jeudi, 11 mai 2017
NATACHA
(Un poème que j'ai écrit il y a plusieurs années et qui est de circonstance, vu qu'il pleut beaucoup aujourd'hui. Natacha était une jeune femme handicapée que j'aidais dans ses démarches administratives car elle avait des difficultés à lire, suite à un traumatisme crânien. Son chien, un husky, s'appelait OSTAR).
Natacha aime les jours de pluie
Aujourd'hui elle attend son enfant
Qu'elle a eu à plus de trente ans
Aujourd'hui elle file
S'agite sous son parapluie
Sur les trottoirs de la ville
Natacha aujourd'hui perd la raison
Un fils pour seul horizon
Un chien pour seule compagnie
Natacha aime les jours de pluie
Elle s'agite sous son parapluie
Quelquefois je lui tiens compagnie.
16:01 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : poésie, poème, poète, recueil, écriture, saison, pluie
mardi, 18 avril 2017
LES RHUMATISMES DE GRAND-MERE
Ma grand-mère souffrait de rhumatismes, elle ne s'en plaignait pas tous les jours où nous passions l'après midi avec elle et grand-père. Elle disait simplement : "Aie, aie, mes os, c'est dur de vieillir....". Quand elle me parlait de ses rhumatismes, je lui disais : je ne sais pas ce que c'est... Elle me répondait : tu verras quand tu auras mon âge...
Cela ne l'empêchait pas de marcher, de faire des promenades avec nous. Je pense que c'était bénéfique pour elle de marcher. Elle aimait nous emmener près de la forêt ou sur un chemin parallèle au canal. Elle gardait toujours avec elle sa canne quand elle quittait la maison pour aller faire ses courses, ou le dimanche quand elle venait chez nous. Elle marchait lentement mais nous aimions ce rythme car il nous permettait de sauter à droite ou à gauche, de regarder notre ami le cheval brun, les vaches ou admirer les jardins de quelques maisons.
Maintenant, je sais ce que veut dire "avoir des rhumatismes" ou plutôt "avoir des douleurs dans les os".
17:50 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : souvenirs, écriture, nouvelles, culture, enfance
jeudi, 06 avril 2017
SE SOUVENIR
On se souvient de ce que l'on a porté comme vêtements au cours de sa vie, dans son enfance, son adolescence ou dans sa vie d'adulte. Peut être moins de ses chaussures.
Pour ma part, je me souviens des petites sandalettes que maman avait achetées (à ma grande soeur et à moi) pour l'été 1955 :
De mes bottes en caoutchouc, pour les jours de pluie d'automne 1955 :
De mes chaussures vernies pour les dimanches et jours de fêtes, c'était en 1956 :
De mes baskets (converses) pour l'été 1955 (j'ai eu aussi des tennis bleu marine, j'aimais l'odeur) :
D'autres bottes en caoutchouc en 1957 (mon pied avait grandi et j'ai pu mettre celles de ma soeur aînée) :
De mes mocassins pour le printemps et l'été 1960 :
De mes ballerines pour l'automne 1960 :
De mes chaussures d'été en 1966 (je me souviens du magasin qui se trouvait près de l'église). Je les avais repérées, je les voulais absolument :
De mes tongs bleu ciel, en 1968, que maman achetait en arrivant sur notre lieu de vacances en Bretagne. A la fin du mois, ils étaient tellement usés qu'on les jetait sans regrets :
De mes chaussures d'été roses achetées en 1969 pour la communion de ma petite soeur (je les adorais) :
De mes nu-pieds blancs, en 1971, pour les vacances d'été :
Et de mes souliers noirs à liseré rouge que j'avais achetés avec ma paye de secrétaire, en 1972, (j'avais du mal à marcher avec mais je les trouvais tellement à la mode...) :
17:27 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : souvenirs, écriture, enfance, nouvelles et textes brefs, chaussures, histoires
dimanche, 26 mars 2017
QUATRE FILLES (11ème extrait)
Désirant mieux comprendre son état amoureux, Anna se met à la recherche de livres parlant du sujet. En sortant de la fac le soir, elle se rend à la librairie de la grand'place. Elle n'achète rien mais feuillette tout ce qui se trouve au rayon psychologie-psychiatrie. Au cours de ses recherches, elle apprend que cet état amoureux entraîne un déséquilibre. Elle se dit alors : mon dieu, il faut que je garde les pieds sur terre...
