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vendredi, 27 février 2015

MON PETIT JARDIN

C'est le printemps, Mon père achète des graines pour son potager. Il a préparé la terre et creuse des sillons. Il me montre comment placer ces graines. Quand il a terminé, il replace la terre délicatement, tasse le tout avec ses bottes et passe l'arrosoir pour bien mouiller le sillon.

Il attache le paquet vide en tête de ligne sur un petit piquet en bois.

Quelquefois il me donne les paquets presque vides. Il me montre une petite parcelle où je suis autorisée à planter quelques graines de carottes, de persil et même de fleurs. Je divise la parcelle en quatre parties et, avec ma pelle en plastique, je retourne la terre. Je dessine deux allées avec des petits cailloux.

Mon premier jardin est minuscule, je ne peux pas bêcher comme mon père car je ne suis pas aussi forte que lui mais je suis fière du résultat. Avec mon arrosoir en plastique, je mouille la terre chaque soir en rentrant de l'école. Je guette les premières pousses. Le jour où elles se décident à montrer le bout de leur nez, j'appelle mes parents et leur montre ces petites tiges fragiles qui fendent la croûte terreuse.

Je suis heureuse.

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samedi, 07 février 2015

Mr ROUSSEAU

Un de mes professeurs m'a marqué plus particulièrement. Proche de la retraite, il enseignait le français en 5ème au collège que je fréquentais, collège qui était également un lycée. 

Trois lieux ont marqué son existence : sa ville natale, l'Afrique et la ville où il a passé la fin de sa vie.

Les jeunes de mon âge se souviennent de la célèbre 2 CV rouge qui se garait le matin et l'après midi devant l'établissement. Le professeur emmenait quelquefois des élèves avec lui.

Il commençait son cours avec sérieux puis, voulant partager ses souvenirs, il parlait de sa vie passée à Bamako, capitale du Soudan, l'actuel Mali. Il nous racontait des anecdotes sur les Touaregs, comment ils vivaient, quelles étaient leurs coutumes. 

Mr Rousseau avait exercé dans le cadre de l'éducation des fonctions de professeur, d'inspecteur en brousse et de directeur de cabinet au sein du ministère. Il interrompait ses cours quand un détail lui rappelait cette vie loin de la France qui devait certainement lui manquer. Nous écoutions ces récits qui nous semblaient d'un autre monde. A treize ans, nous étions si jeunes que nous ne connaissions presque rien.

Notre professeur ressemblait à Jean Gabin et impressionnait quand ses grands yeux clairs s'écarquillaient ou quand ses sourcils se fronçaient. Il était extraordinaire. Nous l'aimions bien ce "papy" sympathique. Pendant les grandes vacances, comme certaines de mes camarades, je lui ai envoyé une carte postale de Bretagne. Il venait de prendre sa retraite et il nous manquait déjà.

Dans sa ville, il était connu : il avait plusieurs cordes à son arc. Il animait d'ailleurs un club de tir à l'arc. Il était à la fois musicien, peintre, animateur, acteur, orateur, conteur et historien. Il a touché à tout avec réussite. En tant que peintre, il participait à de nombreuses expositions prestigieuses. Sa maison était tapissée de ses toiles. En tant qu'animateur, il participait à la mise en place de défilés en costumes historiques. En tant qu'acteur, il avait monté plusieurs pièces de théâtre dans sa commune.

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mercredi, 14 janvier 2015

VA CHERCHER DU LAIT (souvenirs d'enfance)

Maman me donne un pot en aluminium et quelques pièces que je mets dans la poche de mon manteau. Elle me demande d'aller chercher du lait chez la mère d'Ernest. 

Tout au long du chemin, je répète ce que Maman me dit quelquefois : "tu as 7 ans, tu es grande maintenant...". Oui, car je vais à la grande école.

Je passe devant la Gendarmerie où un drapeau flotte, puis devant le magasin de vélos. Je regarde la vitrine. Je remue les pièces dans ma poche et je repars.

Arrivée devant la lourde porte de la grand-mère, je tourne la grosse poignée et pousse de toutes mes forces pour ouvrir. La porte se referme derrière moi.

Je marche sur le carrelage où mes souliers résonnent. Je monte trois marches qui mènent à la table où je dépose mon pot à lait. La vieille dame arrive et je lui dit bonjour en lui tendant mes quelques pièces. Elle me répond et prend mon pot. Dans la pièce mal éclairée sous l'immense plafond, je regarde les vitres de toutes les couleurs de la grande porte derrière laquelle la dame a disparu. Elle revient avec mon pot que je reprends délicatement.

