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lundi, 29 juin 2026

LES DIMANCHES DE MON ENFANCE

Chaque samedi après midi, maman préparait le dessert du dimanche. Ses tartes aux fruits embaumaient la maison. Je voyais le jus faire de gros bouillons au milieu de la pâte. Quand maman sortait la tarte du four, je courais vers elle et je me régalais déjà. Je respirais très fort en fermant les yeux et regrettais de devoir attendre jusqu'au lendemain.

Quelquefois je l'aidais à faire sa crème Moka. Je mélangeais le beurre et le café avec une fourchette. Je malaxais bien le tout pour que le beurre boive le café. Maman mettait cette crème dans une génoise qu'elle roulait pour faire une bûche. Les babas au rhum ressemblaient à des éponges. Je prenais une grosse cuillère, je raclais le fond du plat et versait le rhum au-dessus du baba. C'était un jeu sans fin car le rhum retombait au fond du plat.

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Les dimanches de fêtes, maman sortait sa belle vaisselle de l'armoire et une grande nappe blanche. Oncle Emile et Tante Jeanne venaient de Paris pour la communion de mon grand frère. Emile était le plus âgé des frères de mon Pépé. Son fils unique était mort à la guerre. Il venait rendre visite à tous ses frères, la seule famille qui lui restait. Nous le recevions pour ce grand jour, il avait préparé un cadeau pour mon frère. La salle à manger n'était pas très grande mais, comme il faisait beau, nous nous retrouvions au jardin pour discuter avant de nous mettre à table. Nous étions heureux de revoir Emile en ce beau jour ensoleillé. J'avais mis ma plus belle robe, mes soeurs également. Oncle Emile nous faisait des clins d'oeil complices. Il nous racontait des histoires drôles. Puis nous passions à table. Sur la nappe blanche, nous avions disposé des petits paniers de dragées.

En entrée, maman avait préparé des bouquets d'asperges. Elle réussissait toujours sa mayonnaise faite maison. Elle craignait de la manquer mais, au final, la mayonnaise restait ferme.

Nous nous régalions ensuite d'une langue servie avec une sauce onctueuse aux câpres. Mémé était à la cuisine pour aider maman à faire la vaisselle et servir les plats. Avant le fromage, nous allions faire quelques photos et courir dans le jardin, pendant que les adultes fumaient le cigare ou la pipe.

L'après midi se terminait avec le dessert qui apparaissait d'abord à la cuisine avant d'arriver au milieu de la table de fête. Maman sortait alors ses flûtes à champagne avant de servir ses invités. Cette belle journée passait trop vite. Nous nous quittions en nous donnant rendez-vous l'année d'après pour la communion de ma grande soeur.

 

vendredi, 26 juin 2026

LE MARCHAND DE GLACES AMBULANT

Les soirs d'été, dans les années 60, dans ma petite ville du nord de la France, un marchand de glaces ambulant passait dans les rues en claxonnant.

Quel bonheur de pouvoir déguster un cornet de glace, mes parents n'avaient pas de congélateur à l'époque !

C'était le seul moment où on pouvait en manger. Je me souviens très bien de son véhicule qui avait sur le toit un cornet de glace en plastique.

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mardi, 23 juin 2026

CITATIONS EN VRAC

Qui n'a pas de mémoire doit avoir des jambes.

Il vaut mieux aller au boulanger, au moulin qu'au médecin.

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Manger ses doigts d'une chose : c'est s'en repentir.

Le mal retourne à celui qui le fait.

Qui mal cherche, mal trouve.

 

samedi, 20 juin 2026

TANTINE

La cousine de mon père s'appelait Camille, mais tout le monde dans la famille l'appelait TANTINE.

Elle était fille unique et n'avait jamais connu son père. Elle vivait seule avec sa mère depuis le décès de son beau-père, Louis. J'ai gardé un souvenir flou de Louis du temps où nous allions en famille rendre visite à Tantine et tante Thérèse, sa maman, je devais avoir 7 ou 8 ans. C'était un homme doux et discret.

Tantine était secrétaire de direction dans une grande société de chauffage. Elle avait toujours les ongles vernis, le rouge aux lèvres et les cheveux noirs impeccablement coiffés. Dans sa grande maison, un peu bourgeoise, qu'elle avait décorée avec beaucoup de goût, elle nous recevaient le dimanche après-midi autour d'un café ou d'un chocolat au lait et de bons petits gâteaux. Toujours souriante et enthousiaste, elle nous maquillait et nous offrait ses rouges à lèvres un peu usés qui faisaient notre bonheur.

N'ayant jamais eu d'enfant, elle les remplaçaient par les enfants de son unique cousin (mon père). Elle s'habillait avec une grande classe et quelquefois nous emmenaient faire du "lèche-vitrine" dans sa ville. Elle avait trois grandes armoires pleines de toilettes de toutes sortes, dans les deux chambres à l'étage. Une fois par an, au mois d'août, elle nous invitaient à passer une journée entière avec elle et sa maman. Nous prenions le train le matin pour nous rendre dans sa ville. Elle achetait des plats "en gelée" chez le traiteur car elle ne faisait pas beaucoup la cuisine. Quelquefois, elle nous emmenaient au cinéma ou faire un tour dans le jardin public du château et du Musée. Puis, vers 17 heures, elle nous raccompagnait à la gare. 

