samedi, 28 mars 2026
MON PREMIER VELO
Enfant, je ne possédais pas de vélo, seul mon frère avait eu ce privilège. Je pouvais essayer le vélo de mon frère dans la cour de l'usine où mon grand père travaillait et était concierge. Bleu métallisé, il passait de mains en mains. La taille était adaptée aux enfants à partir de l'âge de 11 ans et j'avais bien du mal à rouler avec.
A la place, j'avais reçu comme cadeau de Noël une trottinette rouge qui sentait bon la peinture fraîche, je devais avoir 6 ou 7 ans.
Je roulais sur le chemin goudronné qui longeait le jardin de mes parents. Je me souviens que cette trottinette possédait un frein à l'angle du guidon et de la plate forme où je posais le pied. Les chats s'enfuyaient à mon passage. Je découvrais la vitesse...
Plus tard, vers 17 ans, j'ai pu acheter mon premier vélo, avec mon argent de poche, mes parents ayant complété ce qu'il manquait pour que je puisse me l'offrir. C'était plus exactement un mini vélo de couleur blanche.
Il se pliait aisément en deux et l'on pouvait ainsi l'emmener dans le coffre d'une voiture. Ma soeur avait acheté le même mais de couleur orange métallisé. Elle m'avait demandé de la prendre en photo dans la cour, toute fière d'en posséder un.
Chaque soir d'été, avant la tombée de la nuit, j'aimais me rendre vers le carrefour d'un Calvaire ancien au bout de la rue.
Je faisais le tour du quartier et je revenais à la maison aussitôt pour que Maman ne s'inquiète pas.
La cousine de mon père l'avait essayé un jour, dans notre rue, elle le trouvait très pratique. Je le prêtais aussi à mes petites soeurs.
Quand je suis partie travailler à Lille, je l'ai donné à ma belle soeur avec regret... je ne voulais pas rouler dans cette grande ville en vélo, je préférais marcher à pied ou prendre le bus.
(En photo, mon vélo et la cousine de mon père).

13:02 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : enfance, souvenirs, vélo, trottinette
mercredi, 18 mars 2026
LE DOCTEUR (souvenir d'enfance)
Maman a appelé le docteur car aujourd'hui je ne vais pas à l'école, je suis très malade. J'ai de la fièvre et je suis couchée dans mon petit lit bleu. De temps en temps, maman monte dans ma chambre et vient me demander si je vais bien. Elle m'apporte un verre d'eau fraîche et tâte mon front pour savoir si je n'ai pas trop chaud. Je ne fais que dormir et quand j'ouvre les yeux, avec difficulté, je vois l'armoire devant moi qui bouge. Je pense que j'ai beaucoup de fièvre car je me sens très fatiguée.
Le docteur arrive enfin avec sa valise pleine d'instruments. Il me dit d'ouvrir la bouche. Il regarde avec une lampe dans mes oreilles et parle avec ma maman. Il descend avec elle les escaliers pour rédiger une ordonnance afin que ma maman aille chercher les médicaments. J'ai hâte de guérir car c'est vraiment épuisant d'être malade et je ne peux pas jouer avec mes poupées.

16:49 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : docteur, fièvre, médecin, maladie, souvenirs, enfance
vendredi, 27 février 2026
LES RHUMATISMES DE GRAND MERE
Ma grand-mère souffrait de rhumatismes, elle ne s'en plaignait pas tous les jours où nous passions l'après midi avec elle et grand-père. Elle disait simplement : "Aie, aie, mes os, c'est dur de vieillir....".
Quand elle me parlait de ses rhumatismes, je lui disais : " je ne sais pas ce que c'est"... Elle me répondait : "tu verras quand tu auras mon âge"...
Cela ne l'empêchait pas de marcher, de faire des promenades avec nous. Je pense que c'était bénéfique pour elle de marcher. Elle aimait nous emmener près de la forêt ou sur un chemin parallèle au canal. Elle gardait toujours avec elle sa canne quand elle quittait la maison pour aller faire ses courses, ou le dimanche quand elle allait à la messe ou venait chez nous. Elle marchait lentement mais nous aimions ce rythme car il nous permettait de sauter à droite ou à gauche, de regarder notre ami le cheval brun, les vaches ou admirer les jardins de quelques maisons.