J'aime l'odeur chaude du lait.

Je ne reste pas plus longtemps car je ne sais pas quoi dire à la dame, à part "au revoir et merci", comme Maman m'a appris.

Je suis soulagée de rentrer à la maison, je n'ai pas renversé le lait...

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samedi, 13 décembre 2014

La Foire St Luc

Chaque année, le 18 octobre, a lieu la foire St Luc, un événement important pour la ville où je suis née. Des commerçants ambulants envahissent la rue principale et les deux places, mettant de l'animation pour une journée. De chaque côté de la rue, les étalages attirent petits et grands. On entend ici et là différentes musiques. Les commerçants crient devant les passants en vantant leurs produits. On trouve de la vaisselle, des batteries de cuisine, des disques, des livres, des jouets, du linge de maison, des oignons, de l'ail, des gâteaux, des chaussures, des vêtements, des oiseaux, des lapins, des toupies, des peluches, du nougat, tout ce que vous pouvez imaginer pour combler le monde qui se presse dans le fouillis.

Au bout de cette artère principale, est exposé du bétail, des tracteurs et du matériel agricole. Les fermiers y font des affaires.

En ce jour de fête, ma mère et ma grand mère me donnaient quelques francs afin que je puisse acheter le jouet de mes rêves. Pour le trouver, je faisais plusieurs fois le tour des étalages. Maman profitait de la Foire pour habiller ses 5 enfants car l'hiver était déjà là à cette époque de l'année. C'était aussi l'occasion de bavarder avec des amis.

Sur les deux places, les forains avaient installé leur manège. J'essayais de ne pas dépenser tout ce que j'avais dans mon porte monnaie. La tentation était grande partout. Autour des manèges, des bijoux de princesses étaient vendus dans des distributeurs automatiques. Les garçons pouvaient s'essayer au fusil sur les cartons des stands de tir avec leur père et tenter de gagner d'immenses peluches. 

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samedi, 06 décembre 2014

SAINT NICOLAS

Saint Nicolas

Souvenirs 

Enfance

Cadeaux

Joies

Images

Coloriages

Papier froissé

Pain d'épices

Miel

Clémentines....

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jeudi, 09 octobre 2014

MON 1er DEMENAGEMENT (Extrait de mon livre ELISA RACONTE)

J'ai 2 ans 1/2 et ma mère attend son 4ème enfant. Elle a 27 ans. Mon père nous prend en photo, mon frère, ma soeur, ma mère et moi, devant ce qui fût notre maison. Car aujourd'hui nous déménageons. Nous partons dans une nouvelle maison, à l'autre bout de la ville, une maison que mes parents ont fait construire dans un quartier calme, près des écoles de filles et de garçons. Ma mère porte un long manteau qui cache sa grossesse arrivée à terme.

Elle me donne la main gauche et, de la main droite, je tiens mon petit sac à main rouge. J'ai mis mes chaussures blanches. Je porte aussi un manteau comme mon frère et ma soeur.

Nous sommes photographiés devant la porte d'entrée, sur les marches qui donnent sur le trottoir et la route pavée. Mon frère se tient tout droit comme un soldat au "garde à vous". Il porte un manteau clair et ma soeur se tient entre ma mère et mon frère, en penchant la tête, car elle s'est mise un peu derrière ma mère. Elle tient son petit sac beige dans la main droite.

Nous voilà partis pour notre nouvelle maison.

Dans le jardin, je ne vois aucun arbre, aucune fleur, même pas une berbe qui pousse dans ce qui fût un chantier de construction. En entrant dans la maison, je sens l'odeur du plâtre et du bois neufs. Qand nous nous parlons, nos voix résonnent car mes parents n'ont pas beaucoup de meubles. Je n'aime pas cette maison. Les murs sont blancs et les fenêtres sans peinture, elle est impersonnelle.

Je dis à ma mère que je veux revenir dans l'autre maison car j'y ai mes souvenirs. Mais elle me répond que ce n'est pas possible.

Mon frère et ma soeur partent à l'école et je reste seule avec ma mrère. Je ne veux pas manger, je ne veux pas jouer, je m'ennuie toute seule.

Puis, quelques semaines après le déménagement, je m'en vais passer quelques jours chez mon grand père et ma grand mère, à l'autre bout de la ville, accompagnée de mon frère et de ma soeur.

Ma grand mère s'absente une demi-journée et mon grand père nous garde tous les trois. Il nous fait des clins d'oeil complices en sortant un paquet de bonbons du vieux buffet de la cuisine. Il m'apprend à écrire, à lire, je joue avec les voitures de mon frère. Ma soeur joue aux cartes avec mon grand père qui fume la pipe.

