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lundi, 15 juillet 2019

Sophie DESMARETS, actrice (1922 - 2012), montpelliéraine d'adoption

Sophie DESMARETS est une des plus célèbres montpelliéraines d'adoption. Elle avait épousé la ville de Montpellier en même temps que Jean De Baroncelli, en 1949. Elle et sa famille étaient liés affectivement au quartier de La Paillade dont ils ont été les premiers habitants, et à ce domaine viticole appelé la maison des De Baroncelli.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sophie_Desmarets

https://www.ina.fr/video/RBC9709228055

 

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Les époux De Baroncelli ont vendu des terrains agricoles à la ville de Montpellier, ils ont rendu possible la réalisation de la ZUP de La Paillade. En 1978, la ville a acquis ce qui est devenu ensuite le premier parc public du quartier, puis le domaine. Par la suite, l'ancien Chai deviendra la caserne des Pompiers et aujourd'hui l'actuel Théâtre Jean Vilar, alors qu'une autre aile du domaine abrite la Maison pour tous Léo Lagrange.

 

https://majorettesdemontpellier.wordpress.com/2015/06/25/...

 

http://www.georgesfreche-lassociation.fr/media/signature-...

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9%C3%A2tre_Jean-Vila...

 

 

jeudi, 11 juillet 2019

UN SEUL UNIVERS

Où dorment les papillons la nuit ?

Y a-t-il encore de l'eau dans les puits ?

Si les anges ne font pas de bruit

Si la lune dans le ciel luit

Si les paroles nous divisent

Je préfère faire mon analyse

Je suis un animal avant tout

Sans être un casse-cou ni un fou

Nous vivons dans un seul univers

Nous partageons ensemble la terre.

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mardi, 09 juillet 2019

Victor HUGO ( A André CHENIER - Les Contemplations)

Oui, mon vers croit pouvoir, sans se mésallier,
Prendre à la prose un peu de son air familier.
André, c’est vrai, je ris quelquefois sur la lyre.
Voici pourquoi. Tout jeune encor, tâchant de lire
Dans le livre effrayant des forêts et des eaux,
J’habitais un parc sombre où jasaient des oiseaux,
Où des pleurs souriaient dans l’œil bleu des pervenches ;
Un jour que je songeais seul au milieu des branches,
Un bouvreuil qui faisait le feuilleton du bois
M’a dit : — Il faut marcher à terre quelquefois.
La nature est un peu moqueuse autour des hommes ;
Ô poëte, tes chants, ou ce qu’ainsi tu nommes,
Lui ressembleraient mieux si tu les dégonflais.
Les bois ont des soupirs, mais ils ont des sifflets.
L’azur luit, quand parfois la gaîté le déchire ;
L’Olympe reste grand en éclatant de rire ;
Ne crois pas que l’esprit du poëte descend
Lorsque entre deux grands vers un mot passe en dansant.
Ce n’est pas un pleureur que le vent en démence ;
Le flot profond n’est pas un chanteur de romance ;
Et la nature, au fond des siècles et des nuits,
Accouplant Rabelais à Dante plein d’ennuis,
Et l’Ugolin sinistre au Grandgousier difforme,
Près de l’immense deuil montre le rire énorme.

Les Roches, juillet 1830.
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dimanche, 07 juillet 2019

Entre 1719 et 1723, une secte à MONTPELLIER

Au début de mon installation à Montpellier, en 1975, je parcourais les rues de la ville.

Je ne connaissais pas encore certains faits historiques qui s'y sont déroulés au cours des siècles. Quand je passais Rue des Multipliants, je ne savais pas qu'une secte avait existé au n° 5. Je ne savais pas ce que signifiait le mot Multipliants.

En lutte contre prophétisme cévenol, Anne Robert, veuve d'un marchand, crée une secte à Montpellier, supposée polygame, vers 1719, une nouvelle Eglise dite des Multipliants qui fut active de 1719 à 1723. 

Ses adeptes se coupaient du monde et se mariaient entre eux, pratiquaient, croit-on, la polygamie, prenaient des noms étranges, adoptaient un langage codé dicté par le Saint Esprit, et participaient à des prêches ulta fanatiques.