11:44 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : souvenirs, santé, rhumatismes, culture, enfance, grand mère, grand père
mardi, 17 février 2026
LES PILCHARDS (souvenir d'enfance)
Dans mon enfance, années 50 et 60, je me souviens que mon grand père paternel se régalait d'une boite de conserve de PILCHARDS (ce sont des harengs) avec quelques pommes de terre.
J'ai goûté une fois, il m'avait proposé d'en manger, mais je n'aimais pas trop. Je lui laissais le plaisir de la dégustation. Il me semble que la sauce était à la tomate.

10:59 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : poissons, harengs, pilchards, conserves, culture, souvenirs, enfance
vendredi, 30 janvier 2026
DANS LA FORET (souvenirs d'enfance)
Nous passions de bons moments dans la forêt, les dimanches, dès que le printemps arrivait. Les feuilles de l'automne passé, tombées sur le sol, formaient un tapis qui sentait bon.
Pendant que nos parents discutaient avec grand-père et grand-mère autour d'une petite table de pique nique, nous partions à la découverte du coin. Maman nous surveillait de temps en temps et nous demandait de ne pas nous éloigner. Comme Robinson sur son île, nous construisions une cabane avec les plus belles branches. Nous choisissions les plus solides pour qu'elles résistent au poids des branchages et feuilles que nous posions au-dessus. Cette cabane nous semblait très confortable avec son tapis de mousse et de feuilles.
Papa nous racontait que des sangliers passaient ici la nuit comme le jour. Nous cherchions alors des traces de leurs passages sur les sentiers encore humides. De temps en temps des craquements se faisaient entendre au loin. Nous nous cachions derrière un arbre, silencieux, espérant voir ces bêtes noires que nous avions découvertes dans la bande dessinée offerte à Noël par grand-mère. Je veux parler des aventures de Sylvain et Sylvette. Mais jamais nous n'avons vu de sangliers.

11:12 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : souvenirs, enfance, écriture, culture, dimanches, forêt
samedi, 24 janvier 2026
LES PASTILLES PULMOLL
Quand j'étais au lycée, je me souviens qu'on se passait des pastilles PULMOLL entre copines.
Dans la poche de notre blouse à la récréation, on pouvait en sucer de temps en temps quand on avait un rhume ou mal à la gorge. Je mettais une boite dans mon cartable le matin, quand je partais au lycée. C'était efficace pour soulager le mal de gorge et c'était pratique à emmener pour la journée. Je pense aussi que la boite n'était pas chère à l'achat.

16:44 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : souvenirs, enfance, adolescence, lycée, amis, copains, pastilles
mardi, 20 janvier 2026
QUAND ON FAIT DU TRI CHEZ SOI
Photos triées
Noir et blanc
Couleurs souvenirs.
Journal intime
Dans l'enveloppe
Mots et images.
Objets aimés.


