dimanche, 18 septembre 2016
APRES L'ORAGE
Le temps fait
Ce qui lui plait
Jours de pluie
Jours de soleil
Les paysages
Ne sont pas pareils
Après l'orage
Plus de bruit
La nature se remet
Et fait des projets.
11:00 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : poèmes, poète, poésie, écriture, auteur, journal intime
mercredi, 07 septembre 2016
SEPTEMBRE
Ses cheveux blonds
Couleur de paille
Sa robe blanche
Comme la lune
Ondulaient au vent.
11:31 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : poésie, saison, poème, auteur, écriture, fin d'été
jeudi, 01 septembre 2016
LES DIMANCHES
Chaque samedi après midi, maman préparait le dessert du dimanche. Ses tartes aux fruits embaumaient la maison. Je voyais le jus faire de gros bouillons au milieu de la pâte. Quand maman sortait la tarte du four, je courais vers elle et je me régalais déjà. Je respirais très fort en fermant les yeux et regrettais de devoir attendre jusqu'au lendemain.
Quelquefois je l'aidais à faire sa crème Moka. Je mélangeais le beurre et le café avec une fourchette. Je malaxais bien le tout pour que le beurre boive le café. Maman mettait cette crème dans une génoise qu'elle roulait pour faire une bûche. Les babas au rhum ressemblaient à des éponges. Je prenais une grosse cuillère, je raclais le fond du plat et versait le rhum au-dessus du baba. C'était un jeu sans fin car le rhum retombait au fond du plat.
Les dimanches de fêtes, maman sortait sa belle vaisselle de l'armoire et une grande nappe blanche. Oncle Emile et Tante Jeanne venaient de Paris pour la communion de mon grand frère. Emile était le plus âgé des frères de mon Pépé. Son fils unique était mort à la guerre. Il venait rendre visite à tous ses frères, la seule famille qui lui restait. Nous le recevions pour ce grand jour, il avait préparé un cadeau pour mon frère. La salle à manger n'était pas très grande mais, comme il faisait beau, nous nous retrouvions au jardin pour discuter avant de nous mettre à table. Nous étions heureux de revoir Emile en ce beau jour ensoleillé. J'avais mis ma plus belle robe, mes soeurs également. Oncle Emile nous faisait des clins d'oeil complices. Il nous racontait des histoires drôles. Puis nous passions à table. Sur la nappe blanche, nous avions disposé des petits paniers de dragées.
En entrée, maman avait préparé des bouquets d'asperges. Elle réussissait toujours sa mayonnaise faite maison. Elle craignait de la manquer mais, au final, la mayonnaise restait ferme.
Nous nous régalions ensuite d'une langue servie avec une sauce onctueuse aux câpres. Mémé était à la cuisine pour aider maman à faire la vaisselle et servir les plats. Avant le fromage, nous allions faire quelques photos et courir dans le jardin, pendant que les adultes fumaient le cigare ou la pipe.
L'après midi se terminait avec le dessert qui apparaissait d'abord à la cuisine avant d'arriver au milieu de la table de fête. Maman sortait alors ses flûtes à champagne avant de servir ses invités. Cette belle journée passait trop vite. Nous nous quittions en nous donnant rendez-vous l'année d'après pour la communion de ma grande soeur.
14:40 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : souvenirs, enfance, écriture, culture, anecdotes, famille
mercredi, 24 août 2016
ABSURDITES
La vie est pleine d'absurdités qui peuvent avoir l'effronterie de ne pas paraître vraisemblables. Et savez-vous pourquoi ? Parce que ces absurdités sont vraies.
(Luigi PIRANDELLO - Six personnages en quête d'auteur).
16:48 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : citations, culture, écriture, auteurs, société
dimanche, 07 août 2016
LE PESSIMISTE
Le pessimiste ?
Un homme qui en veut à tous les autres hommes parce qu'il les trouve aussi dégoûtants que lui !
(Georges Bernard SHAW).
Georges Bernard SHAW est un critique musical, dramaturge, essayiste, auteur de pièces de théâtre et scénariste irlandais (né le 26.07.1856 à Dublin - décédé le 02.11.50 à Ayot St Lawrence dans le Royaume Uni).
14:58 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : citation, auteur, écriture, livre, culture, littérature
vendredi, 29 juillet 2016
LES CHIENS DE MON GRAND PERE
Sur les photos de mes grands-parents paternels, trois chiens, à différentes époques, posent devant le photographe. Je n'en ai connu que deux mais je me souviens surtout du dernier.
