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lundi, 07 avril 2014

HEURES SEREINES (Charles CROS)

J'ai pénétré bien des mystères

Dont les humains sont ébahis ;

Grimoires de tous les pays

Etres et lois élémentaires.

Les mots morts, les nombres austères

Laissaient mes espoirs engourdis ;

L'amour m'ouvrit ses paradis

Et l'étreinte de ses panthères.

Le pouvoir magique à mes mains

Se dérobe encore. Aux jasmins

Les chardons ont mêlé leurs haines.

Je n'en pleure pas ; car le Beau

Que je rêve, avant le tombeau,

M'aura fait des heures sereines.

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jeudi, 23 janvier 2014

DU POSITIF

Sylvie, qui a récemment acheté mon livre, LES PETITS CARNETS BLEUS, m'en a fait un commentaire très encourageant.

"J'ai dévoré ton livre. C'est frais, bien écrit. J'ai adoré. Merci pour ce bon moment ! Un vrai régal !"

Je l'en remercie chaleureusement. Son appréciation m'encourage à continuer dans cette voie. J'ai actuellement en cours 3 manuscrits, peut être le savez-vous déjà. J'avance à petits pas pour l'un d'eux. Je voudrais le terminer avant les autres. Mais il reste beaucoup à faire.

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dimanche, 15 décembre 2013

LE PAPILLON

Emile s'étira sur son lit de paille. Il sentait la chaleur monter dans la maison. Il se leva et se dirigea vers la fenêtre. Un ciel bleu azur le réveilla tout à fait. Il ouvrit la porte ; pas un bruit dehors, seulement des abeilles qui passaient devant lui en bourdonnant. La chaleur déjà pesante le décida à s'envoler à la recherche de ces fleurs dont il raffolait.

Sur son chemin il rencontra le gros hanneton qui faillit le couper en deux. "Oh là !", lui cria-t-il. Mais le gros hanneton poursuivit sa route sans s'occuper de lui. Plus loin un lézard le regardait reprendre ses esprits. "Je vais l'attraper en moins de 2"...

Emile s'envola aussitôt sans même avoir conscience du danger auquel il venait d'échapper.

Il se dirigea vers un bouquet d'oeillets rouges qui fleurissaient devant une maison jaune. 

"Ils ont l'air bien sympathiques". 

A peine avait-il posé ses pattes sur une des fleurs qu'un nuage d'abeilles se jeta sur lui.

Il fut déséquilibré et tomba sur le sol.

"Elles sont folles ! Comment vais-je faire maintenant ?"

Les pattes en l'air, les ailes cassées, il se voyait déjà mort, dévoré par un lézard qui passerait par là. 

Un ombre se pencha vers lui. C'était la petite fille de la maison. Elle s'agenouilla pour le regarder.

"Qu'est-il arrivé papillon ?"

"J'ai été attaqué par un nuage d'abeilles".

"Alors, reste ici, je reviens".

"Je crois que c'est perdu d'avance".

"Tu crois ça ? l'été n'est pas encore terminé, tu peux vivre encore un peu".

"Je voudrais bien le croire mais je crois que c'est fini pour moi, laisse-moi, tu perds ton temps fillette".

"Je reviens tout de suite"

En regardant la petite fille s'éloigner, il se dit :"c'est bien dommage, l'été commençait bien"

La petite fille revint avec un pot de fleurs dans les mains qu'elle posa près d'Emile.

Elle lui dit : "ces fleurs vont te guérir, l'une d'elles sera ton lit et quand elle fanera, une autre plus belle encore la remplacera".

C'est ainsi qu'Emile passa le reste de sa vie dans la maison de la petite fille.

Après la mort d'Emile, la petite fille s'affaiblit de jour en jour. Les médecins qui se succédèrent à son chevet se déclarèrent impuissants à la sauver.

Dans tout le pays on parla longtemps de la maladie étrange puis de la mort de la petite fille qui vivait dans la maison jaune.

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lundi, 04 novembre 2013

LE VOYAGE INUTILE (EXBRAYAT)

N'était-ce pas perdre mon temps que de tenter de brosser le vrai portrait de Cécile Loisin ? Qui me renseignerait ? A qui pourrais-je accorder crédit ? Après tout, personne ne mentait peut être : Mme Hirel prenant sa nièce pour une ingrate, la voyait à travers le visage classique de l'ingratitude. La vieille Agathe ne se rappelant que le bébé élevé par ses soins, persistait à ne considérer dans la jeune fille d'aujourd'hui que la pure et gentille enfant d'autrefois. Georges Bénac auréolait Cécile de toutes les déceptions subies auprès de sa femme. Par contraste, elle devenait l'idéal qu'il avait souhaité et perdu par sa faute. En elle, il ne pouvait y avoir rien de trouble. Ce que les autres prenaient pour de graves écarts de conduite n'était que des élans un peu fous d'une jeune bête captive et aspirant à retrouver sa liberté. Aux yeux de Marguerite, Cécile incarnait l'adversaire qui avait failli briser ses espérances si longuement poursuivies. Elle ne lui pardonnerait jamais et sa haine survivrait à tout, y compris la mort. Pour elle, Cécile possédait les traits de ses déceptions les plus cruelles. Elle incarnait la peur longtemps nourrie de la voir triompher. Elle l'accablait pour se justifier. Cécile Loisin demeurait la rivale à laquelle elle ne cesserait jamais de penser avec haine et angoisse. Elle la dépeignait avec le visage qu'elle lui voyait durant ses insomnies quand la jeune fille représentait l'obstacle où sa vie pouvait se briser à jamais.