10:35 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : souvenirs, enfance, voyages, voiture, vacances, parents
lundi, 12 janvier 2026
VACANCES DE MON ENFANCE
Dans les années soixante, pendant les deux mois de vacances d'été, maman nous laissaient libres, mes soeurs et moi, du moment que nous ne faisions pas de bêtises.
Nous vivions dans une petite maison, au milieu d'un quartier calme. Nous avions comme voisins de notre âge, d'un côté, trois frères, et de l'autre côté, trois soeurs.
La seule chaine de télévision (en noir et blanc) n'émettait pas 24 h sur 24 h comme actuellement.
Nous sortions nos jeux de société quand le soleil brillait un peu trop dans l'après midi. Sylvère et David aimaient partager avec nous des parties de jeux de cartes (nain jaune, Mille bornes etc...), ou de petits chevaux, de dames ou de l'oie. En retour, ils nous invitaient chez eux. Leur maman nous offrait de la limonade. Elle était heureuse de nous voir et l'ambiance tournait aux fous rires.
Certains jours, nos petites voisines nous accueillaient sur la pelouse, devant leur maison. Nos poupées dormaient dans des poussettes ou sur l'herbe, à l'ombre. Nous passions notre temps à colorier, peindre, dessiner, ou bien lire.
S'il faisait un peu trop chaud, nous avions la permission d'aller à la piscine municipale.
Mon cousin venait partager nos jeux un après midi par semaine
Ma grand mère maternelle, comme d'habitude, venait nous embrasser et discuter un peu avec maman.
Nous partions un mois en vacances à la mer, en famille, une année sur deux.
14:49 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : souvenirs, enfance, écriture, jeux de société, jeux de cartes, amis, voisins
mercredi, 24 décembre 2025
LE MYSTERE DE NOEL
Le facteur est passé ce midi comme d'habitude. J'ai entendu sa mobylette descendre la rue et je suis sortie aussitôt voir ce qu'il avait déposé dans ma boîte.
Je n'y trouve qu'une enveloppe blanche. Je remarque tout de suite que le timbre est en francs. Bizarre ...
Je regarde de plus près le cachet. Je suis également intriguée par quelques taches grises sur le coin gauche, près de mon adresse. La date du cachet est bien visible et je lis : Vannes, 19.09.97 !
Je rentre à la maison et ouvre délicatement l'enveloppe. Je déplie la lettre et je lis :
Lors de votre passage dans notre magasin, LE CRABE BLEU, le 18 août, vous avez bien voulu participer à notre Concours : DECOUVERTE DU MONDE. Votre bulletin de participation a été tiré au sort... Vous gagnez un voyage d'une semaine en Ecosse sur le thème "DECOUVERTE DE L'ECOSSE" et un bon d'achat d'un montant de 500 francs valable jusqu'au 31 décembre 1997 dans notre magasin.
La lettre était signée : Claude ASCOËT, gérant.
Je regarde sur la lettre s'il est indiqué un numéro de téléphone. Je le trouve dans l'entête, sous le nom du magasin.
Je me décide donc à appeler et raconter mon aventure. Une employée me répond que Mr ASCOËT est parti à la retraite depuis 3 ans, mais que Mr Serge LOSIC le remplace. Elle ajoute que ce Monsieur est absent jusqu'à demain et m'invite à le rappeler vers 9 h. Je raccroche déçue et répète plusieurs fois le nom du remplaçant... en me disant : "tiens j'ai connu un garçon qui s'appelait comme lui... J'avais 19 ans... Il faisait partie d'une bande de copains avec un certain François, et Jean Marc également... Ils partaient souvent à la plage en mobylette, on se donnait rendez-vous l'après-midi, près de l'escalier qui menait à cette plage... Il était même passé un jour de printemps, l'année d'après, me rendre visite chez mes parents... Nous avions pris des photos de cet été et de ce jour de printemps. Je rappellerai demain matin et on verra bien, même si c'est trop tard pour le voyage gagné...
Le soir, dès que mon mari rentre du travail, je lui raconte ma journée et lui montre la lettre reçue.
Après réflexion, il me dit : "Laisse tomber, c'est trop tard... n'empêche que le voyage en Ecosse aurait permis de nous retrouver comme des amoureux, au temps de notre voyage de noces... tu te rappelles ? Et puis, l'Ecosse est un beau pays... J'y suis allé avec mon copain d'armée et sa fiancée qui était originaire de là-bas, tu sais bien, Nicky... il l'avait connue en faisant de l'auto stop." Je me souvenais bien de son copain, de sa femme, tous les deux très sympathiques, des végétariens un peu baba cool... ils habitaient près de la frontière Suisse la dernière fois que nous sommes allés leur rendre visite.
Je range la lettre dans un tiroir et nous allons nous coucher mais je reste malgré tout décidée à ne pas enterrer cette histoire.
Le lendemain matin, je reprends mon téléphone et je rappelle LE CRABE BLEU dès 9 heures.
Monsieur LOSIC est au bout du fil. Je lui raconte mon histoire depuis le début. Il m'écoute attentivement puis me demande mon nom et mon adresse. Il me propose de faire des recherches dans ses archives avant de décider de la suite à donner.
Je le remercie mais, avant de raccrocher, je lui demande s'il n'habitait pas il y a plusieurs années à C... et si ses copains de l'époque ne s'appelaient pas François L. et Jean Marc C. ?
Il me répond affirmativement après un petit moment de silence...
Et la conversation continue ainsi :
- Mais c'est toi ? C'est bien toi ...
- Oui, c'est bien moi !
- Pas possible ?
- Mais si...
- C'est Annick qui va être contente !
- Annick ?
- Oui, peu après m'être engagé dans la Marine, je me suis marié avec Annick. Elle me parle de toi quelque fois. Cela me fait plaisir de te retrouver... Que faites-vous l'été prochain, ton mari et toi ?
- Eh bien, je ne sais pas encore, nous n'avons rien prévu pour l'instant...
Du voyage en Ecosse il n'était plus question. Serge nous invitait sur son bateau qu'il avait acheté en 1996 et qui était amarré à La Trinité sur Mer.
Il partait en croisière début août, pour 8 jours. Mais il gardait secrète la destination. Grand navigateur depuis ses 18 ans, il connaissait parfaitement la mer.
Le coeur rempli de joie, j'en parlais dès que mon mari fut rentré de son travail.
J'étais impatiente de faire mes valises. Encore quelques mois à attendre... J'avais le temps de penser à tous les détails de ce voyage : prendre ma caméra, mon appareil photo et suivre les conseils bienvenus de Serge. Mon mari attendait également avec impatience et quand le jour du départ fut annoncé, nous sommes arrivés tous les deux dans la maison blanche de Serge et Annick, le sourire aux lèvres, accueillis comme des rois !!!
La croisière fut vraiment une très belle surprise, Serge nous avait bien gâtés.

