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dimanche, 27 janvier 2008

LE JOURNAL DE JULIETTE, LYCEENNE (17)

La dernière heure de cours est un bilan de géographie. Toute la classe trouve l'exercice très difficile. Alain murmure : "Ah, mon dieu, mon dieu ... ". En sortant du cours, les camarades de Juliette sont déprimées. Personne n'a su faire le bilan.

Juliette aperçoit son amie Francine, guitariste débutante comme elle. Juliette lui annonce qu'elle a reçu sa housse de guitare et lui donne rendez-vous chez elle dimanche matin pour les répétitions.

Le lundi suivant, en cours d'économie, la discussion tourne autour de la famille, sa chaleur, l'affection des parents.

Alain s'exclame : "moi je suis malheureux !".

Johane lui répond : "Pauvre petit...".

Dans la cour, un Don Juan prénommé Thierry fait la cour à Juliette en chantant : "tu veux ou tu veux pas ?". Mais Juliette ne l'aime pas du tout. Elle ne lui répond pas.

En bilan d'Allemand, elle s'aperçoit que des élèves trichent. Ils ont leur livre de cours sur les genoux. Juliette ne sait pas trop répondre aux questions de ce bilan.

Aurélie a un complexe car elle est fille d'ouvriers et d'immigrés. Juliette essaie de la rassurer en lui disant qu'elle ne doit pas être triste.

Marie Claire montre une photo de sa classe de l'année dernière. Ensemble, elles essaient de mettre des noms sur les visages et les souvenirs remontent.

Le mercredi 21 janvier, Juliette écrit sur son petit carnet :"Mr le Principal n'est pas très content de notre classe. Il est pessimiste pour le Bac. Le Proviseur verra les élèves cette semaine, chacun leur tour, pour leur demander dans quelles matières ils se sentent bien et ont de bonnes notes".

jeudi, 24 janvier 2008

LE PUITS DU TEMPS

Nos amis jaillissent du fond du temps

De nos vies passées, de nos fous rires

De nos envies de puiser au fond de nos vies

Nous parlent de tous ces petits riens

Qui composaient notre vie d'enfant

Que le temps s'est mis à détruire

Rien ne peut arrêter le fil de la vie

Rien n'est encore éteint et l'on repeint

Le tableau des jours passés ensemble.

Comme grand le puits du temps nous semble.

TU VIS EN 2008 !!!

Tu t'aperçois que tu vis en 2008 quand :

- Par accident, tu tapes ton mot de passe sur le micro-onde

- Cela fait des années que tu n'as pas joué au solitaire avec de vraies cartes

- tu as une liste de 15 numéros de téléphone pour joindre ta famille composée de 3 personnes

- tu envoies un mail à ton collègue de bureau juste à côté du tien

- tu as perdu le contact avec tes amis ou ta famille car ils n'ont pas d'adresse e-mail

- tu arrives chez toi le soir après ton travail et tu réponds au téléphone comme au bureau

- Tu fais le Zéro sur ton téléphone personnel pour prendre la ligne

- tu es à ton poste de travail depuis 4 ans mais tu as déjà travaillé pour 3 entreprises différentes

- toutes les pubs de la télé ont une adresse Web en bas de l'écran

- tu paniques si tu sors sans ton portable et fais demi-tour pour le prendre

- tu te lèves le matin et la première chose que tu fais c'est de te connecter sur Internet avant de prendre ton petit déjeuner.

mercredi, 23 janvier 2008

HISTOIRE D'UNE GUITARE ROMANTIQUE

031e84941a3aa10e06d5627bc8ce1c75.jpgJean Nicolas GROBERT, luthier formé à Mirecourt (petite ville des Vosges), avait fait son apprentissage en réparant et en construisant des instruments : violons, altos, violoncelles. Mais il s'était vite intéressé à la construction des guitares, un instrument qui, en ce début du 19 ème siècle, connaissait une vogue inédite.

GROBERT était devenu un expert dans la construction de ces instruments à l'équilibre fragile.

La guitare que le luthier construisait ce jour là dans son atelier parisien au début des années 1830 retenait la courbe sensuelle des belles romantiques chères à Lupot.

GROBERT finit sa guitare en apposant sur le bloc du talon et sur un des barrages une parque au fer indiquant "Grobert à Paris".

Parmi les compositeurs qui s'intéressaient à la guitare à cette époque, on comptait PAGANINI, qui avait composé un fameux : "Cantabile pour violon et guitare", ainsi qu'Hector BERLIOZ qui avait débuté sur l'instrument dès 1819 lorsque son père lui avait offert sa première guitare. Il étudia avec DORANTET et composa vite ses premières oeuvres.

Peu de temps après que GROBERT eut achevé la construction de cette guitare, le 09.12.1832, PAGANINI fit la connaissance de BERLIOZ.

Les deux hommes se virent à plusieurs reprises au fil des années, évoquant des collaborations possibles sur diverses oeuvres et partageant par de multiples anecdotes leur passion commune pour la guitare dont ils jouaient tous les deux avec talent.

En 1838, PAGANINI était à nouveau à Paris mais n'avait pas emporté de guitare. Celle de GROBERT se trouvait dans l'échoppe d'un luthier, J. B. VILLAUME, négociant en violons et divers autres instruments qui ne se fit pas prier longtemps pour lui laisser la guitare. PAGANINI alla écouter BERLIOZ qui dirigeait sa "Symphonie fantastique" et il fut bouleversé au point qu'il s'agenouilla devant le jeune maître et lui baisa les mains.

Les deux hommes se retrouvèrent lors d'une soirée musicale chez un médecin parisien. BERLIOZ raconte ce concert privé comme il s'en produisait souvent à cette époque dans les résidences cossues des capitales européennes : "Avec pour partenaire Monsieur SINA, PAGANINI joua de la guitare ... et tira de cet instrument des effets inouis".

PAGANINI était pourtant au plus mal, souffrant d'un cancer du larynx. PAGANINI fit don de 20 000 francs à BERLIOZ qui permit au compositeur de consacrer l'essentiel de son temps à la composition de "Roméo et Juliette" qui fut achevée peu de temps après. L'oeuvre fut dédiée à PAGANINI qui mourut l'année suivante sans avoir entendu la symphonie.

VUILLAUME offrit la guitare à BERLIOZ qui, à son tour, en fit don au Musée Instrumental du Conservatoire de PARIS en 1866.

Trois ans plus tard, BERLIOZ s'éteignait à son domicile parisien. Quelques semaines plus tard, GROBERT mourrait à son tour.

Quant à la guitare, elle figure désormais dans les collections de la Cité de la Musique. Elle y fut jouée à plusieurs reprises en concert, notamment par Alberto PONCE et elle y sera à nouveau présentée au public au printemps 2008.

10:52 Publié dans guitare | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : Culture, musique, guitare

lundi, 21 janvier 2008

LUNDI MATIN

78eaaa90094d6f9d8f900bfcd99efa11.jpgLundi matin, tout est calme. Je file regarder mes 3 boites e-mail.

Les SPAM envahissent la première, un peu moins la deuxième, la troisième n'en a aucun. Je les élimine et perd encore 1/4 d'heure.

J'aime le silence du lundi matin.... Le monde entier est concentré sur son travail. Je prépare mon planning pour la journée et la semaine. Je fais des projets pour demain, après demain, dans un an, dans deux ans, dans cinq ans....

J'écoute un disque, un autre. Je dois appeler au téléphone pour un rendez-vous, le téléphone ne répond pas. Il faut rappeler plusieurs fois. .... Déjà l'heure de préparer le repas.... Heureusement, ce soir, un beau film est prévu à la télévision.