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samedi, 18 février 2012

DUALISME (Paul GERALDY)

Chérie, explique-moi pourquoi

Tu dis "MON piano, MES roses",

et : "TES livres, TON chien"... pourquoi

Je t'entends déclarer parfois :

"c'est avec MON argent à MOI

Que je veux acheter ces choses."

Ce qui m'appartient t'appartient.

Pourquoi ces mots qui nous opposent :

le tien, le mien, le mien, le tien ?

Si tu m'aimais tout à fait bien,

Tu dirais : "LES livres, LE chien"

Et : "NOS roses".

 

(En photo : pigeons dans une rue de Montpellier)

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samedi, 28 janvier 2012

RENAISSANCE

Il l'avait sortie des vagues noires

L'avait posée devant le miroir

Il caressa ses longs cheveux noirs

Ainsi commençait leur histoire

Elle, soupirant tristement, parla

En ouvrant les yeux et l'embrassa

Il lui tendit une bague en or

Ils s'embrassèrent encore et encore.

Ainsi commençait leur histoire

Une renaissance, on peut y croire ?

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dimanche, 22 janvier 2012

QUELQUE PART

Les jours anciens fuient

Dans l'encre de la nuit

Les paroles s'envolent

Les pensées se bousculent

Et les idées changent

Comme les temps changent

Idées noires ou bonnes

N'en dire à personne

Qui pourrait les vendre

Sans pouvoir se défendre

Les gens absents parlent

Seule la pluie pleure

Les souvenirs meurent

Je reste fidèle

A moi, à vous

A toi, à tous

Ceux qui m'aiment quelque part

Ce n'est pas par hasard.

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mardi, 06 décembre 2011

CIEL PASTEL

Ciel pastel de gris et de bleus

Les hommes pensent en levant les yeux

A la pluie qui vient se cacher

Dans tes formes ouatées

Dans cette rue passent

Des parapluies qui pleurent

De toutes les couleurs

Et sous le plafond gris

Seuls les enfants rient

Et quoi que l'on fasse

Sol trempé sous mes pieds

Fait de grandes flaques.

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mardi, 08 novembre 2011

PAR UN MAUVAIS TEMPS (Alfred de Musset)

Elle a mis, depuis que je l'aime

(Bien longtemps, peut être toujours),

Bien des robes, jamais la même ;

Palmire a dû compter les jours.

Mais, quand vous êtes revenue,

Votre bras léger sous le mien,

Il faisait, dans cette avenue,

Un froid de loup, un temps de chien.

Vous m'aimiez un peu, mon bel ange.

Et, tandis que vous bavardiez,

Dans cette pluie et cette fange

Se mouillaient vos chers petits pieds.

Songeait-elle, ta jambe fine,

Quand tu parlais de nos amours,

Qu'elle allait porter sous l'hermine

Le satin, l'or et le velours ?

Si jamais mon coeur désavoue

Ce qu'il sentit en ce moment,

Puisse à mon front sauter la boue

Où tu marchais si bravement !

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mercredi, 26 octobre 2011

ELLES ONT POSE POUR MOI

Les feuilles ont posé

pour moi.

Pas une seule

Ne ressemble à

Une autre.

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dimanche, 23 octobre 2011

André CHENIER (1762-1794)

Né à Constantinople d'un père consul de France et d'une mère grecque, André CHENIER fait ses études en France, d'abord à Carcassonne, puis au Collège de Navarre, établissement réputé, parmi les jeunes nobles.

Comme eux, il veut faire carrière dans les armes mais, s'étant ennuyé ferme après une année de garnison à Strasbourg, il revient à Paris hanter les salons où son charme ne laisse pas indifférent ses hôtesses, avec l'espoir de se faire un nom dans la litterature.

En 1787, il part à Londres comme secrétaire de l'ambassadeur de France. Il s'y ennuie et prend un congé pour, en 1789, venir assister aux premières journées révolutionnaires. Il s'en prend violemment à Robespierre et aux organisateurs de la Terreur qui ne lui pardonneront pas, tandis que son frère Marie-Joseph, auteur du Chant du départ, devient le chantre de l'ardeur républicaine.

Recherché pendant la Terreur, (n'a-t-il pas osé écrire un poème à la gloire de Charlotte Corday, qui a assassiné Marat !) André CHENIER, qui s'est réfugié à Versailles, est arrêté alors qu'il venait rendre visite à Pussy à la famille d'un ami emprisonné. Enfermé à la prison de Saint Lazare, où il s'éprend de Mlle de Coigny, La jeune Captive (qui survivra), il fait sortir les poèmes qu'il rédige sur des morceaux de papier dans des corbeilles à linge.

Durant son procès, instruit par des illétrés, CHENIER fort de son innocence, refuse de se défendre. Il est condamné à mort, victime d'une justice expéditive qu'il a dénoncée. Ce poète qu'on assassine à 32 ans monte sur l'échafaud en récitant des vers de Racine. Son oeuvre n'est publiée qu'une vingtaine d'années après.

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MON BEAU VOYAGE ENCORE...

Mon beau voyage encore est si loin de sa fin !

Je pars, et des ormeaux qui bordent le chemin

J'ai passé les premiers à peine.

Au banquet de la vie à peine commencé

Un instant seulement mes lèvres ont pressé

La coupe en mes mains encore pleine.

Je ne suis qu'au printemps. Je veux voir la moisson,

Et comme le soleil, de saison en saison,

Je veux achever mon année.

Brillante sur ma tige et l'honneur du jardin,

Je n'ai vu luire encore que les feux du matin,

Je veux achever ma journée...

 

samedi, 22 octobre 2011

22 OCTOBRE 1921-29 OCTOBRE 1981

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Qui n'a pas chanté sur les disques de BRASSENS ? Trente ans après sa mort, il nous manque encore.

Opéré d'un rein en 1963, il perd en peu de temps 30 kilos. En août 1980, de violentes douleurs abdominales se réveillent ; il souffre d'un cancer de l'intestin.

En novembre 1980, il est opéré à Montpellier dans la Clinique du Docteur BOUSQUET avant de subir une autre opération début 1981 à l'hôpital américain de Neuilly. Le 29 octobre 1981, à 23 h 14, il décède dans la maison du Docteur BOUSQUET, à St Gély du Fesc, près de Montpellier.

La camarde qu'il avait tant nargué, l'a fauché... (Extrait de Hors Série de MIDI LIBRE).

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samedi, 24 septembre 2011

DANS LE SABLE

Devant l'océan désert

Un soleil pâle se libère

Et les étoiles de mer

Dans le sable macèrent

La mer oublie sa colère

Devenue légendaire

Devant ce cimetière

De coquillages se taire

Est devenu populaire

Sur ta peau le sel amer

Dessine de petites rivières

Le vent courbant la bruyère

Te prend pour une étrangère

Tes cheveux au vent luttèrent

Sur le sable et imitèrent

Les perverses vipères.

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samedi, 17 septembre 2011

LA FEE

Et j'ai cru voir la fée au chapeau de clarté

Qui jadis sur mes beaux sommeils d'enfant gâté

Passait, laissant toujours de ses mains malformées

Neiger de blancs bouquets d'étoiles parfumées.

(Stéphane MALARME)

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