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samedi, 23 avril 2022

UN POSTER DE...

Ma soeur aînée avait punaisé un poster de Jacques Perrin, sur le mur de la chambre, près de la fenêtre et de son lit.

L'acteur ressemblait à son fiancé de l'époque, François, devenu ensuite son mari. C'était juste après la sortie du film L'écume des jours, en 1968 (adaptation du roman de Boris Vian).

Je trouvais moi-même cet acteur très beau.

https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27%C3%89cume_des_jours_(f...

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samedi, 19 février 2022

FERS A REPASSER

Dans les années 50, ma mère repassait avec un fer non électrique comme celui en photo.

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Je me souviens très bien qu'elle le tenait par le manche avec un linge épais pour ne pas se brûler.

Elle le faisait d'abord chauffer sur le poêle à charbon de la salle à manger. Elle en avait d'ailleurs deux, un qui chauffait pendant qu'elle se servait de l'autre sur sa table à repasser.

 

 

Ensuite, dans les années 60, elle a reçu comme cadeau de fête des mères un fer électrique. Et les anciens ont été remisés définitivement à la cave.

vendredi, 21 janvier 2022

DANS LES ANNEES 60

Dans les années 60, quand il n'était pas encore question de stériliser les chats, ma mère prenait soin de ses animaux (lapin, chats, ma mère avait un lapin domestique quand j'étais bébé, elle le mettait dans mon parc quand j'avais 8 mois) et veillait à leur confort.

Quand une de nos deux chattes était sur le point d'avoir des petits, ma mère posait un carton ou un cageot sous la table de la cuisine. Elle le garnissait de chiffons propres. La chatte y mettait au monde ses chatons tranquillement et en toute sécurité. Puis ma mère s'occupait de se débarrasser des petits... je ne vous raconterai pas comment... Nous ne pouvions pas les garder.

A partir des années 70, ma mère demandait au vétérinaire de stériliser les chats qui se sont succédés chez nous (à peu près un quinzaine) et ainsi elle était plus tranquille.

(en photo, Emilie en 1983, près du tricot de ma maman).

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jeudi, 16 décembre 2021

MON 1er VELO

Enfant, je ne possédais pas de vélo, seul mon frère avait eu ce privilège. Je pouvais essayer le vélo de mon frère dans la cour de l'usine où mon grand père travaillait et était concierge. Bleu métallisé, il passait de mains en mains. La taille était adaptée aux enfants à partir de l'âge de 11 ans et j'avais bien du mal à rouler avec.

A la place, j'avais reçu comme cadeau de Noël une trottinette rouge qui sentait bon la peinture fraîche, je devais avoir 6 ou 7 ans.

Je roulais sur le chemin goudronné qui longeait le jardin de mes parents. Je me souviens que cette trottinette possédait un frein à l'angle du guidon et de la plate forme où je posais le pied. Les chats s'enfuyaient à mon passage. Je découvrais la vitesse...

Plus tard, vers 17 ans, j'ai pu acheter mon premier vélo, avec mon argent de poche, mes parents ayant complété ce qu'il manquait pour que je puisse me l'offrir. C'était plus exactement un mini vélo de couleur blanche.

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Il se pliait aisément en deux et l'on pouvait ainsi l'emmener dans le coffre d'une voiture. Ma soeur avait acheté le même mais de couleur orange métallisé. Elle m'avait demandé de la prendre en photo dans la cour, toute fière d'en posséder un.

Chaque soir d'été, avant la tombée de la nuit, j'aimais me rendre vers le carrefour d'un Calvaire ancien au bout de la rue.

Je faisais le tour du quartier et je revenais à la maison aussitôt pour que Maman ne s'inquiète pas. La cousine de mon père l'avait essayé un jour, dans notre rue, elle le trouvait très pratique. Je le prêtais aussi à mes petites soeurs.

Quand je suis partie travailler à Lille, je l'ai donné à ma belle soeur avec regret... je ne voulais pas rouler dans cette grande ville en vélo, je préférais marcher à pied ou prendre le bus.

 

vendredi, 26 novembre 2021

SOUVENIRS DE BRUGES 1973

En triant mes livres, j'ai retrouvé ce souvenir d'un voyage à Bruges à l'Ascension 1973 : marque page en dentelle. Mon mari et moi habitions Lille et nous avions décidé de partir faire un petit tour en Belgique.

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Nous avons fait ce jour là quelques photos. C'était un jour de fête religieuse. Puis nous sommes partis sur la côte qui se trouve à quelques kilomètres de Bruges.

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mardi, 23 novembre 2021

LE VIN CHAUD

Avec mes soeurs, quand nous étions enfants et assez grands pour partir à pied à l'autre bout de la ville, un bon kilomètre, nous allions rendre visite à nos grands parents paternels. C'était le jeudi, jour où il n'y avait pas école. Il nous fallait passer le pont du canal (de la Sambre à l'Oise) et longer le pont du chemin de fer (Paris-Bruxelles). L'autre grand mère (maternelle) vivait derrière l'église et près du boulevard où nous habitions. 

