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jeudi, 07 octobre 2010

LA MAISON DES AUTRES (Bernard CLAVEL)

LA MAISON DES AUTRES.jpgEn hommage à cet auteur décédé il y a quelques jours, je vous offre un extrait du livre "La Maison des Autres" qui commence ainsi :

Le matin du 1er octobre 1937, Julien Dubois s'éveilla longtemps avant l'aube. Il demeura un moment immobile, les yeux ouverts dans l'obscurité, puis il se souleva sur ses coudes. Au pied du lit, la chatte s'étira. Il entendit ses griffes sur la couverture.

- Moune, souffla-t-il, viens... Viens, ma Moune.

Elle se léchait. Il l'appela encore, elle s'approcha lentement et vint s'asseoir sur le ventre de Julien. Il la caressa et, aussitôt, elle se mit à ronronner. Il sentait la vibration. Ce ronron régulier était le seul bruit de la pièce. Par moments, à travers les persiennes, venait du jardin un froissement de feuilles. Un train siffla plusieurs fois, puis il y eut un long moment de silence. La chatte avait sauté du lit et devait faire le tour de la pièce. Il l'entendit monter sur le fauteuil qui a un pied plus court que les autres. Elle ne resta là qu'un instant avant de grimper sur le bord de la fenêtre pour secouer les persiennes. Julien se leva et marcha sur la pointe des pieds jusqu'à la croisée. Il caressa encore la chatte qui se frottait contre lui.

-Tu veux sortir, hein ? Tu t'en fous que je m'en aille, murmura-t-il. Va courir.

 

mercredi, 25 août 2010

L'AFRICAIN

Je viens de commencer la lecture du livre de J.M.G. LE CLEZIO

L'AFRICAIN

Je ne peux pas encore vous dire mes impressions, je n'ai pas terminé de le lire mais, comme je l'ai choisi parmi tant d'autres, c'est que déjà il m'attire.

C'est la fin des vacances mais je lis entre deux coups de fil, je lis entre deux connections internet, je lis le soir, le matin ....

L'AFRICAIN.jpg

mercredi, 26 mai 2010

DEUX LIVRES

Je vous propose deux livres que j'ai aimés et que j'ai lus récemment :

LE CHAUD ET LE FROID M. RUIZ.jpg

LE CHAUD ET LE FROID

un roman de suspense, mais aussi une plongée dans le monde des sectes américaines et brésiliennes, dont on découvre la puissance financière et l'influence politique.

de Manuel RUIZ, ancien collaborateur de revues historiques et ésotériques. (et qui a publié 2 romans historiques : LA REINE CELTE, L'HOMME QUI TROUVA L'ETERNITE ( Mobi-pocket.com) ainsi que 2 thrillers ancrés dans le monde des sociétés secrètes : LA SOCIETE SECRETE, LE DOSSIER DU BATELEUR (Editions Ixcéa).

http://manuelruiz.canalblog.com/

 

Paysages de Lamartine et Bohémiens Laura.pngPAYSAGES CHEZ LAMARTINE, DE BOHEMIENS

un essai de Laura VANEL-COYTTE, qui a déjà publié de nombreux recueils de poèmes (PAYSAGES, PAYSAGES, POEMES A MON MARI, PAYSAGES AMOUREUX ET EROTIQUES, ACROSTICHES, MES PAYSAGES DE NERVAL ET BAUDELAIRE, BOUTS DE PAYSAGES RIMES), un recueil de nouvelles érotiques (PAYSAGES DE CANNELLE, NOUVELLES) et des essais (DES PAYSAGES DE BAUDELAIRE ET NERVAL, PAYSAGES NERVALIENS, PAYSAGES DE KANDINSKY SAND ET CADOU, PAYSAGES CHEZ LAMARTINE, DE BOHEMIENS).

http://www.lauravanel-coytte.com/

 

vendredi, 11 décembre 2009

ECHAPPER AUX MANIPULATEURS

Les caractéristiques du manipulateur sont :

- personne immature et égoiste, cynique, cruelle, insatisfaite, profondément méchante.

