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jeudi, 09 octobre 2014

MON 1er DEMENAGEMENT (Extrait de mon livre ELISA RACONTE)

J'ai 2 ans 1/2 et ma mère attend son 4ème enfant. Elle a 27 ans. Mon père nous prend en photo, mon frère, ma soeur, ma mère et moi, devant ce qui fût notre maison. Car aujourd'hui nous déménageons. Nous partons dans une nouvelle maison, à l'autre bout de la ville, une maison que mes parents ont fait construire dans un quartier calme, près des écoles de filles et de garçons. Ma mère porte un long manteau qui cache sa grossesse arrivée à terme.

Elle me donne la main gauche et, de la main droite, je tiens mon petit sac à main rouge. J'ai mis mes chaussures blanches. Je porte aussi un manteau comme mon frère et ma soeur.

Nous sommes photographiés devant la porte d'entrée, sur les marches qui donnent sur le trottoir et la route pavée. Mon frère se tient tout droit comme un soldat au "garde à vous". Il porte un manteau clair et ma soeur se tient entre ma mère et mon frère, en penchant la tête, car elle s'est mise un peu derrière ma mère. Elle tient son petit sac beige dans la main droite.

Nous voilà partis pour notre nouvelle maison.

Dans le jardin, je ne vois aucun arbre, aucune fleur, même pas une berbe qui pousse dans ce qui fût un chantier de construction. En entrant dans la maison, je sens l'odeur du plâtre et du bois neufs. Qand nous nous parlons, nos voix résonnent car mes parents n'ont pas beaucoup de meubles. Je n'aime pas cette maison. Les murs sont blancs et les fenêtres sans peinture, elle est impersonnelle.

Je dis à ma mère que je veux revenir dans l'autre maison car j'y ai mes souvenirs. Mais elle me répond que ce n'est pas possible.

Mon frère et ma soeur partent à l'école et je reste seule avec ma mrère. Je ne veux pas manger, je ne veux pas jouer, je m'ennuie toute seule.

Puis, quelques semaines après le déménagement, je m'en vais passer quelques jours chez mon grand père et ma grand mère, à l'autre bout de la ville, accompagnée de mon frère et de ma soeur.

Ma grand mère s'absente une demi-journée et mon grand père nous garde tous les trois. Il nous fait des clins d'oeil complices en sortant un paquet de bonbons du vieux buffet de la cuisine. Il m'apprend à écrire, à lire, je joue avec les voitures de mon frère. Ma soeur joue aux cartes avec mon grand père qui fume la pipe.

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Quand nous revenons, nous découvrons un bébé aux cheveux noirs, dans un berceau là-haut, dans une des chambres. C'est ma petite soeur, mignonne. C'est la 1ère fois que je vois un bébé. On dirait une poupée. Je suis heureuse. Je voudrais la prendre dans mes bras comme le fait ma maman. Je l'aime tellement cette petite soeur que je retrouve l'appétit et j'oublie ma peine causée par le déménagement.

 

samedi, 27 septembre 2014

CATASTROPHE DU 5-7

Il y a un peu plus d'un mois, en passant en Isère, nous nous sommes arrêtés à St Laurent du Pont.

C'est là qu'un terrible incendie anéantissait la discothèque "Le 5-7" le 1er novembre 1970. C'est dans cette discothèque que 146 jeunes de 15 à 25 ans périssaient, pris au piège.

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2010/10/31/catastroph...

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17:08 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (21)

samedi, 06 septembre 2014

MES 14 ANS (Extrait de mon livre ELISA RACONTE)

Le jour de mes 14 ans, j'étais heureuse. Je n'ai pas eu de cadeau pour mon anniversaire, mes parents n'avaient pas les moyens d'offrir un cadeau tous les ans à chacun de leurs cinq enfants.

J'étais simplement heureuse d'avoir 14 ans. Je trouvais que cet âge était très important. Quand je me regardais dans le miroir, je me disais : tu n'es plus une enfant...

Je devenais vraiment une jeune fille. Le chiffre 14 me plaisait, je ne saurais pas dire pourquoi.

Je voyais mon corps se transformer, je pouvais maintenant choisir des robes de jeune fille et tirer un trait sur les socquettes et les jupes imposées par ma mère. Je pouvais enfin porter des bas et des chaussures à petit talon.

