samedi, 04 mars 2017
QUATRE FILLES (10ème extrait)
Pendant que Noémie se débat dans sa relation avec Eric, son amie Anna se presse aux cours de Droit Public de Monsieur DAUGET, l'un de ses professeurs. A la rentrée universitaire, dès qu'il était apparu à la porte et s'était installé en posant son cartable sur le bureau, face aux étudiants, une grande émotion ainsi qu'une vague de joie immense avaient parcouru tout le corps d'Anna. Quelque chose de profondément ancré en elle refaisait surface tout à coup. Elle était restée figée un moment, les yeux grands ouverts. Mais, devant ses camarades, elle s'était vite ressaisie pour ne rien montrer, afin qu'on ne lui pose pas de questions. Depuis ce jour, consciente de vivre des moments forts qu'elle ne peut pas expliquer, elle ne manque aucun des cours du jeudi après-midi. Elle y assiste avec une régularité extrême. La même émotion la prend chaque semaine quand Monsieur DAUGET arrive et s'installe devant le tableau blanc du grand amphithéâtre de la fac.
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lundi, 20 février 2017
DANS LA CHAMBRE
Elle rêvait derrière les carreaux
La musique jouait encore
Dans la chambre aux murs fleuris
Ecouter ce refrain encore
Regarder voler les oiseaux
Elle sentait la maussaderie
Fanfaronner et s'agiter
Et devant la banalité
Des heures cherchait dans sa penderie
Un objet qui la contrarie
Avant que sa mère l'appelle
De sa voix habituelle
Mais qu'est-ce que tu fais en haut
Alors que dehors il fait beau ?
Tu devrais aller promener
Avant que je fasse le dîner.
Regardant l'heure elle arrêta
La musique et s'habilla
Pour faire une balade à vélo
Du carrefour jusqu'au bord de l'eau.
19:08 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : poème, poète, poésie, écriture, souvenirs, auteur, culture
vendredi, 10 février 2017
JE VOYAIS LE PRINTEMPS
Cette nuit j'ai rêvé
Je voyais le printemps
Le soleil qui chauffait
Un air doux sans vent
En une seule nuit
Les fleurs éclataient
Sans faire de bruit
Sous le ciel réchauffé
Par le soleil de midi
C'était celui d'hier
Car nous sommes en hiver
Et la pluie me l'a dit.
19:36 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : poésie, poème, printemps, pluie, auteur, saison
lundi, 30 janvier 2017
QUATRE FILLES (9ème extrait)
Eric rentre se coucher vers vingt trois heures après avoir mangé une paella avec Pablo et Liem qui lui redonnent espoir en l'avenir. Ils lui donnent quelques conseils simples qu'il va mettre en pratique. Il s'endort après avoir monté un petit plan pour garder Noémie sous sa coupe. Le lendemain matin, après avoir pris sa douche et son petit déjeuner en vitesse, il attaque la 1ère partie de ce plan. Il appelle Judith pour avoir le numéro de téléphone de Noémie. Judith ne se méfie pas et accepte de lui rendre service. Elle en profite pour demander des nouvelles de sa santé et de son travail. Mais ne voulant pas s'étendre plus longtemps, il coupe court à la conversation, trop heureux d'avoir le précieux renseignement. Il se décide à appeler samedi matin. Brûlant de fièvre, il compose le numéro. Par chance, Noémie se trouve seule ce jour là. Elle avait profité de l'absence de ses parents pour faire un peu de ménage. Elle arrête l'aspirateur et décroche. Elle entend et reconnaît la voix d'Eric qui lui dit : bonjour, tu vas bien ? Elle raccroche aussitôt, tremblante et choquée. Elle reste sans bouger. La peur s'installe en elle. C'est pas vrai, il a osé, se dit-elle en reprenant sa respiration. Mais qui lui a donné ce numéro ? Elle remet l'aspirateur en route. Ses parents vont rentrer bientôt et il faut que tout soit terminé à leur arrivée. Le téléphone se remet à sonner. Noémie gonfle ses joues et soupire. Elle ne sait que faire, elle hésite mais pense : et si c'était important ? Alors elle arrête de nouveau l'aspirateur et va décrocher. Elle entend la voix menaçante d'Eric lui crier : ça va aller mal pour nous deux ! La respiration bloquée, ne voulant pas entendre plus, elle raccroche. Elle pense à ses parents qui ne vont plus tarder, il faut qu'elle se ressaisisse. Au bout d'un quart d'heure, quelqu'un sonne à la porte. Pensant au facteur, elle tourne la clé dans la serrure et ouvre. Mais le visage d'Eric apparaît soudain dans l'entrebâillement. Effrayée, elle lui claque la porte au nez et ferme à double tour le verrou. Eric donne un violent coup de pied dans la boiserie et se met à crier dans le couloir. Il continue de menacer. Elle se dirige lentement vers la fenêtre qui donne sur la rue et voit la voiture d'Eric qui démarre bruyamment...