Les manipulateurs sont conscients de ce qu'ils font et le font même exprès.

Le fait de les considérer comme des malades n'est pas bon.

Pour eux, ce sont les autres qui ont un problème.

Cette attitude se développe durant l'enfance. La manipulation mentale devient pour eux un mécanisme de survie.

Avoir une emprise sur les gens : voilà l'objectif des manipulateurs.

Le manipulateur progresse étape par étape, pour coloniser le mental de sa victime. Il charme, observe, teste, flatte l'égo. Petit à petit, il colonise votre vie, fait le vide autour de vous, vous brouille avec vos amis.

Il se permet de juger.

La période de séduction fonctionne jusqu'à ce qu'il soit sûr que la personne est sous emprise. Ensuite, il tombe le masque.

D'un point de vue émotionnel, il attend que l'on prenne en charge sa folie (méfiez-vous donc des amitiés trop rapides, de ce qui paraît trop beau pour être vrai. Il vaut mieux juger les gens sur leurs actes que sur leurs dires).

Un manipulateur ne tient pas vraiment ses promesses et se débrouille pour que la victime ne soit pas couverte juridiquement.

Mais, moins vous aurez peur de lui, moins il aura de pouvoir sur vous.

(Christel PETITCOLLIN auteur de "Echapper aux manipulateurs")

www.christelpetitcollin.com

 

22:15 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : psychologie, culture, livre

mardi, 21 avril 2009

PARFUM

Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,

Doux comme des hautbois, verts comme les prairies,

-Et d'autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l'expansion des choses infinies,

Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,

Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.

(Chales Baudelaire, Les Fleurs du mal)

17:25 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : culture, livre, écriture

LA PEAU DE CHAGRIN (Honoré de Balzac)

Si tu me possèdes, tu possèderas tout. Mais ta vie m'appartiendra, Dieu l'a voulu ainsi. Désire, et tes désirs seront accomplis. Mais règle tes souhaits sur ta vie. Elle est là. A chaque vouloir je décroîtrai comme tes jours. Me veux-tu ?

lundi, 08 décembre 2008

LE SILENCE

CHYPRE.jpgLe silence ! Si limpide qu'il n'existe même pas.

Le néant, le néant primitif.

Parfois, le silence semble s'éveiller un peu, sortir de son rêve.

Il se met à couler doucement, doucement.

Haleine du temps qui dure.

Pluie fine sur une mer sans borne.

Puis de nouveau le néant.

Tout est figé ;

Silence et ténèbres sont mêlés, confondus.

(Georges DUHAMEL ( Les plaisirs et les Jeux)

samedi, 15 novembre 2008

Extrait de DOUBLER LE CAP de John Maxwell Coetzee

Nous écrivons parce que nous ne savons pas ce que nous voulons dire. Ecrire nous le révèle. L'écriture nous écrit, elle montre ou fabrique ce qu'était notre désir, un instant plus tôt.

J.M. Coetzee a obtenu le Prix Nobel de littérature en 2003. Il vient de sortir un nouveau roman : JOURNAL D'UNE ANNEE NOIRE.

dimanche, 09 novembre 2008

CARNET D'ASIES par Chris-tian Vidal

J'ai lu ce livre au mois de Juin et j'ai tout de suite été conquise par l'écriture de son auteur et l'histoire qu'il nous raconte. Je vous donne quelques extraits ci-dessous. 

"L'essentiel est à l'intérieur de soi, le reste n'a aucune espèce d'importance".

"Rentrer d'Asie et se dire qu'on était aveugle avant de fouler cette terre jaune. Et bien sûr, le reste compte moins, c'est ce qui s'appelle relativiser".

"Aujourd'hui, je me sens "trumain". Avant je ne savais pas ce que voulait dire ce mot étrange".

