Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 07 juillet 2015

LE GRAND-PERE DE NORBERT (ma participation au DEFI n° 148 proposé tout l'été par Enriqueta sur le thème de l'Océan)

Sur le palier de l'escalier étroit de notre maison de vacances, une porte sans serrure et sans poignée, une porte fermée résiste à mes poussées. Qui a-t-il derrière ? J'aimerais savoir....

Les vacances passent lentement rythmées, l'après midi, par les bains au bord de la mer, le matin, par quelques courses et la préparation des repas. Maman est occupée en haut dans l'appartement. Je joue avec mes soeurs dans la cour, nous montons et descendons plusieurs fois par jour l'escalier raide qui mène au 1er étage où nous logeons. Nous passons chaque fois devant cette porte fermée en nous interrogeant.

Un jour, en s'aidant des épaules et poussant plus fort, elle s'entrouve.

Nous nous glissons sans faire de bruit, les unes après les autres, dans le grenier découvert. Une lucarne laisse passer un peu de lumière et l'on distingue les quelques cartons, sacs et valises posés en désordre sur le plancher en bois. J'ouvre une valise : des lettres pliées ou dans des enveloppes, des photos, des chansons griffonnées sur du papier et des partitions de musique. Dans un coin, un accordéon se tient droit. Avec les deux mains, je le saisis lentement. L'accordéon joue. Nous nous regardons en souriant. Il faut faire silence. Le grand-père de Norbert travaille dans son atelier de menuiserie, en-dessous, il va s'inquiéter et nous gronder s'il monte ici.

Les lettres parlent d'amour, de voyages dans des mers lointaines, d'escales et de retours. 

Les photos montrent de joyeux marins posant en groupe devant un port ou des bateaux. Nous découvrons la jeunesse du grand-père, ses voyages, ses copains, les bals au son de l'accordéon et ses amourettes.

Nous entendons des bruits sourds, nous rangeons et fermons la valise. Nous ne dirons rien à maman, n'est-ce pas ? Nous tirons sur la porte et regardons de chaque côté de l'escalier : personne. Nous pouvons sortir sans crainte et repartir jouer tranquillement dans la cour avec, dans la tête, de nouveaux secrets à garder.

nouvelles et textes brefs,écriture,culture,océan,mer,marins,vacances,société

Commentaires

Cela est une délicieuse histoire d´enfance. Félicitations!!!

Écrit par : maría mercedes | mardi, 07 juillet 2015

Maria : merci beaucoup, une histoire vraie. Bonne journée.

Écrit par : elisabeth | mercredi, 08 juillet 2015

Bonjour Elisabeth

ah la curiosité des enfants et la complicité chuuuttttt
un beau texte Elisabeth un beau souvenir d'enfance avec tes soeurs :)
je suis fille unique mais plein de petites copines nous allions une fois chez les uns et les autres :) pas de solitude en tout cas

Ps c'est a cause de la forte chaleur que le pommier a dépéri parait il ! ce n'est bon pour personne la chaleur ;)

là on respire enfin une bonne chute de 20° ça fait du bien

bisous et douce journée **

Écrit par : nays | mercredi, 08 juillet 2015

Nays : le pauvre pommier, les autres ont tenu mais lui était fragile. C'est vrai que la forte chaleur est venue tout d'un coup. Pour les souvenirs, je ne les oublie pas. On peut oublier certaines choses que d'autres n'oublient pas mais en tout cas certains m'ont marqué plus que d'autres.
Ici, on respire un peu depuis cette nuit mais on a toujours des températures élevées, surtout dans la maison car c'est le 20ème jour de forte chaleur. La carcasse est toujours très chaude. Bonne journée.

Écrit par : elisabeth | mercredi, 08 juillet 2015

il pleut Elisabeth que c'est agréable un monde sans pluie est un monde mort :)

comme les humains les plantes n'ont pas toutes le même force
bisous :)

Écrit par : nays | mercredi, 08 juillet 2015

De merveilleux souvenirs d'enfance!

Écrit par : enriqueta | jeudi, 09 juillet 2015

Nays : j'aimerais bien une petite pluie ! mais c'est peine perdue, nous n'en aurons pas avant.... je ne sais combien de jours. Les pompiers sont sur le "pied de guerre", dans mon sud, les incendies menacent car trop de chaleur et sécheresse. Bonne journée..... bisous.
Enriqueta : merci de ton passage et j'espère que tu profites bien de tes vacances. Bonne journée.