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mercredi, 06 août 2014

PUCCI, CHIEN DE COMPAGNIE (Extrait de mon livre ELISA RACONTE)

Quand je suis née, mon grand-père avait un Berger allemand qu'il aimait beaucoup. Il l'avait recueilli et je savais que Tom n'avait plus de maître à l'époque où mon grand-père l'avait trouvé. C'était l'après guerre et sans doute le propriétaire était décédé ou reparti dans son pays.

J'étais encore bébé mais j'ai vu quelques photos de Tom dans un cadre de la salle à manger. Il était très beau. Quand ma mère me langeait, il me léchait les pieds.

Quand grand-père est parti à la retraite, Tom était décédé depuis plusieurs années. Tom était leur deuxième chien. Avant la guerre, un autre petit chien, à poils longs et qui s'appelait Furax, figure sur quelques photos. 

Un jour d'été, une voisine de mes grands-parents leur proposa un chiot. Ma grand-mère, connaissant bien cette voisine, ne refusa pas, appréciant l'idée d'avoir une nouvelle compagnie. Ce chien était petit, il avait le poil ras de couleur marron clair.

Quand j'arrivais chez grand-père chaque jeudi, j'ouvrais le portail près de sa niche et cherchais partout après lui. Je savais que Pucci était un brave toutou.

Quelquefois grand-père partait en Solex l'après midi, laissant grand-mère seule avec nous. Nous passions la voir pour raconter notre semaine à l'école et nous promener avec elle le long du canal ou dans les bois. Puis nous rentrions goûter. Il arrivait que Pucci, tout à coup, dressait les oreilles et courait vers la fenêtre donnant sur la rue. Il avait entendu le Solex bien avant nous. Il aboyait alors en courant vers la porte d'entrée. Grand-mère avait l'habitude, elle savait que Pucci ne se trompait jamais. C'était la fête quand grand-père franchissait le portail du jardin !

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jeudi, 12 juin 2014

George SAND

Nous nous sommes arrêtés à NOHANT, au coeur du Berry, le 11 mai dernier.

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Nous avons vu la maison de George SAND. Cette ancienne maison de maître fut achetée en 1793 par sa grand mère. George SAND en a hérité en 1821.

http://www.berryprovince.com/visiter-et-profiter/histoire...

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De 1839 à 1846, Chopin y compose ses plus beaux chefs d'oeuvre.

Delacroix y aura un atelier, Balzac, Flaubert, Dumas, Gautier et bien d'autres y feront des séjours.

De son vrai nom Aurore DUPIN, George SAND (1804-1876), est l'auteur de 70 romans, de nouvelles, de contes, de pièces de théatre, de critiques littéraires, de pamphlets et d'une importante correspondance.

Elle est enterrée dans le cimetière proche de sa demeure le 10 juin 1876.

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mercredi, 07 mai 2014

CHEZ ANDREE

Aujourd'hui je pars avec maman chez sa cousine Andrée. Elle tient une ferme avec son mari Jojo. Ils ont 4 enfants : Eric, Nicole, Cathy et Anne qui sont aussi mes cousins et cousines, mais que je ne vois pas souvent.

Comme il a neigé, nous mettons de vieilles chaussettes au-dessus de nos chaussures. Ainsi, nous ne glisserons pas en marchant dans la neige. Je mets les gants, le bonnet et l'écharpe que j'ai tricotés cet été.

Sur la route, nous regardons le paysage qui a bien changé sous le manteau de neige tombé hier après-midi.

Nous discutons de choses et d'autres avant d'arriver à la sortie de la ville où se trouve la ferme. Nous ouvrons la grille de la cour. La ferme est perpendiculaire à la route. Au fond de la cour, je vois la grange et le tracteur de Jojo garé devant. Les vaches et les cochons sont enfermés car il fait très froid. Seules les poules gambadent dans la cour. Nous essuyons bien nos pieds, avant d'entrer, sur le tapis devant la porte. Nous appuyons sur la sonnette et entrons dans le couloir où nous ouvrons nos manteaux avant de frapper à la porte de la salle à manger. Nous disons bonjour au grand-père qui est assis à côté de la cheminée, l'oreille collée au poste de radio. Il porte des lunettes noires et sa canne est posée près de lui. Nous discutons un peu avec lui de sa santé et du temps qu'il fait. Puis Andrée arrive souriante de la pièce du fond. On s'embrasse et elle nous demande si nous allons bien. Elle sort ses tasses à café, sa boite à biscuits et à sucre avec un pichet de crème, comme à l'habitude. J'aime son café et sa crème. Andrée et Maman discutent en tournant leur cuillère dans la tasse. Elles ont tant de choses à se raconter. De temps en temps, grand-père laisse la radio pour nous écouter et continuer la conversation avec nous. Je pense qu'il doit s'ennuyer. Maman passe commande de beurre et de fromage blanc à Andrée qui disparaît derrière la porte du fond. Jojo vient nous embrasser mais il n'a pas beaucoup le temps de bavarder avec nous. Il prend un petit café et repart travailler.

