Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 13 novembre 2014

LES COLLECTIONS DES UNIVERSITES MONTPELLIERAINES

Nous avons visité cet après midi l'exposition "DU SAVOIR A LA LUMIERE" qui dévoile les collections des trois universités de Montpellier à l'Espace Dominique Bagouet, près de la Comédie.

On y découvre des singes empaillés, un mur d'oiseaux naturalisés, des représentations en cire de maladies du Conservatoires d'anatomie, des tableaux, des instruments scientifiques, une reconstitution en papier mâché du corps humain datant du début du XXème siècle...

culture,histoire,université,montpellier,du savoir à la lumièreculture,histoire,université,montpellier,du savoir à la lumièreculture,histoire,université,montpellier,du savoir à la lumièreculture,histoire,université,montpellier,du savoir à la lumièreculture,histoire,université,montpellier,du savoir à la lumièreculture,histoire,université,montpellier,du savoir à la lumièreculture,histoire,université,montpellier,du savoir à la lumièreculture,histoire,université,montpellier,du savoir à la lumière

 

mardi, 11 novembre 2014

GUERRE 1914-1918

Quelques objets de la Grande guerre.

1914,1918,guerre,grande guerre,souvenirs,combats,11 novembre 19181914,1918,guerre,grande guerre,souvenirs,combats,11 novembre 19181914,1918,guerre,grande guerre,souvenirs,combats,11 novembre 19181914,1918,guerre,grande guerre,souvenirs,combats,11 novembre 19181914,1918,guerre,grande guerre,souvenirs,combats,11 novembre 19181914,1918,guerre,grande guerre,souvenirs,combats,11 novembre 19181914,1918,guerre,grande guerre,souvenirs,combats,11 novembre 1918

mercredi, 21 août 2013

J'Y VAIS CET APRES MIDI

http://languedoc-roussillon.france3.fr/2013/08/19/les-fou...

Comme tous les ans, dans mon village, a lieu la visite des fouilles archéologiques (voir le lien ci-dessus).

Si vous êtes en vacances dans le coin, pourquoi ne pas y aller aussi ?

J'en reparlerai sur mon autre blog.

Bon après midi.

PORTE ARCHEO DIM 06 (704 x 528).jpg

mardi, 26 mars 2013

VILLA-LOUPIAN et MUSEE de SITE GALLO ROMAIN entre MONTPELLIER et BEZIERS

Hier après midi je me suis rendue au Musée de LOUPIAN (Hérault) avec mon mari pour voir la villa gallo-romaine de LOUPIAN.

http://www.loupian.fr/Villa_Gallo-Romaine.htm

 

La visite était guidée et nous avons passé un très bon moment.

Je vous invite à découvrir d'autres photos sur mon 3ème blog en cliquant sur le lien en-dessous de cette photo (prise à l'intérieur du musée et qui reconstitue un des bassins des thermes cerné de sa mosaïque d'origine).

 culture,archéologie,tourisme,région,sud,histoire

 

 

http://nordetsud.hautetfort.com/

 

 

 

samedi, 31 mars 2012

SAINT ROCH

Cette semaine, en me promenant dans les rues de Montpellier, j'ai aperçu cette statue en haut d'une maison, dans une toute petite rue, près de mon lieu de travail. Sur la statue on reconnaît Saint Roch et son chien.

culture,histoire,montpellier,proverbes,citations

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'histoire de Saint roch :

c'est par ici : http://nordetsud.hautetfort.com/

 

dimanche, 18 septembre 2011

LES JOURNEES DU PATRIMOINE 2011

Pour les Journées du Patrimoine 2011 dans ma ville, c'est ici :

http://nordetsud.hautetfort.com/

 

mercredi, 02 février 2011

VILLENEUVETTE

C'était une manufacture royale de draps, construite sous Colbert.histoire,région,photos,travail,société

histoire,région,photos,travail,sociétéhistoire,région,photos,travail,sociétéhistoire,région,photos,travail,sociétéhistoire,région,photos,travail,sociétéhistoire,région,photos,travail,sociétéhistoire,région,photos,travail,sociétéhistoire,région,photos,travail,sociétéhistoire,région,photos,travail,société