Tous sincères et tous se trompaient, sans doute. Seulement, ces constatations n'arrangeaient pas mes affaires. Je me disais que si le meurtrier - de l'aveu même de Cécile - n'avait été obligatoirement un homme, j'aurais volontiers parié sur la cupalbilité de Marguerite Bénac.

Durant cette nuit qui suivit mon déjeuner chez les Bénac, je dormis difficilement. Au cours de mes brefs moments de repos, mon sommeil était peuplé de ces cauchemars où l'on s'efforce de courir, sans pouvoir avancer, après quelqu'un qui n'entend pas vos appels. Me souvenant inconsciemment des remarques de Bénac, je revétais Cécile de la longue robe blanche d'Ophélie. Je voyais l'assassin sans visage s'approcher d'elle et je hurlais, sans voix, pour la prévenir du danger mortel la menaçant. Je me réveillai, trempé de sueur, haletant.

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mercredi, 21 août 2013

ISTANBUL

Dans ce livre, Laura nous invite à la suivre avec son mari et à suivre Gérard de Nerval à Istanbul (qu'il nommait encore Constantinople).

Avec son mari, elle a séjourné dans cette ville à la fin de l'année dernière et au début de cette année.

Elle nous en donne un 1er aperçu, dans ce 1er tome, avec 36 photos et des liens à suivre pour découvrir les paysages byzantins qui emportent le voyageur.

Comme disait si bien Gérard de Nerval : "cette cité est comme autrefois, le sceau mystérieux et sublime qui unit l'Europe et l'Asie... Constantinople semble une décoration de théâtre qu'il faut regarder de la salle sans en visiter les coulisses".

J'ai personnellement adoré ce livre, j'y ai fait de très belles découvertes...

A commander sur Le blog de LAURA :

 http://www.lauravanel-coytte.com/

 

 

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lundi, 22 juillet 2013

RIRES

Malgré l'amour, la vie et l'heure et les périls,

Nous rions quelquefois des rires puérils,

Des rires dont le son doit étonner nos âmes ;

Pour rien, pour un détail dont nous nous avisâmes,

Des rires fous qui sont des fous rires vraiment.

(Edmond ROSTAND, Les Musardises)

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lundi, 08 juillet 2013

DETENTE avec COLUCHE

C'est un bûcheron qui coupe du bois. Soudain, il aperçoit un Indien et il se dit : "Tiens ! Je vais demander à l'Indien s'il va faire froid cet hiver. Parce que les Indiens, ils doivent bien s'y connaître en température !". Alors, il arrête l'Indien qui passait et lui demande :

- Dites donc ! Est-ce que vous croyez qu'il va faire froid, cet hiver ?

- Oh, oui ! Hiver rigoureux !

Alors le bûcheron coupe encore du bois. Il coupe, il coupe, il en a un gros tas derrière lui et l'Indien repasse en disant :

- Oui, oui, très rigoureux, l'hiver !

Alors le bûcheron recoupe du bois, il a maintenant un énorme tas !

L'Indien repasse et lui dit :

- Oh là là ! Très très très rigoureux, l'hiver...

- Mais comment tu le sais ?

- Chez nous, il y a un dicton : "Quand l'homme blanc coupe du bois, c'est que l'hiver sera rigoureux !".

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samedi, 08 juin 2013

LE TALENT

Faire aisément ce qui est difficile aux autres, voilà le talent ; faire ce qui est impossible au talent, voilà le génie.

Henri Frédéric AMIEL.

Ne forçons pas notre talent,

Nous ne ferions rien avec grâce.

Jean de la Fontaine, L'Ane et le Petit chien

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jeudi, 30 mai 2013

L'INSTINCT

L'instinct, c'est comme cet oiseau qui mourait de soif et qui a pu boire l'eau de la cruche en jetant des cailloux dedans (James JOYCE).

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vendredi, 29 mars 2013

OEUVRE D'ART

Une oeuvre d'art est le messager du parfum du lotus caché, la floraison invisible de l'esprit.

(Ecritures sanscrites)

Une oeuvre d'art n'est supérieure que si elle est, en même temps, un symbole et l'expression exacte d'une réalité (MAUPASSANT, La morte).

Les oeuvres d'art sont d'une infinie solitude, rien n'est pire que la critique pour les aborder. Seul l'amour peut les saisir, les garder, être juste envers elles.

(R. M. RILKE, Lettres à un jeune poëte).

Ce qui nous impressionne dans une oeuvre d'art est bien rarement l'oeuvre en elle-même, mais l'idée que les autres s'en font, et c'est pourquoi sa valeur commerciale subit d'énormes changements.)

(G. LE BON).

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