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lundi, 28 août 2017

LA PATE A GAUFRES

Ah, les gaufres de ma maman, elles étaient délicieuses, moelleuses et on en redemandait. Elle y passait du temps mais on se régalait.


vendredi, 25 août 2017

ENFANCE

Grand-mère avait des doubles rideaux noirs aux deux fenêtres de sa salle à manger.

Le jeudi après midi, je jouais avec mon frère. Nous fermions les doubles rideaux et, dans le noir, mon frère inventait des scènes dramatiques où il finissait par mourir sous les balles des bandits. Il tombait alors sur le carrelage en disant : cuic ! Il restait quelques instants sans bouger puis se relevait. Je le regardais faire en souriant puis j'ouvrais les doubles rideaux. Nous reprenions alors la construction en mécano commencée sur la table de la salle à manger.

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Nous passions aussi des moments à lire quelques bandes dessinées ou bien nous colorions une page de l'Album à colorier que grand père nous avait offert. S'il ne faisait pas froid dehors, nous allions courir dans le jardin, autour des pruniers, et nous faisions peur aux poules. 

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lundi, 21 août 2017

JERRY LEWIS est décédé

Je ne manquais pas de regarder ses films et sketchs sur la télévision familiale dans les années 60 et 70. C'étaient des moments de pur bonheur. Merci Jerry !

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Jerry_Lewis

 

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lundi, 10 juillet 2017

Retour de colonie de vacances

Je n'ai jamais voulu partir en colonie de vacances. Fin des années 50 et courant des années 60, mes trois soeurs et mes cousins, Michel et Pascal, y sont allé à des époques différentes. Ma grande soeur, à la fin des années 50, nous chantait souvent une des chansons apprise avec ses nouvelles camarades, dans un coin de Normandie, dans l'Orne plus exactement. Mes deux petites soeurs ont fait un séjour ensemble, en 1966, dans l'Indre, la colonie était installée dans un château. Si Geneviève est rentrée ravie, Bernadette a donné des inquiétudes : elle est restée couchée pendant trois jours. Maman a dû appeler le médecin, elle avait très peur. Le médecin, après l'avoir examinée et interrogée, a simplement dit qu'elle était très fatiguée et qu'elle serait bientôt remise. En effet, à la fin de la semaine, l'appétit lui était revenu et le moral également. Lui demandant ce qui s'était passé pendant son séjour au château, elle nous a répondu qu'elle ne s'était pas amusée. Je crois qu'à partir de cette date, maman n'a plus envoyé ses enfants en colonie. Mon cousin Michel était ravi de s'amuser avec des camarades venus de toute la région et quand on lui demandait s'il avait bien mangé, il répondait : "on n'a mangé que des tomates à tous les repas".

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samedi, 17 juin 2017

C'ETAIT DANS LA FORET

C'était dans la forêt que nous allions en famille, les dimanches après midi d'hiver, de printemps ou d'été. Papa conduisait la 203 bondée qui ne faisait que quelques kilomètres, pour s'arrêter dans un chemin goudronné au milieu des arbres. Papa choisissait le lieu où nous pouvions jouer en toute liberté. Grand mère et maman emmenaient des sièges pliants en toile rayée, des boissons, des gâteaux ainsi que de la lecture dans un grand sac. Dès la sortie de la voiture, on courait sur le tapis de feuilles en criant. Pendant que les adultes s'installaient dans un coin, nous visitions les alentours sans nous éloigner. Grand mère nous surveillait de temps en temps et maman s'installait sur un siège pliant à côté de grand père et de papa. Elle feuilletait et lisait tranquillement son magazine préféré pendant que papa et grand père bavardaient. Mon frère ramassait de grandes branches et commençait à monter une cabane. Je l'aidais en apportant des branchages. Ma petite soeur restait assise sur un siège près de maman, elle ne voulait pas jouer avec nous, les jeux des grands ne l'intéressaient pas encore. Grand mère, assise sur un gros tronc d'arbre, bavardait avec son fils et grand père. Elle faisait quelquefois rire ses petits enfants qui accouraient en lui apportant quelques fleurs trouvées ça et là. Alors, ma grande soeur lui racontait des histoires incroyables en tenant dans une main une tige déjà fanée. Ma soeur cadette et moi-même écoutions en regardant papa nous prendre en photo. Ma plus jeune soeur restait à nous écouter la bouche ouverte.

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mardi, 18 avril 2017

LES RHUMATISMES DE GRAND-MERE

Ma grand-mère souffrait de rhumatismes, elle ne s'en plaignait pas tous les jours où nous passions l'après midi avec elle et grand-père. Elle disait simplement : "Aie, aie, mes os, c'est dur de vieillir....". Quand elle me parlait de ses rhumatismes, je lui disais : je ne sais pas ce que c'est... Elle me répondait : tu verras quand tu auras mon âge...

Cela ne l'empêchait pas de marcher, de faire des promenades avec nous. Je pense que c'était bénéfique pour elle de marcher. Elle aimait nous emmener près de la forêt ou sur un chemin parallèle au canal. Elle gardait toujours avec elle sa canne quand elle quittait la maison pour aller faire ses courses, ou le dimanche quand elle venait chez nous. Elle marchait lentement mais nous aimions ce rythme car il nous permettait de sauter à droite ou à gauche, de regarder notre ami le cheval brun, les vaches ou admirer les jardins de quelques maisons.

