Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 13 février 2018

Jules RENARD : ET CES PAVES DE SAVON

Ne réservez pas à ma vieillesse un château, mais faites-moi la grâce de me garder, comme dernier refuge, cette cuisine avec sa marmite toujours en l'air, avec la crémaillère aux dents diaboliques, la lanterne d'écurie et le moulin à café, le litre de pétrole, la boite de chicorée extra et les allumettes de contrebande, avec la lune en papier jaune qui bouche le trou du tuyau de poêle, et les coquilles d'oeufs dans la cendre, et les chenets au front luisant, au nez aplati, et le soufflet qui écarte ses jambes raides et dont le ventre fait de gros plis, avec ce chien à droite et ce chat à gauche de la cheminée, tous deux vivants peut être, et le fourneau d'où filent des étoiles de braise, et la porte au coin rongé par les souris, et la passoire grêlée, la bouillotte bavarde et le gril haut sur pattes comme un basset, et le carreau cassé de l'unique fenêtre dont la vue se paierait cher à Paris, et ces pavés de savon... et cette demi-douzaine de fers à repasser, à genoux sur leur planche, par rang de taille, comme des religieuses qui prient, voilées de noir et les mains jointes.

auteur,culture,littérature,livre,poésie,textes,souvenirs

auteur,culture,littérature,livre,poésie,textes,souvenirs

auteur,culture,littérature,livre,poésie,textes,souvenirs

auteur,culture,littérature,livre,poésie,textes,souvenirs

auteur,culture,littérature,livre,poésie,textes,souvenirs

auteur,culture,littérature,livre,poésie,textes,souvenirs

lundi, 05 février 2018

LA DEROBADE (Jeanne CORDELIER) Extrait

L'homme est prêt avant vous. Vous êtes maintenant seule dans la chambre ; sur la table, il y a quinze sacs, dix ou cinq, c'est la même chose. Vous les fourrez rapidement dans votre sac avec la hâte de vous retrouver dehors. Vous franchissez le seuil de l'hôtel comme une voleuse en regardant à droite et à gauche de la porte. De l'air ! Vous avez besoin d'air. Pour vous donner du courage, vous palpez sans les regarder les billets : quinze sacs, dix ou cinq, c'est de l'argent. Vous commencez à faire des projets...

Mon premier client s'appelait Jacques. Il ressemblait à Jean Sablon. Je l'avais suivi dans un hôtel de la rue Daunou. Et là tout s'était passé exactement comme ça. Et si j'ai l'heureuse faculté d'oublier les mauvais souvenirs, je n'ai jamais réussi tout à fait à oublier celui-là....

auteur,livre,écriture,littérature,culture

 

mercredi, 31 janvier 2018

LA MAIN

Froides mains, chaudes amours.

(La froideur des mains indique un tempérament ardent).

Il faut que la main gauche ignore le bien que fait la main droite.

(Charité doit être discrète)

Les mains noires font manger le pain blanc.

(Le travail procure l'aisance).

Des mains vides, prières vaines.

(Lorsque l'on est pauvre, on a beau supplier, on n'obtient rien).

Tous les doigts de la main ne se ressemblent pas.

(Les meilleurs amis n'ont pas forcément le même caractère).

proverbes,dictions,citations,auteur,recueil,culture

samedi, 09 décembre 2017

QUELQUES CITATIONS

Les Anglais gardent toute leur vie l'air perplexe et pourchassé d'hommes engendrés à la hâte entre les heures de bureau (George MEREDITH).

citations,écriture,auteur,culture,livres

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Anglais, c'est drôle, quand même, comme dégaine, c'est mi-curé, mi-garçonnet (Louis Ferdinand CELINE, Mort à crédit).

citations,écriture,auteur,culture,livres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Anglais sont occupés ; ils n'ont pas le temps d'être polis (MONTESQUIEU).

citations,écriture,auteur,culture,livres

lundi, 13 novembre 2017

UNE BONNE NOUVELLE

DEUX de mes poèmes ont été publiés dans la revue PORTIQUE n° 108.

Tous les détails sur mon 2ème blog :

http://depoesiesenpoesies.hautetfort.com/archive/2017/11/...

Je remercie infiniment Chris.

Si vous voulez participer à son concours Photographique, rendez-vous sur le blog de PORTIQUE :

http://portique.canalblog.com/

 

P1060742 COUVERTURE PORTIQUE 131117.JPG

mardi, 07 novembre 2017

CAPITELLE

Une capitelle est une petite cabane construite en pierres sèches. Elle se trouve dans les garrigues du Gard et de l'Hérault. Elle sert d'abri au paysan, au berger, au viticulteur, en cas de pluie ou d'orage. Elle peut aussi servir à entreposer des outils ou des récoltes. Elle peut être carrée, ronde ou semi-circulaire.

loisirs patrimoine,culture,bergers,paysans,garrigue,gard,hérault

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(En photo, une capitelle construite par un ami de Loupian, près de Mèze et de l'étang de Thau (ami décédé en juillet 2016, il était maçon).

