jeudi, 02 janvier 2014
EN ROUTE POUR LES REVES
Tu as mis en route les rêves
Que l'on capte à la lueur
D'une nuit aux heures brèves
Tant de moments de bonheur
Sous une nuit étoilée !
Dans les draps tu t'es faufilé
Tu vis dans ton univers
Tu refais le monde à ta manière
Le monde tel que tu l'aimes
Le monde tel que je l'aime
Plein d'amitié, plein de tendresse
Voilà notre seule richesse.
(poème de 2006)
12:22 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : poésie, poèmes, poète, écriture, culture, société
jeudi, 05 décembre 2013
LA SALLE A MANGER (FRANCIS JAMMES)
Il y a une armoire à peine luisante
Qui a entendu les voix de mes grand'tantes,
Qui a entendu la voix de mon grand'père,
Qui a entendu la voix de mon père.
A ces souvenirs l'armoire est fidèle.
On a tort de croire qu'elle ne sait que se taire,
Car je cause avec elle.
Il y a aussi un coucou en bois
Je ne sais pourquoi, il n'a plus de voix
Je ne veux pas le lui demander.
Peut être bien qu'elle est cassée
La voix qui était dans son ressort,
Tout bonnement comme celle des morts.
Il y a aussi un vieux buffet
Qui sent la cire, la confiture,
La viande, le pain et les poires mûres.
C'est un serviteur fidèle qui sait
Qu'il ne doit rien nous voler.
Il est venu chez moi bien des hommes et des femmes
Qui n'ont pas cru à ces petites âmes.
Et je souris que l'on me pense seul vivant
Quand un visiteur me dit en entrant :
- Comment allez-vous, monsieur Jammes ?
11:39 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : poésie, poèmes, écriture, auteur, poète, culture, société, littérature, journal intime
vendredi, 18 octobre 2013
DANS LA VALLEE
Ciel gris blanc
Nuages et montagnes
Vert dans la vallée
Le regard plonge
La tête tourne.
16:08 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : poèmes, poète, poésie, écriture, voyages, souvenirs, nouvelles et textes brefs
jeudi, 12 septembre 2013
CHANSON DE GRAND-PERE
Dansez, les petites filles,
Toutes en rond.
En vous voyant si gentilles,
Les bois riront.
Dansez, les petites reines,
Toutes en rond.
Les amoureux sous les frênes,
S'embrasseront.
Dansez, les petites folles,
Toutes en rond.
Les bouquins dans les écoles,
Bougonneront.
Dansez, les petites belles,
Toutes en rond.
Les oiseaux avec leurs ailes,
Applaudiront.
Dansez les petites fées,
Toutes en rond.
Dansez, de bleuets coiffées,
L'aurore au front.
Dansez, les petites femmes,
Toutes en rond.
Les messieurs diront aux dames,
Ce qu'ils voudront.
(Victor HUGO)
11:27 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : poésie, poète, poème, victor hugo, écriture, auteur, littérature, culture
samedi, 24 août 2013
FILS ET TOILES
La vie se tricote
Et se détricote
Le bonheur se défile
Les soucis s'enfilent
Ils te piquent ton coeur
Tu dessines des fleurs
Au fil de tes toiles
Sur des échantillons
Des croix en médaillon
Gondolent les motifs
De tes soucis chétifs.
15:19 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : poésie, poèmes, écriture, poète, couture, société
lundi, 12 août 2013
IL EST PARTI...
Il est parti
Au coeur de l'été
Sans me regarder
Dans son habit noir
Il est passé
A côté de moi
Je l'ai questionné
N'a rien répondu
M'a tourné le dos.
22:11 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : poèmes, poésie, poète, écriture, nature, société
jeudi, 23 mai 2013
MON HOMMAGE A GEORGES MOUSTAKI
21:43 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : musique, moustaki, hommage, société, poèmes, poésie, poète
samedi, 06 avril 2013
PETITE MORT POUR RIRE (Tristan CORBIERE)
Va vite, léger peigneur de comètes !
Les herbes au vent seront tes cheveux ;
De ton oeil béant jailliront les feux
Follets, prisonniers dans les pauvres têtes...
Les fleurs de tombeau qu'on nomme Amourettes
Foisonneront plein ton rire terreux...
Et les myosotis, ces fleurs d'oubliettes...
Ne fais pas le lourd : cercueils de poètes
Pour les croque-morts sont de simples jeux,
Boites à violon qui sonnent le creux...
Ils te croiront mort - Les bourgeois sont bêtes -
Va vite, léger peigneur de comètes !
(Edouard-Joachim Corbière, dit Tristan Corbière, né en Bretagne au manoir de Coat Congar, est le fils d'un homme de lettres, capitaine au long cours et directeur de la chambre de commerce de Morlaix. Comme son père, Edouard voulait naviguer, mais des crises de rhumatismes l'obligent à interrompre ses études à 15 ans. Installé près de Roscoff, il en hante les cabarets. On se moque de sa longue silhouette, de sa laideur. Malgré ses problèmes pulmonaires, il sort en mer par tous les temps. S'étant lié à des peintres en vacances, il suit l'un d'entre eux en Italie et, lors du voyage, qui le déçoit, renconre Armida Joséfina Cuchiani, qu'il rebaptise Marcelle. Elle est déjà la maîtresse d'un hobereau français et devient sa muse avec la complicité de l'amant en titre.
Il suit le couple à Paris, collabore à une revue et fait publier à compte d'auteur son unique recueil poétiques, Les Amours jaunes, qui passe complètement inaperçu (1873).
L'année suivante, on le trouve, un soir de décembre, gisant dans sa chambre en tenue de soirée. Marcelle tente de le soigner avant que la mère du poète ne le fasse revenir à Morlaix, où il s'éteint le 1er mars 1875, l'année de ses 30 ans, en pressant sur sa poitrine une touffe de bruyères en fleur.
Ce n'est que 10 ans après leur parution que Verlaine, touché par le destin et le génie de ce poète maudit, révèlera Les Amours jaunes au public).
16:20 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : poésie, poète, écriture, poème, société, livre, culture
jeudi, 28 février 2013
PARFUMS et COULEURS
Les mots sont des parfums
Les mots sont des couleurs
Sur les murs, sur le papier
Les mots s'éclatent
Les mots sont oubliés.
10:39 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : poésie, poèmes, écriture, poète, société
jeudi, 14 février 2013
LA BOUCLE RETROUVEE (Guillaume Apollinaire)
Il retrouve dans sa mémoire
La boucle de cheveux châtains
T'en souvient-il à n'y point croire
De nos deux étranges destins.
Du boulevard de la Chapelle
Du joli Montmartre et d'Auteuil
Je me souviens murmure-t-elle
Du jour où j'ai franchi ton seuil
Il y tomba comme un automne
La boucle de mon souvenir
Et notre destin qui t'étonne
Se joint au jour qui va finir.
13:58 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : poésie, poème, amour, poète, société, st valentin