18:20 Publié dans QUATRE FILLES | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : filles, drague, écriture, auteur, nouvelle, nouvelles et textes brefs
samedi, 28 janvier 2017
MES AMIES
Mes amies pleurent
Aux souvenirs amers
Le ciel gris et triste
A l'oreille murmure
Il rappelle les larmes
De leurs douleurs.
16:14 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : poésie, poème, poète, hiver, larmes, douleurs, écriture, auteur
vendredi, 27 janvier 2017
VENT D'HIVER
Vent d'hiver
Tourbillonne
Et décoiffe
Pas très fière
Comme une lionne
Je me recoiffe.
19:49 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : poèmes, poètes, poésie, textes, hiver, auteur, écriture
lundi, 09 janvier 2017
QUATRE FILLES (8ème extrait)
Noémie s'est bien gardée de dire à Eric qu'elle ne viendra pas le lendemain ni les jours suivants. Car son travail saisonnier est terminé. Elle va bientôt suivre les cours à la fac. Elle n'aime pas Eric malgré tous les efforts qu'il fait pour la séduire. D'un cadeau par semaine, il lui offre maintenant trois cadeaux par jour. Noémie étouffe dans cette relation. Lui, de son côté, raconte à ses copains que tout va bien avec sa nouvelle conquête. Il leur demande de temps à autre des conseils pour arriver à ses fins, s'impatientant de ne pouvoir refaire l'amour avec elle. Il dit à ses parents qu'il fréquente une fille superbe, au corps parfait, sublime, plus belle que toutes les plus belles filles du monde. Et de plus bien éduquée.
Le premier jour de septembre, Eric attend Noémie à la sortie de son travail. Il regarde sa montre toutes les cinq minutes. Ne la voyant pas arriver à l'heure habituelle, il pense d'abord à un contretemps. Mais les minutes passent et pas de Noémie à l'horizon. Inquiet, il commence à se poser des questions. Heureusement pour lui, Judith passe à une caisse avec son panier. Il l'appelle de loin :
- Coucou Judith ! Noémie est avec toi ?
- Non pourquoi ?
- Parce que j'ai rendez-vous avec elle et elle n'est pas venue.
- Rendez-vous où ?
- A la sortie de son travail bien sûr !
- Mais elle a terminé. Elle ne le l'a pas dit ?
- Non.
- Elle va entrer en fac maintenant, et nous aussi. Les cours vont commencer.
- Ah bon ! Quand ?
- Dans dix jours.
- C'est vrai, j'aurais dû y penser ! Que je suis bête, merci Judith.
Furieux, énervé, honteux de n'avoir pas pensé à cette évidence, il monte dans sa voiture et part à vivre allure.
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mardi, 13 décembre 2016
QUATRE FILLES (7ème extrait)
Le lendemain soir, comme elle s'y attendait, Eric se présente avec un large sourire, offrant encore une fois un petit cadeau à Noémie. Elle ne sait quoi en faire. Maladroite, elle le prend et ils se quittent après qu'il lui ait raconté sa journée de travail. Rentrée chez elle, elle jette le cadeau au fond du placard de sa chambre et l'oublie.
