Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 12 janvier 2007

LE SABLE DU TEMPS

La vie des grands hommes nous rappelle

Que nous aussi nous pouvons rendre notre vie sublime,

Et laisser derrière nous, après la mort,

Des empreintes sur le sable du temps.

(LONGFELLOW - un psaume de vie)

14:42 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : Culture, écriture

mercredi, 10 janvier 2007

FRANCINE

FRANCINE était une camarade de classe. Nous nous sommes connues à l'école primaire. Elle n'était pas ma meilleure camarade mais nous avons gardé des rapports amicaux jusqu'à ce que je quitte la ville, à l'âge de 19 ans.

Mon premier souvenir d'elle était en CM2, la dernière année à l'école primaire. Nous étions dans la même classe. Tout le monde l'appelait "Bouchon", je ne sais pas trop pourquoi, peut être parce que son nom de famille commençait par les mêmes lettres que ce mot qui est devenu son surnom jusqu'à son adolescence.

Un jour, elle a attrapé le hoquet en plein cours. Elle se mettait à rire à chaque fois que son hoquet la faisait sursauter.

La maîtresse, ne pouvant supporter plus longtemps qu'elle fasse rire tout le monde et qu'elle dérange son cours, lui a demandé de sortir et de ne revenir que quand elle serait calmée. Cela a duré un quart d'heure.

Quelquefois, nous nous retrouvions le jeudi après-midi au "patronnage". Avec d'autres camarades, nous participions à des activités : cinéma, confection de crèpes, jeux de ballon, coloriage, peinture, etc....

Avec elle, les activités de peinture à la gouache se terminaient par des parties de lancer de pinceaux et les tubes de gouaches étaient ainsi jetés par terre. Nous avions alors beaucoup de mal à la calmer. Il ne nous restait plus qu'à la mettre dehors afin de pouvoir ranger et nettoyer tout pour laisser la place nette.

Pendant notre adolescence, nous faisions des sorties en bande, entourées de moniteurs (Guides).

Je me rappelle avoir dormi dans la paille d'une ferme avec toute la bande dont FRANCINE. Jusqu'à 3 heures du matin, il nous a été impossible de fermer l'oeil tant Francine parlait et riait. Nous étions rentrés le matin, fatigués par cette nuit si courte. J'en garde un mauvais souvenir.

Pendant nos années Lycée, Francine avait appris à jouer de la guitare avec le fiancé de sa soeur. Moi, de mon côté, j'avais appris avec la méthode et la guitare achetées par ma soeur.

Francine a alors décidé un jour de se retrouver et de répéter ensemble des morceaux afin de les jouer à la prochaine messe du dimanche. C'est ce que nous avons fait pendant une année. Elle était sérieuse pendant ces moments là et je voyais bien qu'elle aimait cet instrument. Elle m'avait offert pour mon anniversaire une bandoulière qu'elle avait faite avec de la laine au crochet.

Puis un jour, elle s'est fiancée, avec un jeune professeur d'Allemand qui enseignait dans notre Lycée.

Moi je suis partie de mon côté pour faire des études et j'ai perdu de vue cette camarade. Il y a trois ans, j'ai appris son décès. Elle s'était mariée avec ce professeur et avait eu des enfants. Mais elle avait des problèmes de dépendance à l'alcool. 

Nous avions partagé quelques moments heureux grâce à la guitare.

mardi, 09 janvier 2007

LA PETITE LAURA (paroles et musique de Lynda LEMAY)

Un bout d'gâteau sous la bottine

Et un ourson en d'sous du bras

La v'là qui sort de la cuisine

La p'tite Laura

Les cheveux tressés de p'tite rouquine

Sur les bretelles d'sa salopette

Elle s'en va cacher sa p'tite mine

Tristounette

Dedans sa chambre où elle prépare

Un baluchon lourd comme trois plumes

Mais qui contient toute son histoire

Tous ses trésors

Avec d'la rousseur en étoiles

Sur son visage qui s'embrume

Elle s'apprête à mettre les voiles

Jusqu'à dehors

Un bout d'dessert sous la semelle

Parce qu'il y avait des bouts éparts

Comme autant d'éclats de vaisselle

Sur le prélart

Le pied sali par un grêlon

D'une autre tempête en famille

Elle est sortie de la maison

La petite fille

En promettant à son ourson

Qu'elle lui trouverait une cachette

A l'abri de tous les grognons

De la planète

Elle s'est enligné la bottine

Et l'bout d'gâteau en direction

Du cabanon près d'la piscine

Là bas au fond

Un bout d'gâteau sous la bottine

Mais plus d'ourson en d'sous du bras

Elle est revenue la petite rouquine

La petite Laura

Des gros frissons plein les babines

Les joues rouillées de gros chagrin

En essuyant ses p'tites narines

Du r'vers d'la main

Elle est revenue vers ses adultes

Et leur tumulte et leurs dégâts

Au bout de presque trente minutes

De grand froid

Au beau milieu d'une autre insulte

Hurlée par une maman en miettes

Qui en finit plus de catapul

Ter des assiettes

Elle est revenue Laura la brave

Sans que personne n's'en aperçoive

S'en est retournée dans sa chambre faire dodo

S'est accroupie dans ses sanglots

La tête sur son baluchon

La bottine souillée de gâteau

Et de gazon

Deux verres de jus sous les paupières

Sans berceuse et sans collation

Exténuée mais fière

De son expédition

Elle est revenue de sa mission

Promesse tenue à son ourson

Qu'elle a tout bien caché derrière

Le Cabanon

15:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : Culture, musique

lundi, 08 janvier 2007

LA PAROLE (thème proposé par Ambroise)

Quand on te fait des menaces

Ne laisse personne parler à ta place

La peur te rend muet

La parole est emprisonnée

Le docteur a dit qu'il t'aiderait

A sortir les mots, à parler,

Il faut sortir les mots

Pour guérir de tes maux.