lundi, 04 février 2013
A UN AMI
Qu'il est doux d'être au monde, et quel bien que la vie !
Tu le disais ce soir par un beau jour d'été.
Tu le disais, ami, dans un site enchanté.
Sur le plus vert coteau de ta forêt chérie.
Nos chevaux, au soleil, foulaient l'herbe fleurie :
Et moi, silencieux, courant à ton côté,
Je laissais au hasard flotter ma rêverie ;
Mais dans le fond du coeur je me suis répété :
- oui, la vie est un bien, la joie est une ivresse ;
Il est doux d'en user sans crainte et sans soucis ;
Il est doux de fêter les dieux de la jeunesse,
De couronner de fleurs son verre et sa maîtresse,
D'avoir vécu trente ans comme Dieu l'a permis,
Et, si jeunes encor, d'être de vieux amis.
(Alfred de MUSSET)
19:04 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : poésie, amitié, poème, poète, écriture
lundi, 10 décembre 2012
AMBIANCE
Les rêves étoilés se fondent
Saupoudrés de méchanceté
La vie un jour va s'arrêter
Les anges au ciel se confondent
Le coeur inondé de beauté
Devant ce monde de laideurs
Tient tête aux querelles emportées
Par les grands mots avec ardeur
Le roc contre le roc se bat
Le ruisseau coule solitaire
Faut-il aimer et se taire
Pleurer, crier, parler tout bas ?
21:14 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : poésie, poète, écriture, poèmes, société
mardi, 13 novembre 2012
MAIS QUE CESSE LA PLUIE
Mais que cesse la pluie
Et que tournent les souvenirs
Comme le vent
S'agite dans les branches
Et fait tomber les dernières feuilles jaunies
Qui s'accrochaient encore désespérément.
Le jardin est trempé.
Il fait ni chaud ni froid.
Un grillon se risque à chanter.
18:50 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : poésie, poème, poète, écriture, société, saison, automne
mardi, 30 octobre 2012
MES PENSEES
Des paroles dans la nuit s'obstinent
Des pensées s'affichent et s'affirment
A la ligne d'horizon se pend
Une idée au soleil levant
Mon cerveau n'est pas en cristal
Vertical ou horizontal
Mon corps distille mes pensées
Sans que je puisse les chasser.
19:24 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : poésie, poèmes, poète, écriture, société
vendredi, 10 août 2012
ET C'EST TOUT
L'été fait recette
On n'fait pas les jaloux
Dans une pirouette
Une robe et c'est tout
Un p'tit short et c'est tout
On n'fait pas les jaloux.
20:15 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : poème, poète, poésie, écriture, société, été
dimanche, 05 août 2012
SAGESSE (Paul GERALDY)
Ne soyons pas trop exigeants,
Le Bonheur n'est pas accessible
A toutes sortes de gens.
Il faudrait être moins sensible,
Ou bien avoir beaucoup d'argent...
Ne demandons pas l'impossible,
Nous devons nous trouver contents
D'être les êtres que nous sommes :
Des amoureux intermittents
Qui sont fous l'un de l'autre en somme
De temps en temps.
C'est déjà beaucoup d'être deux,
Deux côte à côte sur la Terre,
Qui peuvent souffrir entre eux
Et vivre sant trop se taire.
Et si l'on est plus exigeant,
Si l'on se sent en y songeant
L'âme encor trop célibataire,
C'est qu'on a mauvais caractère...
Ou qu'on est trop intelligent.
17:04 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : poésie, poèmes, écriture, poète, société, amour
jeudi, 26 juillet 2012
APRES LES MATINS FRAIS
La terre s'empourpre et fond
Après les matins frais
Le soleil donne le ton
Des journées de l'été
Les mots s'écrivent un jour
Et puis un autre jour.
19:39 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : poèmes, poésie, poète, écriture, société, été
vendredi, 20 juillet 2012
IL RESTE PEU DE TEMPS
Le soleil dessèche un peu plus les brindilles
Le silence de l'après midi inquiète
Les fleurs attendent le coucher
Du soleil pour boire enfin
Et les abeilles travaillent
Il reste peu de temps pour profiter
D'un ciel sans nuages.
13:39 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : eté, soleil, vacances, société, poèmes, poésie, poète, écriture
samedi, 02 juin 2012
LA LUNE DES FLEURS (Marceline DESBORDES VALMORE - 1786-1859)
Douce lune des fleurs, j'ai perdu ma couronne !
Je ne sais quel orage a passé sur ces bords.
Des chants de l'espérance il éteint les accords.
Et dans la nuit qui m'environne,
Douce lune des fleurs, j'ai perdu ma couronne !
Jette-moi tes présents, lune mystérieuse.
De mon front qui pâlit ranime les couleurs ;
J'ai perdu ma couronne et j'ai trouvé des pleurs ;
Loin de la foule curieuse,
Jette-moi tes présents, lune mystérieuse.
Entrouve d'un rayon les noires violettes,
Douces comme les yeux d'un séduisant amour.
Tes humides baisers hâteront leur retour.
Pour cacher mes larmes muettes
Entrouve d'un rayon les noires violettes.
16:35 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : poésie, poèmes, écriture, poète, livres, auteur, fleurs
samedi, 17 mars 2012
MA MERE (THEODORE DE BANVILLE - 1823-1891)
Bien que né à Moulins, Théodore de Banville se veut poète parisien.
Venu dans la capitale à l'âge de 7 ans, ce fils d'aristocrates républicains, refusant l'ordre bourgeois, cette "apothéose de l'épicerie", affirme très tôt son engouement pour la poésie.
Ami de Baudelaire, ses poèmes, salués comme des chefs-d'oeuvre par Hugo et Gautier, en font un chef de file des jeunes poètes, des Parnassiens notamment. Daudet, Mallarmé, Maupassant, Verlaine, Courteline, Coppée fréquentent son salon.
Il imite les genres poétiques moyenâgeux, écrit des pièces de théâtre en vers... Mais son étoile pâlit avec l'arrivée, sur le devant de la scène poétique, des symbolistes.
Sur la fin de sa vie, la prose l'emporte sur la poésie.
Le maître a été dépassé par ses disciples mais n'en éprouve aucune amertume.
A MA MERE
Lorsque ma soeur et moi, dans les forêts profondes,
Nous avions déchiré nos pieds sur les cailloux,
En nous baisant au front tu nous appelais fous,
Après avoir maudit nos courses vagabondes.
Puis, comme un vent d'été confond les fraîches ondes
De deux petits ruisseaux sur un lit calme et doux,
Lorsque tu nous tenais tous deux sur tes genoux,
Tu mêlais en riant nos chevelures blondes.
Et pendant bien longtemps nous restions là blottis,
Heureux, et tu disais parfois : O chers petits !
Un jour vous serez grands, et moi je serai vieille !
Les jours se sont enfuis, d'un vol mystérieux,
Mais toujours la jeunesse éclatante et vermeille
Fleurit dans ton sourire et brille dans tes yeux.
15:26 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : auteur, poésie, poète, poèmes, écriture, société