vendredi, 06 juin 2008
ANAGRAMME
Marie, qui voudrait votre nom retourner,
Il trouverait Aimer : aimez-moi donc, Marie ;
Votre nom de nature à l'amour vous convie,
Il faut votre jeunesse à l'amour adonner.
(Pierre de Ronsard, Les Amours de Marie)
14:12 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : culture, écriture, littérature, poésie, poèmes
jeudi, 05 juin 2008
LE PRIX "ARTE Y PICO
Le prix ARTE Y PICO m'a été décerné par Laura dont je vous invite à visiter le blog et acheter ses livres présentés :
http://www.lauravanel-coytte.com
Je vous explique : Le prix "ARTE Y PICO" nous vient d'Uruguay, créé par Eseya, jeune femme artisan d'art qui fabrique des poupées de lainage et tissus parfois naïves, parfois d'une immense tendresse, mais toujours empreintes de poésie et de cette vie magique, quasi poignante aux portes du sacré, qui anime l'ensemble de l'art populaire Sud Américain.
Quand vous êtes à votre tour primé, les règles à respecter sont les suivantes :
- vous devez choisir 5 blogs que vous estimez mériter ce prix pour leur créativité, conception, matériel intéressant et contribution à la communauté de bloggeurs.
- chaque prix doit contenir le lien vers le blog de son auteur pour être visité par tous.
- chaque lauréat doit montrer son prix et remettre le nom et le lien vers le blog qui lui a donné.
- le lauréat doit montrer le lien de l'ART Y PICO blog.
- afficher les règles.
Je vous invite donc à visiter les 5 blogs que j'ai choisis :
http://des-chtis-en-californie.over-blog.com
http://auxcouleursdelavie.hautetfort.com
http://regardcoquelicot.canalblog.com
09:15 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : loisirs, jeux, prix, blogs, web
mercredi, 04 juin 2008
LARME
Dieu sait que nous n'avons jamais à rougir de nos larmes, car elles sont comme une pluie sur la poussière aveuglante de la terre qui recouvre nos coeurs endurcis.
(Charles DICKENS, Les Grandes Espérances)
09:20 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : littérature, écriture, livre, culture
mardi, 03 juin 2008
VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT
Depuis longtemps, je n'étais retourné à Rancy. Tant qu'à être traqué par le cauchemar, je me demandais s'il ne valait pas mieux aller faire un tour de ce côté, d'où tous les malheurs venaient, tôt ou tard ... J'en avais laissé là-bas derrière moi des cauchemars... Essayer d'aller au-devant d'eux pouvait à la rigueur passer pour une espèce de précaution ... Pour Rancy, le plus court chemin, en venant de Vigny, c'est de suivre par le quai jusqu'au pont de Gennevilliers celui qui est tout à plat, tendu vers la Seine. Les brumes lentes du fleuve se déchirent au ras de l'eau, se pressent, passent, s'élancent, chancellent et vont retomber de l'autre côté du parapet autour des quinquets acides. La grosse usine des tracteurs qui est à gauche se cache dans un grand morceau de nuit. Elle a ses fenêtres ouvertes par un incendie morne qui la brûle en dedans et n'en finit jamais.
(Louis Ferdinand CELINE)
10:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : littérature, écriture









