vendredi, 18 octobre 2019
ZIZANIE
Semer la zizanie, vient d'une expression du 16ème siècle au sein du monde agricole. La zizanie désignait la plante de l'ivraie enivrante, aussi appelée Zizanion en grec, graminée sauvage considérée comme de la mauvaise herbe qui, si elle est consommée en petites quantités, peut provoquer des effets similaires à l'ivresse. Elle était redoutée par les paysans car sa toxicité pouvait se répandre dans les champs de céréales. Si un homme mangeait du pain préparé avec du blé ainsi contaminé, il pouvait tomber malade, parfois jusqu'à en mourir. "Semer la zizanie" pouvait donc avoir des conséquences désastreuses pour son entourage.

17:44 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : citation, culture, expressions, proverbes, auteur, agriculture, graminées
mardi, 15 octobre 2019
EGLISE ST PHILIBERT
En 1961, je passais mes premières vacances dans le Morbihan, près d'Auray, à Crach, où ma mère avait trouvé une location. J'avais 8 ans et 9 mois. Mon père a pris cette photo noir et blanc, en 1961, sur le chemin des deux plages où nous sommes allés très souvent durant les années 60 et 70 : il s'agit de la chapelle St Philibert, devenue église paroissiale en 1869. Cette petite église a été construite en 1648, au bord de l'eau.


Ci-dessous, vidéo des deux plages de St Philibert avec, à la fin de la vidéo, la petite église et son intérieur.
16:58 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : chapelle, église, morbihan, crach, vacances, voyage, famille
vendredi, 11 octobre 2019
AUSTERLITZ
Le 6 septembre 1979, pendant un séjour en République Tchèque, à BRNO, j'ai visité SLAVKOV U BRNA, historiquement connue sous le nom allemand d'AUSTERLITZ, ville du district de VYSKOV, dans le sud de la Moravie. Elle se trouve à 20 kms de BRNO et à 204 kms au sud est de PRAGUE.
NAPOLEON y vainquit la coalition russo-autrichienne lors de la bataille des Trois empereurs (dite d'AUSTERLITZ) le 2 décembre 1805.
Le Monument de la Paix à AUSTERLITZ est une pyramide quadrangulaire de 26 m de haut, construit à l'initiative du prêtre Aloïs SLOVAK. Les travaux commencent en 1910 et l'inauguration a eu lieu en 1923. Quatre statues aux 4 coins symbolisent les héros des armées française, autrichienne, russe et du peuple morave.
http://www.napoleonprisonnier.com/lieux/austerlitz_paix.h...
J'ai trouvé ce lieu très émouvant, plus que ma visite à WATERLOO (Belgique), en mars 2016. (photos personnelles).

Le château du 18ème siècle est de style baroque. Le tsar Alexandre 1er et François 1er d'Autriche y installèrent leur quartier général à la veille de la bataille. Après celle-ci Napoléon occupa les lieux du 3 au 6 décembre 1805.

