous avons passé Bohain, Wassigny, Etreux, Boué et le Nouvion, c'est peut être vingt kilomètres au sud de la Groise et dans ces jours j'ai toujours pensé, que fait maintenant la famille T. Oh, j'ai vu les plus pauvres de la guerre, quittant leur maison et tous qu'ils possédaient. Et vous aussi ma chère Mademoiselle Marguerite restait plus rien dans la maison ? J'en suis très fâché, oh je me rappelle encore très bien de votre jolie maison et les propres chambres. Mais maintenant, comment allez-vous ?

Maintenant je veux bien aussi parler un peu de notre famille. Chez nous tout le monde va bien, ma maman était très heureuse avoir de retour son fils en bonne santé. Mon seul frère est bien retourné de la Russie étant très longtemps en captivité. Ma soeur et son fiancé le médecin est aussi en bonne santé. Moi, je suis depuis le 1er janvier 1919 chez mon oncle, le Monsieur Alphonse de F. comme secrétaire privé et je n'ai pas à me plaindre, je suis toujours très content. Ci-joint vous trouverez une photo de Jean et ma chère Mademoiselle Marguerite auriez-vous l'obligeance de m'envoyer aussi une petite photo de vous ? Je vous serais très reconnaissant.

J'espère de vous revoir et peut être très bientôt. Au revoir ma chère Mademoiselle Marguerite. Bien le bonjour et saluez de ma part votre famille. Permettez-moi de vous offrir mes salutations les plus cordiales. Votre sincère ami, qui n'oublie jamais la agréable Mademoiselle Marguerite et sa famille.

Jean

Ayez la bonté de me répondre bientôt".

Et le 10 juillet 1921, une autre photo est envoyée à Marguerite, de la Sarre, avec ces mots au dos :

"Aussi pour vous ma petite amie et je vous demande de tout mon coeur n'oublie pas le Monsieur Jean R. de F."

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lundi, 05 novembre 2018

LES POILUS

Extrait du journal de guerre 1914 de mon grand-père paternel paru dans mon livre ARTHUR ET MADELEINE, chez TheBookEdition

https://www.thebookedition.com/fr/arthur-et-madeleine-p-8...

 

Le 22 août : à 2 heures debout. Les balles tombent toujours. L’émotion est très grande dans la nuit. On part sur les hauteurs vers la droite que nous occupions la veille. Longwy brûle toujours. Des nuages rapides emmenés par le vent déjà violent filent au ciel vers le sud. Enfin l’aube vient, le ciel est rouge. Dans les avoines, on n’observe rien. Au loin quelques coups de fusil. Le petit jour vient. Le 46ème aux avant-postes donne le refrain. Les bois se dessinent toujours parmi les champs d’avoine. La brume se lève, matinale. Plus rien. On attend environ une heure. Enfin l’ordre de partir en Belgique. On part à travers les champs de trèfle et d’avoine. La rosée tombe et pénètre dans les souliers. On est arrivés à Romain. On marche en colonne de Compagnies à travers les champs. On arrête à 100 mètres du pays. Halte. On se repose. On attend. Tout à coup, les balles pleuvent. On se couche sur le chemin. J’en profite pour me glisser derrière un tas de cailloux. Plusieurs balles tapent derrière moi sur le chemin et passent en sifflant dans les orties dont est bordé le chemin. Je bondis jusqu’à la 1èremaison et je me mets à l’abri avec tous ceux qui y sont déjà.

Les chefs ne savent plus, perdent la tête. Pour comble on n’a pas d’éclaireurs. Certains disent que c’est le 2ème bataillon qui tire sur nous, d’autres le 46ème. On joue les refrains des 2 régiments. Nouvelle grêle de balles. Les gens se cachent dans les avoines. La fusillade n’arrête pas. On se rue dans les maisons et quand tout le monde est rentré, là horreur ! Terrible méprise ! Le 46ème tirait sur nous. Cela nous a coûté 2 morts et 5 blessés restés sur le terrain. On rassemble. Tout le monde est consterné. Barrier et Accault sont là pour toujours enveloppés dans la mort. Nous avons reçu le vrai baptême du feu par nos propres balles.

Tout à coup en face : Ploc ! Ploc ! Ploc ! D’autres balles sifflent et ce sont des boches ! Poubeau monte à la crête à environ 200 mètres du village et nous rapporte son renseignement. On occupe les 1ères maisons et les murs de jardins et du cimetière, et on fait face à l’ennemi. Plusieurs montent dans les greniers. Je les suis, mais au moment de tirer par la lucarne, une balle passe projetant le plâtre du mur sur la figure, je sens qu’il ne faut pas insister. Je redescends, je me mets au mur avec d’autres et, de là, on tire sur les boches qui paraissent à la crête. Mais aussitôt ils sont nettoyés. Tous tombent. C’est un enfer. Les balles sifflent de partout. Un instant, ils sont descendus à mi-côte tout près d’un noyer et d’une meule de paille et on les oblige à remonter la côte sous notre feu. Ils ne peuvent avancer. Une batterie se met de la partie et on entend passer nos obus qui fauchent derrière la crête les tirailleurs venus des bois voisins. L’ennemi hésite. Quelques Compagnies du 46ème passent derrière nous et battent en retraite, venant de la droite. Tout le monde part et il ne reste plus au mur que le Lieutenant Kern avec une dizaine d’hommes. Il nous supplie de partir mais on n’entend rien. Le bruit est épouvantable. Je tire sur ceux que je vois mais je m’arrête bientôt car les cartouches s’épuisent et je ne peux plus tenir mon fusil qui me brûle les mains.

