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mardi, 08 novembre 2011

PAR UN MAUVAIS TEMPS (Alfred de Musset)

Elle a mis, depuis que je l'aime

(Bien longtemps, peut être toujours),

Bien des robes, jamais la même ;

Palmire a dû compter les jours.

Mais, quand vous êtes revenue,

Votre bras léger sous le mien,

Il faisait, dans cette avenue,

Un froid de loup, un temps de chien.

Vous m'aimiez un peu, mon bel ange.

Et, tandis que vous bavardiez,

Dans cette pluie et cette fange

Se mouillaient vos chers petits pieds.

Songeait-elle, ta jambe fine,

Quand tu parlais de nos amours,

Qu'elle allait porter sous l'hermine

Le satin, l'or et le velours ?

Si jamais mon coeur désavoue

Ce qu'il sentit en ce moment,

Puisse à mon front sauter la boue

Où tu marchais si bravement !

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mercredi, 26 octobre 2011

ELLES ONT POSE POUR MOI

Les feuilles ont posé

pour moi.

Pas une seule

Ne ressemble à

Une autre.

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dimanche, 23 octobre 2011

André CHENIER (1762-1794)

Né à Constantinople d'un père consul de France et d'une mère grecque, André CHENIER fait ses études en France, d'abord à Carcassonne, puis au Collège de Navarre, établissement réputé, parmi les jeunes nobles.

Comme eux, il veut faire carrière dans les armes mais, s'étant ennuyé ferme après une année de garnison à Strasbourg, il revient à Paris hanter les salons où son charme ne laisse pas indifférent ses hôtesses, avec l'espoir de se faire un nom dans la litterature.

En 1787, il part à Londres comme secrétaire de l'ambassadeur de France. Il s'y ennuie et prend un congé pour, en 1789, venir assister aux premières journées révolutionnaires. Il s'en prend violemment à Robespierre et aux organisateurs de la Terreur qui ne lui pardonneront pas, tandis que son frère Marie-Joseph, auteur du Chant du départ, devient le chantre de l'ardeur républicaine.

Recherché pendant la Terreur, (n'a-t-il pas osé écrire un poème à la gloire de Charlotte Corday, qui a assassiné Marat !) André CHENIER, qui s'est réfugié à Versailles, est arrêté alors qu'il venait rendre visite à Pussy à la famille d'un ami emprisonné. Enfermé à la prison de Saint Lazare, où il s'éprend de Mlle de Coigny, La jeune Captive (qui survivra), il fait sortir les poèmes qu'il rédige sur des morceaux de papier dans des corbeilles à linge.

Durant son procès, instruit par des illétrés, CHENIER fort de son innocence, refuse de se défendre. Il est condamné à mort, victime d'une justice expéditive qu'il a dénoncée. Ce poète qu'on assassine à 32 ans monte sur l'échafaud en récitant des vers de Racine. Son oeuvre n'est publiée qu'une vingtaine d'années après.

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MON BEAU VOYAGE ENCORE...

Mon beau voyage encore est si loin de sa fin !

Je pars, et des ormeaux qui bordent le chemin

J'ai passé les premiers à peine.

Au banquet de la vie à peine commencé

Un instant seulement mes lèvres ont pressé

La coupe en mes mains encore pleine.

Je ne suis qu'au printemps. Je veux voir la moisson,

Et comme le soleil, de saison en saison,

Je veux achever mon année.

Brillante sur ma tige et l'honneur du jardin,

Je n'ai vu luire encore que les feux du matin,

Je veux achever ma journée...

 

samedi, 22 octobre 2011

22 OCTOBRE 1921-29 OCTOBRE 1981

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Qui n'a pas chanté sur les disques de BRASSENS ? Trente ans après sa mort, il nous manque encore.

Opéré d'un rein en 1963, il perd en peu de temps 30 kilos. En août 1980, de violentes douleurs abdominales se réveillent ; il souffre d'un cancer de l'intestin.

En novembre 1980, il est opéré à Montpellier dans la Clinique du Docteur BOUSQUET avant de subir une autre opération début 1981 à l'hôpital américain de Neuilly. Le 29 octobre 1981, à 23 h 14, il décède dans la maison du Docteur BOUSQUET, à St Gély du Fesc, près de Montpellier.

