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mercredi, 05 juin 2013

QUELQUE PART UN HERITAGE (1)

Auguste, fils de Nicolas et Pélagie, nait durant le printemps 1788 dans un petit village du Pas de Calais .

La misère était grande en France à cette époque, surtout dans les campagnes.

L'année 1788 voit une grave crise de subsistance s'installer dans la région du Nord. La médiocre récolte de 1787 est suivie d'un hiver dur qui provoque la disette.

Le jour de la naissance d'Auguste, grand-père se tient assis dans un vieux fauteuil, au milieu de l'unique pièce du rez-de-chaussée de la maison. La cheminée illumine la salle à manger. Grand-mère aide à l'accouchement pendant que des poussins entrent par la porte ouverte. Le vieux chien, couché près de grand-père, dort le museau entre les pattes.

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jeudi, 24 janvier 2013

JE RANGE, TU RANGES, IL RANGE

En rangeant mes armoires et étagères, je découvre des objets oubliés parfois, mais aussi des objets que je n'ai pas oubliés. Ces objets que je n'ai pas oubliés me sont très précieux. C'est d'ailleurs pour cela que je sais où ils se trouvent.

Il peut aussi arriver que je cherche une photo pendant 10 ans sans la retrouver. Et puis en vidant complètement un placard celle-ci réapparait.

Ce petit pot rose, je ne l'ai pas oublié. Je ne risque pas de l'oublier, il m'a suivi dans tous mes déménagements. Je l'ai peint à l'école maternelle, j'avais 5 ans.

La maîtresse d'école avait étalé des pots de différentes formes sur une grande table et, en nous donnant un pinceau, elle nous avait demandé de peindre toute la surface du pot en rose.

Puis le lendemain, le temps que la peinture soit bien sèche, elle avait dessiné au crayon des voiliers en nous demandant de remplir les formes. Elle nous expliquait que les voiles devaient être peintes en blanc et la coque en vert ou bleu.

Puis de nouveau le lendemain elle nous apporta un pot de vernis incolore et nous expliqua qu'il fallait maintenant recouvrir toute la surface du pot avec ce vernis.

Les odeurs de peinture et de vernis se répandaient dans toute la classe. Mes copines et moi-même étions très appliquées.

C'est ainsi que j'ai ramené un soir ce petit pot rose à la maison en fin d'année scolaire. J'étais fière de mon oeuvre et maman en a toujours pris soin.

Aujourd'hui, la peinture s'écaille de plus en plus mais je le garde précieusement.

Il fait partie (avec mes cachiers d'écriture) des quelques souvenirs qui restent de mon temps passé à l'école maternelle.

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samedi, 05 janvier 2013

LES COURSES

Dans les années 60, peu de mères de famille possédaient le permis de conduire. Pour faire les courses, elles se rendaient à pied chez le boucher, le boulanger, le marchand de fruits et légumes, à la mercerie et à la droguerie-quincaillerie. Dans les petites villes les supermarchés n'existaient pas encore.

Les deux grands paniers en osier de ma mère pendaient à la porte de la cave avec le porte-monnaie à l'intérieur, prêts à servir chaque matin, dès 9 heures.

Après nous avoir accompagnés à l'école, maman se rendait dans la rue principale et entrait chez le boucher. Elle poussait la large porte vitrée en disant bonjour. Le boucher répondait en demandant "comment allez-vous ? que vous faut-il aujourd'hui ?". Ma mère passait sa commande en parlant de la pluie et du beau temps ou des dernières nouvelles. Une cliente entrait et ma mère, se tournant vers elle, lui disait : "bonjour Ginette ! Alors, comment vas-tu ?" pendant que le boucher préparait et coupait le morceau de viande demandé, tout en discutant avec ses deux clientes.

En sortant de la boucherie, ma mère traversait la rue et se dirigeait vers le magasin de fruits et légumes tenu par une de ses copines d'enfance, Marie Madeleine. Ce magasin était tout en profondeur, propre et bien rangé. Elles se voyaient presque tous les jours mais avaient toujours quelque chose à se raconter.

Ma mère avait le choix entre plusieurs boulangeries, mais elle se rendait toujours dans celle qui se trouvait devant la maison de sa mère Marguerite, dans une petite rue.

Les courses de ma mère duraient ainsi presque 2 heures chaque matin car elle rencontrait toujours dans la rue les mêmes personnes qui faisaient leurs courses à la même heure. Elles prenaient le temps de bavarder.

C'est ainsi qu'au repas de midi elle nous racontait les dernières nouvelles du quartier.

(en photo, la maison où je suis née).

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vendredi, 21 décembre 2012

JOYEUX NOEL A TOUS

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vendredi, 14 décembre 2012

PAS DE SAPIN...

Chaque année pour les fêtes je décore simplement la maison, je n'achète pas de sapin.