Ils sont arrêtés et jugés en 1723. Des femmes sont enfermées à vie dans la Tour de Constance, des hommes sont envoyés aux galères et certains sont pendus. La secte était installée au n° 5 de l'actuelle rue des Multipliants, maison dont la démolition fut décidée par jugement rendu contre la secte. La maison a été détruite avec interdiction d'en construire une sur le site.

https://www.google.com/maps/uv?hl=fr&pb=!1s0x12b6afa8...

 

https://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_1982_num_37_4_2...

 

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vendredi, 05 juillet 2019

LE COUP DE CHALUMEAU dans les vignes du Midi

Texte de Catherine Bernard, vigneronne dans l'Hérault.

" Le coup de chalumeau dans les vignes du Midi n’est pas une calamité agricole.

Je suis vigneronne.
Je n’écris pas en qualité de vigneronne.
Je n’écris pas non plus en qualité de vigneronne victime d’une calamité agricole, d’une catastrophe naturelle ou d’un accident climatique. Ce qui s’est produit dans les vignes du Gard et de l’Hérault vendredi 29 juin, est d’une tout autre nature, d’un tout ordre, ou plus exactement d’un tout autre désordre.
J’écris en qualité de témoin du changement climatique à l’œuvre, qui est en fait un bouleversement, qui ne concerne pas ici des vignerons, là des arboriculteurs, hier des pêcheurs, demain des Parisiens asphyxiés, mais bien tous, citadins ou ruraux, habitants du Sud comme du Nord, de l’Ouest, ou de l’Est.
J’écris en qualité d’hôte de la terre. Nous sommes chacun, individuellement, interdépendants les uns des autres.
J’étais vendredi matin dans les vignes pour faire un tour d’inspection des troupes et ramasser des abricots dans la haie de fruitiers que j’ai plantée en 2010 entre les terret et les cinsault. Il faisait déjà très chaud. Je ne sais pas combien, je ne veux pas ouvrir le livre des records. Je suis rentrée au frais, et je me suis plongée dans la lecture d’un livre passionnant, La vigne et ses plantes compagnes de Léa et Yves Darricau. J’ai repoussé la plantation de 30 ares de vignes à l’origine programmée pour cette année, à plus tard, à quand je saurai comment et quoi planter. Je cherche. A 18 heures, Laurent, mon voisin de vignes avec qui je fais de l’entraide, m’appelle :
- Là-haut à Pioch Long, les syrah sont brûlées.
- Comment ça brûlées ?
- Oui, brûlées, les feuilles, les raisins, comme si on les avait passé au chalumeau.
J’ai pris ma voiture, et je suis allée dans les vignes. Quand j’ai vu à La Carbonelle, les grenaches, feuilles et grappes brûlées, grillées, par zones, sur la pente du coteau exposée sud-ouest, je n’ai pas pensé à la perte de la récolte. J’ai vu que certaines étaient mortes, que d’autres ne survivraient pas. Il faisait encore très très chaud et j’ai été parcourue de frissons. La pensée m’a traversée que c’était là l’annonce de la fin de l’ère climatique que nous connaissons, la manifestation de la limite de l’hospitalité de la terre. Puis je suis passée sur le plateau de Saint-Christol, là où depuis le XIIème siècle l’homme a planté des vignes pour qu’elles bénéficient pleinement des bienfaits du soleil et du vent. Et là, à droite, à gauche, j’ai vu des parcelles de vignes brûlées, grillées dans leur quasi totalité.
Il y aura des voix, celles des porte-parole des vignerons, chambre d’agriculture, représentants des AOC, et c’est leur rôle, pour évaluer les pertes de récolte, la mortalité des ceps, et demander des indemnisations.
Il y aura les voix invalidantes de la culpabilité, celle des gestes que l’on a faits dans la vigne les jours précédents et que l’on n’aurait peut-être pas dû faire, ou ceux que l’on n’a pas faits et que l’on aurait dû faire. Et si j’aurais su…. A ceux-là, je réponds, les si n’aiment pas les rais.
