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mardi, 27 janvier 2015

NATURE

Dans les branches le vent s'amuse

Le soleil vient par ruse

Le matin dans la blancheur

La barque attend le pêcheur

Le champ attend le semeur

Chaque jour s'écoute ou se meurt

Le vent dans un tourbillon

Envole les papillons

Quand le vent déraisonne

La nature bourdonne

Les oiseaux dans leur nichoir

Cherchent leur auditoire.

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mercredi, 14 janvier 2015

VA CHERCHER DU LAIT (souvenirs d'enfance)

Maman me donne un pot en aluminium et quelques pièces que je mets dans la poche de mon manteau. Elle me demande d'aller chercher du lait chez la mère d'Ernest. 

Tout au long du chemin, je répète ce que Maman me dit quelquefois : "tu as 7 ans, tu es grande maintenant...". Oui, car je vais à la grande école.

Je passe devant la Gendarmerie où un drapeau flotte, puis devant le magasin de vélos. Je regarde la vitrine. Je remue les pièces dans ma poche et je repars.

Arrivée devant la lourde porte de la grand-mère, je tourne la grosse poignée et pousse de toutes mes forces pour ouvrir. La porte se referme derrière moi.

Je marche sur le carrelage où mes souliers résonnent. Je monte trois marches qui mènent à la table où je dépose mon pot à lait. La vieille dame arrive et je lui dit bonjour en lui tendant mes quelques pièces. Elle me répond et prend mon pot. Dans la pièce mal éclairée sous l'immense plafond, je regarde les vitres de toutes les couleurs de la grande porte derrière laquelle la dame a disparu. Elle revient avec mon pot que je reprends délicatement.

J'aime l'odeur chaude du lait.

Je ne reste pas plus longtemps car je ne sais pas quoi dire à la dame, à part "au revoir et merci", comme Maman m'a appris.

Je suis soulagée de rentrer à la maison, je n'ai pas renversé le lait...

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samedi, 20 décembre 2014

LE PETIT POUCET

On ne s'afflige point d'avoir beaucoup d'enfants

Quand ils sont tous beaux, bien faits et bien grands,

Et d'un extérieur qui brille ;

Mais si l'un d'eux est faible ou ne dit mot

On le méprise, on le raille, on le pille,

Quelquefois cependant c'est ce petit marmot

Qui fera le bonheur de toute la famille.

(Charles PERRAULT)

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samedi, 13 décembre 2014

La Foire St Luc

Chaque année, le 18 octobre, a lieu la foire St Luc, un événement important pour la ville où je suis née. Des commerçants ambulants envahissent la rue principale et les deux places, mettant de l'animation pour une journée. De chaque côté de la rue, les étalages attirent petits et grands. On entend ici et là différentes musiques. Les commerçants crient devant les passants en vantant leurs produits. On trouve de la vaisselle, des batteries de cuisine, des disques, des livres, des jouets, du linge de maison, des oignons, de l'ail, des gâteaux, des chaussures, des vêtements, des oiseaux, des lapins, des toupies, des peluches, du nougat, tout ce que vous pouvez imaginer pour combler le monde qui se presse dans le fouillis.

Au bout de cette artère principale, est exposé du bétail, des tracteurs et du matériel agricole. Les fermiers y font des affaires.

En ce jour de fête, ma mère et ma grand mère me donnaient quelques francs afin que je puisse acheter le jouet de mes rêves. Pour le trouver, je faisais plusieurs fois le tour des étalages. Maman profitait de la Foire pour habiller ses 5 enfants car l'hiver était déjà là à cette époque de l'année. C'était aussi l'occasion de bavarder avec des amis.

Sur les deux places, les forains avaient installé leur manège. J'essayais de ne pas dépenser tout ce que j'avais dans mon porte monnaie. La tentation était grande partout. Autour des manèges, des bijoux de princesses étaient vendus dans des distributeurs automatiques. Les garçons pouvaient s'essayer au fusil sur les cartons des stands de tir avec leur père et tenter de gagner d'immenses peluches. 

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mercredi, 10 décembre 2014

CITATIONS

Les grands voleurs font pendre les petits.

Les voleurs privés sont aux galères et les voleurs publics dans les palais.

L'habit volé ne va pas au voleur.

Qui ose prendre le veau osera prendre vache et troupeau.

 

(en photo, fenêtre de maison en ruine, dans une rue de mon village).

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lundi, 01 décembre 2014

BASILIC

Avoir un regard de basilic : c'était une croyance que les vieux coqs pondaient quelquefois un oeuf dans le fumier ; il produisait un basilic, reptile redoutable auquel on attribuait le pouvoir de tuer par son seul regard quiconque s'y trouve exposé, et de se tuer lui-même quand il se voit dans une glace. De là ces expressions proverbiales : lancer des regards de basilic, faire des yeux de basilic à quelqu'un - c'est à dire des regards et des yeux enflammés de fureur.

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dimanche, 23 novembre 2014

Version du CD de Léonard COHEN (UN CANADIEN ERRANT - 1979)


mercredi, 19 novembre 2014

TRANCHER LE NOEUD GORDIEN

Trancher le noeud Gordien, c'est se tirer par une mesure rigoureuse d'une difficulté embarrassante.

GORDIUS, père du Roi Midas, avait un chariot dont le joug était attaché au timon par un lien fait d'écorce de cornouiller, et tellement entrelacé qu'on ne pouvait en découvrir ni le commencement ni la fin.

Un oracle promettait l'empire de l'Asie à celui qui en viendrait à bout. Alexandre le Grand fit plusieurs tentatives pour délier le noeud mystérieux ; mais, n'y parvenant pas, et craignant que ses soldats y voient un mauvais présage, il le trancha avec son épée et, par ce moyen, accomplit l'oracle.

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samedi, 08 novembre 2014

Marcel PROUST "A la recherche du temps perdu" (extrait)

A Combray, tous les jours dès la fin de l'après-midi, longtemps avant le moment où il faudrait me mettre au lit et rester, sans dormir, loin de ma mère et de ma grand'mère, ma chambre à coucher redevenait le point fixe et douloureux de mes préoccupations. On avait bien inventé, pour me distraire les soirs où on me trouvait l'air trop malheureux, de me donner une lanterne magique, dont, en attendant l'heure du dîner, on coiffait ma lampe ; et, à l'instar des premiers architectes et maîtres verriers de l'âge gothique, elle substituait à l'opacité des murs d'impalpables irisations, de surnaturelles apparitions multicolores, où des légendes étaient dépeintes comme dans un vitrail vacillant et momentané. Mais ma tristesse n'en était qu'accrue, parce que rien que le changement d'éclairage détruisait l'habitude que j'avais de ma chambre et grâce à quoi, sauf le supplice du coucher, elle m'était devenue supportable.

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vendredi, 31 octobre 2014

FUMEES CHAUDES

On peut avoir le coeur fané

Comme les feuilles se tassent

Et que le vent a glanées

Mais crois-tu que l'on se lasse ?

Pour moi c'est de l'émeraude

Ce temps qui passe en fumées chaudes

Autour du jardin dépouillé

Il reste encore de belles années

Des vies, des matins embrouillés

Nous irons tout enrubanner.

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