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samedi, 10 décembre 2016

JEAN LE HOUX Les comparaisons bachiques.

Quand suis sans verre et breuvage,

C'est sans coque un limaçon,

Sans livrée c'est un page,

C'est un écolier sans leçon.

C'est un chasseur sans sa trompe,

Sans braguette un lansquenet,

C'est un navire sans pompe,

C'est un berger sans flageolet.

C'est un soulard sans panache,

C'est sans fifre un tambourin,

C'est un charpentier sans hache,

C'est un orfèvre sans burin.

Sans vin je perds contenance :

C'est ce qui mieux me convient,

Comme à un chevalier sa lance

Et la baguette à un sergent.

Je vous annonce la guerre

Pour l'amour de mon ami

Que voici dedans ce verre :

Je ne boirai point à demi.

poésie,poèmes,poètes,écriture,auteur,artiste,peintre,littérature,culture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(Jean LE HOUX est né en 1551 et décédé en 1616 à VIRE. Il est avocat, artiste, peintre et poète normand). 

Commentaires

les com ne passent pas ?

Écrit par : Thierry | dimanche, 11 décembre 2016

Joli poème que voilà, mais à boire avec modération quand même...Pour le vin. Gros bisous, Elisabeth et très agréable soirée.

Écrit par : Nell | dimanche, 11 décembre 2016

Thierry : que se passe-t-il ? Tu as écrit un com et il n'est pas passé ? Je ne sais pas, peut être parce que c'est dimanche ? Il y a quelquefois des bugs. Merci et bonne fin de dimanche.
Nell : je ne bois pas d'alcool mais je comprends qu'on puisse aimer le vin. Bonne fin de week end et merci Bisous.

Écrit par : Elisabeth | dimanche, 11 décembre 2016

Bonjour Élisabeth après les cailloux c'est chou à la période du houx que des ramages alertent sur les breuvages , pas de la bibine libertine mais un texte de grande et forte sensibilité, charnu et plein de lumière, tannique (pas satanique) et tonique, de quoi tacher la tunique et attacher le plus obtus. Un obus dans la mare qui rompt de belle manière et correspond bien à la grâce du temps, des danses et des ronds de jambes, in vino very tasse !!!

Merci de tex textes revigorants et bonnes fêtes

Écrit par : Thierry | lundi, 12 décembre 2016

un poète que je decouvre

Écrit par : l'angevine | lundi, 12 décembre 2016

Si l'alcool délie les langues, il libère la plume des poètes dirait-on.
Thierry en a attrapé le hoquet.
Grâce à toi et à Jean Le Houx, j'ai découvert le mot "lansquenet".
Bonne semaine. Bisous

Écrit par : ksenia | lundi, 12 décembre 2016

Ksénia : on apprend tous les jours ou presque. Et maintenant avec Internet, on n'ouvre plus le dico, il y a Google. Bonne semaine à toi et bisous.
Langevine : je ne le connaissais pas non plus, il m'a fait sourire.
Thierry : hier les commentaires ne passaient pas, et là j'en ai 8 venant de toi, tous les 8 pareils. Je vais en supprimer 7 dis donc... Merci de ta prose et bonnes fêtes également si on ne se recontacte plus d'ici la fin de l'année. Bonne semaine.

Écrit par : Elisabeth | lundi, 12 décembre 2016

Une vraie découverte !

Écrit par : Ariaga | vendredi, 16 décembre 2016

Moi aussi très heureuse de découvrir ce poète qui n'est pas vraiment dans la ligne de ses contemporains de la Renaissance...

Écrit par : Rosa | samedi, 17 décembre 2016

eh bien rosa au risque de te surprendre lis donc une anthologie de la poésie érotique de la langue Françoise et tu verra que sont nombreux les auteurs du 16 éme qui dans un langage courtois mais fleuri font assaut de délicatesse , c'est belle surprise et beau tourment du corps et des cœurs qui figurent là.

