vendredi, 02 novembre 2007
LE JOURNAL DE JULIETTE, LYCEENNE (6)
Au début du mois de décembre, Juliette se rend dans le bureau du Conseiller en Orientation avec Martine car elle pense déjà à son avenir.
Il fait très froid, il neige depuis hier soir.
Quelques élèves manquent à cause de cette neige et de la grippe qui commence à faire quelques victimes.
En cours d'anglais, la professeur a apporté un disque des Beatles. Elle écrit les paroles de la chanson : "When I'm sixty four" sur le tableau noir. Elle demande aux élèves d'écouter ce morceau, de chanter avec le disque et d'essayer de traduire. Juliette aime beaucoup cette professeur car elle n'est pas du tout sévère. Un jour, elle est arrivée en cours avec un verre de ses lunettes cassé. Elle leur a montré en passant son index à travers la lunette et tout le monde s'est mis à rire... Elle également.
En cours de musique, le professeur engage une conversation sur le jazz en l'illustrant avec quelques disques qu'il a apportés. Juliette apprécie beaucoup ses cours.
En sortant du lycée ce jour là, elle rend visite à Martine qui est malade. Elle est accompagnée de Marie Claire. Martine est très contente de les voir car elle s'ennuie seule à la maison. Dans deux jours elle pourra reprendre les cours. Sa mère les reçoit gentillement et leur propose quelques biscuits avec un jus de fruits. Puis c'est au tour d'Aliette de manquer les cours.
Alain a l'air de s'intéresser à Juliette. C'est ce qu'elle pense après 3 mois passés dans la même classe que lui.
Elle écrit sur son petit carnet à la date du 19 décembre : "je l'aime de tout mon coeur. Je crois que je ne pourrais pas le détester. La première fois que je l'ai vu, je l'ai remarqué tout de suite. A la rentrée, quand j'ai vu qu'il était dans ma classe, j'étais très très contente. Je confierai tout à Aurélie par ce petit carnet. J'ai confiance en elle. Je voudrais qu'elle m'aide à connaître Alain mais j'ai peur de tout gâcher, j'ai peur qu'il ne soit pas à fréquenter".
Lise lui avait confié qu'il avait déjà bien vécu et d'autres secrets qui lui ont fait mal. Juliette voit plutôt Alain comme un garçon qui a envie d'être libre, débrouillard, avec des idées bien arrêtées.
Bientôt ce sera Noël. Juliette cherche les adresses de ses camarades partout dans sa chambre. Elle voudrait leur envoyer une carte. Elle pleure de rage car elle ne les trouve plus. Elle est soulagée quand elle s'aperçoit que son carnet d'adresses est dans le placard. Ouf !
21:45 Publié dans Journal de Juliette | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : Ecriture, journal intime, culture
mardi, 30 octobre 2007
NOUVELLE VIE
J'ai laissé une partie de moi
Des rires, des peines, des joies,
Dans ce coin de mon beau pays
Où je suis née et j'ai grandi
Je suis partie sans un mot
Seule, un sac sur le dos
Mon avenir était ailleurs
En moi des petites lueurs
Et déjà assez de bagages
Pour avancer dans la vie sans ravages
J'ai découvert de nouveaux visages
J'ai profité de tous les avantages
De ma nouvelle vie dans la ville.
Cette ville, c'était ta ville.
(14/10/2007)
23:00 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : poésie, poèmes, écriture, journal intime, vie, voyages
lundi, 29 octobre 2007
EN 1965, COMMENT VOYAIT-ON LA FEMME DE L'AN 2000 ?
La femme de l'an 2 000 n'aura plus lieu d'être jalouse de la secrétaire de son mari laquelle aura également l'avantage de ne plus jamais se tromper en prenant sous la dictée. Ce sera probablement une petite boîte grise dotée d'une mémoire magnétique et capable de transformer en phrases écrites les sons qu'elle entendra.
Voilà un des aspects du travail dans le monde de demain, travail conditionné par ce mot magique : automation. C'est-à-dire par des machines qui marcheront toutes seules. L'homme est lent, il se trompe, les machines sont rapides et infaillibles. Pour calculer la densité des électrons et l'énergie contenue dans une molécule d'azote, il faudrait 8 siècles à un homme armé de papier et de crayons, 70 ans s'il dispose d'une machine à calculer ordinaire, une semaine s'il fait faire l'opération par une calculatrice électronique.
Mais ce n'est pas aussi simple car finalement rien n'est plus "bête" qu'une machine. Le tout est de savoir s'en servir. C'est pourquoi si le temps de travail de demain se réduit, la fatigue nerveuse née du travail s'accroîtra encore.
C'est pourquoi aussi on aura besoin de plus en plus de spécialistes. Certains techniciens des choses de l'avenir croient que l'on pourrait être amené à dresser des singes pour qu'ils effectuent les tâches subalternes ; dans un siècle, en effet, on ne trouvera plus de manoeuvres, de même qu'aujourd'hui il devient déjà difficile de se procurer une femme de ménage et à peu près impossible de découvrir un valet de chambre.
Demain, les salaires seront plus élevés et les loisirs plus abondants. La semaine de travail ne descendra peut être pas en dessous de 5 jours mais la durée des journées de travail pourrait être raccourcie ; en 1910, le Français moyen travaillait 190 000 heures dans sa vie, tandis qu'aujourd'hui (en 1965), ce temps a été ramené à 90 000 heures et que dans l'avenir il baissera encore.
L'âge de la retraite sera avancé. Les vacances seront plus longues, la scolarité sera obligatoire jusqu'à 18 ans. Les professeurs devront périodiquement retourner à l'école, comme les ingénieurs, car les connaissances iront de plus en plus vite et, pour rester au courant, ils devront deux ou trois fois dans leur vie recommencer leurs études.
Et comme les équipements collectifs (hôpitaux, autoroutes, téléphones etc ...) auront de plus en plus d'importance, nous ne risquerons pas hélas de devoir céder au fisc une part moins grande des fruits de notre travail.
22:25 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : Culture, humour, écriture, journal intime