Elle a l'impression de s'enfoncer de plus en plus dans un cauchemar dont elle ne voit pas le bout. Elle culpabilise de ne pouvoir l'éviter. Car Eric apparaît chaque soir, à la même heure, au même endroit. Elle lui montre qu'elle est pressée de rentrer chez elle.
Aujourd'hui, elle regarde sa montre avec angoisse quand l'heure de sa venue approche. Elle demande alors à une de ses collègues s'il existe une porte de sortie à l'arrière du magasin. Mais celle-ci lui répond que la seule porte possible est réservée au service approvisionnement et qu'il est interdit de la franchir sans la permission du responsable. Noémie patiente, supportant tant bien que mal la situation. Le dernier jour de son contrat de travail arrive enfin, elle va savourer sa vengeance...
17:08 Publié dans QUATRE FILLES | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : amour, auteur, livre, université, études, jeunes filles, écriture
samedi, 10 décembre 2016
JEAN LE HOUX Les comparaisons bachiques.
Quand suis sans verre et breuvage,
C'est sans coque un limaçon,
Sans livrée c'est un page,
C'est un écolier sans leçon.
C'est un chasseur sans sa trompe,
Sans braguette un lansquenet,
C'est un navire sans pompe,
C'est un berger sans flageolet.
C'est un soulard sans panache,
C'est sans fifre un tambourin,
C'est un charpentier sans hache,
C'est un orfèvre sans burin.
Sans vin je perds contenance :
C'est ce qui mieux me convient,
Comme à un chevalier sa lance
Et la baguette à un sergent.
Je vous annonce la guerre
Pour l'amour de mon ami
Que voici dedans ce verre :
Je ne boirai point à demi.
(Jean LE HOUX est né en 1551 et décédé en 1616 à VIRE. Il est avocat, artiste, peintre et poète normand).
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vendredi, 02 décembre 2016
QUATRE FILLES (6ème extrait)
A la sortie de son travail dans un supermarché à la périphérie de la ville, Noémie aperçoit Eric. Horreur, elle l'avait oublié pendant toute la journée. Il l'attend au milieu de l'allée centrale. Il s'avance vers elle en bousculant quelques personnes et lui tend aussitôt une boite contenant un millefeuille. Il lui dit : Bonsoir, j'ai pensé que cela te ferait plaisir.
Surprise, Noémie crispe ses mains sur son sac et fronce les sourcils. Que lui veut-il ? Elle le regarde dans les yeux et lui répond en faisant un pas sur le côté : excuse-moi, mais je suis pressée, j'ai des courses à faire.
Eric lui répond alors : ce n'est pas grave, on va les faire ensemble. Noémie se trouve prise au piège encore une fois. C'est tout de même fort. Elle se demande s'il va en faire une habitude. Elle reste plantée un instant sans bouger et sans savoir quoi faire. Puis, décidée, elle tourne les talons en se dirigeant vers l'entrée, au bout des caisses. Eric la rattrape et marche à ses côtés en gesticulant et en racontant sa journée passée au bureau. La situation devient étrange pour Noémie car elle ne le connaît que depuis deux jours et il la considère déjà comme "sa chose". Elle réfléchit à l'attitude à adopter dès demain car elle comprend qu'il ne va pas la lâcher. Et que de nouveau il sera là, à la sortie de son travail.
Quand ils arrivent à la caisse, Eric l'aide à emballer ses achats et ils sortent du magasin. Eric lui propose de la raccompagner chez elle en voiture. Elle refuse, poliment mais fermement. Il n'insiste pas. Il la quitte en lui disant d'un ton moqueur : à demain, même heure, passe une bonne soirée !
C'est bien ce que je pensais, se dit-elle, un homme normal ne ferait pas ça, un vrai pot de colle, une sangsue. C'est bien ma chance...
16:13 Publié dans QUATRE FILLES | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : auteur, culture, écriture, nouvelles et textes brefs, littérature, université, lycée