Il y aura des voix pour dire qu’à cela ne tienne, on va généraliser l’irrigation, et si cela ne suffit pas, eh bien on plantera des vignes, plus haut dans le Nord, ailleurs. Peut-être même y en aura-t-il pour s’en réjouir. A ceux-là, je réponds qu’ils sont, au mieux des autruches, au pire des cyniques absolus et immoraux, dans les deux cas des abrutis aveugles.
Ce qui s’est produit ce vendredi 29 juin dans les vignes du Midi, est un avertissement, un carton rouge. Ce n’est pas seulement les conséquences d’un phénomène caniculaire isolé doublé d’un vent brûlant, mais la résultante de trois années successives de stress hydrique causé par des chaleurs intenses et de longues périodes de sécheresse qui, année après année, comme nous prenons chaque année des rides, ont affaibli les vignes, touchant ce vendredi 29 juin, celles qui étaient plantées dans ce qui était jusqu’alors considéré comme les meilleurs terroirs. C’est aussi la résultante d’un demi-siècle de pratiques anagronomiques.
La Carbonelle est plantée de vignes depuis 1578. C’est un mamelon en forme de parallélogramme bien exposé au vent et soleil. Ce qui s’est passé le 29 juin, dit que l’ordre des choses s’est littéralement inversé. Le vent et soleil ne sont plus des alliés de l’homme. La solution de l’irrigation est la prolongation d’un défi prométhéen. On se souviendra qu’il lui arrive quelques bricoles à Prométhée. Cela dit aussi que le changement va plus vite que la science agronomique et ses recherches appliquées, cela nous précipite dans un inconnu. Il nous faut radicalement changer notre rapport à la terre, ne plus nous en considérer comme des maîtres, mais des hôtes, que l’on soit paysan ou citadin.
Ceux qui voudraient circonscrire à la viticulture du Midi ce qui s’est produit le 29 juin s’illusionnent. Le phylloxéra a été identifié en 1868 à Pujaud dans le Gard. Les vignerons des autres régions ont cru ou feint de croire qu’ils seraient épargnés. En 1880, le puceron avait éradiqué la totalité du vignoble français, et gagné toute l’Europe. Le phylloxéra était lui-même la « récompense » de notre quête du mieux, du plus. Il a été à l’origine de la seule grande émigration française et d’une reconstruction du vignoble qui a profondément changé l’équilibre même de la vigne. Nous en sommes les héritiers directs.
Ceux qui voudraient circonscrire le phénomène à la viticulture se dupent aussi. La vigne nous accompagne, sur notre territoire, depuis plus de deux millénaires, et l’homme depuis plus de 6 000 ans. Sa culture est tout à la fois un pilier et un symbole de notre civilisation. Si la vigne n’a plus sa place dans le Midi, l’homme ne l’aura pas davantage car le soleil et le vent seront brûlure sur sa peau.
Nous, vignerons, devons en tout premier lieu renouer avec la dimension métaphysique de notre lien à la terre et alors, nous pourrons changer radicalement nos pratiques. Mais il faudra autant de temps pour retricoter ce que nous avons détricoté. L’œuvre elle-même est vaine si par ailleurs, nous, vous, moi continuons à prendre l’avion comme nous allons promener le chien, goûtons aux fruits exotiques comme si on les cueillait sur l’arbre, mettons la capsule dans la machine à café comme un timbre sur une lettre, ainsi de suite. Ce que les vignes disent, c’est que notre civilisation elle-même est menacée.
Les abeilles l’ont aussi dit, avant la vigne. Mais nous ne les avons pas entendues. "

Catherine Bernard

jeudi, 04 juillet 2019

ADIEU ANNE VANDERLOVE, une voix que j'adorais.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Vanderlove


lundi, 01 juillet 2019

CE MATIN

Ce matin , au jardin, près d'un pot de pétunias, découverte d'un fourmilion fausse libellule, mort.

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Et puis cette magnifique fleur d'un de mes cactus en pot ! D'autres fleurs vont éclore sur ce cactus et sur l'autre plus petit.

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