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mercredi, 09 mars 2022

FAIRE UN TROU DANS LA LUNE

C'est manquer à ses engagements, faire faillite. Jusqu'au règne de Charles IX, le terme des contrats et des paiements était ordinairement fixé à la lune qui précède et détermine la fête de Pâques, avec laquelle commençait l'année. C'est pourquoi les débiteurs qui ne payaient pas à l'échéance de la pleine lune, ou qui déclinaient cette échéance par une banqueroute, étaient supposés faire une brèche à la lune.

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vendredi, 25 février 2022

HABILLE COMME UN GARDEUR DE LIONS

Cela se dit d'un homme qui ne change presque jamais d'habit parce qu'un gardeur de lions est toujours vêtu de la même manière, afin que les fauves le reconnaissent.

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mardi, 08 février 2022

SE FAIRE TIRER L'OREILLE

Chez les Romains, quand il survenait un différend qui ne pouvait se terminer à l'amiable, l'offensé citait devant le prêteur celui dont il avait à se plaindre.

Quand ce dernier ne comparaissait point dans les délais fixés, le plaignant sommait les témoins, s'il en avait, de venir déposer. Si ceux-ci refusaient, ce qui arrivait souvent pour une cause ou pour une autre, il était autorisé à les amener par l'oreille, et à la leur pincer, dans le cas où ils feraient résistance.

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samedi, 21 août 2021

PAPILLONS

Les papillons ne sont que des fleurs envolées un jour de fête où la nature était en veine d'invention et de fécondité (George SAND).

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mardi, 30 mars 2021

TOMBER DANS LES POMMES

expression,citation,culture,bon à savoir,george sand,auteur,écritureCette expression est apparue à la fin du 19ème siècle. Elle signifie : s'évanouir, tomber en pâmoison. On pense qu'elle serait tirée des lettres adressées par George Sand à Mme Dupin, sa grand mère, dans lesquelles l'écrivaine écrit : "être dans les pommes cuites" pour imager son état de grande fatigue. A cette époque, il était d'usage de jeter des pommes cuites sur des acteurs de théâtre que l'on considérait particulièrement mauvais.

 

vendredi, 11 décembre 2020

PRENDRE SON PIED

Lorsqu'une personne éprouve un grand plaisir dans son activité, on dit parfois qu'elle "prend son pied". Une expression qui n'a rien à voir avec cette extrémité du corps humain.

Ici, le "pied" renvoie à une unité de mesure, d'environ 30 cm, employée dans l'Antiquité. Elle était notamment utilisée par les pirates et les voleurs pour partager leur butin qui était rassemblé en un tas. Après avoir mesuré sa hauteur, chacun prenait l'équivalent d'un pied du trésor, des objets ou des sommes dérobées. Une part que ces individus dépensaient ensuite dans diverses activités, et notamment avec des prostituées. 

"Prendre son pied" s'est ensuite généralisé dans le langage populaire, tandis que l'emploi de l'unité de mesure s'est peu à peu réduit à la navigation et à l'aéronautique. 

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jeudi, 22 octobre 2020

METTRE SA MAIN AU FEU

Au Moyen Age, il arrivait que, pour ne pas avoir à mener des investigations longues et fastidieuses, on soumette l'accusé au jugement de Dieu.

S'il sortait vainqueur d'une épreuve choisie, il était déclaré innocent. Dans le cas inverse, il était forcément coupable.

Les épreuves pouvaient être des tournois, des duels ou bien on le ficelait aux poignets et aux chevilles et on le jetait à l'eau. Si son corps flottait, il était coupable, l'eau est un élément qui rejette à la surface ceux qui ont la conscience lourde de fautes, disait-on. Ou bien l'accusé devait tenir dans sa main une barre de feu sortant des braises, ou bien il devait laisser sa main dans les flammes. Si elle en ressortait indemne, celui-ci était innocent.

Mettre sa main au feu est donc une référence à ce jugement de Dieu.

De nos jours, cette expression est employée quand on cherche à convaincre une personne que l'on a raison dans ce qu'on affirme.

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mercredi, 05 août 2020

MONTER SUR SES GRANDS CHEVAUX

Lorsqu'une personne s'énerve et hausse le ton pour défendre son point de vue, on dit parfois qu'elle "monte sur ses grands chevaux". L'origine de cette expression remonte au Moyen Age. A cette époque, on choisissait son cheval en fonction de l'activité que l'on comptait effectuer. Le majestueux palefroi servait par exemple pour les parades, le robuste roussin pour les travaux des champs, et le courageux destrier pour les tournois et la guerre. Ce dernier, le plus réputé, était perçu comme plus puissant et plus grand que les autres. Ainsi, "monter sur ses grands chevaux" désignait le fait de partir au combat avec fougue, en chevauchant les montures les plus imposantes. A partir du XVIème siècle, cette idée d'ardeur a progressivement été remplacée par la colère et l'agressivité, tandis que la bataille s'est déplacée sur le terrain des idées.

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lundi, 18 mai 2020

AVOIR LA SCOUMOUNE

Quand une personne est malchanceuse, on dit parfois qu'elle a la scoumoune (comme l'acteur Pierre Richard dans LA CHEVRE).

Cette expression vient du latin "excommunicare" signifiant excommunier, qui a été ensuite repris en Italie en "scomunicare".

Depuis le Moyen Age, dans ce pays de tradition catholique, être banni de la communauté chrétienne était considéré comme l'un des pires malheurs possible. Au fil du temps, cette idée de malchance liée à l'excommunication a été reprise dans d'autres zones du bassin méditerranéen, proches de l'Italie : la Corse et l'Afrique du Nord. Ces populations ont alors parlé de "scomun", puis "scoumoune", avant de populariser ce terme en France dans la 1ère moitié du 20ème siècle.

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samedi, 30 novembre 2019

ETRE PATRAQUE

Cette expression est apparue dans le courant du XVIIème siècle en France, qui tire son origine de la langue italienne. Le mot "patraque" dérive de "patacca" que les habitants de la Botte employaient notamment pour désigner une pièce de monnaie sans grande valeur. Les habitants de Provence qui réalisaient à l'époque de nombreuses affaires avec leurs voisins transalpins, ont repris ce terme et l'ont transformé en "patraca" pour parler d'un objet usé, qui ne fonctionne pas très bien. Par analogie, le sens de ce mot a évolué avec le temps pour faire référence à une personne dont l'état de santé est mauvais, tandis que son orthographe a fini par être totalement francisée.

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