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samedi, 03 novembre 2018

L'OISEAU BAGUE (Jean GIONO)

Quand on attend violemment quelque chose, toujours, toujours, il faut être très équilibré pour ne pas devenir fou, et, à la fin, prendre en soi-même la force de ne plus attendre.

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mercredi, 31 octobre 2018

LA PLUIE

Quand la pluie retarde les projets

On reste prudent et on guette

Le ciel gris ou noir et les gouttes

En attendant une éclaircie

Comme on est bien chez soi ! Et l'on pense

A demain. On garde le moral

On se déguise pour la fête.

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vendredi, 26 octobre 2018

MYSTERE

Les mystères s'expliquent moins par eux-mêmes qu'en expliquant tout le reste, comme une lampe s'explique moins par sa mèche que par sa lumière (Paul Claudel).

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Le mystère est une position trop favorable pour qu'un esprit bien élevé s'y maintienne (Jean Cocteau).

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lundi, 22 octobre 2018

TRAVAUX

Pas trop présente sur les blogs en ce moment pour cause de travaux au jardin et sur ma terrasse, entre autres choses (le quotidien, les lessives, le repassage, les courses etc... comme tout le monde, même si je suis à la retraite).

En taillant mon laurier rose qui a pris trop d'ampleur, je l'ai planté il y a 20 ans, j'ai eu la surprise de voir dans la branche taillée ce visage qui me fait penser à un singe...

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Depuis le 3 octobre, je peins aussi la rambarde de ma terrasse posée fin juillet. Il faut remettre une couche de peinture avant l'hiver. En 4 demi-journées, soit 10 h déjà effectués, j'ai presque terminé. Sur 145 piquets, j'en ai peint jusqu'à maintenant 110. Voyez le travail ! il faut peindre dessus, en dessous, plus les 4 côtés des piquets.  J'ai aussi remis une couche sur la grille de ma porte d'entrée. Il me faut faire la grille de la fenêtre du garage et l'arche à rosier qui commence à rouiller.

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mercredi, 17 octobre 2018

PETITES FLEURS

Des petites fleurs

Qui font du bien

Dans le jardin

Avant la pluie

Que l'on regarde

Après la pluie

Pour se faire du bien.

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lundi, 15 octobre 2018

L'AVERTISSEUR (Les Fleurs du Mal - Charles BAUDELAIRE)

Tout homme digne de ce nom

A dans le coeur un Serpent jaune,

Installé comme sur un trône,

Qui, s'il dit : "Je veux !" répond : "Non !"

Plonge tes yeux dans les yeux fixes

Des Satyresses ou des Nixes,

La Dent dit : "Pense à ton devoir !"

Fais des enfants, plante des arbres,

Polis des vers, sculpte des marbres,

La Dent dit : "Vivras-tu ce soir ?"

Quoi qu'il ébauche ou qu'il espère

L'homme ne vit pas un moment

Sans subir l'avertissement

De l'insupportable Vipère.

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jeudi, 11 octobre 2018

ST MICHEL DE GRANDMONT


J'ai visité ce lieu charmant il y a 4 ans et j'ai fait le montage vidéo avec mes photos personnelles. 

Pour s'y rendre, voir ce site : http://www.herault-tourisme.com/patrimoine-culturel/soumo...

 

dimanche, 07 octobre 2018

LA FEMME DE L'AN 2000

Voici l'extrait d'un article paru dans le magazine CHEZ NOUS de 1965 concernant la femme de l'an 2000, article que je viens de retrouver car il y a une recette de tarte aux pommes au dos.

"La femme de l'an 2000 n'aura plus lieu d'être jalouse de la secrétaire de son mari, laquelle aura également l'avantage de ne plus jamais se tromper en prenant la dictée. Ce sera probablement une petite boîte grise dotée d'une mémoire magnétique et capable de transformer en phrases écrites les sons qu'elle entendra.

Certains techniciens des choses de l'avenir croient que l'on pourrait être amené à dresser des singes pour qu'ils effectuent les tâches subalternes ; dans un siècle, en effet, on ne trouvera plus de manoeuvres, de même qu'aujourd'hui il devient déjà difficile de se procurer une femme de ménage et à peu près impossible de découvrir un valet de chambre.

Demain les salaires seront plus élevés et les loisirs plus abondants. La semaine de travail ne descendra peut être pas en dessous de 5 jours, mais la durée des journées de travail pourrait être raccourcie ; en 1910 le Français moyen travaillait 190.000 heures dans sa vie, tandis qu'aujourd'hui ce temps a été ramené à 90.000 heures et que dans l'avenir il baissera encore.

L'âge de la retraite sera avancé. Les vacances seront plus longues. La scolarité sera obligatoire jusqu'à 18 ans. Les professeurs devront périodiquement retourner à l'école, comme les ingénieurs, car les connaissances iront de plus en plus vite, et, pour rester au courant, ils devront deux ou trois fois dans leur vie recommencer leurs études.

Comme les équipements collectifs (hôpitaux, autoroutes, téléphones, etc...) auront de plus en plus d'importance, nous ne risquons pas, hélas, de devoir céder au fisc une part moins grande des fruits de notre travail".

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