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samedi, 21 décembre 2013

ETALAGES DE FETES

A l'approche des fêtes, les commerçants ne manquent pas d'imagination ni de matière.

Tout brille, tout attire l'oeil.

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dimanche, 15 décembre 2013

LE PAPILLON

Emile s'étira sur son lit de paille. Il sentait la chaleur monter dans la maison. Il se leva et se dirigea vers la fenêtre. Un ciel bleu azur le réveilla tout à fait. Il ouvrit la porte ; pas un bruit dehors, seulement des abeilles qui passaient devant lui en bourdonnant. La chaleur déjà pesante le décida à s'envoler à la recherche de ces fleurs dont il raffolait.

Sur son chemin il rencontra le gros hanneton qui faillit le couper en deux. "Oh là !", lui cria-t-il. Mais le gros hanneton poursuivit sa route sans s'occuper de lui. Plus loin un lézard le regardait reprendre ses esprits. "Je vais l'attraper en moins de 2"...

Emile s'envola aussitôt sans même avoir conscience du danger auquel il venait d'échapper.

Il se dirigea vers un bouquet d'oeillets rouges qui fleurissaient devant une maison jaune. 

"Ils ont l'air bien sympathiques". 

A peine avait-il posé ses pattes sur une des fleurs qu'un nuage d'abeilles se jeta sur lui.

Il fut déséquilibré et tomba sur le sol.

"Elles sont folles ! Comment vais-je faire maintenant ?"

Les pattes en l'air, les ailes cassées, il se voyait déjà mort, dévoré par un lézard qui passerait par là. 

Un ombre se pencha vers lui. C'était la petite fille de la maison. Elle s'agenouilla pour le regarder.

"Qu'est-il arrivé papillon ?"

"J'ai été attaqué par un nuage d'abeilles".

"Alors, reste ici, je reviens".

"Je crois que c'est perdu d'avance".

"Tu crois ça ? l'été n'est pas encore terminé, tu peux vivre encore un peu".

"Je voudrais bien le croire mais je crois que c'est fini pour moi, laisse-moi, tu perds ton temps fillette".

"Je reviens tout de suite"

En regardant la petite fille s'éloigner, il se dit :"c'est bien dommage, l'été commençait bien"

La petite fille revint avec un pot de fleurs dans les mains qu'elle posa près d'Emile.

Elle lui dit : "ces fleurs vont te guérir, l'une d'elles sera ton lit et quand elle fanera, une autre plus belle encore la remplacera".

C'est ainsi qu'Emile passa le reste de sa vie dans la maison de la petite fille.

Après la mort d'Emile, la petite fille s'affaiblit de jour en jour. Les médecins qui se succédèrent à son chevet se déclarèrent impuissants à la sauver.

Dans tout le pays on parla longtemps de la maladie étrange puis de la mort de la petite fille qui vivait dans la maison jaune.

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samedi, 16 novembre 2013

Un texte que j'avais écrit il y a quelques mois et que j'ai remanié.

 

AU PAYS D’ADELIS

 

Un mouchoir blanc tombé sur le bord du chemin attira l’attention d’Aya qui suivait la route des étoiles. Elle s’arrêta et ramassa l’objet plié en quatre. Elle vit un Z finement brodé de fils d’argent en son centre. Elle déplia le mouchoir et l’approcha de son visage. Il sentait la bergamote. Elle regarda autour d’elle mais ne vit personne. Que faire ? Elle le rangea dans sa poche et continua sa route car le temps passait et elle devait avancer.

Seule sa robe blanche éclairait la nuit ; elle se sentait perdue.

 

Au bout d’une heure de marche elle aperçu enfin sur le côté une vive lumière lointaine. Elle décidait de marcher dans sa direction. Autour d’elle tout était noir et vide. Elle n’entendait aucun bruit, ne voyait pas le moindre être vivant. Elle avançait longtemps avant de distinguer que la vive lumière lointaine était une oasis orange, une sorte de bulle éclairée au milieu des ténèbres. Elle se posait des tas de questions en marchant vers cet étrange lieu.

 

Au fur et à mesure qu’elle avançait, elle apercevait au loin un tapis de fleurs jaunes et une cascade illuminée se déversant dans une sorte de bassin rocheux. Aucun arbre, seulement des fleurs jaunes tapissant le sol sableux. Elle entendait quelques oiseaux chanter au loin mais elle ne les voyait pas. Et la cascade frémissante continuait doucement de se déverser dans le bassin, ce qui éloigna son angoisse de la journée. Elle regarda autour d’elle : personne encore une fois.