Quand nous étions encore petits, elle nous demandait de préparer un petit spectacle de danse ou de chansons que nous devions jouer devant nos parents et sa maman. Pour cela, nous fermions la double porte qui séparait la salle à manger et le salon. Les spectateurs se tenaient dans la salle à manger et nous, les acteurs ou danseurs, nous nous tenions dans le salon. Elle savait que j'aimais la danse classique et il ne fallait pas me prier trop longtemps pour que je m'élance sur les pointes et me donner ainsi en spectacle. Elle mettait un de ses disques de musique classique et, avec mes soeurs, nous imitions les petits rats en sautant, tournant, levant les bras avec grâce au son du piano ou d'un orchestre entier. Quand le spectacle était terminé, après les applaudissements, nous refermions la double porte, en saluant comme les petits rats de l'Opéra nos parents, Tantine et tante Thérèse.

Tante Thérèse est décédée en 1979 et Tantine en 1990 mais je garde de nombreux souvenirs d'elles : une fleur faite avec des plumes d'oiseaux qui venait d'un des grands vases de Tantine, deux petits cadres représentant des fleurs, l'un en imitation cuivre, l'autre en platre recouvert de peinture dorée et des photos car mon père aimait nous prendre en photo les dimanches. J'ai gardé également un des manteaux de Tantine, écossais bleu, indémodable et je ne suis pas prête de m'en séparer.

(Photos : Tantine et son chien après la guerre, et en 1954 avec mon frère, ma soeur et moi).

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jeudi, 18 juin 2026

SOLEIL

Chercher l'ombre du soleil : c'est chercher l'impossible.

Faire honneur au soleil : c'est se lever tard, puisqu'on laisse au soleil l'honneur de se lever le premier.

Là où entre le soleil,

Le médecin n'entre pas.

Le soleil luit pour tout le monde : tous les hommes ont le même droit au bonheur.

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lundi, 15 juin 2026

LA PASSION DE L'ACCORDEON

Ma grand mère maternelle avait une passion pour l'accordéon. 

Une émission de télévision était diffusée tous les samedis après midi, dans les années 60 et 70. Comme ma grand mère n'avait pas la télévision, elle venait la regarder chez nous.

Elle se souvenait de presque tous les morceaux et ne pouvait s'empêcher de danser sur certains airs connus d'elle.

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vendredi, 12 juin 2026

MES 2 COMPTES FACEBOOK

Cela fait une demi heure que je ne peux pas me connecter sur l'un ou l'autre de mes comptes Facebook. Je rentre bien mes mots de passe mais on me dit qu'ils ne sont pas valables..... Grrr !!

 

jeudi, 11 juin 2026

CONTER FLEURETTE

L’expression  « conter fleurette » signifie tenter de séduire par les mots, « faire la cour ».
 
Plusieurs hypothèses existent quant à son origine.
Au 12ème siècle « florette » désignait une « petite fleur ». L’expression viendrait ainsi de la pratique consistant à dire à voix haute les mots que l’on écrivait par le passé sur du papier où de petites fleurs étaient représentées.
Mais au 16ème siècle le verbe « fleuretter » signifiait mentir et « fleurette », baliverne et bagatelle. A l’époque comme de nos jours, les mots doux sans être de purs mensonges, pouvaient être dictés par la fin et justifier le recours à des vérités approximatives.
 
Il faut enfin évoquer Fleurette de Nérac, la première maîtresse du futur roi Henri IV. Celui qui n’était encore que le prince de Béarn n’était âgé que de 12 ans quand à l’été 1565 il croisa Fleurette, avec laquelle il vécut ses premiers émois.
 
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lundi, 08 juin 2026

LE TANDEM de MON GRAND PERE PATERNEL

Sur cette photo, derrière la moto, on distingue le tandem de mon grand père paternel. Il le stockait dans son garage. Il l'avait acheté vers 1940-45. Avec ma grand mère, ils s'en servaient pour aller et venir dans leur région du Nord de la France. Je n'ai pas d'anecdotes à raconter car mon grand père ne racontait pas sur ce sujet, c'était surtout les moments difficiles de la guerre qu'il racontait.

Je me souviens très bien l'avoir vu dans le garage, pendant mon enfance. Sur la photo prise en 1975, au 1er plan, assis sur la moto, un cousin éloigné de ma mère, et un ami de ce cousin derrière, tenant le tandem. Je ne suis jamais montée sur ce vélo, j'étais trop petite. Au décès de mes grands parents paternels, je ne sais pas ce qu'est devenu ce tandem.

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vendredi, 05 juin 2026

MARIAGE FORCE

Prendre la vache et le veau :

Se dit quand la mariée est enceinte.

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