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jeudi, 05 juillet 2007

L'IVRESSE

L'ivresse présente du matin au soir

Qui comble un manque sans espoir

Qui nous met au bord du gouffre

Quand la tête et l'àme souffrent

L'ivresse des mots sur le papier

Qui sont débités, sans être reniés

En vertige doux et libérateur

Qui veut atteindre les hauteurs

L'ivresse qui court après le désir

De ton amour en devenir

Que tu cherches à contrôler

Mais que tu veux abuser

L'ivresse de l'amour d'un soir

Celle qui donne de l'espoir

Qui te met au bord du gouffre

Que le corps et les sens déchiffrent.

(24.06.07)

mercredi, 04 juillet 2007

CHARLES SAINTE BEUVE (1804-1869) PREMIER AMOUR

Printemps, que me veux-tu ? Pourquoi ce doux sourire,

Ces fleurs dans tes cheveux et ces boutons naissants ?

Pourquoi dans les bosquets cette voix qui soupire,

Et du soleil d'avril ces rayons caressants ?

                  

Printemps si beau, ta vue attriste ma jeunesse ;

De biens évanouis tu parles à mon coeur ;

Et d'un bonheur prochain ta riante promesse

M'apporte un long regret de mon premier bonheur.

 

Un seul être pour moi remplissait la nature ;

En ces yeux je puisais la vie et l'avenir ;

Au souffle harmonieux de sa voix calme et pure,

Vers un plus frais matin je croyais rajeunir.

 

O Combien je l'aimais ! et c'était en silence !

De son front virginal arrosé de pudeur,

De sa bouche où nageait tant d'heureuse indolence,

Mon souffle aurait terni l'éclatante candeur.

 

Par instants j'espérai. Bonne autant qu'ingénue,

Elle me consolait du sort trop inhumain,

Je l'avais vue un jour rougir à ma venue,

Et sa main par hasard avait touché ma main.

vendredi, 29 juin 2007

NOUVELLE EDITION du RECUEIL DE POESIE "PAYSAGES"

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Laura VANEL-COYTTE vient de publier son 1er Recueil de poésies intitulé "PAYSAGES".

Une nouvelle édition chez AMBROISE avec nouvelle couverture, nouvelle mise en page, nouveau format mais même contenu, vous attend.

Un recueil que j'ai personnellement beaucoup aimé lors de la 1ère édition sortie au mois d'avril 2007. J'ai pu ainsi découvrir toute sa sensibilité.

Elle nous en parle :

"En choisissant d'intituler ce Recueil de mes poèmes "PAYSAGES", j'ai en quelque sorte abusé de l'emploi figuré du mot "paysage" en considérant que tous les états de mon âme sont des paysages.

Et si mes poèmes dessinent parfois un paysage extérieur, naturel ou urbain, c'est la temporalité du paysage qui domine.

En effet, ce recueil contient aussi bien des poèmes de mon enfance (et des poèmes pour enfants regroupés sous le terme "paysages enfantins"), de mon adolescence que des poèmes plus récents.

J'aurais pu aussi l'intituler "Poèmes d'hier, d'aujourd'hui et de demain" ; un bilan de mes années d'écriture et une ouverture sur l'avenir.

Laura VANEL-COYTTE possède un blog dont je vous donne l'adresse :

http://lauravanel-coytte.hautetfort.com

(Laura VANEL-COYTTE : ce que j'écris, ce (ux) que j'aime - la vie, les mots ... poèmes, prose et culture).

Allez lui rendre visite. Si vous aimez comme moi la poésie, la vraie, vous ne serez pas déçus.

Un nouveau lien pour commander cette nouvelle édition:

http://www.e-monsite.com/ecritureenvrac/rubrique-1082657.html  (le site d'Ambroise).

(Photo de couverture représentant la Lagune de OUALIDIA au Maroc)

mardi, 19 juin 2007

PEU DE CHOSE ET PRESQUE TROP (Léon de MONTENAEKEN)

La vie est vaine :

Un peu d'amour,

Un peu de haine...

Et puis - bonjour !

La vie est brève :

Un peu d'espoir,

Un peu de rêve...

Et puis - bonsoir !

samedi, 09 juin 2007

LE FEU ENCORE

Tu me voyais glaçon,

J'étais devenue eau.

Les arbres attendaient la saison,

Je ne disais aucun mot.

La nuit chassait le jour,

Le feu dansait aux alentours.

