samedi, 25 mai 2013
LE POUVOIR DES FLEURS
Le pouvoir des fleurs
Et de leurs couleurs
Au fil des saisons
Reines des balcons
Des jardins, des champs,
Le pouvoir des fleurs
Au fond de mon coeur
Rien n'est plus touchant
Mai s'est installé
Mai s'est emballé
Le pouvoir des fleurs
Et de leurs couleurs
Au milieu des champs
Rien n'est plus touchant.

18:36 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : poèmes, poètes, poésie, écriture, société, fleurs, saisons
mardi, 15 janvier 2013
CE QUI ETAIT
La porte s'ouvre
Le soleil entre
Les ombres fuient
La maison sourit
Comme un dimanche
Les mains se penchent
Sur le passé
Sur ce qui était.

15:07 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : poèmes, poésie, poètes, écriture, littérature, textes, souvenirs
samedi, 08 septembre 2012
LA ROMANCE DE LA TARTE AUX POMMES (Pierre GAMARRA - 1919-2009)
Fleur de farine et pommes douces,
Il va neiger,
Je pense aux arbres pleins de mousse
Au vieux berger.
Graisse légère et sucre blanc,
Des étincelles
Sautent du feu rouge et tremblant
Comme des lèvres de demoiselle.
La neige va couvrir ce soir
Les fronts des hommes,
On entend pleurer dans le noir
La tarte aux pommes.
Elle se dore au fond du four
Gonflé d'arômes.
Je pense à l'hiver, au ciel lourd
Et je pense à la tarte aux pommes.

14:58 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : poésie, poèmes, poètes, écriture, société, livres, littérature
samedi, 05 mai 2012
PARDON
Il fait bon s'endormir sur un sourire de pardon ; chaque pensée s'épanouit en une tige d'argent irréelle.
Et la main de celui qui plante les âmes caresse, compatissante, toute la nuit, chaque battement du coeur.
(Mme Desanka MAKSIMOVIC, Poèmes ; Prières du soir)

21:41 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : citation, poèmes, poètes, auteurs, société
mardi, 08 novembre 2011
PAR UN MAUVAIS TEMPS (Alfred de Musset)
Elle a mis, depuis que je l'aime
(Bien longtemps, peut être toujours),
Bien des robes, jamais la même ;
Palmire a dû compter les jours.
Mais, quand vous êtes revenue,
Votre bras léger sous le mien,
Il faisait, dans cette avenue,
Un froid de loup, un temps de chien.
Vous m'aimiez un peu, mon bel ange.
Et, tandis que vous bavardiez,
Dans cette pluie et cette fange
Se mouillaient vos chers petits pieds.
Songeait-elle, ta jambe fine,
Quand tu parlais de nos amours,
Qu'elle allait porter sous l'hermine
Le satin, l'or et le velours ?
Si jamais mon coeur désavoue
Ce qu'il sentit en ce moment,
Puisse à mon front sauter la boue
Où tu marchais si bravement !

15:18 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : posie, poèmes, poètes, pluie, mauvais temps
dimanche, 23 octobre 2011
André CHENIER (1762-1794)
Né à Constantinople d'un père consul de France et d'une mère grecque, André CHENIER fait ses études en France, d'abord à Carcassonne, puis au Collège de Navarre, établissement réputé, parmi les jeunes nobles.
Comme eux, il veut faire carrière dans les armes mais, s'étant ennuyé ferme après une année de garnison à Strasbourg, il revient à Paris hanter les salons où son charme ne laisse pas indifférent ses hôtesses, avec l'espoir de se faire un nom dans la litterature.
En 1787, il part à Londres comme secrétaire de l'ambassadeur de France. Il s'y ennuie et prend un congé pour, en 1789, venir assister aux premières journées révolutionnaires. Il s'en prend violemment à Robespierre et aux organisateurs de la Terreur qui ne lui pardonneront pas, tandis que son frère Marie-Joseph, auteur du Chant du départ, devient le chantre de l'ardeur républicaine.
Recherché pendant la Terreur, (n'a-t-il pas osé écrire un poème à la gloire de Charlotte Corday, qui a assassiné Marat !) André CHENIER, qui s'est réfugié à Versailles, est arrêté alors qu'il venait rendre visite à Pussy à la famille d'un ami emprisonné. Enfermé à la prison de Saint Lazare, où il s'éprend de Mlle de Coigny, La jeune Captive (qui survivra), il fait sortir les poèmes qu'il rédige sur des morceaux de papier dans des corbeilles à linge.
Durant son procès, instruit par des illétrés, CHENIER fort de son innocence, refuse de se défendre. Il est condamné à mort, victime d'une justice expéditive qu'il a dénoncée. Ce poète qu'on assassine à 32 ans monte sur l'échafaud en récitant des vers de Racine. Son oeuvre n'est publiée qu'une vingtaine d'années après.

