samedi, 18 janvier 2014
UNE SOUPE AUX HERBES SAUVAGES (Emilie CARLES)
On avait beau dire qu'un siècle s'était écoulé entre le début de la guerre et après, il restait quand même pas mal de choses à changer et c'était justement cette question qui me préoccupait à cette époque-là : le rôle que je devais avoir auprès des enfants dans des pays comme les nôtres. C'était difficile de se faire une idée claire, mais ça me paraissait essentiel d'essayer. Ce qu'il fallait avant tout, c'était leur ouvrir les yeux, faire tomber toutes ces vieilles coutumes pour leur apprendre à vivre autrement, leur apprendre à vivre tout court et à aimer la vie, les détacher de l'alcoolisme et les prévenir contre les mensonges et les stupidités de l'Eglise et de l'Etat.
18:20 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : auteur, livre, littérature, écriture, culture. passion, société
lundi, 13 janvier 2014
VOUS AVEZ AIME
Vous avez aimé LA BOUM (avec Sophie Marceau) ? Oui ! alors...
Vous aimerez mon livre
LES PETITS CARNETS BLEUS.
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16:37 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : livre, auteur, écriture, roman, culture, société, journal intime
jeudi, 02 janvier 2014
VENISE, A DECOUVRIR AUTREMENT
"Oser" c'est "entreprendre, tenter avec audace, risquer" (cf Le Nouveau Petit Robert).
Avec OSER VENISE, livre écrit par Laura VANEL COYTTE, faites le tour de Venise, pas la Venise qui attire les touristes, pas la Venise que l'on nous vante sur les dépliants des agences de voyage, NON.
Avec OSER VENISE, faites le tour de Venise, l'exceptionnelle, au fond de l'Adriatique, construite au milieu d'une lagune, à 4 kms de la terre ferme.
Découvrez-là autrement dans ce livre (à commander si vous le voulez bien sur le site THEBOOKEDITION) :
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12:07 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : voyages, venise, culture, écriture, auteurs, livre, tourisme, société, littérature
vendredi, 27 décembre 2013
HISTOIRE D'UN ENFANT - Histoire de mes idées (Edgar QUINET - Extrait)
Si la plupart des hommes passent insensiblement d'une saison de la vie à une autre, sans avoir conscience de ce changement, au moment qu'il s'accomplit, je l'ignore. Pour moi, ce travail de la vie s'est fait par violentes secousses. Tel jour, telle heure, je me suis trouvé autre que je n'étais ; je pourrais dire l'instant où, cessant d'être enfant, j'ai commencé d'être homme. Ce fut la première fois où je fis un acte de volonté contre moi-même, où je sentis par une décision virile que je pouvais être maître de mon coeur. A cette heure-là, je passai d'un âge à un autre ; j'en eus la conscience nette et distincte, comme si je m'étais repétri de mes mains.
15:31 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : livre, écriture, auteur, edgar quinet
jeudi, 14 novembre 2013
LE LIVRE DE THE (Okakuza KAKURO)
La lumière de l'après-midi éclaire les bambous, les fontaines babillent délicieusement, le soupir des pins murmure dans notre bouilloire.
Rêvons de l'éphémère et laissons-nous errer dans la belle folie des choses.
19:12 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : livre, culture, littérature, citations, société, monde
dimanche, 18 août 2013
LE MENSONGE
Un menteur est un homme qui ne sait pas tromper ;
Un flatteur, celui qui ne trompe ordinairement que les sots.
Celui qui sait se servir avec adresse de la vérité, et qui en connaît
l'éloquence, peut seul se piquer d'être habile.
(VAUVENARGUES, Réflexions et Maximes)
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samedi, 10 août 2013
POSTERITE
Celui qui parle de l'avenir est un coquin, c'est l'actuel qui compte.
Invoquer la postérité, c'est faire un discours aux asticots.