La camarde qu'il avait tant nargué, l'a fauché... (Extrait de Hors Série de MIDI LIBRE).

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samedi, 24 septembre 2011

DANS LE SABLE

Devant l'océan désert

Un soleil pâle se libère

Et les étoiles de mer

Dans le sable macèrent

La mer oublie sa colère

Devenue légendaire

Devant ce cimetière

De coquillages se taire

Est devenu populaire

Sur ta peau le sel amer

Dessine de petites rivières

Le vent courbant la bruyère

Te prend pour une étrangère

Tes cheveux au vent luttèrent

Sur le sable et imitèrent

Les perverses vipères.

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samedi, 17 septembre 2011

LA FEE

Et j'ai cru voir la fée au chapeau de clarté

Qui jadis sur mes beaux sommeils d'enfant gâté

Passait, laissant toujours de ses mains malformées

Neiger de blancs bouquets d'étoiles parfumées.

(Stéphane MALARME)

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mercredi, 14 septembre 2011

LES BOUCHONS

Les bouchons du matin

Forment des p'tits boudins

Métalliques et changeants

Sinueux et mouvants.

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dimanche, 28 août 2011

CIEL ROUGE

Dans tes pensées plurielles

Tu regardes le ciel

Ciel rouge dans la nuit

Comme la peur te poursuit

Et la fièvre te prend

Se cognent les jugements

Dans ton corps fatigué

Alors tu t'es levé

Pour les assassiner

Avant de te miner.

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dimanche, 07 août 2011

LE REVE DU JAGUAR (Charles Marie LECONTE DE LISLE (1818-1894)

Né à Saint-Paul de la Réunion et élevé avec rudesse par un père de souche bretonne, Leconte de Lisle parcourt l'Inde et les Iles de la Sonde pendant son adolescence. Mais il préfère l'étude au commerce que son père veut lui imposer. Il s'établit à Rennes pour étudier le grec et l'histoire.

Après être retourné dans son île natale, il se fixe à Paris où, acquis aux idées républicaines, il collabore à diverses revues fouriéristes dans lesquelles il fait paraître ses premiers poèmes.

Sa famille lui coupe les vivres à la suite d'un article dans lequel il applaudissait à la suppression de l'esclavage dans les colonies.

Abandonnant la politique sous le Second Empire, il vit médiocrement de sa plume. Il entreprend de traduire les chefs-d'oeuvre de la poésie grecque et latine.

La parution de ses poèmes fait de lui le chef de file d'une nouvelle génération de poètes, le Parnasse.

Nommé, après la Commune, sous-bibliothécaire au Sénat, il est élu à l'Académie française au fauteuil de Victor Hugo. Il meurt en 1894.

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LE REVE DU JAGUAR

Sous les noirs acajous, les lianes en fleurs,

Dans l'air lourd, immobile et saturé de mouches,

Pendent, et s'enroulant en bas parmi les souches,

Bercent le perroquet splendide et querelleur,

L'araignée au dos jaune et les singes farouches.

C'est là que le tueur de boeufs et de chevaux,

Le long des vieux troncs morts à l'écorce moussue,

Sinistre et fatigué, revient à pas égaux.

Il va, frottant ses reins musculeux qu'il bossue ;

Et du mufle béant par la soif alourdi,

Un souffle rauque et bref, d'une brusque secousse,

Trouble les grands lézards, chauds des feux de midi,

Dont la fuite étincelle à travers l'herbe rousse.

En un creux de bois sombre interdit au soleil

Il s'affaise, allongé sur quelque roche plate ;

D'un large coup de langue il se lustre la patte ;

Il cligne ses yeux d'or hébétés de sommeil ;

Et, dans l'illusion de ses forces inertes,

Faisant mouvoir sa queue et frisonner ses flancs,

Il rêve qu'au milieu des plantations vertes,

Il enfonce d'un bond ses ongles ruisselants

Dans la chair des taureaux effarés et beuglants.

dimanche, 31 juillet 2011

EXTRAIT d'un POEME de Marc Antoine de St Amant

L'abeille, pour boire des pleurs,

Sort de sa ruche aimée,

Et va sucer l'âme des fleurs

Dont la plaine est semée ;

Puis de cet aliment du ciel

Elle fait la cire et le miel.

 

En photo, une abeille sur mes coronilles.

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