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Quand nous revenons, nous découvrons un bébé aux cheveux noirs, dans un berceau là-haut, dans une des chambres. C'est ma petite soeur, mignonne. C'est la 1ère fois que je vois un bébé. On dirait une poupée. Je suis heureuse. Je voudrais la prendre dans mes bras comme le fait ma maman. Je l'aime tellement cette petite soeur que je retrouve l'appétit et j'oublie ma peine causée par le déménagement.

 

samedi, 27 septembre 2014

CATASTROPHE DU 5-7

Il y a un peu plus d'un mois, en passant en Isère, nous nous sommes arrêtés à St Laurent du Pont.

C'est là qu'un terrible incendie anéantissait la discothèque "Le 5-7" le 1er novembre 1970. C'est dans cette discothèque que 146 jeunes de 15 à 25 ans périssaient, pris au piège.

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2010/10/31/catastroph...

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17:08 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (21)

samedi, 06 septembre 2014

MES 14 ANS (Extrait de mon livre ELISA RACONTE)

Le jour de mes 14 ans, j'étais heureuse. Je n'ai pas eu de cadeau pour mon anniversaire, mes parents n'avaient pas les moyens d'offrir un cadeau tous les ans à chacun de leurs cinq enfants.

J'étais simplement heureuse d'avoir 14 ans. Je trouvais que cet âge était très important. Quand je me regardais dans le miroir, je me disais : tu n'es plus une enfant...

Je devenais vraiment une jeune fille. Le chiffre 14 me plaisait, je ne saurais pas dire pourquoi.

Je voyais mon corps se transformer, je pouvais maintenant choisir des robes de jeune fille et tirer un trait sur les socquettes et les jupes imposées par ma mère. Je pouvais enfin porter des bas et des chaussures à petit talon.

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mercredi, 06 août 2014

PUCCI, CHIEN DE COMPAGNIE (Extrait de mon livre ELISA RACONTE)

Quand je suis née, mon grand-père avait un Berger allemand qu'il aimait beaucoup. Il l'avait recueilli et je savais que Tom n'avait plus de maître à l'époque où mon grand-père l'avait trouvé. C'était l'après guerre et sans doute le propriétaire était décédé ou reparti dans son pays.

J'étais encore bébé mais j'ai vu quelques photos de Tom dans un cadre de la salle à manger. Il était très beau. Quand ma mère me langeait, il me léchait les pieds.

Quand grand-père est parti à la retraite, Tom était décédé depuis plusieurs années. Tom était leur deuxième chien. Avant la guerre, un autre petit chien, à poils longs et qui s'appelait Furax, figure sur quelques photos. 

Un jour d'été, une voisine de mes grands-parents leur proposa un chiot. Ma grand-mère, connaissant bien cette voisine, ne refusa pas, appréciant l'idée d'avoir une nouvelle compagnie. Ce chien était petit, il avait le poil ras de couleur marron clair.

Quand j'arrivais chez grand-père chaque jeudi, j'ouvrais le portail près de sa niche et cherchais partout après lui. Je savais que Pucci était un brave toutou.

Quelquefois grand-père partait en Solex l'après midi, laissant grand-mère seule avec nous. Nous passions la voir pour raconter notre semaine à l'école et nous promener avec elle le long du canal ou dans les bois. Puis nous rentrions goûter. Il arrivait que Pucci, tout à coup, dressait les oreilles et courait vers la fenêtre donnant sur la rue. Il avait entendu le Solex bien avant nous. Il aboyait alors en courant vers la porte d'entrée. Grand-mère avait l'habitude, elle savait que Pucci ne se trompait jamais. C'était la fête quand grand-père franchissait le portail du jardin !

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jeudi, 12 juin 2014

George SAND

Nous nous sommes arrêtés à NOHANT, au coeur du Berry, le 11 mai dernier.

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Nous avons vu la maison de George SAND. Cette ancienne maison de maître fut achetée en 1793 par sa grand mère. George SAND en a hérité en 1821.

http://www.berryprovince.com/visiter-et-profiter/histoire...

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De 1839 à 1846, Chopin y compose ses plus beaux chefs d'oeuvre.

Delacroix y aura un atelier, Balzac, Flaubert, Dumas, Gautier et bien d'autres y feront des séjours.

De son vrai nom Aurore DUPIN, George SAND (1804-1876), est l'auteur de 70 romans, de nouvelles, de contes, de pièces de théatre, de critiques littéraires, de pamphlets et d'une importante correspondance.

Elle est enterrée dans le cimetière proche de sa demeure le 10 juin 1876.

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