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mercredi, 17 août 2011

UN JOUR D'ETE (Maurice FOMBEURE)

Le tonnelier tonnèle,

Le bourrelier bourrèle,

Le soleil interpelle,

Frappe un bouclier d'or,

Flambe au pennon des aigles

A la cime des ifs,

Fait virer sur les murs

L'ombre bleue des centaures,

Du lézard engourdi

-Cendre et cadran solaire -

Palpitant d'émeraude

De bronze reverdi.

Sur la rivière glisse

Le chant lourd des rameurs,

La douce soie des cuisses

O nymphes du terroir !

Jusqu'au soir solitude

A l'horizon changeant,

Déclin que nul n'élude,

Gendarmerie d'argent.

La belle des jardins :

Sur ses blanches épaules

S'est égaré soudain

Le souffle frais des saules.

Voici les voix du songe

Apaisées, incertaines,

Quand les bruits de la rue

Coulent dans les fontaines.

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samedi, 03 juillet 2010

VETEMENTS SOLDES

Ce sont les soldes en ce moment, je n'ai pas encore franchi la porte d'un magasin de vêtement où se déroule la valse des étiquettes.

Je n'ai plus de place dans mes armoires, et pourtant j'ai déjà fait deux fois le tri de ce que je veux garder et de ce que je jette.

Je me laisserais bien tenter par une robe à bretelles froncée.... une de ces robes classiques qui vous laisse fraîche par ces temps de grosses chaleurs.

J'ai ma petite idée, je la vois déjà : imprimée, longueur au-dessous du genou, froncée, en coton !

Seulement, en passant devant les multiples magasins, en allant à la librairie-papeterie faire quelques achats, j'en ai vu tellement que je ne sais pas faire un choix. Je suis comme cela, je mets longtemps avant de me décider. Je pèse le pour et le contre. Vais-je trouver la robe ?

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samedi, 26 juin 2010

PAYSAGES NOUVEAUX

Allongés sur le sable cheveux décoiffés

Rêvons aux mirages du début de l'été

Assoiffés de paysages nouveaux

Nous sautons dans un bateau

Adieu abeilles dans le jardin

Adieu cigales, bonjour embruns

Et presque nus du soir au matin

Nous oublions tous les potins

A découvrir des paysages nouveaux

Embarqués dans un bateau.

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lundi, 06 juillet 2009

MUSIQUE : CONCERTS PROCHAINS

Je vous donne encore quelques dates de concerts :

LE 10 JUILLET : JAZZ A SETE avec Sylvain LUC, Didier LOCKWOOD, Ira COLEMAN, Keyvan CHEMIRANI, Bijan CHEMINARI et Philip CATHERINE à 21 h au Théatre de la Mer : 20 à 25 euros.

A VALRAS le même jour : Show Celtic - Musique Irlandaise par le Groupe CELTIC LEGENDS à 22 h au Parking de la Plage : gratuit.

A ALES : Pierre PERRET au Bosquet : gratuit.

A ARGELES SUR MER (66) Festivalles Déferlantes avec SIMPLE MINDS, The DO, Olivia RUIZ, Anaïs, HONG KONG DONK (de 31 à 36 €)

LE 11 JUILLET : Concert de flute traversière et orgue à 17 h 45 à la Cathédrale St Pierre de MONTPELLLIER (participation libre).

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jeudi, 31 juillet 2008

LE SOIR

J'aimais m'asseoir sur la terrasse

Quand le soleil courait derrière

Les arbres et les maisons le soir

Avant que la nuit ne m'enlace

Les chats sortaient de leur tanière

Pour goûter la fraîcheur dans le noir

Le monde semblait si tendre

Le calme ne se faisait pas attendre

Le soir tout entier me promettait

De garder pour lui tous mes secrets.

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mardi, 29 juillet 2008

AU COEUR DE L'ETE

Menton la nuit.jpgAu coeur de l'été, la ville s'engourdit.

La place est déserte, quelques rares passants vont sous le soleil.

Enfin, le vent se lève après l'orage pesant.