MON BEAU VOYAGE ENCORE...
Mon beau voyage encore est si loin de sa fin !
Je pars, et des ormeaux qui bordent le chemin
J'ai passé les premiers à peine.
Au banquet de la vie à peine commencé
Un instant seulement mes lèvres ont pressé
La coupe en mes mains encore pleine.
Je ne suis qu'au printemps. Je veux voir la moisson,
Et comme le soleil, de saison en saison,
Je veux achever mon année.
Brillante sur ma tige et l'honneur du jardin,
Je n'ai vu luire encore que les feux du matin,
Je veux achever ma journée...
14:49 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : poésie, poèmes, poètes, écriture, dix huit ème siècle)
mercredi, 14 septembre 2011
LES BOUCHONS
Les bouchons du matin
Forment des p'tits boudins
Métalliques et changeants
Sinueux et mouvants.
18:53 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : poésie, poèmes, poètes, société, écriture
dimanche, 28 août 2011
CIEL ROUGE
Dans tes pensées plurielles
Tu regardes le ciel
Ciel rouge dans la nuit
Comme la peur te poursuit
Et la fièvre te prend
Se cognent les jugements
Dans ton corps fatigué
Alors tu t'es levé
Pour les assassiner
Avant de te miner.

15:26 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : poésie, poèmes, poètes, société, écriture, livre, recueil
dimanche, 07 août 2011
LE REVE DU JAGUAR (Charles Marie LECONTE DE LISLE (1818-1894)
Né à Saint-Paul de la Réunion et élevé avec rudesse par un père de souche bretonne, Leconte de Lisle parcourt l'Inde et les Iles de la Sonde pendant son adolescence. Mais il préfère l'étude au commerce que son père veut lui imposer. Il s'établit à Rennes pour étudier le grec et l'histoire.
Après être retourné dans son île natale, il se fixe à Paris où, acquis aux idées républicaines, il collabore à diverses revues fouriéristes dans lesquelles il fait paraître ses premiers poèmes.
Sa famille lui coupe les vivres à la suite d'un article dans lequel il applaudissait à la suppression de l'esclavage dans les colonies.
Abandonnant la politique sous le Second Empire, il vit médiocrement de sa plume. Il entreprend de traduire les chefs-d'oeuvre de la poésie grecque et latine.
La parution de ses poèmes fait de lui le chef de file d'une nouvelle génération de poètes, le Parnasse.
Nommé, après la Commune, sous-bibliothécaire au Sénat, il est élu à l'Académie française au fauteuil de Victor Hugo. Il meurt en 1894.

LE REVE DU JAGUAR
Sous les noirs acajous, les lianes en fleurs,
Dans l'air lourd, immobile et saturé de mouches,
Pendent, et s'enroulant en bas parmi les souches,
Bercent le perroquet splendide et querelleur,
L'araignée au dos jaune et les singes farouches.
C'est là que le tueur de boeufs et de chevaux,
Le long des vieux troncs morts à l'écorce moussue,
Sinistre et fatigué, revient à pas égaux.
Il va, frottant ses reins musculeux qu'il bossue ;
Et du mufle béant par la soif alourdi,
Un souffle rauque et bref, d'une brusque secousse,
Trouble les grands lézards, chauds des feux de midi,
Dont la fuite étincelle à travers l'herbe rousse.
En un creux de bois sombre interdit au soleil
Il s'affaise, allongé sur quelque roche plate ;
D'un large coup de langue il se lustre la patte ;
Il cligne ses yeux d'or hébétés de sommeil ;
Et, dans l'illusion de ses forces inertes,
Faisant mouvoir sa queue et frisonner ses flancs,
Il rêve qu'au milieu des plantations vertes,
Il enfonce d'un bond ses ongles ruisselants
Dans la chair des taureaux effarés et beuglants.
11:47 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : poésie, poèmes, poètes, écriture, nature, soleil, tourisme
mardi, 12 juillet 2011
SUR LES GALETS
Sur les galets tes pieds nus
Regardent le ciel au-dessus.
Trouveras-tu des oursins,
Des palourdes, des buccins ?
Pas de château de sable
Ni même de contrescarpe
Et dans la mer semblable
A une grande écharpe
S'agitent des petits enfants
Riant et s'éclaboussant.

18:51 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : écriture, poésie, poèmes, poètes, vacances, société









