dimanche, 05 août 2007
LA MUSIQUE
Il y a de la musique dans le soupir d'un roseau ;
Il y a de la musique dans le bouillonnement du ruisseau ;
Il y a de la musique en toutes choses si les hommes pouvaient l'entendre
Leur terre n'est qu'un écho des astres.
(Lord George Gordon BYRON dans DON JUAN XV - 1788-1824)
La musique possède des charmes pour charmer un sauvage,
Pour attendrir les roches ou tendre un chêne noueux.
(Williams CONGREVE, la Mariée du matin, I - 1670-1729).
22:55 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : Culture, musique, poésie, poèmes, écriture
samedi, 04 août 2007
JE FAISAIS RIRE
Michel SERRAULT a écrit un livre en 2002. Il y racontait sa vie et le titre de son livre était tout simplement :
MICHEL SERRAULT ... vous avez dit Serrault ?
A Paris, il a eu la chance d'avoir pour maître de théâtre Jean LE GOFF.
Dans son livre il nous confie :
"je suis à jamais reconnaissant à cet incomparable professeur que fût Jean LE GOFF de m'avoir mis en garde contre des qualités qui auraient pu se muer en facilités. Car dès mes premières semaines au Centre, il s'était produit le phénomène que j'espérais, mais que désormais il me fallait maîtriser : je faisais rire. Il me suffisait d'entrer pour dire un texte, une fable de La Fontaine par exemple, que Le GOFF aimait nous faire travailler, et de me tenir debout en lorgnant avec envie sur la chaise à côté, et c'était parti. Les copains riaient. Je pouvais rester ainsi cinq à six minutes, simplement à regarder la chaise et à multiplier les expressions de physionomie pour savoir si j'allais m'asseoir ou pas, et ça marchait. Naturellement, j'empruntais aux clowns leurs mimiques, leur gestuelle. Mais d'évidence je possédais ce don, la vis cosmica. Une sorte de grâce, et en même temps un des mystères du spectacle. Jean LE GOFF n'y alla pas par quatre chemins : - ce n'est pas un numéro de clown, Michel. Tu vas dire La Fontaine ou jouer Scapin. Tout ce que tu es en train de faire, c'est trop, c'est déplacé. Tu as un texte. En as-tu saisi l'intention ? Es-tu sûr de respirer convenablement, de ne pas bloquer ton corps ? Es-tu entièrement disposé à écouter ton partenaire ? A te laisser porter par lui et le texte ? C'est par cette voie que tu vas inventer, que tu vas proposer, et c'est comme ça que tu te libéreras."
"Il m'arrive parfois, au théâtre ou sur un tournage, d'avoir un doute, ou d'être tenté de m'engager là où le texte ne demande pas d'aller. Alors je pense à mon vieux Le GOFF ; "s'il était là, qu'est-ce qu'il me dirait ?".
16:55 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : Culture, écriture, humour, livre
jeudi, 02 août 2007
AOUT 1963
Maman nous permet aujourd'hui d'aller nous baigner à la piscine municipale. Il fait encore très beau mais la chaleur est lourde. Elle nous donne notre sac de plage, celui que nous avions pour partir en Bretagne, le mois dernier. Nous voulons encore profiter des vacances. Arrivés à la piscine, nous nous déshabillons dans les petites cabines individuelles. Les portes sont en bois peint en bleu. Elles laissent passer un peu d'air en haut et en bas. En sortant de la cabine, je vois les garçons qui se chamaillent dans l'eau. Je n'aime pas trop. Mes soeurs sont déjà prêtes à plonger. Moi j'hésite. Nous entendons au loin le tonnerre gronder. Les nuages d'orage arrivent à l'horizon. Nous voulons rester encore un peu. Je commence à me mouiller et à profiter de l'eau qui sent, malgré tout, un peu trop le chlore. Et nous jouons à nous jeter de l'eau sur les épaules et le visage. Quand les nuages arrivent au-dessus de la route, nous sortons de l'eau pour nous essuyer et rentrons dans les cabines nous rhabiller. Car le soleil s'en est allé et il commence à faire frais. Nous courons vers la maison avec nos sacs. Nous trouvons Maman très inquiète. Elle nous gronde car nous aurions dû rentrer plus tôt. Elle nous explique que c'est dangereux de rester dans l'eau par ce temps. Moi, je monte dans ma chambre pour me recoiffer et me sécher les cheveux en regrettant l'attitude de Maman.
22:26 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : Ecriture, journal intime, souvenirs, vacances
PAS LE TEMPS
Pas le temps de rêver
Pas le temps de flâner
Pas le temps de parler
Pas le temps de rester
Pas le temps de chanter
Pas le temps de pleurer
Détente, relaxation,
Des mots consolation.
La faute à qui ?
A tous ces gens exquis.
14:31 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : poési, poème, écriture, journal intime, vie
mardi, 31 juillet 2007
ETE 1963
Pendant les grandes vacances, Sylvère et David, mes petits voisins, viennent passer l'après midi dans notre jardin. Nous étendons une couverture à l'ombre du pommier.
David recouvre ma soeur Bernadette avec un vieux drap. Il la prend par le cou en murmurant d'un air langoureux : "tigresse ....".
Sylvère, voyant la scène lui crie : "Eh ! poulet de grain ! qu'est-ce que tu fais ?".
David la serre encore plus fort en disant : "c'est ma fiancée !".
Bernadette se lève et remet en place ses longs cheveux noirs en souriant.
Nous nous asseyons sur la couverture et sortons le Jeu des 7 familles. Chacun prend ses cartes en main en les cachant. Je surveille ceux qui essaient de tricher. Geneviève gagne souvent. Elle crie de joie. Je suis un peu déçue.
Nous abandonnons nos jeux pour courir à la cuisine goûter et boire un jus de fruit. Puis nous nous installons devant la télévision pour regarder la suite de notre feuilleton.
22:33 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : Souvenirs, journal intime, écriture, vacances
lundi, 30 juillet 2007
FEUILLE, FEUILLES ....

DEUX POEMES SUR LES FEUILLES.
DEUX POEMES DIFFERENTS, DEUX MANIERES D'EN PARLER....
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Mon poème écrit hier soir :
FEUILLES
Des feuilles tristes et usées
D'avoir tant bataillé
Contre un soleil desséchant
Certains jours de grand vent
Tombent sur le sol épuisées
Elles sont toutes recroquevillées.
-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-
-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-
Un poème d'AMBROISE
LA FEUILLE
Un coup de crayon noircit la feuille
Elle tombe de l'arbre
Et virevolte dans la noirceur
De l'immensité planétaire
Au grès du plaisir du vent
Pour finir sa course
Sur l'eau stagnante et vaseuse
D'un lac en terre éloigné.
Texte tiré de son livre DERIVES URBAINES (100 pages - Edition 2007 - Prix : 10 euros) que vous pouvez vous procurer sur son site : http://ambroise.hautetfort.com
14:17 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : Poésie, poèmes, écriture, journal intime, livres, blogs, littérature