16:30 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : histoire, voyage, république tchèque, autriche, tyrol, napoléon
mardi, 08 octobre 2019
MI-FIGUE, MI-RAISIN
Lorsqu'une personne a un avis mitigé sur un sujet, elle peut le définir comme mi-figue, mi-raisin, c'est à dire aussi bon que mauvais. Cette expression apparue au début du Moyen Age est issue de la popularité des deux aliments qui faisaient partie des fruits secs le plus souvent consommés par les chrétiens lors du carême. Toutefois, le raisin était considéré comme un mets raffiné, et donc très apprécié, tandis que la figue était beaucoup moins courante et bon marché, sa forme était souvent comparée à celle d'un excrément d'animal. Il arrivait même que les marchands ajoutent des morceaux de figues, lourds et peu chers, dans les raisins secs qu'ils vendaient pour duper les clients. On disait donc qu'une situation était "moitié-figue, moitié-raisin". Puis le terme "moitié" a été simplifié en "mi" au 18ème siècle.
14:52 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : citations, culture, dictons, écriture, bon à savoir, expression ancienne
samedi, 05 octobre 2019
LA CIGALE (Paul-Jean TOULET)
Quand nous fûmes hors des chemins
Où la poussière est rose,
Aline, qui riait sans cause
En me touchant les mains ; -
L’Écho du bois riait. La terre
Sonna creux au talon.
Aline se tut : le vallon
Etait plein de mystère…
Mais toi, sans lymphe ni sommeil,
Cigale en haut posée,
Tu jetais, ivre de rosée,
Ton cri triste et vermeil.
23:50 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : poésie, poème, poète, vers, culture, écriture, recueil, cigale, paul-jean toulet
mercredi, 02 octobre 2019
AU JARDIN CETTE SEMAINE: fleurs de topinambours
23:05 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : fleurs, topinambours, saison, automne, culture, nature, jardinage., jardin
samedi, 28 septembre 2019
ELLE AIME LE SILENCE
Elle aime le silence
Y puise la vraie vie
Et les souvenirs heureux
Elle veut vivre comme un chat
Et poussière du monde
Bruyant qui se transforme
Alors elle ouvre un livre
Et plus rien ne la distrait.

07:51 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : poésie, poète, poème, vers, mots, écriture, silence
lundi, 23 septembre 2019
QUELQUES TRAVAUX Chez moi les 5 et 6 septembre, ainsi que le 20 septembre
Petit à petit, je réalise mes projets, ou bien je fais faire, comme ici...
Les jeudi et vendredi 5 et 6 septembre, le crépi en bas de la terrasse et sur le mur de séparation avec le voisin.
Le vendredi 20 septembre, le crépi du mur derrière la piscine et qui va jusqu'au barbecue et l'abri de jardin.
J'ai dû déplacer le tas de bois et les tuiles pour préparer ces travaux. Je remettrai tout en place quand le mur sera sec. Alain a posé le crépi, le travail est parfait. Pendant ces 3 jours, je lui ai offert le café, quelques bières et de l'eau car il faisait encore très chaud, surtout les 5 et 6.
Voici les photos avant et après : photos de 2016, 2018 et du début de l'année, avec résultat final. Il reste encore le mur derrière le grand palmier jusqu'à la boite aux lettres. Alain viendra dans 15 jours ou 3 semaines, suivant le temps qu'il fait. Je dois couper quelques branches aux arbustes pour préparer cette suite de travaux.



16:27 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : travaux, crépi, maçonnerie, jardin, murs, ouvrier, maison, propriété
jeudi, 19 septembre 2019
LES AMIS INCONNUS (Jules Supervielle)
Il vous naît un poisson qui se met à tourner
Tout de suite au plus noir d'une lame profonde,
Il vous naît une étoile au-dessus de la tête,
Elle voudrait chanter mais ne peut faire mieux
Que ses sœurs de la nuit, les étoiles muettes.
Il vous naît un oiseau dans la force de l'âge
En plein vol, et cachant votre histoire en son cœur
Puisqu'il n'a que son cri d'oiseau pour la montrer,
Il vole sur les bois, se choisit une branche
Et s'y pose ; on dirait qu'elle est comme les autres.
Où courent-ils ainsi ces lièvres, ces belettes,
Il n'est pas de chasseur encore dans la contrée
Et quelle peur les hante et les fait se hâter,
L'écureuil qui devient feuille et bois dans sa fuite,
La biche et le chevreuil soudain déconcertés ?
Il vous naît un ami et voilà qu'il vous cherche,
Il ne connaîtra pas votre nom ni vos yeux,
Mais il faudra qu'il soit touché comme les autres
Et loge dans son cœur d'étranges battements
Qui lui viennent des jours qu'il n'aura pas vécus.
Et vous que faites-vous, ô visage troublé,
Par ces brusques passants, ces bêtes, ces oiseaux,
Vous qui vous demandez, vous, toujours sans nouvelles :
Si je croise jamais un des amis lointains
Au mal que je lui fis, vais-je le reconnaître ?
Pardon pour vous, pardon pour eux, pour le silence
Et les mots inconsidérés,
Pour les phrases venant de lèvres inconnues
Qui vous touchent de loin comme balles perdues,
Et pardon pour les fronts qui semblent oublieux.

