dimanche, 13 janvier 2008
LA VOUIVRE (Marcel Aymé - extrait)
"Vers huit heures du matin, Arsène aiguisait sa faux lorsqu'il aperçu à quelques pas de lui une vipère glissant sur l'herbe rase entre deux andains.
Un frisson lui passa sur l'échine et son coeur se serra d'une légère angoisse, comme il lui arrivait parfois dans les bois lorsqu'il entendait le bruit d'un remuement dans les branches profondes d'un buisson. A l'âge de cinq ans, un jour qu'il cueillait du muguet, il avait mis la main sur un serpent et l'aventure lui avait laissé l'horreur des reptiles. La vipère filait comme un trait, le corps à peine ondulant, sa tête plate immobile, surveillant le garçon de son petit oeil au regard prompt comme celui d'un oiseau".
13:50 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : culture, écriture, journal intime, livre
TON ETE
Sous ton chapeau
Tes yeux rieurs
La couleur de l'été
T'allait si bien
Tu n'en savais rien.
Sous la chaleur
Le paysage baignait
Devant toi les bateaux
Voguaient à volonté
Le vendeur de beignets
Criait et repassait
Tes cheveux tressés
Résistaient au vent
Les vagues ondulaient
Tu attendais le moment
De t'y enrouler
Comme une sirène
La peau couleur ébène.
13:09 Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : poésie, poèmes, écriture