07:28 Publié dans Contes, histoires pour enfants | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : noël, histoire, conte, mystère, souvenirs, adolescence
vendredi, 28 novembre 2025
MON PETIT JARDIN (Souvenir d'enfance)
C'est le printemps, Mon père achète des graines pour son potager. Il a préparé la terre et creuse des sillons. Il me montre comment placer ces graines. Quand il a terminé, il replace la terre délicatement, tasse le tout avec ses bottes et passe l'arrosoir pour bien mouiller le sillon.
Il attache le paquet vide en tête de ligne sur un petit piquet en bois.
Quelquefois il me donne les paquets presque vides. Il me montre une petite parcelle où je suis autorisée à planter quelques graines de carottes, de persil et même de fleurs. Je divise la parcelle en quatre parties et, avec ma pelle en plastique, je retourne la terre. Je dessine deux allées avec des petits cailloux.
Mon premier jardin est minuscule, je ne peux pas bêcher comme mon père car je ne suis pas aussi forte que lui mais je suis fière du résultat. Avec mon arrosoir en plastique, je mouille la terre chaque soir en rentrant de l'école. Je guette les premières pousses. Le jour où elles se décident à montrer le bout de leur nez, j'appelle mes parents et leur montre ces petites tiges fragiles qui fendent la croûte terreuse.
Je suis heureuse.

17:18 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : enfance, souvenirs, jardin, semis, plantations, carottes, radis, poireaux, terre