Un jour, il m'a montré ses vaches mais j'ai eu un peu peur car elles sont impressionnantes par leur taille. Les cochons ne me font pas peur, ils sont sales, ils aiment se traîner dans la boue si fréquente dans cette région du Nord.

Andrée réapparaît avec ses paquets de beurre et de fromage blanc que maman glisse dans son sac à provisions. Nous finissons notre tasse de café et nous levons pour dire au revoir au grand-père qui ne peut pas bouger de sa chaise et à Andrée qui est très bavarde mais si gentille.

Nous repartons à la maison. Nous avons le nez et les joues si froides qu'ils sont rouges. Nous rentrons vite nous réchauffer près du feu qui nous attend.

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samedi, 12 avril 2014

LALA

La voisine joue du piano cet après midi. Je l'entends à travers le mur de notre maison. Maman repasse le linge pendant que mon frère et ma grande soeur sont à l'école. J'ai deux ans et, bien sûr, je ne vais pas encore à l'école maternelle.

J'aime quand j'entends de la musique. Je sais chanter quelques chansons que nous entendons à la radio. Je les reprends de ma petite voix. Ma mère est "aux anges" quand elle m'entend chanter.

Je me dirige vers le mur mitoyen où Lala joue de son piano et je reste là, l'oreille collée contre la tapisserie, pendant que maman fait glisser son fer à repasser sur les vêtements qui passent de la corbeille à linge à la table, puis à l'armoire.

Quelquefois, je vois la voisine dans la rue quand je pars faire les courses avec maman. Alors la pianiste me regarde et me dit bonjour. Et moi je réponds : "Lala". Ma mère se met à rire et engage la conversation avec Colette (c'est son prénom) qui est mariée mais n'a pas d'enfant.

J'aime bien le son du piano et les morceaux qu'elle joue résonnent dans toute la maison.

Je ne suis jamais entrée dans la maison de Lala. Je n'ai jamais vu son piano. Quand nous avons déménagé, je l'ai revue souvent faire ses courses. Elle n'a jamais eu d'enfant...

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vendredi, 21 mars 2014

A L'ECOLE MATERNELLE

école,souvenirs,écriture,nouvelles et textes brefs,auteur,livre,publication,littérature,société,culture,enfanceDe mes années passées à l'école maternelle, il me reste peu de souvenirs. Ce dont je me souviens, c'est que je n'ai pas pleuré le 1er jour.

Les maîtresses étaient très gentilles et douces.

J'ai très peu de souvenirs de la 1ère année de maternelle.

Je me revois avec mes petites camarades, essayant de dessiner, de recopier ce que la maîtresse avait écrit. Nous faisions des collages de papiers de couleurs différentes, nous chantions et la maîtresse nous initiait à la musique avec des tambourins que nous frappions du poing.

J'ai plus de souvenirs de la dernière année car la maîtresse avait décoré la salle de classe avec des filets de pêche, des étoiles de mer, des photos de bateaux, de mer, avec des coquillages, du sable et des algues. Et surtout, elle nous avait appris à chanter une chanson de Charles TRENET : La mer.

A la fin de l'année scolaire, nous avons chanté devant nos parents et avons été chaleureusement applaudis.

Je me souviens également de l'odeur de la peinture. Chaque enfant avait une poterie à décorer. La maîtresse nous avait donné un pot à peindre sur lequel elle avait fait des dessins. A nous de peindre le pot et de le laisser sécher toute une journée. Le lendemain ou le jour suivant, nous devions y ajouter les motifs avec une peinture d'une autre couleur.

J'ai gardé ce pot. Il est abîmé mais c'est merveilleux de savoir que je l'ai peint quand j'avais 5 ans. Il est rose et les dessins représentent des bateaux verts à voiles blanches.

Je me souviens également du cadeau que j'ai reçu au Noël de l'école : une dinette en métal !

Comme l'école était mixte, les filles avaient des petits amoureux ou fiancés. Les petits garçons avaient des amoureuses ou fiancées.