FURAX dans les années 30 et 40 pose en famille ou seul avec mon père, devant la maison ou dans la cour.
TOM, un magnifique Berger Allemand, que l'on appelait aussi TOTOM, avait été recueilli par mon grand-père juste après la seconde guerre. On racontait dans la famille qu'il errait dans les rues mais on n'a jamais su vraiment à qui il appartenait. Mes parents et grands-parents l'aimaient beaucoup. Après ma naissance, maman aimait raconter que TOM me léchait les pieds quand je posais sur la table de la salle à manger, sûrement quand maman me langeait. Je ne sais pas quand TOM est décédé, j'étais trop petite et certainement que sa disparition avait laissé un grand vide.
PUCCI, que j'ai bien connu dans les années 60 et 70, avait été donné par une voisine de mes grands-parents. Je me souviens qu'il courait à la fenêtre de la cuisine de mes grands-parents, celle qui donnait sur la rue, quand il entendait au loin le solex de grand-père arriver. Il courait ensuite comme un fou à la porte de la maison en aboyant sans arrêt. Quand PUCCI est décédé, le grand vide laissé n'a jamais été comblé, mes grands-parents pensaient qu'il était plus sage, vu leur grand âge, 80 ans et plus, de ne pas adopter un autre animal.
10:10 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : souvenirs, nouvelles et textes brefs, écriture, auteur, recueil, livre, vie, animaux, chiens
vendredi, 22 juillet 2016
J'AI VU SIMONE ET PUIS OMAR
J'ai vu Simone
Qui s'époumone
Et puis Omar
Qui en a marre
De la pluie
Qui sans bruit
Ruisselle
En eau de vaisselle.
13:54 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : poèmes, poètes, écriture, saison, été, orage, pluie, humour
lundi, 18 juillet 2016
MEDECIN (citations)
Dans la pathologie nerveuse, un médecin qui ne dit pas trop de bêtises, c'est un malade à moitié guéri (Marcel PROUST, Le côté de Guermantes).
Les médecins sont les hommes d'affaires de la science. Quelques médecins ont la passion de leur science. Ils en sont les poètes ( Maurice SACHS, Derrière cinq barreaux).
Un médecin est un homme que l'on paie pour conter des fariboles dans la chambre d'un malade, jusqu'à ce que la nature l'ait guéri ou que les remèdes l'aient tué (Antoine FURETIERE).
http://www.academie-francaise.fr/les-immortels/antoine-fu...
http://www.universalis.fr/encyclopedie/antoine-furetiere/
11:03 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : citation, culture, auteur, écriture, livre, littérature
samedi, 18 juin 2016
JUSTE ELLE
On la disait
Un peu sauvage
Dans son jeune âge
Elle aimait l'anglais
Douce, mais aussi
Mal dégrossie
Un peu têtue
Disait sa mère
De sa voix pointue
Comme une vipère
Rarement jalouse
Elle avait le blues
Quand son Portugais
Un grand dadais
La négligeait
Et allait draguer
Elle vacillait
Et s'ennuyait
Toute sa jeunesse
Elle le confesse
La rendait cafardeuse
Comme l'eau de la Meuse.
18:48 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : poésie, poèmes, poète, écriture, vers, recueil, livre, société
samedi, 28 mai 2016
DANS LA FORET (souvenir d'enfance)
Nous passions de bons moments dans la forêt, les dimanches, dès que le printemps arrivait. Les feuilles de l'automne dernier, tombées sur le sol, formaient un tapis qui sentait bon.
Pendant que nos parents discutaient avec grand-père et grand-mère autour d'une petite table de pique nique, nous partions à la découverte du coin. Maman nous surveillait de temps en temps et nous demandait de ne pas nous éloigner. Comme Robinson sur son île, nous construisions une cabane avec les plus belles branches. Nous choisissions les plus solides pour qu'elles résistent au poids des branchages et feuilles que nous posions au-dessus. Cette cabane nous semblait très confortable avec son tapis de mousse et de feuilles.
Papa nous racontait que des sangliers passaient ici la nuit comme le jour. Nous cherchions alors des traces de leurs passages sur les sentiers encore humides. De temps en temps des craquements se faisaient entendre au loin. Nous nous cachions derrière un arbre, silencieux, espérant voir ces bêtes noires que nous avions découvertes dans la bande dessinée offerte à Noël par grand-mère. Je veux parler des aventures de Sylvain et Sylvette. Mais jamais nous n'avons vu de sangliers.
14:31 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : souvenirs, enfance, jeux, forêt, écriture, livre, nouvelles et textes brefs