14:18 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : amis, poète, poème, chanson, chanteur, musique, guitare, vidéo amitié, amis
dimanche, 15 septembre 2019
Pascal, Jean Louis, Didier, Lionel, Serge et les autres.
Mon premier amoureux s'appelait Pascal. J'étais dans sa classe, à l'école maternelle qui était mixte. Il était blond et avait un visage d'ange, c'était mon avis. Un jour, en rentrant de l'école, pour exprimer mon amour pour ce petit garçon, je dis à ma mère : "je voudrais un petit frère qui s'appelle Pascal M....". Ma mère m'a écoutée sans comprendre vraiment, elle a souri et n'a pas relevé.
Mon deuxième amoureux s'appelait Jean Louis, fils de fermier. Je ne le voyais qu'à la sortie de la messe le dimanche, j'avais 11 ans et lui aussi, l'école des garçons était séparée de l'école des filles à l'époque. Il n'était pas amoureux de moi, il n'avait aucun regard pour moi, je le trouvais juste très beau.
Mon troisième amoureux s'appelait Didier, nous étions ensemble dans la même classe au lycée. J'avais tellement peur de lui avouer que je n'ai jamais pu lui en parler. Nous avions tous les deux 16 ans. Il a attendu le dernier jour de classe, au mois de juin, pour m'écrire (au dos de la photo de classe) qu'il pensait à moi toutes les nuits, mais je ne l'ai pas cru puisqu'il sortait avec Claudine depuis 8 mois.
Mon quatrième amoureux s'appelait Lionel, il habitait Paris et louait avec ses parents, sa soeur et leur petite bonne (ses parents étaient boulangers) une maison de vacances dans la même petite ville que celle où j'avais l'habitude de passer mes vacances. D'habitude ils partaient au Pays Basque. C'était au mois de juillet 1970, j'avais 18 ans et lui 20. Ses parents étaient amis avec un autre couple de vacanciers parisiens qui logeaient dans le même immeuble de vacances que le nôtre. Ils avaient décidé de changer de lieu de vacances, oubliant le Pays Basque pour une année. Nous avons dansé plusieurs slows ensemble, lors d'une soirée dans une salle du village mise à disposition pour les jeunes, avec disques et tourne disques, tables et chaises. Après les vacances, comme ses parents avaient donné leur adresse à ma mère avec laquelle ils avaient sympathisé, je lui ai écrit que je désirais le revoir. Il devait d'abord aller faire son service militaire. Nous nous sommes revus deux ans après, dans son studio. Après cette dernière rencontre, il a arrêté de m'écrire.

Mon cinquième amoureux s'appelait Serge, il était marin sur le Porte-avions Clémenceau à Toulon et voyageait beaucoup. Ses parents habitait la petite ville où je passais mes vacances d'été avec mes parents depuis une dizaine d'années. On s'était rencontré avec ma soeur et ses copains au bar devant l'église du village, pendant le mois de juillet. On se retrouvait tous à la plage les après midi. Ils y allaient en mobylette et nous en voiture avec mon père. Nous nous sommes envoyé régulièrement des lettres amicales pendant presque deux ans. Puis, ce fut le silence complet. Je sais maintenant qu'il avait rencontré une fille de sa petite ville et qu'il s'était marié avec elle deux ans après avoir cessé toute correspondance avec moi.
Et puis il y a eu mon mari. Je travaillais depuis 3 mois dans un syndicat quand deux employés sont partis à la retraite. Il fallait donc les remplacer. Mon futur mari s'est présenté pour un entretien d'embauche et il a été choisi.
17:11 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (25) | Tags : souvenirs, enfance, amour, amoureux, école