Garder les pieds sur terre, voilà le problème, son problème... Elle trouve très curieux que son moral atteigne des sommets durant quelques instants, puis retombe au plus bas, sans prévenir, dans le quart d'heure suivant. Elle ne sait plus rien maîtriser. Elle est heureuse et malheureuse en même temps car cette situation la rend insatisfaite. Monsieur DAUGET ne la regarde jamais, ou si peu, et pas plus que les autres. Comment faire pour qu'il la remarque dans cet amphi plein à craquer sans que les autres ne devinent son trouble ? Comment ne pas être invisible à ses yeux ? Comment sortir du lot ?
Chaque soir elle se rend dans les magasins pour dénicher la tenue qui lui permettra de séduire son professeur. Elle y croit fermement. Ainsi, au fil des mois, sa garde robe enfle de plus en plus et son porte-monnaie se vide de façon inquiétante. Faisant preuve d'une imagination débordante, elle participe à des foires au troc où elle échange ses habits avec d'autres filles. Il lui est devenu impossible d'apparaître deux fois de suite avec la même tenue devant Monsieur DAUGET...
16:20 Publié dans QUATRE FILLES | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : écriture, nouvelles et textes brefs, roman, culture, livre, auteur
lundi, 13 mars 2017
QUELQUES CITATIONS
Ce qui n'offense pas la société n'est pas du ressort de la justice (Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues).
Les balances de la justice trébuchent ; et pourtant l'on dit : raide comme la justice. La justice serait-elle ivre ? (Alfred Jarry).
La justice est le droit du plus faible.
La justice est la vérité en action.
(Joseph Joubert).
07:53 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : citations, écrivain, culture, écriture, livre, littérature
samedi, 04 mars 2017
QUATRE FILLES (10ème extrait)
Pendant que Noémie se débat dans sa relation avec Eric, son amie Anna se presse aux cours de Droit Public de Monsieur DAUGET, l'un de ses professeurs. A la rentrée universitaire, dès qu'il était apparu à la porte et s'était installé en posant son cartable sur le bureau, face aux étudiants, une grande émotion ainsi qu'une vague de joie immense avaient parcouru tout le corps d'Anna. Quelque chose de profondément ancré en elle refaisait surface tout à coup. Elle était restée figée un moment, les yeux grands ouverts. Mais, devant ses camarades, elle s'était vite ressaisie pour ne rien montrer, afin qu'on ne lui pose pas de questions. Depuis ce jour, consciente de vivre des moments forts qu'elle ne peut pas expliquer, elle ne manque aucun des cours du jeudi après-midi. Elle y assiste avec une régularité extrême. La même émotion la prend chaque semaine quand Monsieur DAUGET arrive et s'installe devant le tableau blanc du grand amphithéâtre de la fac.
16:52 Publié dans QUATRE FILLES | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : nouvelles et textes brefs, écriture, nouvelles, auteur, livre, culture, roman, littérature
mardi, 28 février 2017
CITATIONS EN VRAC
Paysan :
J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers (MONTESQUIEU).
Peinture :
L'exécution, dans la peinture, doit toujours tenir de l'improvisation (Eugène DELACROIX).
Homme :
Te voilà donc redevenu homme, puisque tu pleures (Jules VERNE).
Pluie :
L'abcès perce !
Vl'à l'averse !
O grabuges
Des déluges !...
(Jules LAFORGUE).
