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mardi, 09 septembre 2008

AU DELA, JE SUIS...

Je ne suis qu'un mirage

Une ombre, un voile.

Au-delà du miroir

Au-delà de ce que tu peux croire

Je suis...

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jeudi, 04 septembre 2008

EBAUCHE D'UN SERPENT (P. VALERY)

Soleil, soleil ! Faute éclatante !

Toi qui masques la mort, Soleil,

Sous l'azur et l'or d'une tente

Où les fleurs tiennent leur conseil ;

Par d'impénétrables délices,

Toi, le plus fier de mes complices,

Et de mes pièges le plus haut

Tu gardes les coeurs de connaître

Que l'univers n'est qu'un défaut

Dans la pureté du Non-être !

vendredi, 29 août 2008

ALFRED DE MUSSET (Poésies)

La vie est un sommeil,

L'amour en est le rêve,

Et vous auriez vécu si vous aviez aimé.

mardi, 26 août 2008

La vie recommence

Les feuilles valsaient

La pluie tambourinait

Et moi je dansais

En cette fin d'été

Ces jours t'étaient destinés

On ne peut rien arrêter

La vie recommence

Tu dois entrer dans la danse.

 

samedi, 23 août 2008

DANS LE CIEL VERT

Dans le ciel vert le jour va naître,

Il fait très doux ;

L'aube blanchit votre fenêtre,

Eveillez-vous.

Voyez : la ligne des collines

Est d'or, là-bas,

Ecoutez au fond des glycines

Et des lilas,

Ecoutez au profond des treilles

Et des roseaux,

Ecoutez toutes les abeilles,

Tous les oiseaux.

La vie est là qui vous appelle,

Voyez : tout luit.

La vie est là, la vie est belle,

Souriez-lui

(Emile DESPAX La maison des glycines -1881-1915)

 

jeudi, 21 août 2008

LES RHUMATISMES

Grand'mère avait des rhumatismes, elle s'en plaignait. A chaque fois que je passais la voir, les après-midi, je lui disais : "je ne sais pas ce que c'est ?". Elle me répondait :"tu verras quand tu auras mon âge". Cela ne l'empêchait pas de marcher, de faire des promenades avec nous. Aussi, je ne sais toujours pas ce que veut dire "avoir des rhumatismes".

samedi, 09 août 2008

DANS TES YEUX

Dans tes yeux se dévoile

Ce que ton coeur exprime

Dans tes yeux je vois

Tout l'or des étoiles

Au fond de l'immensité

De mystérieux abîmes

Dans tes yeux je vois

Un ciel tourmenté de fin d'été

Dans tes yeux je vois

Le bleu de la mer apaisante

Ou ses vagues changeantes

Dans tes yeux je vois

Les sillons de ton champ

Où je sème à tout vent.

jeudi, 07 août 2008

LES COMPLAINTES de Jules LAFORGUE L'Imitation de Notre Dame La lune - Pierrots (1860-1887)

Il me faut vos yeux ! Dès que je perds leur étoile,

Le mal des calmes plats s'engouffre dans ma voile,

Le frisson du Vae Soli ! gargouille en mes moelles...

Vous auriez dû me voir après cette querelle !

J'errais dans l'agitation la plus cruelle,

Criant aux murs : Mon dieu ! mon dieu ! que dira-t-elle ?

Mais aussi, vrai, vous me blessâtes aux antennes

De l'âme, avec les mensonges de votre traîne.

Et votre tas de complications mondaines.

Je voyais que vos yeux me lançaient sur des pistes ;

Je songeais : oui, divins, ces yeux ! mais rien n'existe

Derrière ! Son âme est affaire d'oculiste.

Moi, je suis laminé d'esthétiques loyales !

Je hais les trémolos, les phrases nationales ;

Bref, le violet gros deuil est ma couleur locale.

Je ne suis point "ce gaillard-là !" ni le Superbe !

Mais mon âme, qu'un cri un peu cru exacerbe,

Est au fond distinguée et franche comme une herbe.

J'ai des nerfs encor sensibles au son des cloches,

Et je vais en plein air sans peur et sans reproche,

Sans jamais me sourire en un miroir de poche,

C'est vrai, j'ai bien roulé ! j'ai râlé dans des gites

Peu vous ; mais n'en ai-je pas plus de mérite

A en avoir sauvé la foi en vos yeux ? Dites ...

- Allons, faisons la paix, venez, que je vous berce,

Enfant, Eh, bien ?

- C'est que, votre pardon me verse

Un mélange (confus) d'impressions diverses ...

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mercredi, 06 août 2008

LE REGNE DU SILENCE

Douceur du soir ! Douceur de la chambre sans lampe !

Le crépuscule est doux comme une bonne mort

Et l'ombre lentement qui s'insinue et rampe

Se déroule en pensée au plafond. Tout s'endort.

(Georges RODENBACH - 1855 - 1898)

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samedi, 02 août 2008

LES MOTS SONT DES CHOSES

Mais les mots sont des choses, et une petite goutte d'encre,

Tombant comme la rosée sur une pensée, produit

Ce qui fait penser des mille, peut être des millions.

(Lord BYRON, Don Juan)