dimanche, 19 septembre 2010

JOURNEES DU PATRIMOINE

Pour les Journées du Patrimoine c'est ici :

http://nordetsud.hautetfort.com/

 

vendredi, 03 novembre 2006

HISTOIRE DU BANJO

 Le banjo donne de lui une image gaie et populaire mais il reste néanmoins l'un des parents pauvres de la musique. Il trouve rarement sa place dans les formations musicales et n'est pas toujours reconnu comme ayant acquis ses lettres de noblesse. Pourtant, dans d'autres parties du monde, des instruments, très proches du banjo ont une situation privilégiée au sein de l'orchestre. Au Japon, le SAMISEN, ce qui signifie "trois cordes", est souvent mis en valeur et respecté ; ces instruments aux cordes de soie tressées sont joués à l'aide d'un grand plectre en bois ou en ivoire, tout comme le SAN TYEN, le trois-cordes chinois. Il est construit avec un raffinement extrême même si le principe acoustique en est simple. Les luthiers asiatiques sont si habiles que le manche est démontable en plusieurs parties sans qu'il soit possible de sentir sous les doigts les jointures de chaque pièce.

 

Le principe acoustique du banjo est simple : la table d'harmonie n'est pas une planche de bois comme pour la guitare mais une membrane souple, tendue. Traditionnellement, la membrane en question est une peau animale, le plus souvent des peaux de chèvre ou d'âne réputées pour leur résistance sur les tambours. Aujourd'hui, les peaux animales sont avantageusement remplacées par les "peaux" synthétiques. Le plastique est insensible à l'humidité qui détend immanquablement les peaux véritables et il est moins contraint par les variations de température. La matière utilisée est extrêmement résistante et la mise ne forme lors de la fabrication facilite le montage de peaux synthétiques sur l'instrument.

Les cordes s'appuient sur un petit chevalet tripode en bois, très léger. C'est par lui qu'elles communiquent leur énergie vibratoire à la membrane. Celle-ci, également très légère, absorbe immédiatement toute cette énergie pour la transformer en ondes sonores. Cela explique pourquoi le son du banjo est puissant mais avec une durée de chaque note relativement courte ; il n'y a pas de son soutenu ni de résonnance profonde.

Les banjos modernes sont munis d'un résonateur, sorte de disque de bois plus large que la peau, fixé au dos de l'instrument et qui réfléchit vers l'avant le son émis par le dessous de la peau.

Origines du banjo

 

medium_Banjo_dans_les_plantations.2.jpgC'est de l'Afrique que nous viennent les banjos occidentaux, mais c'est une histoire tout à fait récente ; sur le continent africain on rencontre une quantité d'instruments à cordes à membrane, les véritables ancêtres du banjo ; en Afrique occidentale ils s'appellent des Banjar.

Ce sont des instruments de ce type que les esclaves noirs d'Amérique ont tenté de reproduire.

Le désir d'implanter les traditions et les religions semblent cependant avoir été quelque peu contrarié par le danger que représentait, dès le début, une trop grande individualité de la culture noire soumise alors à une règle terrible : celle de maître à esclave... Malgré cela, les banjos artisanaux faits de bois et munis de cordes en boyaux de chat ont séduit les musiciens blancs et le mélange des cultures et des traditions s'est rapidement opéré.

medium_banjo_lecon.jpg                                                                                      Vers la fin du XVIII e siècle, le banjar est signalé partout dans les Etats du Sud. Au XIX e siècle, l'évolution des techniques de fabrications industrielles lui profitent immédiatement, le métal entre dans sa fabrication.

Les premiers banjos avaient trois ou quatre cordes puis, en 1831, Joel Sweeney prend en compte l'invention de la cinquième corde, plus courte et plus aiguë que les autres, située devant la corde la plus grave. Le fameux "five strings banjo" est né avec son "bourdon" aigu de pouce.

 

La musique

 

Le répertoire est celui de la musique rurale connue sous le nom de Old Time mais l'instrument reste toujours solitaire, sauf quelques exceptions. Il accompagne le chant et c'est typiquement le support de la tradition orale, rien n'est écrit, ni sur ni pour le banjo. Les techniques consistent à brosser ou frapper les cordes, du dos des ongles, et portent les noms de knocking, raping, frailing. Le banjo remonte alors vers le nord, il voit son manche s'équiper de barrettes tandis que les doigts du musicien recherchent de nouvelles façons de procéder pour finalement adopter un style de jeu issu de celui de la guitare, le picking.