Quand au bachique bouzouk peut être entretient il une lointaine parentèle avec le bouzouki mais les bacchanales ne sont pas des anales du bac, sauf à considérer que libation est libération après un tel examen et un saut vers le supérieur ( je ne parle pas de la qualité du vin)

Écrit par : Thierry | dimanche, 18 décembre 2016

Vin pas vain mais pas vingt sur vingt non plus

Fruit en grappe dans le ravissement nous plonge
Sauvage il pousse bien en pieds et s’allonge
Mais quand de ces sarments on a tiré les ferments
Rapidement de son humeur on est devenu fervent.
Né dans le Caucase, géorgiennes sont ses origines
Mais très vite il se répand, stocké et transporté
Dans des récipients divers de l’amphore à la jarre
Du tonneau aux foudres il envahit la méditerranée.
Il donne aux grecs une tradition de passion et de verve
Dans des bacchanales annuelles mais pas banales
On tâte du résiné au goût de résineux pas trop vineux.
La vigne est noble même si son aire toujours fluctue
Parfois, sous nos pas, le plancher vient à se dérober
Quand par trop épris de boisson nous sommes.
Si nu par mégarde nous trouvons pouvons toujours
Une feuille dentelée placer pudiquement là où vous savez
Mais c’est dans l’entretien de sillons labourés
Que réside le levain qui va insuffler aux grains
Leur amour du sucre eux qui réfléchis et concentrés
N’en finissent pas d’affiner entre pulpe et grains
Une chair parfois douce et fruitée aux relents acides.
Entretenue avec respect la vigne se développe alors
Comme le reste entre exposition et terroir elle fait sa place
Donne à voir des bulbes savoureux gorgés de lumière
Qui reflètent avant l’heure des promesses d’ivresse
C’est dans le mou qui barbote que les odeurs acres montent
C’est dans les premières liqueurs pressées que grandit le trouble
C’est dans la jeunesse en instantané qu’on le dit bourru
Mais à peine a-t-il fait sa première fermentation que le sucre
Se transforme en une kyrielle de molécules aromatiques
Qui sculptent son visage, lui donne profondeur et caractère
Et si cet équilibre est souvent fragile il revient à d’agiles
Assembleurs de faire les rassembleurs de principe
Pour donner une longueur, une typicité, un vraie ferveur.
Saluons le travail saisonnier qui est parfois ingrat
Mais toujours contribue à magnifier le final bouquet.
Il faut bien tailler les sarments pour libérer la repousse
Evacuer le bois mort, enfin alléger les charmilles
Il faut bien traiter pour éviter les parasites
Enfin il faut l’œil pour décider du moment opportun
Afin de vendanger à point sans mettre la vigne en danger.
Dans le silence des chaix après qu’on eut fait le tri
Et déjà depuis longtemps évacué les déchets
Se matérialise l’élevage attentif et patient au son des gaz.
Quand le breuvage prend enfin ses nouvelles couleurs
Grâce aux apports de l’air et du bois, chargé de tannin
Il retient l’œil, gras de ces acides il colle au verre
Mais c’est sur le palais qu’on attend l’accroche
Pour vérifier qu’il n’y aura pas d’anicroche.
Alors comme dans un bal le charme opère
On se laisse porter, le désir palpable est là
Ses vapeurs sont émollientes mais si liantes
Et la valse des étiquettes peut alors commencer.

Écrit par : Thierry | dimanche, 18 décembre 2016

"Le banquet, de Platon à Goscinny en passant par Rabelais".

« Le banquet, une manière d’assembler des égaux et autres commensaux pour partager dignement un repas, des agapes dans la joie.