 

Fatiguée, elle s’allongea sur le tapis de fleurs quand un perroquet se posa devant elle et demanda :

 

-         qui es-tu ? qui es-tu ?

 

-         Je viens de la planète terre, je me suis perdue…

 

Et le perroquet lui cria :

 

-         qui es-tu ? qui es-tu ?

 

-         mon nom ne vous dira pas grand chose, bel oiseau…

 

Tout à coup elle vit le bassin s’entrouvrir. Une grande dame blonde apparut au milieu de la cascade.

 

Elle lui dit :

 

-         Bienvenue au pays de Zénia ! Comment es-tu arrivée ici ?

 

-         Je me suis perdue, je voudrais retourner chez moi, mais je ne sais comment retrouver mon chemin dans la nuit.

 

-         Ce n’est pas la première fois que je vois des étrangers se perdre par ici… si tu veux retourner dans ton pays, tu dois me suivre ; je t’indiquerai le chemin plus tard. Je dois te présenter à notre Maître… suis-moi.

 

Elle lui tendit la main et l’attira dans le bassin où elle fut aspirée dans les profondeurs…

 

La descente dura quelques secondes ; elle était effrayée.

 

Elle entendit au loin une voix qui lui parlait, une voix douce qui l’accompagnait dans ce voyage inattendu. Elle tomba enfin sur un lit de pétales de fleurs roses. Une main prit la sienne. Elle leva les yeux. Devant elle un beau jeune homme brun habillé d’un costume blanc et or lui souriait.

 

Il lui dit :

 

-         Bienvenue dans mon royaume, je m’appelle Adelis. Je sais qui tu es, on m’a prévenu. Monte dans cette barque, je t’emmène !

 

Surprise, elle resta sans bouger en regardant autour d’elle. Mais elle ne voyait qu’un jardin fleuri d’innombrables fleurs. Elle entendait au loin une harpe qui jouait un air inconnu.

 

D’un geste Adelis fit apparaître une barque bleue au milieu de ce décor.

 

Il la prit par la main et lui fit signe de s’approcher. Elle accepta l’invitation et monta dans la barque qui glissa aussitôt sur les pétales de fleurs. Ainsi commença un voyage qui lui sembla sans fin ayant perdu toute notion du temps depuis qu’elle était partie.

 

La barque prit son envol dans un ciel sans nuages. Adelis s’approcha d’elle et l’embrassa.

 

Elle ne distinguait plus le paysage autour d’elle, seulement le ciel sans nuages. Elle murmura alors :

 

-         Merci Adelis…

 

Une voix étrange se fit entendre au loin comme un écho qui lui répondait. Ce n’était pas la voix d’Adelis. Cette voix disait : « je t’ai choisie depuis longtemps déjà. Tu ne le sais pas mais ta robe t’attend dans la forêt des cerfs blancs ».

 

Elle regarda Adelis. Comme elle, il avait entendu ces mots et semblait très surpris. Quelqu’un sûrement les avaient épiés depuis leur arrivée ou peut être même avant qu’elle ne soit aspirée dans les profondeurs.

 

Adelis lui dit : « rentrons ! ».

 

Elle frissonna et chancela en montant dans la barque qu’Adelis mit en route sans plus attendre…

 

Celle-ci se dirigea vers une forêt et passa au-dessus des arbres avant de piquer droit sur un tapis de fleurs rouges. Elle s’y posa doucement et Adelis invita Aya à descendre.

 

« Je vais te présenter aux cerfs blancs ; ils t’attendent, je leur ai parlé de toi souvent ».

 

Adelis siffla et Aya vit apparaître un troupeau blanc. Elle resta un moment silencieuse ne sachant pas comment se présenter devant les cerfs blancs qui la regardaient. Elle s’inclina et Adelis leur fit signe de partir. Ils s’éloignèrent en s’enfonçant dans la forêt.

 

Puis Adelis lui demanda de le suivre.

 

Ils arrivèrent tous les deux devant trois énormes pierres dressées en cercle. Adelis prit la main d’Aya et la fit descendre sous la terre par une porte cachée au milieu des pierres dressées. Puis il la fit entrer dans une pièce tapissée de voiles blancs, éclairée par quelques bougies. Un repas froid attendait sur la table basse installée au centre. Ils s’installèrent sur le tapis et mangèrent tous les deux en se regardant, se caressant et s’embrassant. Puis Adelis se leva et lui dit :

 

« Je dois partir maintenant. Je viendrai te chercher demain matin ».