Écrit par : elisabeth | jeudi, 09 juillet 2015

Très joli récit, Elisabeth, tu sait très bien raconter et faire vivre tes personnages. Bravo et belle journée d'été

Écrit par : danae | jeudi, 09 juillet 2015

Bonsoir Elisabeth, j'aime bcp ton texte et le souvenir qu'il raconte. Je n'ai pas ce genre de souvenir, à part les petits mots que je glissais dans le tiroir de mon étagère au dessus de mon lit chez mes grands-parents, et que je retrouvais aux vacances suivantes. C'était mon "grenier" à moi, faute de ne pas en avoir un comme celui que tu décris. Merci de cette tranche de vie et GBizhous Elisabeth.

Écrit par : Claire-Cerise | vendredi, 10 juillet 2015

Belle idée ce défi et je regrette d'être trop "cassée" pour participer car je réduis mes stations debout devant l'ordi au minimum vital de survie sur le blog. ton texte ma plait beaucoup et aussi celui du défi précédent. Amitiés.

Écrit par : Ariaga | vendredi, 10 juillet 2015

là je suis la plus heureuse car je suis en vacances 6 semaines...

Écrit par : l'angevine | vendredi, 10 juillet 2015

Danae : merci beaucoup. Bon week end à toi. Bisous.
Claire Cerise : tu devais avoir beaucoup d'émotion à retrouver tes petits mots d'une année à l'autre.... les enfants ont des manies, j'en ai eu aussi. C'est mignon ton histoire. Gros bisous Claire.
Ariaga : merci de ton passage malgré tes soucis de santé. Profite de ce moment creux des vacances scolaires pour te reposer au maximum. Merci encore de passer et bon week end.
Langevine : 6 semaines, c'est merveilleux. Et le temps reste beau je l'espère. Bon week end.

Écrit par : elisabeth | samedi, 11 juillet 2015

Petit coucou Elisabeth, bonne semaine et bises.

Écrit par : danae | lundi, 13 juillet 2015

Danae : merci d'être repassée, je me laisse aller, je me la coule douce. Mais j'écris, je poursuis l'écriture de mon prochain livre. Il fait trop chaud aussi.... Bisous.

Écrit par : elisabeth | lundi, 13 juillet 2015

Trouver la mer et les marins au fin fond du grenier des vacances et découvrir ce que furent les émois du Grand père ... des émotions à ,bien sûr, garder dans le plus grand secret! joli texte, merci! bonne soirée; Simone

Écrit par : Simone L.V. | lundi, 13 juillet 2015

Simone : nous ne devions pas voir, nous avons fouillé, personne n'a su. Si, ma mère a deviné que nous étions allés dans ce grenier. Mais nous avons dit que nous n'avions rien dérangé. Merci et bon 14 juillet.

Écrit par : elisabeth | mardi, 14 juillet 2015

ENFIN UNE Elisabeth curieuse!!!

Écrit par : LAURA | samedi, 18 juillet 2015

Laura : oui je suis curieuse quand même ! rien n'est définitif en somme chez une personne. Cette histoire est déjà parue dans mon livre ELISA RACONTE, mais je l'ai re-écrite car je voulais appuyer sur la consigne du DEFI d'Enriqueta en parlant plus des marins et de la mer.

Écrit par : elisabeth | dimanche, 19 juillet 2015

un bien joli texte de souvenirs

Écrit par : Jeanne Fadosi | samedi, 25 juillet 2015

Jeanne : merci, je te souhaite un très bon week end.

Écrit par : elisabeth | samedi, 25 juillet 2015

mon arrière grand-père était marin

Écrit par : LAURA | samedi, 25 juillet 2015

Laura : je ne pense pas avoir un ancêtre marin mais on ne sait jamais, peut être qu'un jour ... j'en ai un garde-champêtre, boulanger, un autre meunier, tailleur de pierres, facteur, les autres je ne sais pas.

Écrit par : elisabeth | dimanche, 26 juillet 2015

Les commentaires sont fermés.