Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 26 juillet 2014

QUE DEVIENNENT LES POETES après leur mort ?

Photo prise au Cimetière marin de SETE.

041 - Copie.JPG

mercredi, 23 juillet 2014

LES NOISETTES SAUVAGES (Extrait du roman de Robert SABATIER)

- Mon petit-fils, je ne sais pas ce qu'ont mes yeux ce matin. Me liras-tu l'éditorial de Monsieur Blum ? (Il prononçait Blume, comme plume).

- Avec plaisir, Pépé.

Et Olivier lisait des phrases qu'il ne comprenait guère, mais que le grand-père commentait à voix haute après chaque paragraphe et parfois faisait relire. Il disait : "Il est bien instruit, monsieur Blume !" et il ajoutait toujours : "Quel dommage !" sans qu'Olivier pût connaître la signification de ce regret. 

Après cette lecture, le pépé donnait à Olivier des leçons du patois local qu'il appelait la langue. Mais les mots étaient bien difficiles à prononcer et l'élève se trompait toujours dans les conjugaisons.

Un matin où sa jambe lui faisait plus mal qu'à l'ordinaire, le pépé troqua à regret ses énormes esclops (sabots) contre de grosses pantoufles à triple semelle de feutre. Gagné par la mélancolie, il fit à Olivier ses confidences que l'enfant n'oublierait jamais et qui marqueraient sa vie future :

- Tu vois, petit, je suis le premier des Escoulas à avoir su lire et écrire, le premier !

- Avant, on ne savait pas ? Comment on faisait ?

- Les nouvelles venaient par la bouche et la bouche n'est pas toujours fidèle. Dans notre famille, aussi loin que tu remontes dans le temps, tu trouves des travailleurs, des charpentiers, des forgerons comme mon propre père et mon grand-père, des bouviers, des tâcherons. Moi, le désir d'apprendre m'a tenaillé quand j'avais seize ans. Une sorte de honte qui m'a pris. Je me sentais comme une bête, je devenais hargneux, je me cachais pour pleurer comme une madeleine. A l'époque, pour subsister, on travaillait de cinq heures du matin à dix heures du soir comme des esclaves. On se nourrissait de soupe, d'un peu de lard le dimanche...

livre,auteur,écriture,société,roman,littérature,culture

vendredi, 18 juillet 2014

QUAND LE JOUR

Quand le jour se couvre d'ombrelles

La maison sent bon la cannelle

Les pommes dans leur panier d'osier

Languissent près du confiturier.

(Nature morte aux pommes de Claudius LACROIX)

poèmes,poésie,poète,peinture,écriture,oeuvre,art,culture

lundi, 14 juillet 2014

J'AI TROUVE DANS MA BIBLIOTHEQUE (DEFI N° 127)

J'ai trouvé dans ma bibliothèque des histoires vraies, des histoires cruelles, des histoires anciennes, des récits de voyages, des rêves, des colères, des rires, des pleurs, des guerres, des batailles, des vies décousues, des mers déchaînées, des maisons blanches, jaunes ou roses.

Et puis j'ai trouvé des paysages, des poètes, des fleurs, de la terre qui sent bon, des gens qui souffrent, des questions, des réponses, des gens heureux qui se racontent, du spleen, des vallées vertes, noires ou grises, dans des livres de toutes les couleurs.

prose,écriture,jeu,concours,journal intime,culture,société,livres,auteur

 

jeudi, 10 juillet 2014

CRITIQUES

Les critiques sont comme ce peintre qui, ayant peint un coq, défendait à ses apprentis de laisser approcher les coqs du tableau (MONTESQUIEU).

Les insectes piquent, non par méchanceté, mais parce que, eux aussi, veulent vivre ; il en est de même des critiques, ils veulent notre sang et non pas notre douleur (NIETZSCHE).

Certains critiques ressemblent assez à ces gens qui, toutes les fois qu'ils veulent en rire, montrent de vilaines dents (Joseph JOUBERT).

citations,société,écriture,livre,auteur,culture,littérature

 

 

dimanche, 06 juillet 2014

HUMILITE

L'humilité n'est souvent qu'une feinte soumission dont on se sert pour soummettre les autres.

Force gens veulent être dévots mais personne ne veut être humble.

L'humilité est l'autel sur lequel Dieu veut qu'on lui offre des sacrifices.

LA ROCHEFOUCAULD.

citations,société,proverbes,écriture,culture,auteur,livre

dimanche, 29 juin 2014

PEUR

La peur n'applique jamais un remède à propos (Paul de GONDI, Cardinal de Retz, Mémoires)

Il est bien plus naturel à la peur de consulter que de décider (Paul de GONDI, Cardinal de Retz, Mémoires).

La peur est la plus terrible des passions parce qu'elle fait ses premiers effets contre la raison ; elle paralyse le coeur et l'esprit (RIVAROL).

citations,société,écriture,culture,livre,auteur,psychologie

vendredi, 27 juin 2014

PENSEE

La pensée console de tout et remédie à tout. Si quelquefois elle vous fait du mal, demandez-lui le remède du mal qu'elle vous fait et elle vous le donnera. (CHAMFORT, Maximes et Pensées).

Une pensée écrite est morte. (Jules RENARD, Journal).

La liberté de la pensée est la première conquête du siècle. (NAPOLEON 1er).

(En photo, un de mes cactus boule en fleur).

 citations,écriture,auteur,culture,société,psychologiecitations,écriture,auteur,culture,société,psychologie

samedi, 21 juin 2014

L'ETE S'ETALE

L'été s'étale en jaunes reflets

La pluie se fait encore désirer

La nuit apporte sa fraîcheur

Au clocher sonnent les heures

Les promeneurs dans leurs gros souliers

S'apprêtent à partir, sac au dos,

Sur les chemins d'herbe brûlée

Ils forment un long troupeau

Ils se croient seuls au monde

On n'entend que le chant des oiseaux

Le souffle du vent qui gronde

L'eau qui coule dans le ruisseau

Les arbres sur la route emmêlés

Leur offrent un peu de fraîcheur

Dans les airs se sont élancés

Les parfums des herbes et des fleurs.

Ils vont rentrer un peu las

Un bon repas les attend

Demain, il sera encore temps

De visiter d'autres espaces

D'autres lieux et marcher

Dans la magie de la fin de l'été.

(08.08.06)

poésie,poèmes,poète,écriture,vers,culture,été

dimanche, 15 juin 2014

EN LECTURE

En lecture, actuellement :

JOURNAL D'UN INSTITUTEUR ALSACIEN (1914-1951) de Philippe HUSSER.

"Né français, Philippe Husser (1862-1951) est mort français, après avoir changé 4 fois de nationalité. De 1914 à sa mort, cet instituteur alsacien a consigné chaque jour, sur des cahiers d'écolier, les observations du protestant libéral qu'il était, déchiré entre la France et l'Allemagne. Aux évocations de la quiétude de la vie familiale, des joies de l'enseignement, des parties de scat, succède la description des épreuves que l'Histoire imposa à sa région : guerres, occupations, changements de langue, division familiale...

Ces pages n'étaient pas destinées à la publication. Son petit-fils, Frank Ténot, s'est décidé à en accepter la parution. Ce gage de leur totale sincérité fait du journal de Philippe HUSSER un document unique sur la "tragédie alsacienne". Traduction des passages en allemand par M. L Leininger".

auteur,culture,société,guerre,soldat,livre