 

Il souleva un des voiles blancs et lui montra le lit où elle allait s’endormir profondément après avoir mangé copieusement…

 

Plongée dans un profond sommeil, elle rêva qu’elle se trouvait au milieu de rochers balayés par la tempête déchaînée, ses cheveux fouettant son visage. Elle se battait contre le vent pour rester debout.

 

Elle avait laissé ses amis derrière elle pour rejoindre le château d’Adelis qui l’attendait ce soir. Elle traversait la mer en sautant de rochers en rochers. Elle savait qu’au bout du chemin elle le trouverait.

 

Au milieu de son rêve, elle s’arrêta sous une grande arche de pierres. Elle s’avança prudemment dessous. Il lui fallait encore marcher sur une route sinueuse qui montait tout en haut de la colline.

 

Arrivée au sommet, elle vit une lumière bleue. Des oiseaux noirs volaient autour d’elle. Certains la frôlaient et elle avait envie de crier. Epuisée, elle reprit son souffle un instant. Elle savait qu’Adelis l’attendait et s’inquiétait. Elle regarda autour d’elle mais la lumière était devenue jaune.

 

Elle se dirigea vers le château qui devenait de plus en plus gigantesque. Arrivée à la porte, elle tapa de toutes ses forces avec ses deux bras. Une dame vêtue d’une longue robe noire lui ouvrit et se présenta. Elle lui dit : « Adelis vous attend, suivez-moi… ».

 

Aya entra dans une immense salle entourée de colonnes finement sculptées, éclairée de quelques bougies et au milieu de laquelle un bassin jetait de l’eau en cascades du haut d’une fontaine. La dame vêtue de noir referma la porte derrière elle et Aya se retrouva seule. Elle regardait l’eau se déverser dans le bassin quand elle entendit des pas se rapprocher.

 

Adelis lui apparût entre deux colonnes et l’invita à s’asseoir sur quelques coussins jetés au sol sur un grand tapis blanc. Il lui offrit un verre de vin et elle le remercia.

 

Au moment où ses lèvres s’ouvrirent, elle se sentit tout à coup engourdie. La voix d’Adelis devenait de plus en plus lointaine. Elle ne comprenait pas ses paroles et la tête lui tournait. Son corps tomba dans un grand lac noir… et elle se réveilla dans le lit entouré de voiles blancs.

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mercredi, 30 octobre 2013

RANDONNEE

La semaine dernière nous nous sommes décidés à partir en randonnée un après midi. Il ne faisait pas particulièrement beau.

Partis en voiture vers PUECHABON à 30 kms au nord-ouest de Montpellier, nous nous garons au hameau de LAVENE après être passés près de la Bergerie Neuve indiquée sur le parcours flêché.

A LAVENE nous admirons quelques vestiges d'habitat rural caussenard. Des sangliers étaient passés près de là dans la nuit, certainement, et avaient fouillé le sol pour trouver quelques racines à manger.

Un habitant sort de sa maison et nous bavardons un peu avec lui devant la terre retournée par les animaux. Un papa et ses enfants se promènent en cherchant du thym et des champignons. Deux chevaux et un poney paissent dans une prairie. L'un deux appelle les enfants mais ils s'éloignent. Il les regarde partir, l'air décu. Nous poursuivons notre chemin a pied pendant une demi-heure. Nous croisons quelques randonneurs. Sur le bord de la piste flêchée, nous découvrons une lavogne (lac de la Ramassède). Nous continuons jusqu'au hameau de MONTCALMES où des ouvriers restaurent une maison en pierre. Nous bavardons un peu avec eux.

Nous aurions pu continuer jusqu'au bout de la piste vers le Belvédère du Berger où, dit-on, la vue est unique sur Saint-Guilhem-le-Désert. Mais il était tard et nous avons fait demi-tour.

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vendredi, 18 octobre 2013

DANS LA VALLEE

Ciel gris blanc

Nuages et montagnes

Vert dans la vallée

Le regard plonge

La tête tourne.

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mercredi, 04 septembre 2013

SEPTEMBRE

Chaque année à la même époque, les figues de mes 2 arbres, gonflées sous le soleil, attirent les insectes.

Il ne fait pas toujours bon rester sous les branches de ces 2 figuiers : ça bourdonne et ça vole !

Et ça bataille !