Le banjo s'intègre aux formations instrumentales d'alors et finit par s'y installer confortablement.

Les joueurs de banjo sont tous des virtuoses par nécessité, les notes étant courtes, il en faut beaucoup.

 

Les modes

 

                                                                                                                                                                           medium_Banjo.jpg                                                                                                 On en fabrique de toutes tailles, du tout petit banjorine, ou banjo-mandoline, ou encore banjo-uke, à l'énorme banjo double-bass ; certaines formations ne sont composées ainsi que de banjos (le joueur et fabricant S.S. Stewart en fut l'un des promoteurs principaux mais ce genre de fantaisie ne passera pas le siècle, car en 1900, au moins dans le nord du pays, le banjo devient un instrument sérieux, mélodique autant que rythmique).

C'est l'époque du ragtime, des fox-trot et de la naissance du jazz. Il reste de cette période quelques enregistrements sur cylindre faits par Fred Van Eps.

C'est alors que le banjo perd sa cinquième corde et redevient rythmique dans les formations de Dixieland à la Nouvelle-Orléans aux Etats Unis mais aussi en Europe. Il conserve cette cinquième corde dans les groupes de Hillbilly qui donneront plus tard, vers 1950, sous l'impulsion de Earl SCRUGGS et du mandoliniste Bill Monroe, le style blue-grass. C'est dans le bluegrass que le banjo est le plus à l'aise. La formation complète possède un banjo, une guitare, une mandoline, un violon, une contrebasse et parfois une guitare à résonnateur.

 

Le folk

 

Dans les années 1970. le banjo évolue au sein des formations folk old time. C'est alors qu'il débarque de nouveau en Europe, en Grande-Bretagne pour commencer. Il s'intègre dans des formations nouvelles et remplace le banjo ténor qui persistait dans certaines formations irlandaises traditionnelles. Le banjo 6 cordes trouve à ce moment-là un certain développement avec les guitaristes adeptes du son du banjo mais qui ne veulent cependant pas changer leur technique de jeu.

 

Aujourd'hui le banjo est parfois électrifié et poursuit une carrière modeste mais toujours présente au sein de formations diverses. Il n'y a que dans les groupes de bluegrass, puis de newgrass et de jazz grass que le banjo ait une véritable place. Mais il est toujours présent dans de nombreux groupes de Country aux Etats Unis.

 

Musiciens

Pete SEEGER et Steve WARING nous firent connaître le banjo cinq cordes.

LES DILLARDS : un groupe de bluegrass qui fit une remarquable tournée en Europe.

Lonnie DONEGAN : s'essaie volontiers au banjo.

Buck TRENT : il a électrifié le sien.

Earl SCRUGGS : le père de "Bonnie and Clyde".

L'Incredible String Band de Robin Williamson.

The Dubliners : groupe Irlandais légendaire.

Barbara MANDRELL : une reine du Country qui ne délaisse pas le banjo

Jean Marie REDON : l'un des premiers banjos cinq cordes de France.

Marc LAFERIERE et sa formation "New Orléans".

17:25 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : culture, musique

mardi, 24 octobre 2006

LA "FIN'AMOR"

medium_fin_amor.2.jpg

Au XIIe siècle naît en Languedoc, Auvergne, Limousin et Provence le grand élan de l'amour courtois. Avec sa conception très originale de la relation amoureuse, la "fin'amor".

Dans l'opulence des grandes cours du Midi d'un XIIe siècle inspiré, des poètes-chanteurs vont se mettre au service d'un nouvel ordre amoureux : la "fin'amor".

Amour raffiné, amour quête d'absolu, à jamais insatisfait puisqu'il exclut l'acte charnel.