Un art de vivre aussi et de raconter des histoires, d’écrire des pages d’histoire et puis de festoyer, de banqueter, de ripailler, de boire et de manger, d’ouvrir son appétit et sa curiosité aux nouvelles du monde et d’abord écouter l’étranger raconter ses voyages, ces étranges pérégrinations loin de notre nation, approcher depuis la table et bien attablés d’autres contextes et réalités.
Alors de quand le dater ? Surement du feu et du néolithique quand on se partageait à la ronde la nourriture de quelque proie en faisant cercle et assemblée.

Mais de reliefs il en est peu, on trouve bien des dépotoirs où l’on jetait les restes, ce qui atteste du reste de l’évolution des mœurs et des goûts, combien de chemin parcouru depuis Apicius et ces recettes.
Pour le réussir il faut d’abord tenir la logistique mais pas à coup de phlogistique et puis bien décorer cette table mais sans être sept, l’assortir de musique si possible et d’une joyeuse équipée pour un voyage au pays des gouts.
Alors riche ou modeste, la scène est elle une cène, non car le vin sans nous pousser à être devin va colorer nos joues et nos faces enjouées pourront saluer ce repas pris ensemble sous le signe de la convivialité mais aussi de l’échange dans le partage, pas sans débat sur les mérites du cuisinier ou de tel plat.
Sans en faire un plat il faut bien les choisir et les assortir, les amener dans le tempo et jamais trop froid ni trop chaud, que d’exigences est ce là donc.

Mais il convient sans réserve d’y adhérer pour un bon déroulement il faut un bon ordonnancement à savoir un début, un milieu et une fin, pour couper la faim s’assurer que chaque convive aura eu selon ses besoins et trouvé son content dans cette farandole qui le laissera replet et rempli de satisfaction jusqu’au bord des lèvres.

De Platon on connaît le récit indirect, à propos de la dimension critique de la philosophie, la critique ne doit pas être condamnée, mais ce n’était qu’un suscpicium après les agapes ils passaient aux bacchanales, ces excès, ces débordements, ces débauches ; A travers Socrate la leçon est donnée que l’homme doit accepter son destin ! il avait le choix, il a choisi la ciguë et pour un platonicien la liberté A travers l’apologie de Socrate, le débat contradictoire sur la controverse de sa mort a bien eu lieu.
Quand à maître François Rabelais, de Solesmes à Genève en passant par Montpellier il n’aura eu de cesse que de nous nourrir de fêtes et de liesses. Sans dédain pour la chair la plus noble et abondante qui soit, il ne refuserait rien à des gens de bien et a nourri notre imagination de truculence sans flatter plus que ça les égos tristes puisqu’il voulait nombreuse maisonnée et gens de service pour assurer sa renommée et clamer la gloire de pantagruéliques exercices qui n’avaient rien de talmudique mais beaucoup de celtique.

De Goscinny on aura eu des os mais si on se plait à saluer les sangliers, parce que quand la sangle y est la sous ventrière ajustée, rien ne tombera de travers en passant dans le gousier. Il faudra rappeler que le barde y est aussi, pas un barde diné à l’arôme extatique mais un pauvre mutique loin du feu et puis quand on veut barder la viande il faut faire couder le lard. Bref on n’en est pas à une gauloiserie près.

Écrit par : Thierry | dimanche, 18 décembre 2016

Thierry : j'espère que tu tapes vite tes commentaires. Merci beaucoup, je vais les lire à tête reposée.

Écrit par : Elisabeth | lundi, 19 décembre 2016

Vive la Normandie!

Écrit par : enriqueta | mardi, 20 décembre 2016

Thierry : c'est un vrai métier que d'être viticulteur. J'aimerais cependant pouvoir goûter le vin qui se faisait aux tous premiers siècles de notre ère. Trop tard, il n'en existe plus. Bonne soirée.
Enriqueta : un Normand, en effet.

Écrit par : Elisabeth | mardi, 20 décembre 2016

Ce poème me fait penser à une comptine. Bisous

Écrit par : écureuil bleu | mercredi, 21 décembre 2016

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