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lundi, 05 août 2013

L'OCULISTE

Ma mère a eu 5 enfants dont 3 ont porté des lunettes dès l'école primaire.

Je fais partie des 3.

Tous les ans à la même époque, ce devait être pendant les grandes vacances, nous prenions le train pour nous rendre au rendez-vous fixé par l'oculiste. Dans notre petite ville, à part les médecins généralistes, il n'y avait pas de médecins spécialistes.

Arrivés à la gare, nous nous dirigions vers les faubourgs. Dans une rue toute droite des maisons individuelles se succédaient. C'est dans l'une d'elles que notre oculiste exerçait. Dans la salle d'attente, les volets fermés, une faible lumière nous accueillait ainsi qu'un canapé et quelques fauteuils.

Je demandais à ma mère pourquoi nous étions dans le presque noir. Elle m'expliquait que c'était pour prendre soin de nos yeux.

Quand nous sortions de ce rendez-vous, ordonnance à la main, nous partions commander nos nouveaux verres.

Quand il fallait les changer, j'avais du mal à m'y habituer et je manquais de tomber car je levais trop haut mes pieds pour monter ou descendre du trottoir.

OCULISTE.jpg

 

 

mardi, 16 juillet 2013

AU PAYS DE ZENIA

Je suivais la route des étoiles.

Seule ma robe blanche éclairait la nuit et je me sentais perdue.

Au bout d'une heure j'aperçu enfin sur le côté une vive lumière lointaine. Je décidais de marcher dans sa direction. Autour de moi tout était noir et vide. Je n'entendais aucun bruit, ne voyais pas le moindre être vivant.

J'avançais longtemps avant de distinguer que la vive lumière lointaine était une oasis orange, une sorte de bulle éclairée au milieu des ténèbres.

Je me posais des tas de questions en marchant vers cet étrange lieu.

Au fur et à mesure que j'avançais, je distinguais un tapis de fleurs jaunes et une cascade illuminée se déversant dans une sorte de bassin rocheux.

Aucun arbre, seulement des fleurs jaunes tapissaient le sol sableux. J'entendais quelques oiseaux chanter au loin mais je ne les voyais pas. La cascade frémissante continuait doucement à se déverser dans le bassin ce qui éloigna mon angoisse de la journée.

Je regardais autour de moi : personne.

Fatiguée, je m'allongeais sur le tapis de fleurs quand un perroquet se posa devant moi et me demanda :

- Qui es-tu ? qui es-tu ?

- Je viens de la planète terre, je me suis perdue...

Et le perroquet me cria :

- Qui es-tu ? qui es-tu ?

- Mon nom ne vous dira pas grand chose, bel oiseau...

Je vis tout à coup le bassin s'ouvrir et une grande dame blonde apparut au milieu de la cascade.

Elle me dit :

- Bienvenue au pays de Zenia ! Comment es-tu arrivée ici ?

- Je me suis perdue, je voudrais retourner chez moi mais je ne sais comment retrouver mon chemin dans la nuit...

- Ce n'est pas la 1ère fois que je vois des étrangers se perdre par ici. Si tu veux retrouver ton pays, tu dois me suivre. Je t'indiquerai le chemin plus tard. Je dois te présenter à Siwa, notre Dieu... suis-moi.

Elle me tendit la main et m'attira dans le bassin où je fus aspirée dans les profondeurs...

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dimanche, 30 juin 2013

BONJOUR JUILLET

J'ai cueilli la lavande ce matin pour mettre dans un vase de fleurs séchées. Elle parfumera la maison toute l'année.

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J'ai trié, classé et puis jeté des recettes de cuisine que je gardais depuis 30 ans dans un placard. Un long travail... et je n'ai pas terminé.

Ce matin, j'ai sauvé quelques coccinelles de la noyade. Elles se jettent dans la piscine sans réfléchir un instant aux conséquences de leur atterrissage. La chaleur revient, les insectes en même temps...

J'ai commencé l'écriture de mon prochain livre... je vous en parlerai bientôt.

Je vous souhaite de passer de bonnes vacances si vous partez dans les jours qui viennent.

Bonjour JUILLET !

 

jeudi, 20 juin 2013

BALADE A SETE

Nous avions prévu une petite balade hier, il ne faisait pas trop chaud. Le ciel était gris-blanc mais pas de pluie prévue. Nous sommes partis direction le Bassin de Thau, BOUZIGUES, BALARUC LES BAINS, SETE puis FRONTINAN au retour.

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