vendredi, 15 novembre 2013
IVRESSE (Paul Verlaine, Jadis et Naguère)
Etre saoul, vous ne savez pas quelle victoire
C'est qu'on emporte sur la vie, et quel don c'est !
On oublie, on revoit, on ignore et l'on sait ;
C'est du mystère plein d'aperçus, c'est du rêve
Qui n'a jamais eu de naissance et ne s'achève
Pas, et ne se meut pas dans l'essence d'ici.

15:53 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : citations, société, littérature, culture verlaine
jeudi, 14 novembre 2013
LE LIVRE DE THE (Okakuza KAKURO)
La lumière de l'après-midi éclaire les bambous, les fontaines babillent délicieusement, le soupir des pins murmure dans notre bouilloire.
Rêvons de l'éphémère et laissons-nous errer dans la belle folie des choses.


19:12 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : livre, culture, littérature, citations, société, monde
vendredi, 08 novembre 2013
FLEUVE DE PIERRES
Fleuve de pierres
Figé
En solitaire
Forgé
Par les années
Rêve et se tait
Ici
Règne le silence
Ici
Avec patience
Lune
Etrange rêve
Qu'une
Main se soulève
Ivre
Change les pierres
Brise
Le flot en prières.

14:14 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : poésie, poèmes, écriture, poètes, culture, société, nature, saison
lundi, 04 novembre 2013
LE VOYAGE INUTILE (EXBRAYAT)
N'était-ce pas perdre mon temps que de tenter de brosser le vrai portrait de Cécile Loisin ? Qui me renseignerait ? A qui pourrais-je accorder crédit ? Après tout, personne ne mentait peut être : Mme Hirel prenant sa nièce pour une ingrate, la voyait à travers le visage classique de l'ingratitude. La vieille Agathe ne se rappelant que le bébé élevé par ses soins, persistait à ne considérer dans la jeune fille d'aujourd'hui que la pure et gentille enfant d'autrefois. Georges Bénac auréolait Cécile de toutes les déceptions subies auprès de sa femme. Par contraste, elle devenait l'idéal qu'il avait souhaité et perdu par sa faute. En elle, il ne pouvait y avoir rien de trouble. Ce que les autres prenaient pour de graves écarts de conduite n'était que des élans un peu fous d'une jeune bête captive et aspirant à retrouver sa liberté. Aux yeux de Marguerite, Cécile incarnait l'adversaire qui avait failli briser ses espérances si longuement poursuivies. Elle ne lui pardonnerait jamais et sa haine survivrait à tout, y compris la mort. Pour elle, Cécile possédait les traits de ses déceptions les plus cruelles. Elle incarnait la peur longtemps nourrie de la voir triompher. Elle l'accablait pour se justifier. Cécile Loisin demeurait la rivale à laquelle elle ne cesserait jamais de penser avec haine et angoisse. Elle la dépeignait avec le visage qu'elle lui voyait durant ses insomnies quand la jeune fille représentait l'obstacle où sa vie pouvait se briser à jamais.
Tous sincères et tous se trompaient, sans doute. Seulement, ces constatations n'arrangeaient pas mes affaires. Je me disais que si le meurtrier - de l'aveu même de Cécile - n'avait été obligatoirement un homme, j'aurais volontiers parié sur la cupalbilité de Marguerite Bénac.
Durant cette nuit qui suivit mon déjeuner chez les Bénac, je dormis difficilement. Au cours de mes brefs moments de repos, mon sommeil était peuplé de ces cauchemars où l'on s'efforce de courir, sans pouvoir avancer, après quelqu'un qui n'entend pas vos appels. Me souvenant inconsciemment des remarques de Bénac, je revétais Cécile de la longue robe blanche d'Ophélie. Je voyais l'assassin sans visage s'approcher d'elle et je hurlais, sans voix, pour la prévenir du danger mortel la menaçant. Je me réveillai, trempé de sueur, haletant.

