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mercredi, 03 juin 2026

LES COMMERCES AMBULANTS

Dans mon enfance, années 50 et 60, ma mère se servait de temps en temps chez l'épicier ambulant qui passait à date fixe dans les rues de ma ville de naissance. Elle connaissait bien Monsieur V., elle prenait le temps de bavarder un peu avec lui de choses et d'autres, elle avait confiance.

En plus de cet épicier, un brasseur venait livrer les boissons dont nous avions besoin : eau, bière, vin, jus de fruits. 

Pendant les mois de juillet et août, un vendeur de glaces passait avec sa camionnette. J'entends encore la petite musique qu'il diffusait par haut-parleur pour annoncer sa venue.

Jusqu'en 2011, année où mon père est décédé et ma mère partie en EHPAD, elle se servait à la boulangerie itinérante.

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Dans les années 70, je suis partie vivre à Lille et je n'ai pas connu de commerces ambulants, nous travaillions, mon mari et moi et n'étions pas chez nous de la journée. Je ne sais s'ils existaient dans cette grande ville.

Dans les années 80, habitant un petit village du sud, les commerçants ambulants étaient annoncés par haut-parleur du haut du village : soit le vendeur de vêtements, soit le poissonnier qui s'installait le vendredi sur la place de l'église, soit le camion d'outils et de matériel pour bricoler et jardiner, soit l'épicier. Ils sont passés jusqu'à la fin des années 90, soit jusqu'à leur retraite. Ensuite, nous n'avons plus eu la visite d'autres commerçants, personne pour prendre la suite, pour les remplacer, cela n'intéressait pas les jeunes générations.

samedi, 13 décembre 2014

La Foire St Luc

Chaque année, le 18 octobre, a lieu la foire St Luc, un événement important pour la ville où je suis née. Des commerçants ambulants envahissent la rue principale et les deux places, mettant de l'animation pour une journée. De chaque côté de la rue, les étalages attirent petits et grands. On entend ici et là différentes musiques. Les commerçants crient devant les passants en vantant leurs produits. On trouve de la vaisselle, des batteries de cuisine, des disques, des livres, des jouets, du linge de maison, des oignons, de l'ail, des gâteaux, des chaussures, des vêtements, des oiseaux, des lapins, des toupies, des peluches, du nougat, tout ce que vous pouvez imaginer pour combler le monde qui se presse dans le fouillis.

Au bout de cette artère principale, est exposé du bétail, des tracteurs et du matériel agricole. Les fermiers y font des affaires.

En ce jour de fête, ma mère et ma grand mère me donnaient quelques francs afin que je puisse acheter le jouet de mes rêves. Pour le trouver, je faisais plusieurs fois le tour des étalages. Maman profitait de la Foire pour habiller ses 5 enfants car l'hiver était déjà là à cette époque de l'année. C'était aussi l'occasion de bavarder avec des amis.

Sur les deux places, les forains avaient installé leur manège. J'essayais de ne pas dépenser tout ce que j'avais dans mon porte monnaie. La tentation était grande partout. Autour des manèges, des bijoux de princesses étaient vendus dans des distributeurs automatiques. Les garçons pouvaient s'essayer au fusil sur les cartons des stands de tir avec leur père et tenter de gagner d'immenses peluches. 

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