Je décore mon vase de branches, de plumes de paons et de fleurs séchées avec des guirlandes, des boules, des petits sujets, des petits Pères Noël.

Tout simplement... Et quand les fêtes sont terminées, j'enlève tout et je range mon vase avec ses branches et végétaux dans un coin de la maison.

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dimanche, 23 septembre 2012

CE TEMPS DE SEPTEMBRE

Ce temps de septembre me fait penser à la récolte de mûres de mon enfance.

Grand-mère nous emmenait faire un tour dans les chemins de pâtures, elle connaissait les meilleurs endroits.

C'était devenu une habitude et nous rentrions en fin d'après midi chargés de sacs contenant ces fruits noirs.

En arrivant dans sa cuisine, elle se mettait tout de suite au travail. Elle allumait le gaz et posait dessus une grande bassine. Elle avait pensé à tout, au sucre, aux bocaux et à la parafine.

Pour rien au monde elle ne voulait manquer cet évènement. Elle avait connu la guerre et les privations et donc gardé ses habitudes de profiter de ce que la nature peut offrir : pissenlits, feuilles de tilleul, pommes et mûres. Elle fabriquait même sa bière.

Et aujourd'hui, c'est l'automne !

(en photo, notre récolte du mois d'août 2011)

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vendredi, 21 septembre 2012

GABRIELLE

A l'âge de 29 ans, ma mère accouchait de son 5ème enfant.

Pour l'aider à la sortie de la maternité, Gabrielle, aide-ménagère, fut recrutée.

Patiente, courageuse, douce et efficace, elle s'occupait en priorité des lessives de notre grande famille.

Elle aidait au ménage également. Elle ne venait pas tous les jours mais elle soulageait grandement ma mère.

Il faut comprendre que 5 enfants âgés de 1 an et 9 mois, de 4 ans et 4 mois, de 6 ans et 3 mois, de 7 ans et 9 mois plus un bébé c'est beau mais cela fait du bruit, cela bouge dans tous les sens, et le linge sale de chacun s'accumule à une vitesse folle... sans parler du ravitaillement à faire chaque jour et ensuite des repas à préparer.

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jeudi, 13 septembre 2012

ZOE

ZOE voyage avec papa et maman. Comme une grande, elle porte un sac.

Maman l'a coiffée de longues tresses maintenues au-dessus de la tête en chignon.

Elle regarde autour d'elle, puis ouvre la fermeture éclair de son sac. Elle en sort des lunettes de soleil.

Maman lui demande :

- tu ne mets pas tes lunettes ?

- non...

- alors range-les.

- non...

- Il faut les mettre.

- non...

Puis elle les plie et les remet dans son sac.

Elle regarde à nouveau autour d'elle et prend son téléphone portable bleu et blanc.

Elle parle à sa maman et regarde par la fenêtre. Elle cherche son papa qui se trouve debout derrière elles.

Elle range son téléphone dans le sac et regarde de nouveau autour d'elle... Puis tous les trois descendent du tramway.

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mardi, 11 septembre 2012

REVOICI, REVOILA !

Revoici, revoilà le temps des bouchons... des transports en commun bondés, ou en retard, des pieds écrasés, des sacs compressés, de la foule sur les trottoirs... des incivilités... des gens qui te voient arriver en voiture et qui traversent quand même la rue en traînant bien les pieds... ouac... ouac...

Avec 4 lignes de tramways, on nous avait prédit la fin des bouchons... non non non.... c'est tout pareil qu'avant...

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vendredi, 24 août 2012

BAVARDAGES

Je ne vous parlerai pas des vacances, elles sont terminées (déjà).

Ni de la chaleur (nous étouffons encore dans notre région).

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Je vous parlerai de mes retrouvailles avec deux amies sur un site dont je ne donnerai pas le nom....

L'une était ma collègue de travail dans les années 76 à 81 : elle a pris un pseudo sur ce site et, au début, je n'ai pas compris que c'était elle, j'ai donc hésité à prendre contact. Mais ma curiosité a été la plus forte...

L'autre était une amie d'enfance : elle aime coudre, tricoter, faire de la broderie, du crochet, etc. Elle a créé une association en rapport avec tout ce qui a pour objet les travaux créatifs en laine, fil et tissus. J'irai certainement lui rendre visite à l'automne d'autant plus qu'elle habite à 200 kms de chez moi.

D'autre part, je continue l'écriture et plus particulièrement l'écriture de mon prochain livre qui sortira dans un mois ou deux. Il aura pour titre ARTHUR et MADELEINE. Il reprendra les épisodes de ce blog de la Catégorie 1893-2011.

Je vous souhaite donc une bonne reprise, si vous avez terminé vos vacances, et de bonnes vacances si vous les commencez.