14:12 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : livres, littérature, lecture, écriture, culture, société
mercredi, 30 octobre 2013
RANDONNEE
La semaine dernière nous nous sommes décidés à partir en randonnée un après midi. Il ne faisait pas particulièrement beau.
Partis en voiture vers PUECHABON à 30 kms au nord-ouest de Montpellier, nous nous garons au hameau de LAVENE après être passés près de la Bergerie Neuve indiquée sur le parcours flêché.
A LAVENE nous admirons quelques vestiges d'habitat rural caussenard. Des sangliers étaient passés près de là dans la nuit, certainement, et avaient fouillé le sol pour trouver quelques racines à manger.
Un habitant sort de sa maison et nous bavardons un peu avec lui devant la terre retournée par les animaux. Un papa et ses enfants se promènent en cherchant du thym et des champignons. Deux chevaux et un poney paissent dans une prairie. L'un deux appelle les enfants mais ils s'éloignent. Il les regarde partir, l'air décu. Nous poursuivons notre chemin a pied pendant une demi-heure. Nous croisons quelques randonneurs. Sur le bord de la piste flêchée, nous découvrons une lavogne (lac de la Ramassède). Nous continuons jusqu'au hameau de MONTCALMES où des ouvriers restaurent une maison en pierre. Nous bavardons un peu avec eux.
Nous aurions pu continuer jusqu'au bout de la piste vers le Belvédère du Berger où, dit-on, la vue est unique sur Saint-Guilhem-le-Désert. Mais il était tard et nous avons fait demi-tour.

















19:12 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : saison, société, automne, voyages, randonnée, découvertes, nouvelles et textes brefs, souvenirs.
jeudi, 24 octobre 2013
L'HISTOIRE
L'histoire s'écrit, se démêle et prend forme sous les mots qui s'agitent.
Des mots silencieux qui vont et viennent s'accrocher au papier ou jouer avec le lecteur ; certains disparaissent, éjectés, malheureux.
Des mots qui se suivent, qui se cherchent ou frappent à la porte.
L'histoire s'écrit...

12:07 Publié dans Nouvelles et textes brefs | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : écriture, souvenirs, culture, ancêtres, société
lundi, 21 octobre 2013
CITATIONS
Faire rendre gorge à quelqu'un :
Rendre ce qui a été pris de façon illicite. Expression de fauconnerie : la "gorge" est la mangeaille de l'oiseau de proie, arrachée du jabot par le fauconnier, lorsque celui-ci veut qu'il chasse.
Faire une gorge chaude de quelque chose :
Se réjouir. La "gorge chaude" est la viande du gibier vivant ou récemment tué dont les oiseaux de proie sont très friands.

19:09 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : société, citations, écriture, littérature, lecture, culture
lundi, 09 septembre 2013
PLUS DE 1 000 NOTES PUBLIEES ?
Jeanne (http://anecdotesdhieretdaujourdhui.hautetfort.com/ )
me dit que j'ai certainement publié plus de 1 000 notes...
Sans avoir regardé dans mon compteur, je ne peux pas répondre.
Je suis donc allée voir dans la partie administrateur du blog. La réponse est : 1250 notes + celles supprimées il y a 3 ans (je ne sais combien, peut être 20), on peut donc dire sans trop se tromper que j'ai publié 1270 notes.
Tout cela demande quand même d'y passer pas mal de temps toutes les semaines, entre se creuser la cervelle pour écrire une nouvelle note, les visites des autres blogs, les réponses aux commentaires....
L'important c'est d'y prendre du plaisir.

15:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : blog, internet, société, tags, notes, sites
mercredi, 04 septembre 2013
SEPTEMBRE
Chaque année à la même époque, les figues de mes 2 arbres, gonflées sous le soleil, attirent les insectes.
Il ne fait pas toujours bon rester sous les branches de ces 2 figuiers : ça bourdonne et ça vole !
Et ça bataille !
15:50 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : saison, nouvelles et textes brefs, écriture, sud, société
samedi, 24 août 2013
FILS ET TOILES
La vie se tricote
Et se détricote
Le bonheur se défile
Les soucis s'enfilent
Ils te piquent ton coeur
Tu dessines des fleurs
Au fil de tes toiles
Sur des échantillons
Des croix en médaillon
Gondolent les motifs
De tes soucis chétifs.

15:19 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : poésie, poèmes, écriture, poète, couture, société