En hiver, notre grand mère paternelle nous proposait de boire du vin chaud, pour nous réchauffer juste avant de repartir à pied, car il fait bien froid dans le Nord, entre les mois de novembre et mars. Nous étions déjà presqu'adolescentes, sinon elle ne nous aurait pas permis de boire du vin avant l'âge de 11 ans.

Quand mes grands parents paternels sont décédés, l'un en 1981 et l'autre en 1982, j'ai hérité de quelques objets et meubles leur appartenant.

C'est dans ces tasses que je me souviens avoir bu le vin que ma grand mère faisait chauffer sur sa cuisinière, tasses usées mais que je veux garder en souvenir.

Elle était "aux petits soins" avec ses 5 petits enfants qui ont grandi certainement trop vite et qui se sont ensuite mariés pour vivre l'une en Bretagne, l'autre en Angleterre, l'autre dans le département voisin, l'autre encore à 84 kms, mon frère est resté plus longtemps dans la même ville que mes grands parents.

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samedi, 20 novembre 2021

DES CLES ( ou CLEFS )

Mon premier emploi était dans une banque, à Lille. Je travaillais avec deux Fondés de Pouvoir qui possédaient une grande armoire renfermant toutes sortes de clés dans des boites. Cette armoire était derrière mon dos quand je travaillais.

Les Fondés de Pouvoir me donnaient du travail dès que j'arrivais le matin à 8 h et ensuite partaient, soit à la salle des coffres, soit boire un café, soit en réunion, ou en déplacement dans la région. A chaque fois, ils ouvraient l'armoire et descendaient ensuite les mains pleines de clés lourdes qui cliquetaient. Sur chaque trousseau il y avait le nom de la salle ou du coffre à ouvrir ou fermer. L'armoire, bien sûr, était fermée à clé dans la journée. La banque était grande et il ne fallait pas se tromper, ni perdre une clé, tout était bien organisé, heureusement.

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jeudi, 28 octobre 2021

PENDANT LA GUERRE (1939-45) ET APRES

En triant quelques papiers de mes parents, je tombe sur deux certificats :

- l'un de l'Université de Lille, Faculté de Lettres, daté du 19 octobre 1942, certifiant que mon père a été reçu au grade de Bachelier de l'Enseignement secondaire ( A - Philosophie) le 19 octobre 1942 ;

- l'autre de l'Institution Saint-Pierre de Fourmies, certifiant que mon père a exercé les fonctions de Professeur de 4ème Moderne, d'octobre 1944 à juillet 1945.

Il m'avait dit qu'il avait été professeur à Fourmies, les dates précises me permettent un peu d'imaginer les conditions d'enseignement en temps de guerre, sans toutefois y arriver pleinement puisqu'il ne m'en parlait pas. Après cette année d'enseignement, il est entré comme Contremaître dans l'usine textile où son père était comptable. C'est là qu'il a connu ma mère qui était Visiteuse. Ils se sont mariés le 23 décembre 1948.

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dimanche, 17 octobre 2021

LES FROMAGES DE MON ENFANCE

Dans les années 60, ma mère faisait les courses tous les matins. C'est elle qui décidait, suivant les goûts de ses 5 enfants et de son mari, ce qu'elle achetait.

Tous les jours, nous avions un plateau de fromages composé de : camembert, gruyère, Port Salut, Babybel et Vache qui rit.

De temps en temps, nous avions du Hollande, un peu de Roquefort et du Maroilles.

Vers 1964, le Boursin ail et fines herbes est venu compléter la liste des fromages " de temps en temps" avec le Bleu de Bresse, le Munster et le Brie.

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De nos jours, nous avons un très vaste choix et nous pouvons changer souvent. Il faut cependant aimer en manger.

 

jeudi, 30 septembre 2021

LA DROGUERIE (Extrait de mon livre ELISA RACONTE paru en 2010)

J'entre dans la droguerie avec maman.

La lourde porte en bois annonce notre arrivée car la petite cloche accrochée tout en haut est bousculée.

Ce qui frappe en entrant, c'est l'odeur de vernis, de peintures, de cires, le mélange de tout ce qui s'y vend.

Le droguiste nous accueille en lançant un bonjour un peu traînant. Il nous dévisage en abaissant ses petites lunettes.

Il porte une blouse grise et nous demande ce que nous désirons.

Maman a fait sa liste qu'elle débite aussitôt. Le droguiste la conseille pendant que je regarde les étagères qui grimpent jusqu'au plafond et la profondeur du magasin.

Il disparaît derrière une porte au fond de sa boutique tout en parlant. Il en revient avec un pot. C'est de la cire d'abeille que maman appliquera sur le bois de ses armoires.

Elle cherche également des pinceaux pour repeindre la grille du jardin. Elle ne sait quelle taille prendre. Là encore, le droguiste lui montre un choix en la conseillant.

Elle demande combien elle doit avec tous ses achats. En payant, ils parlent tous les deux du beau temps qui va nous permettre de refaire les peintures extérieures. Nous aiderons papa et maman pendant les grandes vacances. Ainsi, nous ne nous ennuierons pas. Nous gagnerons notre argent de poche qui permettra de nous acheter quelques disques ou livres.

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