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Maintenant, je sais ce que veut dire "avoir des rhumatismes" ou plutôt "avoir des douleurs dans les os".

jeudi, 06 avril 2017

SE SOUVENIR

On se souvient de ce que l'on a porté comme vêtements au cours de sa vie, dans son enfance, son adolescence ou dans sa vie d'adulte. Peut être moins de ses chaussures. 

Pour ma part, je me souviens des petites sandalettes que maman avait achetées (à ma grande soeur et à moi) pour l'été 1955 :

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De mes bottes en caoutchouc, pour les jours de pluie d'automne 1955 :

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De mes chaussures vernies pour les dimanches et jours de fêtes, c'était en 1956 :

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De mes baskets (converses) pour l'été 1955 (j'ai eu aussi des tennis bleu marine, j'aimais l'odeur) :

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D'autres bottes en caoutchouc en 1957 (mon pied avait grandi et j'ai pu mettre celles de ma soeur aînée) :

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De mes mocassins pour le printemps et l'été 1960 :

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De mes ballerines pour l'automne 1960 :

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De mes chaussures d'été en 1966 (je me souviens du magasin qui se trouvait près de l'église). Je les avais repérées, je les voulais absolument :

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De mes tongs bleu ciel, en 1968, que maman achetait en arrivant sur notre lieu de vacances en Bretagne. A la fin du mois, ils étaient tellement usés qu'on les jetait sans regrets :

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De mes chaussures d'été roses achetées en 1969 pour la communion de ma petite soeur (je les adorais) :

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De mes nu-pieds blancs, en 1971, pour les vacances d'été :souvenirs,écriture,enfance,nouvelles et textes brefs,chaussures,histoires

 

 

 

 

 

 

 

 

Et de mes souliers noirs à liseré rouge que j'avais achetés avec ma paye de secrétaire, en 1972, (j'avais du mal à marcher avec mais je les trouvais tellement à la mode...) :

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mardi, 07 mars 2017

Mémé

Pour aller rendre visite à Mémé, on poussait la vieille porte donnant sur la rue et on grimpait l'escalier jusqu'au premier étage. L'escalier étroit en bois craquait sous nos pas. Nous arrivions devant la porte vitrée de l'appartement. On sonnait et elle venait nous ouvrir après avoir dit du fond de sa cuisine : j'arrive !

On entrait dans un trou noir, le couloir, où elle pendait son manteau, son chapeau et ses foulards et où elle rangeait aussi ses chaussures. 

Ah ! c'est vous les enfants, essuyez vos pieds avant d'entrer.

Elle nous embrassait en riant, heureuse de notre visite. On tournait à droite vers la cuisine, la pièce où elle vivait la plupart du temps. Derrière une porte, sa chambre. Ces deux pièces donnaient sur la rue où la boulangerie-pâtisserie, le bureau de tabac-presse, le photographe et le pressing devenaient un spectacle pour Mémé, l'après midi, quand elle s'asseyait à sa table recouverte d'une toile cirée orange. Elle regardait par une des deux fenêtres les gens entrer et sortir des magasins. Elle connaissait tout le monde.

L'appartement ne possédait pas de WC, ni de salle de bains. Mémé mettait un seau dans une minuscule pièce fermée par un rideau, un débarras, et, pour faire sa toilette, l'évier suffisait.

De l'autre côté du couloir se trouvait la salle à manger, pièce sombre éclairée par une petite lucarne. Nous n'y sommes entrés qu'une fois. Je me souviens vaguement de son buffet ancien, de sa grande table et de ses chaises assorties. Elle ne recevait jamais personne et cette pièce me semblait triste et silencieuse.

Nous ne restions chez Mémé que quelques minutes. Elle sortait alors sa bondonnière pour nous offrir des carambars au caramel avant de nous dire au revoir en nous embrassant sur le sommet de la tête.

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lundi, 20 février 2017

DANS LA CHAMBRE

Elle rêvait derrière les carreaux

La musique jouait encore

Dans la chambre aux murs fleuris

Ecouter ce refrain encore

Regarder voler les oiseaux

Elle sentait la maussaderie

Fanfaronner et s'agiter

Et devant la banalité

Des heures cherchait dans sa penderie

Un objet qui la contrarie

Avant que sa mère l'appelle 

De sa voix habituelle

Mais qu'est-ce que tu fais en haut

Alors que dehors il fait beau ?

Tu devrais aller promener

Avant que je fasse le dîner.

Regardant l'heure elle arrêta

La musique et s'habilla

Pour faire une balade à vélo

Du carrefour jusqu'au bord de l'eau.

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vendredi, 14 octobre 2016

QUATRE FILLES (1er extrait)

En 2011, j'ai commencé à écrire un livre dont le titre est QUATRE FILLES. Il  n'est pas terminé à ce jour. (Je suis sur un autre manuscrit en ce moment et je m'y tiens). Je vous donne un 1er extrait ci-dessous.

"Quatre filles, Anna, Judith, Noémie et Nathalie, se sont donné rendez-vous ce matin au lycée, pour les résultats du baccalauréat.

Elles se frayent un chemin parmi la foule qui va et vient en mouvement constant. Arrivées devant les feuilles blanches punaisées sur les panneaux de l'entrée, elles cherchent leur nom dans les listes classées par section. Le coeur battant, la main sur la poitrine, elles découvrent enfin qu'elles sont toutes reçues. Elles hurlent de joie à la vue de leurs notes, pendant que d'autres pleurent ou s'embrassent. L'énorme pression de l'attente retombe. Soulagées et heureuses, elles reviennent sur les derniers moments forts du mois de juin qui se termine. Elles regardent autour d'elles. Nathalie cherche un endroit où se retrouver une dernière fois avant les grandes vacances..."

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