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lundi, 20 février 2017
DANS LA CHAMBRE
Elle rêvait derrière les carreaux
La musique jouait encore
Dans la chambre aux murs fleuris
Ecouter ce refrain encore
Regarder voler les oiseaux
Elle sentait la maussaderie
Fanfaronner et s'agiter
Et devant la banalité
Des heures cherchait dans sa penderie
Un objet qui la contrarie
Avant que sa mère l'appelle
De sa voix habituelle
Mais qu'est-ce que tu fais en haut
Alors que dehors il fait beau ?
Tu devrais aller promener
Avant que je fasse le dîner.
Regardant l'heure elle arrêta
La musique et s'habilla
Pour faire une balade à vélo
Du carrefour jusqu'au bord de l'eau.
19:08 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : poème, poète, poésie, écriture, souvenirs, auteur, culture
lundi, 06 février 2017
VERITE
La vérité ? Un coup de couteau qui peut débrider parfois une plaie, crever un abcès. (Henri DUVERNOIS).
Si je tenais toutes les vérités dans ma main, je me donnerais bien garde de l'ouvrir pour les découvrir aux hommes. (FONTENELLE).
http://www.academie-francaise.fr/les-immortels/bernard-le...
Une vérité trop claire cesse bientôt d'être une vérité féconde. (Gustave LEBON)
18:15 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : citations, auteurs, écriture, culture, littérature.
lundi, 30 janvier 2017
QUATRE FILLES (9ème extrait)
Eric rentre se coucher vers vingt trois heures après avoir mangé une paella avec Pablo et Liem qui lui redonnent espoir en l'avenir. Ils lui donnent quelques conseils simples qu'il va mettre en pratique. Il s'endort après avoir monté un petit plan pour garder Noémie sous sa coupe. Le lendemain matin, après avoir pris sa douche et son petit déjeuner en vitesse, il attaque la 1ère partie de ce plan. Il appelle Judith pour avoir le numéro de téléphone de Noémie. Judith ne se méfie pas et accepte de lui rendre service. Elle en profite pour demander des nouvelles de sa santé et de son travail. Mais ne voulant pas s'étendre plus longtemps, il coupe court à la conversation, trop heureux d'avoir le précieux renseignement. Il se décide à appeler samedi matin. Brûlant de fièvre, il compose le numéro. Par chance, Noémie se trouve seule ce jour là. Elle avait profité de l'absence de ses parents pour faire un peu de ménage. Elle arrête l'aspirateur et décroche. Elle entend et reconnaît la voix d'Eric qui lui dit : bonjour, tu vas bien ? Elle raccroche aussitôt, tremblante et choquée. Elle reste sans bouger. La peur s'installe en elle. C'est pas vrai, il a osé, se dit-elle en reprenant sa respiration. Mais qui lui a donné ce numéro ? Elle remet l'aspirateur en route. Ses parents vont rentrer bientôt et il faut que tout soit terminé à leur arrivée. Le téléphone se remet à sonner. Noémie gonfle ses joues et soupire. Elle ne sait que faire, elle hésite mais pense : et si c'était important ? Alors elle arrête de nouveau l'aspirateur et va décrocher. Elle entend la voix menaçante d'Eric lui crier : ça va aller mal pour nous deux ! La respiration bloquée, ne voulant pas entendre plus, elle raccroche. Elle pense à ses parents qui ne vont plus tarder, il faut qu'elle se ressaisisse. Au bout d'un quart d'heure, quelqu'un sonne à la porte. Pensant au facteur, elle tourne la clé dans la serrure et ouvre. Mais le visage d'Eric apparaît soudain dans l'entrebâillement. Effrayée, elle lui claque la porte au nez et ferme à double tour le verrou. Eric donne un violent coup de pied dans la boiserie et se met à crier dans le couloir. Il continue de menacer. Elle se dirige lentement vers la fenêtre qui donne sur la rue et voit la voiture d'Eric qui démarre bruyamment...
18:20 Publié dans QUATRE FILLES | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : filles, drague, écriture, auteur, nouvelle, nouvelles et textes brefs