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jeudi, 24 octobre 2013

L'HISTOIRE

L'histoire s'écrit, se démêle et prend forme sous les mots qui s'agitent.

Des mots silencieux qui vont et viennent s'accrocher au papier ou jouer avec le lecteur ; certains disparaissent, éjectés, malheureux.

Des mots qui se suivent, qui se cherchent ou frappent à la porte.

L'histoire s'écrit...

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mardi, 16 juillet 2013

AU PAYS DE ZENIA

Je suivais la route des étoiles.

Seule ma robe blanche éclairait la nuit et je me sentais perdue.

Au bout d'une heure j'aperçu enfin sur le côté une vive lumière lointaine. Je décidais de marcher dans sa direction. Autour de moi tout était noir et vide. Je n'entendais aucun bruit, ne voyais pas le moindre être vivant.

J'avançais longtemps avant de distinguer que la vive lumière lointaine était une oasis orange, une sorte de bulle éclairée au milieu des ténèbres.

Je me posais des tas de questions en marchant vers cet étrange lieu.

Au fur et à mesure que j'avançais, je distinguais un tapis de fleurs jaunes et une cascade illuminée se déversant dans une sorte de bassin rocheux.

Aucun arbre, seulement des fleurs jaunes tapissaient le sol sableux. J'entendais quelques oiseaux chanter au loin mais je ne les voyais pas. La cascade frémissante continuait doucement à se déverser dans le bassin ce qui éloigna mon angoisse de la journée.

Je regardais autour de moi : personne.

Fatiguée, je m'allongeais sur le tapis de fleurs quand un perroquet se posa devant moi et me demanda :

- Qui es-tu ? qui es-tu ?

- Je viens de la planète terre, je me suis perdue...

Et le perroquet me cria :

- Qui es-tu ? qui es-tu ?

- Mon nom ne vous dira pas grand chose, bel oiseau...

Je vis tout à coup le bassin s'ouvrir et une grande dame blonde apparut au milieu de la cascade.

Elle me dit :

- Bienvenue au pays de Zenia ! Comment es-tu arrivée ici ?

- Je me suis perdue, je voudrais retourner chez moi mais je ne sais comment retrouver mon chemin dans la nuit...

- Ce n'est pas la 1ère fois que je vois des étrangers se perdre par ici. Si tu veux retrouver ton pays, tu dois me suivre. Je t'indiquerai le chemin plus tard. Je dois te présenter à Siwa, notre Dieu... suis-moi.

Elle me tendit la main et m'attira dans le bassin où je fus aspirée dans les profondeurs...

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samedi, 05 janvier 2013

LES COURSES

Dans les années 60, peu de mères de famille possédaient le permis de conduire. Pour faire les courses, elles se rendaient à pied chez le boucher, le boulanger, le marchand de fruits et légumes, à la mercerie et à la droguerie-quincaillerie. Dans les petites villes les supermarchés n'existaient pas encore.

Les deux grands paniers en osier de ma mère pendaient à la porte de la cave avec le porte-monnaie à l'intérieur, prêts à servir chaque matin, dès 9 heures.

Après nous avoir accompagnés à l'école, maman se rendait dans la rue principale et entrait chez le boucher. Elle poussait la large porte vitrée en disant bonjour. Le boucher répondait en demandant "comment allez-vous ? que vous faut-il aujourd'hui ?". Ma mère passait sa commande en parlant de la pluie et du beau temps ou des dernières nouvelles. Une cliente entrait et ma mère, se tournant vers elle, lui disait : "bonjour Ginette ! Alors, comment vas-tu ?" pendant que le boucher préparait et coupait le morceau de viande demandé, tout en discutant avec ses deux clientes.

En sortant de la boucherie, ma mère traversait la rue et se dirigeait vers le magasin de fruits et légumes tenu par une de ses copines d'enfance, Marie Madeleine. Ce magasin était tout en profondeur, propre et bien rangé. Elles se voyaient presque tous les jours mais avaient toujours quelque chose à se raconter.

Ma mère avait le choix entre plusieurs boulangeries, mais elle se rendait toujours dans celle qui se trouvait devant la maison de sa mère Marguerite, dans une petite rue.

Les courses de ma mère duraient ainsi presque 2 heures chaque matin car elle rencontrait toujours dans la rue les mêmes personnes qui faisaient leurs courses à la même heure. Elles prenaient le temps de bavarder.

C'est ainsi qu'au repas de midi elle nous racontait les dernières nouvelles du quartier.

(en photo, la maison où je suis née).

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jeudi, 13 septembre 2012

ZOE

ZOE voyage avec papa et maman. Comme une grande, elle porte un sac.

Maman l'a coiffée de longues tresses maintenues au-dessus de la tête en chignon.

Elle regarde autour d'elle, puis ouvre la fermeture éclair de son sac. Elle en sort des lunettes de soleil.

Maman lui demande :

- tu ne mets pas tes lunettes ?

- non...

- alors range-les.

- non...

- Il faut les mettre.

- non...

Puis elle les plie et les remet dans son sac.

Elle regarde à nouveau autour d'elle et prend son téléphone portable bleu et blanc.

Elle parle à sa maman et regarde par la fenêtre. Elle cherche son papa qui se trouve debout derrière elles.

Elle range son téléphone dans le sac et regarde de nouveau autour d'elle... Puis tous les trois descendent du tramway.

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mardi, 11 septembre 2012

REVOICI, REVOILA !