La poésie du trobar, poésie libre, se déclame et se chante, s'organise en école, au rythme d'une étonnante mutation sociale. Les inventeurs -trobadors- vont propager leurs idées dans toute l'Europe à travers leurs interprètes, les joglars, et investir tous les domaines. Ils chantent leur Dame, mais critiquent aussi les rois, fustigent l'Inquisition. Ce grand vent libertaire donne naissance - et ce n'est pas le moindre de ses mérites - à une vision nouvelle de la femme, en rupture avec le passé : la chair impure, la peur de la féminité s'estompent pour quelques siècles. Sous l'influence de cette éducation sentimentale, la tentatrice, l'Eve fatale, la femme objet sexuel est transcendée : elle devient maîtresse raffinée. La Domna, la Dame de noble lignée, se fait inspiratrice, muse. Le projet de l'amour courtois est lumineux : "Plaire aux dames et les conquérir avec des mots, inventer les vers de la séduction avec les sous-entendus les plus imagés". (Gérard Zuccheto)

La fin'amor - c'est là que s'épanouit son chant lyrique, en partie influencé par l'ambiance cathare - se veut sublimation du désir, inachèvement de la conquête, idéalisation de l'amour charnel. L'amor, c'est l'éros supérieur qui transcende et élève l'âme. Il suppose chasteté. Ce "jeu subtil avec le désir contrarié" (Pierre Bec) s'appuie sur les leys d'amor, lois d'amour parfaitement codifiées qui reposent sur la joi (extase, allégresse, bonheur, jouissance), la cortezia (qui consiste à courtiser, honorer, se montrer gracieux) et la mezura (mesure, longue patience, ce qui purifie le désir).

Pudeur des sentiments certes, mais crudité des termes qui ne choquent pas dans une époque dénuée de puritarisme bourgeois : "jamais par amour du con/ Je n'ai demandé son amour à ma Dame/ Mais bien pour sa fraîche couleur/ Et sa bouche souriante/ Car je trouverais assez de cons/ Auprès de bien des femmes si je leur demandais/ C'est pourquoi je préfère la bouche que je baise souvent/ Au conin qui tue le désir..." poétise Raimont Rigaut.

medium_harpiste.jpgPour les amants courtois, l'amour est-il dans la joi du désir plutôt que dans la joi de l'assouvissement ? Qu'à cela ne tienne, la Dame va mettre son amant à l'épreuve d'un rite suprêmement tentateur, l'asag, pour éprouver la loyauté de son amour. Selon René Nelli, dans cette "cérémonie conforme à l'usage", l'amante va le convier à son bain ou l'inviter à s'étendre nu après d'elle. Rappelons qu'au Moyen Age le nu en soi n'est pas impudique, et bien connu est l'aspect convivial du bain privé. Dans l'asag, le bain donne accès au corps de la Dame tant désirée, qui devient objet de rêve érotique. C'est aussi un lieu de rendez-vous amoureux dont on trouve trace dans "Flamenca", le plus beau roman d'amour occitan du XIIe siècle. "Puisse-t-elle de corps non d'âme/ Me recevoir en secret dans sa chambre" rêve le troubadour Arnaut Daniel. Mais l'amant devra se suffire de reposer sur "le coussin (de ma poitrine) et de recevoir un bais amoros (baiser d'amour), s'enflamme la charmante contesse de Die, "pourvu seulement que vous me promettiez d'abord par serment de ne faire que ce que je voudrai". Des échanges sensuels, oui, mais toujours continents.

Si, dans cette épreuve, l' "union des coeurs" triomphe de celle des corps, l'amant, "mis au rand de preux", reçoit en gage d'amour un anneau d'or. Cette union sacrée se révèle indissoluble, la Dame règne sur son coeur et sur son âme. Le poète lui jure une éternelle fidélité, en vassal amoureux. La joi des troubadours ne dura, selon l'expression fleurie des Languedociens, que "le temps d'un déjeuner au soleil". A la fin du XIIIè siècle, l'Eglise rejetait la doctrine de l'amour courtois, selon elle incompatible avec le christianisme. Mais ce qu'elle voulut proscrire parce qu'elle lui échappait, c'est toute la subtilité d'un attachement à la fois affectif, érotique et spirituel, là ou l'Eglise ne reconnut jamais que le dichotomique désordre libertin/ordre conjugal.

Florence Quentin (Diplômée d'égyptologie. Journaliste et écrivain, elle a participé au recueil "Egyptes, de l'Ancien Empire à nos jours" - Maisonneuve et Larose, 1997)

23:05 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : Culture, amour