Un concert est annoncé, déjà la musique s'élève quand le soir tombe.

Un peu de bonheur, dans la langueur de la saison, s'attarde avant la nuit.

lundi, 28 juillet 2008

DERNIERS JOURS DE VACANCES (Le journal de Juliette, lycéenne n° 36)

En dansant, Lionel marchait sur les pieds de Juliette et à chaque fois il disait : "Oh, excusez-moi.." Cela la faisait sourire.

Le lendemain soir, Raymond et Lionel passent à la salle des jeunes. Ne voyant personne, ils partent vers Carnac en voiture. Juliette manque de peu leur passage et se retrouve avec Evelyne, Didier et Patou. Ils sont tristes car les vacances prennent fin. Ils ne brancheront pas la chaine hifi. Didier a envie de pleurer. Et chacun rentre à la maison.

Le lendemain matin, Lionel croise Juliette, Didier et le fils de Jean Claude en voiture. A leur hauteur, il stoppe et dit bonjour. Il emmène sa famille à la ville voisine. Puis la voiture s'éloigne.

A 13 heures, Didier et Juliette passent devant Raymond qui sort de sa maison. Il leur demande ce qu'ils prévoient cet après-midi. Ils décident de se retrouver à la plage. Raymond s'exclame : "on va s'amuser... ".

Sur la plage, le vent s'est levé. Raymond, sa femme Odette, Lionel et sa soeur s'élancent dans la mer. Juliette prend ses jumelles pour les regarder nager. La famille d'Evelyne arrive ensuite en voiture, retardée par l'arrivée de cousins.

Après le bain, nos 3 familles se regroupent pour jouer à "la balle au prisonnier", puis "au béret".

Didier suit Juliette partout pendant les jeux. Il lui dit qu'elle est belle et lui demande si elle l'aime bien. Juliette est gênée car il n'a que 11 ans. Elle rit quand même car il est très gentil.

Pendant la pause goûter, Juliette prend une photo de cet instant où tout le monde est réuni pour la dernière fois. Car il n'y aura pas d'autres vacances ensemble. Puis 2 groupes se forment pour les jeux de boules. Lionel est dans le camp adverse. On ramasse quelques coquillages et on bavarde un peu avant de se quitter. Odette invite la famille de Juliette à passer chez eux au mois de novembre à Paris, le jour où le papa de Juliette s'y rendra afin d'acheter du matériel électronique pour son travail d'artisan.

Jeudi 30 juillet : Jean Claude et sa petite famille sont déjà sur la route du retour depuis 3 heures du matin. Didier prévient Juliette vers midi que Lionel et ses parents sont devant la maison avec la voiture chargée. Ils attendent avec impatience de dire au revoir. Raymond ouvre les bras en disant : "Ah ! on va avoir du plaisir à les embrasser. Je commence par la mère". Puis c'est au tour de Juliette : "Ah ! Juliete, hum, hum, tu as triché aux boules hier ...". Puis Lionel s'avance vers Juliette et l'embrasse 3 fois sur la joue, doucement, en lui disant simplement "au revoir", d'une manière si tendre qui lui fait quelque chose au coeur, quelque chose qu'elle ne saurait expliquer... La grande soeur de Juliette demande alors : "A l'année prochaine ?". Lionel répond : "oh non, je ne pourrai pas... ". Il va effectuer son service militaire, Juliette le sait mais son coeur se serre encore plus après cette évocation. Raymond frappe alors dans ses mains en criant : "En voiture !". Lionel court le premier s'asseoir devant sans se retourner, sans rien dire. Et la voiture démarre. Juliette sait déjà qu'elle aura du mal à avaler son repas dans quelques minutes...

Vendredi 31 juillet : la voiture est prête pour le grand retour de Juliette. La veille au soir, Evelyne et Didier ainsi que ses parents sont venus dire au revoir. Juliette a pris une photo d'eux sur l'escalier d'entrée de leur logement. Didier demande à Juliette de faire un petit billet et de le mettre sous sa porte le matin du départ. Ce qui fut fait. A 3 h 30 du matin, Juliette trouve sur le pare-brise de sa voiture une feuille pliée en 4, où elle lit : "Bons baisers et bon voyage. Didier, Evelyne, Maman, Papa ..."