(Louis-Ferdinand CELINE - Voyage au bout de la nuit - Gallimard)
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samedi, 03 août 2013
LES PROMESSES DU CIEL ET DE LA TERRE (Claude MICHELET - extrait)
Antoine atteignit Lodève en une bonne semaine. Pour économiser son modeste pécule - il possédait encore cinq cent soixante-dix francs et entendait les rogner le plus chichement et lentement possible -, il avait décidé de faire le chemin à pied. Le temps était beau, la route agréable, et il avait pu couvrir, sans trop de fatigue, ses quarante kilomètres par jour. Il est vrai qu'il avait très souvent profité de quelques attelages de paysans, de rouliers ou de commerçants, heureux de rompre la monotonie de leur parcours par un brin de conversation.
Il avait profité de son passage à Gramat, le deuxième jour, pour aller voir sa soeur. Il n'avait pas eu de mal à trouver Aimée, servante chez un important producteur d'huile de noix. Il avait été ému de la revoir, mais l'avait à peine reconnue car elle avait beaucoup changé : elle semblait fatiguée et vieillie.
Ils s'étaient regardés, un peu gênés, un peu gauches car, comme il l'avait pressenti, ils n'avaient plus grand-chose à se raconter.
- Et ton mari, j'aimerais bien le saluer, avait-il dit pour tenter d'amorcer la conversation.
- C'est pas possible, il est parti pour quelques jours, il ressuit le toit d'une bergerie du côté de Calès, avait expliqué Aimée.
- Dommage, j'aurais bien voulu le connaître ; la mère et Octavienne m'ont dit que c'était un gentil garçon. Mais, à propos, tu crois qu'il me trouverait du travail par ici ?
- Comme couvreur ? Non. Tu sais, le bourg n'est pas bien gros et mon mari est déjà obligé de courir toute la campagne pour changer quelques tuiles...
- Alors, même s'il demandait pour moi à son patron...
- Même... Ils sont déjà trois, c'est bien suffisant.
- Ah bon ! Alors, tant pis, je vais aller plus loin.
Il l'avait embrassée puis, tracassé par son air las et ses traits fatigués, avait lancé :
- Tu es heureuse, au moins ?
- Heureuse ? Oui, je crois.
- Alors, tant mieux ! Eh bien, au revoir, et dis surtout à ton mari que je regrette de ne pas l'avoir vu, mais ce n'est peut-être que partie remise.
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jeudi, 11 juillet 2013
CITATION de Jean Paul SARTRE (Situation I. Temporalité)
L'homme n'est point la somme de ce qu'il a, mais la totalité de ce qu'il n'a pas encore, de ce qu'il pourrait avoir.
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vendredi, 05 juillet 2013
STENDHAL (extrait de LUCIEN LEUWEN)
Donne-toi donc quelquefois l'air un peu sombre. Tous les hommes de ton âge cherchent l'importance ; tu y étais arrivé en vingt quatre heures, sans qu'il y eût de ta faute, pauvre garçon ! et tu la répudies de gaieté de coeur. A te voir on dirait un enfant, et, qui pis est, un enfant content. On commence à te prendre au mot, je t'en avertis, et, malgré les millions de ton père, tu ne comptes dans rien ; tu n'as pas de consistance, tu n'es qu'un écolier gentil. A vingt ans, cela est presque ridicule, et, pour t'achever, tu passes des heures entières à ta toilette, et on le sait.
- Pour te plaire, disait Lucien, il faudrait jouer un rôle, n'est-ce pas ? et celui d'un homme triste ! et qu'est-ce que la société me donnera en échange de mon ennui ? et cette contrariété serait de tous les instants. Ne faudrait-il pas écouter, sans sourciller, les longues homélies de M. le marquis D... sur l'économie politique, et les lamentations de M. l'abbé R... sur les dangers infinis du partage entre frères que prescrit le Code Civil ? D'abord, peut être, ces messieurs ne savent ce qu'ils disent ; et, en second lieu, ce qui est bien plus probable, ils se moqueraient fort des nigauds qui les croiraient.
- Eh bien, réfute-les, établis une discussion, la galerie est pour toi. Qui te dit d'approuver ? Sois sérieux ; prends un rôle grave.
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