Revoici, revoilà le temps des bouchons... des transports en commun bondés, ou en retard, des pieds écrasés, des sacs compressés, de la foule sur les trottoirs... des incivilités... des gens qui te voient arriver en voiture et qui traversent quand même la rue en traînant bien les pieds... ouac... ouac...

Avec 4 lignes de tramways, on nous avait prédit la fin des bouchons... non non non.... c'est tout pareil qu'avant...

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samedi, 31 mars 2012

AIMEZ-VOUS LA POESIE, BELLE JEUNESSE ?

Un jour assise sur un banc, je lisais, une jeune fille à côté de moi attendait le tramway.

Plongée dans mon bouquin, j'entendis au bout de quelques minutes : "Oh, c'est beau Madame ! C'est quoi ?".

Surprise, je lui ai expliqué qu'un ami d'enfance avait écrit ces poèmes et qu'il avait édité plusieurs livres, dont celui-ci.

Mon coeur, réchauffé par cet intérêt que je ne soupçonnais même pas, se dit alors que rien n'était perdu...

La jeune fille est montée dans le tram, moi également, mais je ne l'ai plus revue depuis ce jour.

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samedi, 17 mars 2012

APRES 3 ANS

Après 3 ans de travaux intensifs (ouf !) et de grands bouleversements dans les quartiers traversés, la ligne 3 du tramway de Montpellier sera enfin inaugurée le 8 avril...

Depuis 2001, la ligne 1 du tram (bleu) roule en rencontrant un grand succès. La ligne 2 (jaune) est un peu moins fréquentée. En tout, 4 lignes circuleront dès le mois d'avril.

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dimanche, 04 mars 2012

LE WEEK END : RELAX ?

Le samedi matin : astiquer la maison (mots clés : poussières, aspirateur, plumeau, serpillère, eau de javel)

Mettre en route une lessive, pendre le linge (mots clés: bac à linge sale, machine à laver, poudre de lessive, anti-calcaire linge, séchoir, épingles à linge, sèche-linge)

Avant le repas, mettre en route une 2ème lessive, ranger le linge sorti du sèche-linge (mots clés : armoires, tiroirs, placard)

ENFIN SE RELAXER quelques heures (mots clés : ordinateur, internet, bouts de papiers, commentaires, facebook, blogs, boite mail)

Ranger la 2ème lessive sortie du sèche-linge (mots clés : placard, tiroirs, sac à repassage).

Noter ce qu'il ne faut pas oublier pour la semaine qui arrive (mots clés : chargeur, APN, téléphone portable, multiprise)

Le dimanche matin : se faire un shampooing (mots clés : serviette, shampooing, après-shampooing, brosse, peigne).

Faire le repassage (mots clés : fer à repasser, table à repasser, bac à linge propre)

Ranger le linge repassé (mots clés : étagère, placard, armoire, tiroirs)

Préparer sa tenue pour le lendemain (mots clés : pantalon, jupe, chaussettes, sous-pull, gilet, pull, collants)

Avant le repas, mettre en route une 3ème lessive (mots clés : draps, taies, machine à laver, cordes à linge)

Après le repas, pendre le linge (mots clés : pinces à linge, séchoir, cordes à linge)

Faire son brushing (mots clés : sèche cheveux, serviette, brosse, bigoudis, peigne, laque)

Téléphoner à la famille (mots clés : téléphone, répertoire, portable, amitié, affection, bisous)

Préparer son sac pour le lendemain (mots clés : pomme, bouteille d'eau, fourchette, plat en boite, biscuit, sachet en plastique)

ENFIN SE RELAXER UNE OU DEUX HEURES (mots clés : ordinateur, internet, blogs, facebook, commentaires)

DEJA L'HEURE DU REPAS ! (mots clés : sets de table, serviette, couverts, soupe, dessert, vaisselle)

RANGER et vérifier si tout est prêt pour demain matin.

PRENDRE UN BAIN (mots clés : pyjama, gant de toilette, drap de bain, baignoire, savon)

ET SE COUCHER (mots clés : lit, draps, couverture, taie, réveil, pantoufles)

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mardi, 24 janvier 2012

RUE DU REFUGE

Je monte la rue du refuge, le corps penché en avant, je peine un peu.

Je regarde à droite et à gauche : des portes et des fenêtres en bois, en fer, métalliques, anciennes ou récentes défilent de chaque côté.

Une fille me suit puis pose son grand sac sur le sol et enfonce une clé dans la serrure. Je ne veux pas la déranger ; je poursuis mon ascension.

Je regarde l'heure, il me faut rebrousser chemin.

Je reviens sur mes pas, mes chaussures dérapent un peu. J'ai peur...

Arrivée en bas, je tourne à droite, tout va bien...

 

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samedi, 08 octobre 2011

LA PETITE SORCIERE DU TRAM

Elle porte un foulard rose sur ses cheveux noirs, un pantalon noir et un chemisier blanc sous un gilet gris.

Adolescente, elle mâche avec rage un chewing gum en regardant méchamment autour d'elle.

Malheur à celui qui la regarde trop, elle lui tire la langue comme font les petits enfants.

Elle éclabousse son chemisier en buvant quelques gorgées d'eau à la bouteille.

Elle essuie vivement de sa main les gouttelettes tombées sur sa poitrine.

Ses grosses lèvres, sur un visage couleur café, expriment un dégout des gens qui se retouve aussi dans ses yeux ronds, sous des sourcils épais et froncés en permanence.

Si vous la croisez, ne la regardez pas, ne lui parlez pas. Elle est capable de tout.

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