 

jeudi, 24 juillet 2008

DE NOUVEAU AMOUREUSE (Le journal de Juliette, lycéenne, n° 35)

Le 23 juillet, Juliette rencontre Lionel, fils de Raymond qui est ami avec le père d'Evelyne. Il est boulanger à Paris. Avec ses parents, sa soeur et la petite serveuse de la boulangerie, il est en vacances dans le village depuis le début du mois. Mais c'est aujourd'hui seulement que Juliette fait sa connaissance.

Nos 3 familles se rendent ce soir visiter la Chapelle du Plas Kaer, déjà connue d'Evelyne et de Juliette. Raymond est un grand farceur, il aime rire et fait de grands gestes en parlant. Il ressemble un peu au boulanger de Pagnol avec sa moustache et ses cheveux bruns. Son fils lui ressemble. Il est fort comme lui.

Trois jours plus tard, Juliette passe devant la maison de Lionel et le retrouve à la sortie de la messe puis le soir près du presbytère. La maman de Juliette qui passait par là avec ses filles s'arrête pour parler un peu à Raymond qui joue aux boules avec ses enfants.

Le 28 juillet, en revenant de la rivière du village après leur promenade, Juliette et sa mère retrouvent Raymond et la famille d'Evelyne. Ils font quelques parties de boules pendant que Lionel et Evelyne sautent à la corde.

Dans la salle des jeunes près du terrain se trouvent des disques et une chaine Hifi. Juliette branche la chaine et pose un disque sur la platine. Lionel arrive, attiré par la musique. Il invite les filles présentes à danser. Juliette danse 3 slows avec lui, puis un passo-dobble, une marche et sur une chanson de Claude François, il laisse la place aux "clodettes" car il avoue ne pas savoir danser comme elles. Juliette écrit le lendemain sur son petit carnet : "ce que j'ai vécu hier soir est merveilleux, j'ai cru rêver...".

mardi, 08 juillet 2008

LA VALISE (Le journal de Juliette, lycéenne n° 32)

Pour sa 1ère journée de vacances, Juliette fait le tour des problèmes qui l'empêchent de profiter pleinement de son séjour.

Il pleut et elle est enrhumée, la voiture est au garage pour une révision car les freins ont besoin d'être resserrés, les maillots de bain ainsi que les vêtements de rechange sont dans la valise que maman a envoyée par SNCF le vendredi précédant le départ.

Quatre jours s'écoulent sans que Juliette et sa famille aient des nouvelles de cette valise. Maman décide alors de se rendre à l'arrêt d'autobus. Elle demande au chauffeur de se renseigner à la Gare de la ville voisine. Le lendemain, ce sont de gentils locataires vacanciers qui se proposent de se rendre à la Gare afin d'obtenir des nouvelles. Mais rien ne bouge. Le jour suivant, Maman décide alors de se rendre elle-même à la Gare en voiture puisqu'elle est enfin réparée. Mais les employés ne savent rien. Ils demandent le Bulletin d'Envoi qui est malheureusement resté à la maison, à 750 kms de là. La tension est à son comble au bout de 11 jours d'attente.

Enfin, le lendemain vers 17h, après 14 jours de voyage, la valise arrive à destination. Elle est accueillie avec un grand soulagement. Juliette pourra quitter son chemisier blanc et sa jupe bleu marine portés pendant 12 jours et oublier la robe tablier de sa grande soeur qui lui a été d'un grand secours quand elle a dû faire la lessive de son unique tenue. Surtout, elle pourra aller se baigner !

lundi, 07 juillet 2008

VENT D'OUEST

Un vent d'ouest

Que je déteste

Un ciel menaçant

Qui fait le gros dos

Un soleil resplendissant

Parti trop tôt

Les journées passent

Je me tracasse

Comme rien ne dure

Le ciel deviendra pur

Demain le vent d'ouest

Que je déteste

Sans regrets faiblira

Puis disparaîtra.