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mercredi, 23 mai 2007

L'ECLUSE

Au bout du boulevard s'étend le canal où je regarde passer les péniches qui s'en vont traverser le pays. Elles transportent leur matériel à livrer.

Je dois tourner vers la droite pour accéder au pont qui enjambe le canal.

La maison de l'éclusier est entourée de toutes ces manivelles qui servent à faire fonctionner l'écluse. Quand je passe près d'elle, j'aperçois de temps en temps cet homme qui veille au passage des péniches. Sa maison, construite au début des années 60, n'est pas très belle. Ce spectacle me rappelle certains livres de HERGE quand Tintin et le Capitaine sont sur le pont d'un navire. Mais ici, ce n'est pas le monde de la mer. Juste un canal qui fut construit entre la Sambre et l'Oise.

Je m'arrête sur le pont, juste au-dessus de l'écluse, et je regarde la péniche entrer et les lourdes portes se refermer derrière elle. Elle est emprisonnée maintenant. Son propriétaire attend sur le pont le signal, c'est à dire l'ouverture des portes au devant du bateau. J'entends l'éclusier lui parler pendant qu'il fait les manoeuvres. Le bruit de la chute de l'eau qui fait tomber le niveau à l'intérieur l'empêche de continuer à bavarder. La péniche doucement descend. Je reste là à regarder jusqu'à ce que les portes libèrent la péniche dont le moteur se remet à tourner à plus vive allure. D'un signe de la main, les deux hommes se disent "au revoir". Et le voyage peut continuer. Car le client attend sa livraison et il ne faut pas le décevoir.

Commentaires

Ca me fait penser aux écluses de mon enfance.
Tu as ce talent de raconter des choses personnelles et universelles en même temps.
Merci pour ton gentil com pour ma soeur.
Bisous.

Écrit par : Laura | mercredi, 23 mai 2007

c'est vrai, en te lisant Elisabeth, les images viennent en tête,parceque tu sais conter

bizzz

Écrit par : monette | mercredi, 23 mai 2007

Ton talent d'ecrire et ta facon de raconter les choses simples de la vie nous fait patager et visualiser en meme temps des images qu'on a l'impression de voir reéllement
bon mercredi

Écrit par : estelle | mercredi, 23 mai 2007

c'est comme si j'y étais!

Écrit par : psynaj | mercredi, 23 mai 2007

J'y suis, moi aussi. Très bien écrit, El , comme toujours. Bravo et bises.

Écrit par : Bona | mercredi, 23 mai 2007

Tout est dit.

J'ai eu la même impression, de voir, d'entendre.

Bonne soirée.

Écrit par : Dana | mercredi, 23 mai 2007

J'aime fréquenter des univers que j'ignore et qui me font faire des voyages intérieurs. C'est le cas de ton texte et je te remercie. Amitiés.

Écrit par : ariaga | mercredi, 23 mai 2007

Hélas je n'ai plus rien à dire! J'arrive trop tard... Ce sont ces gestes simples, habituelles. Les regards échangés et le témoin qui a le talent de peindre la scène avec ces mots et nous voilà parti à plusieurs centaines de kilomètres. Loin de la foule parisienne et du métro...
Bisous Elisabeth
Geb

Écrit par : Gérard Brazon | jeudi, 24 mai 2007

"Habituels" bien sûr!

Écrit par : Gérard Brazon | jeudi, 24 mai 2007

Merci à tout le monde : j'ai passé à peu près 10 années à regarder cette écluse. Je la connais par coeur. C'est pour cela que j'ai su recréer les images, que j'ai su en parler avec précision.

Écrit par : elisabeth | jeudi, 24 mai 2007

Il n'y a plus de péniches qui passent sur la Sambre Canalisée. Elles ont été remplacées par des petits bateaux de tourisme. Dommage ! J'aimais entrendre le ronronnment de leur moteur.

Écrit par : j.a. | lundi, 28 mai 2007

J.a. : c'est vrai que maintenant la maison de l'éclusier est devenue une station de tourisme. Tu as raison de le dire. C'était du temps passé cette note.

Écrit par : elisabeth | lundi, 28 mai 2007

Les commentaires sont fermés.