 

dimanche, 05 novembre 2017

1er AVIS d'une lectrice

J'ai reçu par mail, à la fin de la semaine, une première appréciation de mon livre QUELQUE PART UN HERITAGE, paru il y a 10 jours. L'avis de cette lectrice m'encourage à continuer à écrire.

Elle m'écrit : "j'ai commencé ton livre hier soir, il se boit comme du petit lait. J'en suis déjà à la moitié, très bon, j'adore". M.P.

Je la remercie beaucoup.

Si vous désirez aussi le lire, pour le commander, c'est ici.

https://www.thebookedition.com/fr/quelque-part-un-heritag...

 

livre,auteur,culture,littérature,édition,roman

 

mercredi, 01 novembre 2017

L'AMITIE

Embarcation assez grande pour porter deux personnes par beau temps, mais une seule en cas de tempête (Ambrose BIERCE, Le dictionnaire du diable).

citations,auteurs,écriture,recueil,livre,culture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est sage de verser sur le rouage de l'amitié l'huile de la politesse délicate (Le pur et l'impur, COLETTE).

citations,auteurs,écriture,recueil,livre,culture

 

 

 

 

 

 

 

 

L'amitié est le plus souvent une porte de sortie qu'une porte d'entrée de l'amour (Gustave LEBON, Aphorismes du Temps Présent).

citations,auteurs,écriture,recueil,livre,culture

 

dimanche, 29 octobre 2017

DE QUOI LIRE ou RELIRE

Livres que l'on m'a donnés...

livres,loisirs,culture,auteurs,écriture,littératurelivres,loisirs,culture,auteurs,écriture,littératurelivres,loisirs,culture,auteurs,écriture,littératurelivres,loisirs,culture,auteurs,écriture,littératurelivres,loisirs,culture,auteurs,écriture,littérature

jeudi, 26 octobre 2017

Extrait de mon livre QUELQUE PART UN HERITAGE

Amélie profite tous les jours d'un rayon de soleil pour se chauffer à la porte de la chaumière. Elle aime ça. En attendant que sa mère soit prête, elle s'habille plus chaudement et regarde dans la rue les charrettes qui passent. Dans leurs manteaux d'hiver, les voilà parties au bord de la rivière où Rosalie, Marie et Marcheline bavardent en savonnant leur linge. Elles aperçoivent Amélie et Pélagie, elles leur font signe. Pélagie dépose le panier et Antoine au pied d'un arbre. Abandonnant sa lessive, Marcheline se précipite vers Pélagie pour lui demander des nouvelles du bébé et, le voyant étendu sur l'herbe, elle s'agenouille près de lui. Antoine ouvre de grands yeux. Marcheline dit qu'elle le trouve bien changé. Pélagie lui dit qu'il grandit sans poser aucun problème. Rosalie et Marie s'approchent pour participer à la conversation. Pendant ce temps, avec ses petites mains, et jetant de temps en temps un regard sur son petit frère, Amélie trempe et frotte le linge sortit du panier. Elle relève ses manches et donne du coeur à l'ouvrage pendant que sa mère discute avec ses amies. Les mains engourdies par le froid, elle sort les pièces de l'eau, une à une, les essore et les fait sécher au soleil derrière elle, en écartant les doigts pour bien les lisser. Pélagie, regardant sa fille travailler seule, abandonne les femmes car il faut penser au linge d'abord... Elle se met à genoux et commence à laver ce qu'Amélie n'a pas pu frotter et battre. Elle étend ensuite chaque pièce sur l'herbe au soleil. Pendant que tout sèche, elles mangent au bord de l'eau et papotent joyeusement avec les autres. Le vent ne s'est pas encore levé qu'elles ont terminé. Amélie s'essuie la bouche et se lève pour aider sa mère à plier chaque pièce. Elles déposent ensuite le linge dans le panier et font signe au revoir à Rosalie, Marie et Marcheline qui rangent leur affaires et s'apprêtent aussi à partir. Pélagie prend Antoine dans ses bras et le serre contre elle sous son manteau. Amélie soulève le panier, aidée de sa mère. Toutes les deux rentrent tranquillement...

auteur,livre,18ème siècle,charrette,rivière,cultureauteur,livre,18ème siècle,charrette,rivière,cultureauteur,livre,18ème siècle,charrette,rivière,culture