 

 

 

samedi, 15 mars 2014

EN VELO AVEC MON PAPA

Mon papa s'apprête à partir travailler. Il y va en vélo car c'est à l'autre bout de la ville. Pour faire plaisir à sa maman, et comme je suis trop petite pour aller à l'école, il me prend avec lui. Il m'assied sur le siège attaché au porte-bagages. Cela permet de soulager maman qui a beaucoup de travail avec ma petite soeur.

Nous voilà partis après le repas de midi. Je m'accroche à son manteau car j'ai un peu peur. Je ne vois pas la rue qui défile devant moi. Je regarde les maison qui défilent sur le côté.

Arrivés au portail en fer de l'usine, il me laisse sur le vélo et descend pour ouvrir. Derrière le portail se trouve, à droite, la maison de mon grand-père et de ma grand-mère. A gauche, ce sont les bâtiments de l'usine puis les bureaux. Au fond de la cour se trouvent aussi des bâtiments où les ouvriers travaillent.

Au fond à droite, se dressent de vieux bâtiments qui servent de garage et une grange en bois, comme dans les films de cow-boys.

Mon grand-père est déjà au bureau, il travaille comme comptable avec une dame. Je peux le voir car il a son bureau près de la fenêtre qui donne sur la cour. Il me fait signe bonjour. Le dimanche, il m'emmène voir son bureau quand il n'y a personne.

Mon papa me dépose chez sa maman qui m'embrasse très fort et il s'en va.

J'aide ma grand-mère à ranger sa cuisine comme je peux. Elle me lit une histoire. Je dessine sur du vieux papier avec de vieux crayons de couleurs. Nous allons ensuite ramasser les oeufs que les poules ont laissé un peu partout : dans la paille de la réserve à charbon, dans certains coins du jardin. Il faut bien regarder et surtout ne pas les laisser tomber. Je m'amuse aussi quelquefois avec les poules qui s'échappent dès que je veux les toucher. Mais j'ai l'habitude. Ensuite, ma grand-mère me donne un biscuit pour le goûter car l'air de la campagne ça creuse. Elle m'emmène dans le potager car il faut penser au repas du soir. J'y vois des salades, des poireaux et d'autres légumes ainsi que quelques fleurs.

Quand mon papa a fini sa journée de travail, il rentre avec mon grand-père qui m'embrasse et nous buvons un verre de jus de fruit pour moi, et du café pour mon papa et mes grands parents. Ils parlent de choses que je ne comprends pas.

Maintenant, il est l'heure de rentrer pour retrouver mon frère et ma soeur qui sont déjà revenus de l'école. Je fais la route en sens inverse ce qui me permet de voir les maisons de l'autre côté de la rue.

J'aime avoir les cheveux dans le vent, même s'il fait quelquefois très froid. Mais je suis bien couverte. L'après midi s'est bien passée et je suis contente de revenir à ma maison. La table est déjà mise et je sens l'odeur de la soupe dès que j'arrive.

(EXTRAIT DE MON LIVRE : ELISA RACONTE souvenirs,nouvelles et textes brefs,écriture,société,enfance,histoires,contes,livre,auteur,littérature,années 60)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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samedi, 08 mars 2014

ERNEST N'EST PAS CONTENT

Les enfants aiment explorer tout ou presque.

A l'âge de 10 ans, avec mes petits voisins ou voisines, j'aimais me glisser à plat ventre sous le grillage qui fermaît la pâture au bout du petit chemin qui longeait le jardin de mes parents. Seulement, il fallait être prudent à cause des vaches qui se trouvaient là, mais également à cause d'Ernest, le fermier, qui pouvait nous voir. Pour passer sous le grillage, il fallait s'assurer que les vaches étaient loin et ne pouvaient pas arriver de si tôt. Il fallait aussi regarder si Ernest n'était pas à l'horizon. Quelquefois on entendait son tracteur aller et venir dans le champ près de sa ferme. Alors nous nous préparions à passer sous le fil de fer. Mais un jour que nous étions dans sa pâture, il se mit à crier de sa maison : "eh, là-bas !, voulez-vous vous en aller ! Partez tout de suite !".

Nous n'étions pas fiers.... Alors nous sommes partis en courant vers la maison. Nous avions peur de nous faire gronder par nos parents. Ernest connaissait bien ma maman. Ils s'étaient connus enfants à l'école maternelle et primaire....

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