"En Asie, j'ai eu, en effet, l'impression de me fondre dans les choses et les êtres. J'ai alors eu la certitude de beaucoup de sensualités vécues, d'échanges avec les hommes et leurs espaces, des immensités".

carnet d'Asie.JPGL'auteur, Chris-tian VIDAL, est en 2ème position pour le concours du Prix Gros Sel qui se déroule en Belgique.

Allez visiter son blog : http://www.chris-tian-vidal.org/article-24262263.html

Et votez ici pour lui (vous avez jusqu'au début décembre) afin qu'il se retrouve en 1ère position : http://www.prixgrossel.com

Pour acheter son livre : http://www.publibook.com/boutique2006/detail-3691-PB.html

Je vous en remercie à l'avance pour lui.

mardi, 28 octobre 2008

L'AME l'âge de nylon (Elsa TRIOLET)

(Nous sommes à l'Age de Nylon. Les enfants d'aujourd'hui commencent leur vie naturellement dans un monde qui stupéfie les générations précédentes. Christo, dix douze ans, appartient à l'ère cybernétique où la machine se met à avoir une vie propre, et c'est à partir de données mystérieuses que commence la quête de l'âme. Cela se passe dans un tiroir secret de Paris. Il y a là Nathalie et son mari Luigi-l'inventeur, propriétaire d'une petite usine de jouets mécaniques. Dans sa cave pleine d'automates, il essaye d'approcher l'homme artificiel. Nathalie règne, par la grâce de la bonté, dans son logis, lieu de passage, refuge des solitaires, des traqués. Bizarre milieu où un enfant se tient sur le seuil de l'inconnaissable.)

Si Christo n'était pas venu coucher dans la cave-resserre-sous-sol de Luigi Petracci, il n'aurait pas passé ses nuits seul, en compagnie d'automates, de billards mécaniques, d'appareils à sous, de juke-boxes, et de tout un matériel de bricolage : tournevis, pinces, clefs anglaises, lampes, fils et piles électriques, débris de verre, morceaux d'étoffe, tôle, coton, carton, ficelles, fil de fer, papier d'or et d'argent, têtes de poupées, avec et sans perruques, pieds et mains, bras et jambes en carton-pâte, en porcelaine... Seul entre quatre murs ... Il n'avait encore jamais été seul, ni de jour, ni de nuit. Il couchait avec P'tit et Mignonne, dans la même pièce, Mignonne derrière un paravent. Et le voilà seul, avec toute cette place, et tout ce silence ... Profond, grand, ténébreux même de jour, rien que ces quarts de fenêtres au ras du trottoir, avec la nuit le sous-sol perdait ses limites. Paillettes, tarlatanes, satins, se mettaient à briller d'un éclat théatral, clowns, musiciennes, danseuses, polichinelles, singes, oiseaux, prenaient des poses spectaculaires... Christo n'avait pas peur, ce n'étaient que des poupées, aussi sottes que celle de Mignonne, des hommes adroits leur avaient fait faire quelques mouvements qu'ils répétaient sans se lasser. Christo remontait des ressorts, mettait la prise des automates électriques, mais la répétition des mêmes gestes, le sourire, le regard, l'illusion figée, le mettaient vite dans un état d'étrange exaspération. Les premiers jours qu'il habitait chez Nathalie, il était très pâle et nerveux.

- Tu t'amuses trop avec les automates, devina Nathalie, infaillible, je parie que tu les fais marcher toute la nuit.

- Un peu ... reconnut Christo. Ils m'agacent.

- Alors n'y touche pas, nigaud ... dit Luigi, vexé.

C'est quant Luigi se mit à réparer devant lui la ronde des danseuses, pas plus grandes qu'une petite main, que tout le reste s'évanouit pour Christo. A partir de ces petites danseuses qui tournaient sur elles-mêmes dans un sens et puis dans l'autre au son d'une musiquette fine, toujours comme sur le point de s'arrêter, il avait mis la main dans l'engrenage. Tout le reste n'existait plus, plus rien que ces cames et ressorts, la façon dont tout cela s'enclenchait, s'entraînait, projetait, tournait, avançait, reculait, faisait basculer.

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