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samedi, 27 juillet 2013

UN ENFANT

Un enfant pleure

Il a froid dans le coeur

Oubliant de pleurer

Il regarde son père

Puis ses pieds sous l'eau claire.

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vendredi, 14 juin 2013

L'ALOUETTE

Sur les parcelles des champs

Baigne le soleil tranchant

L'alouette ébouriffée

Cherche une terre griffée

Son camouflage ordonné

Sur ses plumes badigeonné

Fait d'elle une duchesse

Volant avec allégresse

Et si la caille des blés

Avec son chant redoublé

Vient faire la demoiselle

L'alouette fait du zèle.

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samedi, 25 mai 2013

LE POUVOIR DES FLEURS

Le pouvoir des fleurs

Et de leurs couleurs

Au fil des saisons

Reines des balcons

Des jardins, des champs,

Le pouvoir des fleurs

Au fond de mon coeur

Rien n'est plus touchant

Mai s'est installé

Mai s'est emballé

Le pouvoir des fleurs

Et de leurs couleurs

Au milieu des champs

Rien n'est plus touchant.

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jeudi, 23 mai 2013

MON HOMMAGE A GEORGES MOUSTAKI


 

lundi, 13 mai 2013

ALBUMS

Photos triées

Questions posées

Photos rangées

Réponses données

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samedi, 06 avril 2013

PETITE MORT POUR RIRE (Tristan CORBIERE)

Va vite, léger peigneur de comètes !

Les herbes au vent seront tes cheveux ;

De ton oeil béant jailliront les feux

Follets, prisonniers dans les pauvres têtes...

Les fleurs de tombeau qu'on nomme Amourettes

Foisonneront plein ton rire terreux...

Et les myosotis, ces fleurs d'oubliettes...

Ne fais pas le lourd : cercueils de poètes

Pour les croque-morts sont de simples jeux,

Boites à violon qui sonnent le creux...

Ils te croiront mort - Les bourgeois sont bêtes -

Va vite, léger peigneur de comètes !

 

(Edouard-Joachim Corbière, dit Tristan Corbière, né en Bretagne au manoir de Coat Congar, est le fils d'un homme de lettres, capitaine au long cours et directeur de la chambre de commerce de Morlaix. Comme son père, Edouard voulait naviguer, mais des crises de rhumatismes l'obligent à interrompre ses études à 15 ans. Installé près de Roscoff, il en hante les cabarets. On se moque de sa longue silhouette, de sa laideur. Malgré ses problèmes pulmonaires, il sort en mer par tous les temps. S'étant lié à des peintres en vacances, il suit l'un d'entre eux en Italie et, lors du voyage, qui le déçoit, renconre Armida Joséfina Cuchiani, qu'il rebaptise Marcelle. Elle est déjà la maîtresse d'un hobereau français et devient sa muse avec la complicité de l'amant en titre.

Il suit le couple à Paris, collabore à une revue et fait publier à compte d'auteur son unique recueil poétiques, Les Amours jaunes, qui passe complètement inaperçu (1873).

L'année suivante, on le trouve, un soir de décembre, gisant dans sa chambre en tenue de soirée. Marcelle tente de le soigner avant que la mère du poète ne le fasse revenir à Morlaix, où il s'éteint le 1er mars 1875, l'année de ses 30 ans, en pressant sur sa poitrine une touffe de bruyères en fleur.

Ce n'est que 10 ans après leur parution que Verlaine, touché par le destin et le génie de ce poète maudit, révèlera Les Amours jaunes au public).

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jeudi, 28 février 2013

PARFUMS et COULEURS

Les mots sont des parfums

Les mots sont des couleurs

Sur les murs, sur le papier

Les mots s'éclatent

Les mots sont oubliés.

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jeudi, 14 février 2013

LA BOUCLE RETROUVEE (Guillaume Apollinaire)

Il retrouve dans sa mémoire

La boucle de cheveux châtains

T'en souvient-il à n'y point croire

De nos deux étranges destins.

Du boulevard de la Chapelle

Du joli Montmartre et d'Auteuil

Je me souviens murmure-t-elle

Du jour où j'ai franchi ton seuil

Il y tomba comme un automne

La boucle de mon souvenir

Et notre destin qui t'étonne

Se joint au jour qui va finir.

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lundi, 04 février 2013

A UN AMI

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Qu'il est doux d'être au monde, et quel bien que la vie !

Tu le disais ce soir par un beau jour d'été.

Tu le disais, ami, dans un site enchanté.

Sur le plus vert coteau de ta forêt chérie.

Nos chevaux, au soleil, foulaient l'herbe fleurie :

Et moi, silencieux, courant à ton côté,

Je laissais au hasard flotter ma rêverie ;

Mais dans le fond du coeur je me suis répété :

- oui, la vie est un bien, la joie est une ivresse ;

Il est doux d'en user sans crainte et sans soucis ;

Il est doux de fêter les dieux de la jeunesse,

De couronner de fleurs son verre et sa maîtresse,

D'avoir vécu trente ans comme Dieu l'a permis,

Et, si jeunes encor, d'être de vieux amis.

(Alfred de MUSSET)

 

mardi, 15 janvier 2013

CE QUI ETAIT

La porte s'ouvre

Le soleil entre

Les ombres fuient

La maison sourit

Comme un dimanche

Les mains se penchent

Sur le passé

Sur ce qui était.

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