Je nageais avec courage

Pour atteindre ton rivage

Et ne pas me noyer

Dans ton silence côtoyé.

Chaque jour succédant

Au jour finissant.

En longs chapelets d'or

Le feu brûlait encore.

jeudi, 07 juin 2007

NATACHA

Natacha aime les jours de pluie

Aujourd'hui elle attend son enfant

Qu'elle a eu à plus de trente ans

Il vit chez son père à la ville

Aujourd'hui elle file,

S'agite sous son parapluie.

Acheter le plus beau des cadeaux

Pour lui ce n'est jamais trop beau.

Elle n'a pas réussi dans la vie,

Un chien pour seule compagnie.

Aujourd'hui elle file.

Elle a les yeux qui brillent,

Un fils pour seul horizon.

Natacha aujourd'hui perd la raison.

dimanche, 03 juin 2007

MERE

Oh ! l'amour d'une mère ! amour que nul n'oublie !

Pain merveilleux qu'un dieu partage et multiplie !

Table toujours servie au paternel foyer !

Chacun en a sa part et tous l'ont tout entier.

(Victor HUGO - Les Feuilles d'automne)

 

L'asile le plus sûr est le sein d'une mère.

(FLORIAN - Fables "La Mère, l'Enfant et les Sarigues")

 

L'épouse, c'est pour le bon conseil ; la belle-mère, c'est pour le bon accueil ;

mais rien ne vaut une douce maman.

(L. TOLSTOI, Anna Karénine)

12:05 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : poésie, poème, amour, écriture

mercredi, 30 mai 2007

EN TROIS SAISONS

J'ai jeté l'ancre un jour de printemps,

Nous avons depuis caressé le temps.

Nous nous sommes unis au coeur de l'été,

Dans les champs murissaient les blés.

Un jour d'automne je me suis liée à toi,

Tu as enfilé la bague à mon doigt.

vendredi, 25 mai 2007

OH ! SOLEIL !

Oh ! Soleil ! arrête ta vigueur

Il n'est pas encore l'heure

De céder à la paresse

Quand tu tiens tes promesses.

Un léger voile nuageux

Pour soulager le besogneux

Même si la voilure t'irrite,

Voilà ce que tu mérites.

Avec ton regard suffisant

Accepte tous ces présents,

Ces chants impénétrables

De la nature redevable.

jeudi, 24 mai 2007

LA CHAINE DES POETES

Transmise par JOS à LAURA, la chaîne des poètes consiste à "présenter le texte poétique qui vous a le plus marqué, fait le plus frissonner".

Voici donc le mien :

 

X

Quinze longs jours encore et plus de six semaines

Déjà ! Certes, parmi les angoisses humaines,

La plus dolente angoisse est celle d'être loin,

On s'écrit, on se dit que l'on s'aime ; on a soin

D'évoquer chaque jour la voix, les yeux, le geste

De l'être en qui l'on met son bonheur, et l'on reste

Des heures à causer tout seul avec l'absent.

Mais tout ce que l'on pense et tout ce que l'on sent

Et tout ce dont on parle avec l'absent, persiste

A demeurer blafard et fidèlement triste.

Oh ! l'absence le moins clément de tous les maux !

Se consoler avec des phrases et des mots,

Puiser dans l'infini morose des pensées

De quoi vous rafraîchir, espérances lassées,

Et n'en rien remonter que de fade et d'amer !

Puis voici, pénétrant et froid comme le fer,

Plus rapide que les oiseaux et que les balles

Et que le vent du sud en mer et ses rafales

Et portant sur sa pointe aiguë un fin poison,

Voici venir, pareil aux flèches, le soupçon

Décroché par le Doute impur et lamentable.

Est-ce bien vrai ? Tandis qu'accoudé sur ma table

Je lis sa lettre avec des larmes dans les yeux,

Sa lettre, où s'étale un aveu délicieux,

N'est-elle pas alors distraite en d'autres choses ?

Qui sait ? Pendant qu'ici pour moi lents et moroses

Coulent les jours, ainsi qu'un fleuve au bord flétri,

Peut-être que sa lèvre innocente a souri ?

Peut-être qu'elle est très joyeuse et qu'elle oublie ?

Et je relis sa lettre avec mélancolie.

 

(Paul VERLAINE - La bonne chanson - 1871) Le livre de poche classique - 4ème trimestre 1963